jeudi 10 septembre 2015

Z Nation

Z Nation est une série zombie de Syfy.
L'intrigue en quelques mots: trois ans après l'apocalypse zombie, un soldat escorte un cobaye humain porteur d'un vaccin contre le virus Z. Cet pauvre diable semble bien être l'unique espoir de l'humanité et il faut qu'il arrive dans un certain laboratoire en Californie. Suite à certaines péripéties assez douloureuses, le gars en question se retrouve en compagnie d'un petit groupe de survivants. Mais la route risque d'être longue jusqu'au laboratoire salvateur...

Z Nation est une série énergique pleine de zombies coureurs, de combats rapprochés et d’hémoglobine qui gicle dans tous les sens. Si le thème est sensiblement le même que la très connue série The Walking Dead, l'ambiance et le ton en sont assez différents: ça court et ça tape dans tous les sens. Les balles sont tirées à bout portant et les morceaux de cervelle tapissent les murs.
Je n'ai encore regardé que le premier épisode; difficile de juger sur seulement 42 minutes mais ça donne envie de voir la suite.
Côté jeux de rôle, des idées à reprendre pour Z Corps, Zombies, All Flesh Must Be Eaten ou encore The Return of the Not Totally Dead.

mercredi 9 septembre 2015

Petit coup de projecteur sur le Patreon de Khelren

Petit coup de projecteur sur le Patreon de Khelren
A mi chemin entre le mécénat et le financement participatif, cette formule vous permet de soutenir un auteur moralement d'abord et financièrement ensuite si le cœur vous en dit.
Au-delà de l'aspect soutien, Patreon offre une plateforme idéale pour l'échange d'idées, de retours et de suggestions sur des projets. Patreon permet également d'exposer et de développer ses concepts de jeux et bien entendu de diffuser les jeux produits.
Au programme de Khelren, des jeux courts à la Lady Blackbird, des settings modulaires, des scénarii one-shot, des hacks de jeux connus (à commencer par Apocalypse World) et même un peu d'OSR.
Plus d'infos sur le Patreon de Khelren: formules de soutien possibles, seuils d'engagement possibles, la ludographie de l'auteur (déjà impressionnante).

mardi 8 septembre 2015

Dark Matter : retour au terme de la première saison

J'avais déjà parlé (avec enthousiasme) de cette série Syfy dans un précédent article. Je reviens donc sur le sujet au terme de la première saison. Globalement cette série m'a laissé une très bonne impression; elle m'a fait penser à la série Firefly: un équipage, un vaisseau et keep flying. Bon, elle est encore loin d'arriver à la cheville de l'excellente série de Joss Whedon mais on sent quelques inspirations de ce côté.
Difficile d'en dire plus sans risque de spoiler mais au fil des épisodes, on découvre petit à petit les facettes de chaque personnage de l'équipage et les connexions qui existent entre eux, chaque découverte ouvrant la porte à d'autres sous-intrigues.
Et comme dans la plupart des séries de ce type, on a droit à un gros cliffhanger à la fin du 12ième épisode qui clôt cette première saison, et à une apparition de Wil Weathon dans le rôle d'un méchant énigmatique.
Une série à suivre et des idées en pagaille pour tout jeu de rôle SF.

mardi 1 septembre 2015

After

Ana et Freddy, deux survivants d'un accident de bus, se réveillent inexplicablement chez eux et découvrent qu'ils sont les uniques personnes présentes dans la ville. 

After nous propose un étrange voyage dans un monde onirique dont les clés sont les souvenirs des deux protagonistes, un monde où se mêlent rêves, regrets, vie et mort. L'intrigue de ce film aurait aussi pu être celle d'un épisode de la série Twilight Zone.

Côté jeu de rôle, ce film pourrait être un scénario pour Wraith ou un add-on de Solipcity.

lundi 31 août 2015

Patient 13 Edition Blouse blanche

Un rapide petit billet pour signaler la sortie du Lulu.com de Patient 13 Edition Blouse blanche de Yno.
Épuisée depuis quelques années, cette nouvelle édition est l'occasion de se procurer LE jeu contemporain psychotique d'Anthony Yno Combrexelle.
Plus d'infos sur le blog Mister Frankenstein.

samedi 29 août 2015

Des trucs retrouvés au fond d'un disque dur

Suite à quelques demandes d'internautes, j'ai fouillé au fond de mon disque dur (et de mes quelques CD de backup) et j'ai exhumé un scénario pour Star Drakkar intitulé Saving Princess Freya et un scénario-jeu BaSIC Steampunk.

Saving Princess Freya est un court scénario pour Star Drakkar accompagné des fiches de personnages prétirés. Le jeu Star Drakkar (d'Eric Nieudan) est disponible gratuitement chez Le Ludiste.
BaSIC Steampunk est une tentative inachevée de setting steampunk pour BaSIC. Il contient un scénario complet et une fiche de personnage.

vendredi 28 août 2015

Lamentations of the Flame Princess

Lamentations of the Flame Princess est un rétroclone D&D de James Edward Raggi IV.
Il se démarque des autres rétroclones par sa volonté de proposer des aventures horrifiques loin des standards de la high fantasy ou du Dungeon Crawling cher aux vieux grognards de D&D; LotFP a des relents de sueur, de sang et de peur. Les combats sont dangereusement mortels et les ennemis/monstres sont présentés comme des créatures effrayantes dont la seul vue peut provoquer la folie. On est quelque part entre de l'Appel de Ctlhulhu et Warhammer avec son lot de monstres tentaculaires et sa sorcellerie corruptrice.
Le cadre de jeu suggéré par l'auteur est une Europe fantasmée du 17ième siècle qui n'est pas sans rappeler les décors de Solomon Kane.

Côté système de jeu, on retrouve les 6 caractéristiques de D&D (Force, Dextérité, Constitution, Intelligence, Sagesse, Charisme), les Niveaux et les XP, la Classe d'Armure, les Points de Vie, etc.
En plus des caractéristiques notées sur 20 (et les modificateurs associés), on a une série de compétences exprimées de 1 à 6 et testées en lançant 1D6 (réussite si le résultat du dé est inférieur ou égal au score de la compétence testée); le système de combat reste identique à celui de D&D avec une Classe d'Armure ascendante et l'utilisation du d20.
Les classes de personnage possibles sont assez restreintes: Guerrier, Prêtre, Magicien, Elfe, Nain et Halfling (comme dans les premières éditions de D&D, rétroclone oblige).
Les habitués des rétroclones D&D ne seront pas dépaysés.

Même si les règles semblent de prime abord suivre le canon classique de l'OSR, on sent que l'auteur a voulu mettre l'accent sur le côté tragique et mortel de l'univers de jeu, induisant subtilement via quelques points de règles des éléments de tension, de peur et d'horreur. Le nombre restreint de points de vie des personnages rend chaque combat terriblement risqué. On a droit à des règles spécifiques sur les maladies que les personnages sont susceptibles de contracter au cours de leurs aventures; après lecture on a l'impression que les héros (si on peut encore parler de héros) ne s'en sortiront pas sans avoir au moins attraper la peste noire. Et c'est sans compter les paragraphes concernant les empoisonnements, les privations de nourriture, d'eau ou de sommeil. De quoi bien faire souffrir les personnages.

Les illustrations de couverture et celles qui parsèment les manuels de jeu ajoutent encore à l'ambiance sombre et oppressante du jeu. Elles sont particulièrement évocatrices de la violence et de la dureté du cadre de jeu; ce n'est pas pour rien que le jeu est assorti d'un 18+ explicit content. Le supplément intitulé Better than any man en dit déjà long rien qu'au titre sur les sujets que l'histoire risque d'aborder. On est clairement dans du jeu de rôle trash, sale, qui s'adresse à un public adulte. Il y aura de la violence, du sexe, de la magie noire, de la folie, des morts.

LotFP m'a laissé une étrange impression, une espèce de dégoût fascinant, malsain; comme évoqué plus haut, on navigue en eaux troubles, quelque part entre Cthulhu et  Warhammer; le récent Witcher pourrait servir de base visuelle à l'univers de LotFP: un monde violent et sans pitié pour les faibles.
En parcourant les chemins boueux et les forêts sombres de LotFP, on sent l'ombre des sorcières de Salem; en tendant l'oreille, on entend les grognements sinistres de quelques monstres et on s'attend à ce que quelque chose d'horrible surgisse à tout moment.
C'est clair que ça change du Dungeon Crawling ou de la fantasy flamboyante; c'est une vraie claque dans la gueule. On n'en ressort pas indemne.

Je rédige ce billet alors que je termine une première lecture du Player Core Book - Rules & Magic. J'ai entretemps entamé la lecture du Referee Book (équivalent du Guide du Maître) où l'auteur revient sur ses intentions pour LotFP et sur la manière de mettre en avant le côté horrifique du jeu. J'ai également consulté quelques personnes par l'entremise de forums rôlistes (Casus No pour le pas le citer); tout ce que j'ai lu sur ce jeu confirme mes impressions explicités plus haut.

Pour conclure, LotFP est un jeu aux thématiques très marquées, à ne pas mettre entre toutes les mains. Parmi ses qualités évidentes, une grande simplicité côté règles. On peut toujours revenir sur le choix de son auteur de proposer de l'horreur via un rétroclone de D&D pas toujours adapté aux thèmes, bien que AD&D2 l'avait déjà fait et avec un certain succès avec Ravenloft.
La force de LotFP repose moins sur son côté OSR que sur ses scénarii, tous plus effrayants et débridés les uns que les autres, preuve à l'appui avec ce compte-rendu de partie (merci Chaviro) de No Salvation for Witches.