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mardi 27 janvier 2026

L'homme qui rétrécit

Paul partage sa vie entre son entreprise navale, sa femme Elise et sa fille Mia. Un jour, lors d'une sortie en mer, il est confronté à un phénomène étrange et inexpliqué. Dans les jours et les semaines qui suivent, Paul commence à rétrécir, sans que la science ne puisse expliquer la singulière transformation. Alors qu'il ne mesure plus que quelques centimètres, Paul se retrouve par accident prisonnier de sa propre cave, ses proches le croyant à jamais disparu. Commence alors pour lui un long cheminement et une lutte de tous les instants pour la survie, son rétrécissement continuant inexorablement.

Remake d'un film de 1957, cet homme qui rétrécit nous propose un voyage vers l'étrange, un monde inconnu et pourtant si familier, quand un escalier devient une montage infranchissable, une allumette une torche et une araignée un monstre terrifiant. Par bien des aspects, ce film ressemble à un épisode de la Quatrième Dimension, le héros seul face à l'incompréhensible. Un presque huit clos, puisque l'action se situe principalement dans une cave mais qui prend petit à petit des proportions d'un vaste monde, une aventure à la fois dramatique et passionnante, l'humain mis face à se petitesse face à l'univers.

Le film est prenant, les péripéties un peu attendues mais singulières, certains passages sont proprement glaçants. Arachnophobes s'abstenir.

Une histoire à reprendre pour Horreur Liminale.

dimanche 25 janvier 2026

Les Dossiers Cthulhu, Tome 1 : Sherlock Holmes et les Ombres de Shadwell (James Lovegroove)

Automne 1880. Le Dr John Watson rentre d’Afghanistan. Blessé et prêt à tout pour oublier son passé, Watson voit sa vie changer lorsqu'il rencontre Sherlock Holmes. Le détective enquête sur une série de décès survenus dans le quartier londonien de Shadwell. Des victimes qui semblent mortes d’avoir été affamées pendant des semaines ont été retrouvées, alors qu’elles ont été vues en bonne santé à peine quelques jours plus tôt. Holmes établit un lien entre les morts et un sinistre baron de la drogue qui cherche à étendre son empire criminel. Cependant, Watson et lui sont bientôt obligés d’admettre que des forces sont à l’œuvre dont la puissance dépasse l’imagination. Des forces que l’on peut invoquer, à condition d’être assez audacieux ou assez fou.

Le roman Sherlock Holmes et les Ombres de Shadwell est un cross-over entre l'oeuvre de Arthur Conan Doyle et l'univers horrifique de HP Lovecraft

L'auteur, James Lovegrove, s'imagine une filiation fictive avec le maître de Providence, et un hypothétique héritage littéraire par lequel il serait entrer en possession d'un manuscrit écrit de la main d'un certain James Watson. Ce manuscrit révèle une part sombre des aventures du célèbre détective Sherlock Holmes, un part volontairement caché par le biographe, afin de préserver le monde d'une vérité terrible. 

S'en suit une aventure inédite, qui débute lors de la rencontre de Watson et de Holmes, et une enquête qui va conduire les deux investigateurs dans les bas-fonds de Londres, dans le milieu des fumeries d'opium clandestines, et plus loin encore, dans les profondeurs obscures, à la rencontre des secrets terribles du Mythe.

Ce que j'en ai pensé: l'auteur, James Lovegrove, propose un pastiche très réussi, mêlant le style d'Arthur Conan Doyle et les horreurs indicibles du Mythe de Cthulhu. J'ai très vite été pris par le récit, allant d'indice en indice, remontant la piste aux côtés de Sherlock et du Docteur Watson. Tout commence comme une enquête du célèbre détective, puis les premières bizarreries lovecraftiennes surgissent, titillant l'esprit logique et cartésien de Holmes. Puis les faits étranges s'accumulent, jusqu'à leur première vraie confrontation avec l'horreur du Mythe. A partir de là, les choses prennent une tournure plus lovecraftienne. Les deux investigateurs s'enfoncent alors dans les méandres du Mythe, allant de découvertes en révélations impies. La transition entre les deux univers, l'un logique et cartésien, l'autre horrifique, est captivante. La preuve: j'ai acheté ce roman le 15 janvier dernier, et je l'ai refermé cet après-midi.

J'ai beaucoup aimé.

Un cross-over surprenant, une aventure passionnante, un pastiche réussi et une remarquable inspiration pour vos aventures de Cthulhu by Gaslight, ou tout autre cadre de jeu victorien.

samedi 24 janvier 2026

Dalloway

Clarissa, romancière, rejoint une résidence d'artistes à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente. Peu à peu, elle éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes.

Dalloway surfe sur la vague du thriller psychologique matiné de science-fiction. Tout est là pour nous pousser à la méfiance et la paranoïa, à commencer par la douce voix de l'IA Dalloway interprétée par Mylène Farmer. Si on ajoute l'environnement épuré de la résidence, le fait que l'action se passe pendant une pandémie et les traumas de l'héroïne suite à un drame personnel et sa lente descente aux enfers, on a là tous les ingrédients pour un cocktail doucement explosif.

Je vois pas mal d'ingrédients à reprendre pour un huis clos pour Horreur Liminale par exemple. L'environnement de l'immeuble aseptisé piloté par des IA m'y semble très propice. 

vendredi 23 janvier 2026

Chien 51 (le film)

Paris a été divisé en 3 zones qui séparent les classes sociales et où l'IA nommée ALMA a révolutionné le travail de la police. Jusqu'à ce que son inventeur soit assassiné et que Salia, une enquêtre de la zone 2, et Zem, un flic de la zone 3, soient forcés à collaborer pour mener l'enquête.

A l'origine adaptation au cinéma du roman éponyme de Laurent Gaudé, le film n'en conserve que quelques protagonistes, dont Salia et Zem, et place l'action dans un Paris dystopique où les forces de police suivent les indications d'une IA et où la ville est divisée en trois zones.

Il faudrait peut-être que je relise le roman mais il me semble bien que l'intrigue du film s'écarte fortement de celle du livre. Je ne me souviens pas par exemple de cette histoire d'IA. Cela étant, le récit développé dans le film reste intéressante et l'enquête relativement bien ficelée. On navigue entre les zones, d'indice en indice, de scène de crime en scène de crime, jusqu'à la révélation finale, qui n'est pas tout à fait une surprise. On retrouve tous les clichés de la dystopie: classes sociales cloisonnées, lutte des défavorisées qui sont exploitées par les riches, violence policière justifiée par la paranoïa et le maintien de la sécurité, émeutes et troubles sociaux réprimés dans la violence, groupuscules de résistants très vite qualifiés de terroristes par les instances au pouvoir. Le cadre est posé.

Quelques scènes un peu navrantes tout de même, comme un improbable karaoké. Une fin bien évidemment tragique et un peu attendue.

Le film Chien 51 reste un film policier correct, avec pas mal de bonnes idées à recycler dans un Berlin XVIII mais on est loin du Blade Runner à la française qu'on nous avait promis.

mercredi 21 janvier 2026

Les Mémoires du Mythe (saison 3)

J'ai repris l'écoute des Mémoires du Mythe, troisième saison. Une chronique radiophonique des Masques de Nyarlathotep sur la chaîne Globtopus.

Candela Obscura (Soundtrack)

L'ambiance musicale, c'est important en jeu de rôle. On ne peut pas envisager de jouer à Star Wars dans les morceaux de John Williams en fond sonore. Impossible d'envisager une escapade en Terre du Milieu sans quelques morceaux de la BO des films. Explorer un donjon ou défaire un dragon nécessitent une musique mystérieuse ou épique selon le cas.

Il en va de même pour les jeux de rôle horrifiques; depuis quelques jours, j'écoute en boucle la bande son de Candela Obscura, certes idéal pour sonoriser des parties du jeu de rôle éponyme mais elle convient aussi parfaitement à un Appel de Cthulhu ou Cthulhu Dark. A écouter sans modération sur Spotify ou Youtube Music.

dimanche 18 janvier 2026

Candela Obscura, Guide d'Introduction (lecture commentée #2) : le scénario

Second billet concernant le guide d'introduction de Candela Obscura. J'ai lu le scénario proposé, intitulé Dressed to kill, à juste titre puisqu'il est question d'une robe d'un vert étrange qui tue la malheureuse modèle lors d'un défilé à l'occasion de la Newfaire World Exhibition.

Les PJ, membres de Candela Obscura, sont envoyés sur place pour mener l'enquête. Le scénario est divisé en plusieurs parties successives avec une accroche, l'arrivée des PJ sur les lieux du drame, des PNJ à interroger, des lieux à explorer et une succession d'événements allant crescendo jusqu'au climax final et la révélation. Un scénario assez classique du genre et qui devrait permettre aux PJ de se familiariser avec les mécaniques de jeu et l'univers de Candela Obscura. Je parle au conditionnel car ce scénario demandera un peu de travail de la part du MJ pour préparer les différentes scènes. Tout est expliqué de manière très narrative mais j'ai trouvé que ça manquait d'instructions plus techniques pour aider le MJ et les joueurs à utiliser et activer les mécaniques de jeu. A mon sens, trop d'éléments sont laissés à la discrétion du MJ. Un schéma même hypothétique de l’enchaînement des événements aurait permis d'avoir une vue plus globale du scénario.

L'histoire n'est pas dénuée d'intérêts, et puisse même dans des anecdotes du monde réel, mais ça manque d'explications et de guides pour prendre le jeu en main, même dans sa version simplifiée. La transposition de cette histoire sous la forme d'un scénario jouable ne me semble pas suffisamment aboutie. C'est un peu dommage pour un guide d'introduction. Certes les joueurs pourront être novices mais le MJ devra avoir un peu de bouteille pour pouvoir utiliser efficacement ce guide et le scénario proposé.

Candela Obscura, Guide d'Introduction (lecture commentée #1)

En pleine lecture du guide d'introduction de Candela Obscura, je me suis dit que ça serait bien de partager ma découverte avec vous.

Candela Obscura est un jeu de rôle d'horreur gothique où les joueur.euse.s incarnent des membres d'une organisation secrète, Candela Obscura, chargés de mener des enquêtes dans un monde inspiré de notre monde à la fin du XIXe siècle; il.elle. sont journalistes, magiciens, explorateurs, professeurs, anciens criminels, occultistes ou médiums, et seront confronté.e.s à des mystères et des événements surnaturels.

Le monde du jeu est une terre fictive, proche de la fin de notre XIXe siècle, à la géographie originale. Les histoires se déroulent essentiellement dans la cité de Newfaire, sorte de vision déformée du Londres brumeux du XIXe siècle, pensez à Sherlock Holmes ou à la série Penny Dreadful. Alors que la cité se remet doucement d'une guerre, des événements étranges attirent l'attention des sociétés secrètes, dont Candela Obscura. Peut-être ces manifestations tirent-elles leur origine d'Oldfaire, une très ancienne cité dont les ruines s'étendent sous la ville.

Membres de Candela Obscura, les PJ vont découvrir nombre de secrets et affronter des dangers qui défient la raison.

Le guide d'introduction brosse un portrait succinct de l'univers de jeu et de la cité ainsi que de l'histoire et la place de Candela Obscura dans l'échiquier occulte.

On est sur un jeu entre l'Appel de Cthulhu, Vaesen et des influences gothiques à la Penny Dreadful. Comme mentionné plus haut, l'univers de jeu est à la fois original, ce qui permet aux auteurs de se libérer des contraintes historiques et géographiques du monde réel, et suffisamment proche au niveau technologique et social pour permettre aux joueurs de se rattacher à des oeuvres littéraires et cinématographiques existantes.

Les mécaniques de base de jeu sont fortement inspirées du jeu de rôle Blades In the Dark; on lance une poignée de dés à six faces et on conserve le dé le plus élevé. Le nombre de dés à lancer est déterminé par le score dans la compétence utilisée pour l'action ainsi que d'éventuels bonus ou points de Pulsion investis dans l'action. Sur un résultat de 1 à 3, c'est un échec. Un score de 4 ou 5 est un succès mitigé. Un score de 6 est un succès. Obtenir plusieurs 6 équivaut à un succès critique. Des points de Résistance permettent de relancer certains dés.

Les dommages et la santé sont gérés par des jauges: Body, Brain et Bleed. Si une de ces jauges arrivent à trois, elle se réinitialise à zéro et le personnage souffre d'une Cicatrice. Ses scores de caractéristiques en sont changées, reflétant l'altération subie suite à cette blessure.

L'équipement est géré à la volée: le joueur peut décider sur le moment de l'équipement dont son personnage a besoin, un peu comme dans Blades in the Dark; mais cette possibilité est limitée, ce qui obligera à des choix judicieux, au risque de se retrouver bien dépourvu aux moments cruciaux.

Le Cercle - c'est ainsi qu'on nomme le groupe de PJ - a sa propre fiche avec certaines caractéristiques; on est proche de la gestion de groupe et du repaire des PJ dans Vaesen.

Le guide d'introduction décrit très brièvement deux autres sociétés secrètes œuvrant dans les ruelles de Newfaire, de quoi offrir une opposition intéressante.

A ce stade, je n'ai lu que les règles et la description de l'univers du jeu. Reste un scénario intitulé Dressed to kill.

Initialement, Candela Obscura a été lancé par l'actual play Critical Role, comme alternative à leurs campagnes fantasy. J'ai même trouvé une bande son sur Spotify. Je l'écoute en boucle.

Si le jeu vous intrigue, il y a aujourd'hui plusieurs vidéos explicatives du jeu sur Youtube, dont celle de Monsieur Alceste, ainsi que des actual play en français. J'ai commencé à écouter celui de Critical Play mais l'aventure proposée par Studio 4D2 me semble également prometteuse.

Feuilles de personnage pour Horreur Liminale et Loup Solitaire

Ca faisait un petit moment que j'avais ces feuilles de personnage sur mon disque dur. Je me suis dit que ça serait bien de les partager avec la communauté. Je vous propose deux fiches de personnage alternatives,  pour le jeu de rôle Horreur Liminale et pour le jeu d'aventure Loup Solitaire.


Arcane (saison 1)

J'avais un peu raté le phénomène Arcane à sa sortie, n'ayant suivi que de loin cette série d'animation pourtant assez singulière. J'avais presque oublier les péripéties de la première saison et n'avait prêté qu'une attention très lointaine à la sortie de la seconde saison. Et j'avoue qu'hormis quelques chansons écoutées dans la voiture, je n'avais aucune connaissance du contenu de ce second chapitre.

J'ai soudainement eu envie de renouer avec la série. Mais pour pouvoir profiter pleinement de la seconde saison, il était indispensable que je revois les neuf épisodes de la première saison. C'est chose faite.

Je n'avais pas tout oublié de mon visionnage initial, aussi ai-je assez vite raccrocher le train. Et quel train ! Même si je ne suis pas du tout amateur de League of Legends, j'ai été séduit par la proposition d'Arcane: un univers steampunk coloré et original, une histoire ou plutôt des histoires tragiques et prenantes, des personnages attachants, une animation à couper le souffle, une ambiance musicale immersive, de la magie, des affrontements épiques, de la démesure. Bref, j'ai vraiment apprécié cette redécouverte de la première saison.

Difficile de parler de l'intrigue, au risque de divulgâcher. Sachez seulement qu'à Piltover, il y a la haute ville, riche et puissante, et la basse ville, pauvre et asservie. L'histoire tourne autour des tensions politiques et sociales entre ces deux pôles, l'émergence d'une technologie pseudo-magique ultra-puissante et terriblement instable, et du destin tragique de deux orphelines, Vi et Powder.

Une série événement, qui mérite le détour. Une mine d'or pour vos scénarios de jeux de rôle fantasy et steampunk.

Il ne me reste plus maintenant qu'à regarder la seconde saison, sortie il y a un peu plus d'un an.

samedi 17 janvier 2026

Candela Obscura, actual play

A ce stade, je ne sais pas encore si le jeu va me plaire et je me suis à peine pencher sur les mécaniques de jeu mais l'ambiance et le lore m'intriguent. Je parle de Candela Obscura, le jeu de rôle horrifique né de Critical Role et dont j'ai pu voir un épisode joué cette fois par l'équipe de Critical Play.

Comme pour leur série Cyberpunk, la qualité est au rendez-vous et le scénario plein de promesses. Un actual play à suivre.

Si le jeu vous intéresse, Monsieur Alceste nous présente le contenu du Quickstart disponible gratuitement sur le site de l'éditeur Darrington Press.

vendredi 16 janvier 2026

Entretien : Horreur Liminale et le genre horrifique

Un entretien entre MaThieu de Rôliste TV et P.P. de la chaîne Coup Critique à propose du jeu de rôle Horreur Liminale, disponible gratuitement en français sur itch.io

Cette vidéo date déjà d'il y a plus d'un an; j'étais totalement passé à côté. Un chouette échange et un feuilletage du livre (PDF) avec l'auteur/traducteur. Très intéressant, surtout au niveau des sources d'inspiration et des genres de l'horreur qu'il est possible d'émuler avec ce jeu. Tout ça me conforte dans l'idée de m'investir plus cette année pour soutenir Horreur Liminale. Un jeu qui a un vrai potentiel horrifique et ludique.

lundi 12 janvier 2026

Please Don't Feed the Children (The Last Refuge)

Dans une Amérique frappée par une pandémie infectant uniquement les adultes, les jeunes étant porteurs sains et donc considérés comme "coupables" de la propagation, un groupe d'orphelins tente de quitter le pays en rejoignant la frontière mexicaine. Mais leur voyage tourne au cauchemar lorsqu'une étrange femme leur ouvre sa maison pour les mettre à l'abri.

Un mélange plutôt malin de dystopie et d'horreur, et même si les jeunes manquent cruellement d'initiative face à l'antagoniste, la tension est palpable, une tension entretenue par l'attitude singulière et psychopathique de Clara (jouée par Michelle Dockery, une transition surprenante, d'une riche héritière dans Downton Abbey à une inquiétante psychopathe). On est maintenu en haleine jusqu'à la fin, une fin un peu gore mais terrible.

Un scénario d'horreur aisément transposable à Horreur Liminale.

dimanche 11 janvier 2026

Predator (1987)

Moment nostalgie: j'ai récemment revu Predator, celui de 1987 avec l'inoxydable Arnold Schwarzenegger. Je me souviens avoir découvert ce film fin des années 80, loué en VHS à la vidéothèque. Quelle claque j'avais pris. Et ce qui est incroyable, c'est que ce film a toujours le même effet sur moi, même après toutes ces années.

Un jeu du chat et de la souris entre un chasseur extraterrestre et un groupe de mercenaires d'élite surarmés, une jungle étouffante, des personnages tellement stéréotypés, une grosse dose de testostérone, des punch-lines mémorables, des scènes d'anthologie - la fameuse scène du contaaaaaact - une tension permanente, un extraterrestre emblématique, un affrontement final épique, le tout porté par une musique immersive qui me donne encore la chair de poule dès les premières notes. Vraiment Predator est et restera un de mes films de science-fiction favoris.

Chroniques Oubliées Aventures: Pointe Noire

Retour à la fantasy avec la petite boîte Chroniques Oubliées Aventures: Pointe Noire que j'ai acheté hier au magasin Case Départ à Louvain-La-Neuve.

Petite séance d'unboxing.

Le jeu se présente sous la forme d'une boîte, plus ou moins en format A4. Au recto, une illustration pleine de promesses d'aventure: deux personnages errant dans la forêt et un groupe de gobelins en embuscade.

Au verso, une brève description du contenu.

Une fois ouverte - faites attention, la boîte est un peu difficile à ouvrir - la boîte révèle son contenu.

Un livret d'accueil présentant ce qu'est le jeu de rôle, un livret de règles (4 pages).


Quatre scénarios de 4 pages chacun, formant une aventure complète; des aides de jeu: deux cartes et le bestiaire des scénarios; deux dés: un d20 et un d6.

Quatre personnages prêts pour l'aventure, avec pour chacun les avancées du niveau 1 à 4 et un historique.

L'ambition de cette petite boîte à 20 € - saluons le prix très démocratique - est de vous permettre de démarrer dans le jeu de rôle, sans aucune expérience préalable, même si vous n'avez pas de Meneur de Jeu expérimenté pour vous expliquer. Et je dois reconnaître que cela semble tout à fait possible: les explications sont claires et les exemples nombreux. Les quatre scénarios proposés abordent les différents aspects et règles du jeu de manière didactique et progressive. Les règles proposées ici sont une version simplifiées des règles complètes de la seconde édition des Chroniques Oubliées mais elles sont complètes et permettent vraiment de jouer. Les bases sont posées, suffisamment pour permettre de jouer et d'aborder ensuite les règles complètes si le cœur vous en dit.

On est proche de l'expérience de Chroniques Oubliées Mini à la différence qu'ici on a vraiment une aventure complète qui est proposée, là où CO Mini se contenait d'un début de scénario extrêmement limité. Et on a aussi des dés pour démarrer, même si à l'usage, la pratique demandera l'achat de dés supplémentaires.

Détaillons un peu les règles. On va à l'essentiel: les caractéristiques des héros (Adresse, Physique, Intellect et Esprit), les types d'attaques (Contact, Projectiles et Magie), comment résoudre un test (difficultés, réussite et échec critique, test en opposition), le combat, la gestion de la santé avec les Points de Vigueur; le tout en seulement 4 pages. Comme je l'ai dit, on est sur l'essentiel.

Les fiches de personnages sont claires; des pictogrammes facilitent la compréhension; les personnages sont livrées avec leur historique et leur progression sur les quatre premiers niveaux. On a une barbare, un magicien elfe, une druidesse demi-orc et un gnome voleur.

Les scénarios forment une aventure complète; chaque scénario fait 4 pages et peut être joué en une heure. Un rappel des règles permet une prise en main facile et une grande fluidité de jeu. Chaque scénario aborde un aspect du jeu. Les premiers pas et les tests pour le premier scénario, le combat dans le second, un mode de jeu plus libre dans le troisième et l'exploration de souterrains dans le quatrième.

L'intrigue générale se raccroche au background de Chroniques Oubliées avec l'évocation des héros de la première édition, ce qui permet d'embarquer plus tard dans les scénarios et les campagnes liées aux Terres d'Osgild.

Vraiment, cette petite boîte Chroniques Oubliées Aventures: Pointe Noire est l'outil idéal pour initier au jeu de rôle, pour s'auto-initier, et c'est assez rare pour être souligné, et tout ça pour un prix très démocratique. A mettre entre toutes les mains.

Seul petit bémol: j'ai trouvé quelques coquilles dans le texte, rien qui empêche la lecture et le jeu mais c'est toujours dommage d'en trouver.

mercredi 7 janvier 2026

Dirty Clean Crew (DCC) : 4System

Petit coup de projecteur sur le petit système de jeu gratuit, en une page, proposé par Dirty Clean Crew (DCC), j'ai nommé le 4System. Vous cherchez des règles pour lancer une partie de jeu de rôle sur le pouce, le 4System pourrait bien vous convenir.

On renoue avec l'idée du one-page-rpg qui fait fiche de personnage et règles, tout en une. Quatre caractéristiques notées de 1 à 6, un ou deux dés à six faces, et c'est parti.

Et on peut s'inspirer des 31 vignettes d'inspiration horrifique proposées par Lazar Baruk en décembre 2025 pour le scénario.

dimanche 4 janvier 2026

La Porte des Songes, scénario pour Cthulhu Dark

Akrham, Nouvelle-Angleterre, 1926. Au terme d’une année d’internement dans diverses institutions psychiatriques de la région, cinq patients sont déclarés guéris par les autorités médicales et invités à quitter l’établissement. Ces cinq personnes qui, à priori, ne se connaissent pas reçoivent chacune une convocation chez un notaire. Un mystérieux rendez-vous qui pourrait bien leur ouvrir la porte des songes.

Je vous propose de débuter l'année avec La Porte des Songes, un scénario d'enquête lovecraftien, une aventure se déroulant à Arkham. Ce scénario, initialement prévu pour Cthulhu Dark, peut être adapté aisément pour l'Appel de Cthulhu ou tout autre jeu de rôle se déroulant dans les mondes de Lovecraft. Le scénario contient cinq personnes prétirés, pour une intrigue qui, je l'espère, vous surprendra.

Téléchargez La Porte des Songes.

jeudi 1 janvier 2026

Robin Hood (série)

Premier article de cette année 2026 avec la série Robin Hood dont je viens de regarder la fin de la première saison. Série distribuée par MGM, avec Sean Bean dans le rôle du shérif de Nottingham, diffusé en novembre et décembre dernier à raison d'un épisode par semaine, une première saison de dix épisodes. Un format standard pour une série assez standard aussi il faut bien le reconnaître. Une énième occurrence de l'histoire maintes fois racontée de Robin des Bois. On y retrouve bien entendu le célèbres hors-la-loi dont on découvre la genèse, et tous les autres personnages de la légende: la belle Marianne, Frère Tuck et Petit-Jean. On ajoute un soupçon de politique et d'intrigues de palais, un peu de romance, quelques méchants bien détestables et on obtient Robin Hood.

Mon avis: la série n'est pas désagréable à suivre mais l'histoire est peut-être un peu trop prévisible; bien entendu, l'histoire de Robin des Bois est largement connue et fait partie de l'inconscience collectif. La série réussit ici à renouveler un peu le cliché en ajoutant une couche d'intrigues de palais qui donne un contexte et des enjeux qui vont bien au-delà de la simple histoire de bandits locaux dans un fief anglais. Les implications de ce qui se passe à Nottingham remontent jusqu'au trône d'Angleterre.

La réalisation est plutôt correcte: les décors et les costumes sont crédibles, les combats bien réglés; mais on est loin d'un Games of Thrones. Ca reste très classique dans l'approche, la mise en scène et le scénario.

Je ne suis pas en train de dire que c'est une mauvaise série, loin de là. Elle propose un divertissement tout à fait valable mais elle ne révolutionne pas le genre. Pas certain par exemple de vouloir suivre la seconde saison si elle est produite, d'autant que la première saison clôt parfaitement un premier cycle narratif.