Automne 1880. Le Dr John Watson rentre d’Afghanistan. Blessé et prêt à tout
pour oublier son passé, Watson voit sa vie changer lorsqu'il rencontre
Sherlock Holmes. Le détective enquête sur une série de décès survenus dans
le quartier londonien de Shadwell. Des victimes qui semblent mortes d’avoir
été affamées pendant des semaines ont été retrouvées, alors qu’elles ont été
vues en bonne santé à peine quelques jours plus tôt. Holmes établit un lien
entre les morts et un sinistre baron de la drogue qui cherche à étendre son
empire criminel. Cependant, Watson et lui sont bientôt obligés d’admettre
que des forces sont à l’œuvre dont la puissance dépasse l’imagination. Des
forces que l’on peut invoquer, à condition d’être assez audacieux ou assez
fou.
Le roman Sherlock Holmes et les Ombres de Shadwell
est un cross-over entre l'oeuvre de Arthur Conan Doyle et l'univers
horrifique de HP Lovecraft.
L'auteur, James Lovegrove, s'imagine une filiation fictive avec le
maître de Providence, et un hypothétique héritage littéraire par lequel
il serait entrer en possession d'un manuscrit écrit de la main d'un certain
James Watson. Ce manuscrit révèle une part sombre des aventures du
célèbre détective Sherlock Holmes, un part volontairement caché par le
biographe, afin de préserver le monde d'une vérité terrible.
S'en suit une aventure inédite, qui débute lors de la rencontre de
Watson et de Holmes, et une enquête qui va conduire les deux
investigateurs dans les bas-fonds de Londres, dans le milieu des fumeries
d'opium clandestines, et plus loin encore, dans les profondeurs obscures, à la
rencontre des secrets terribles du Mythe.
Ce que j'en ai pensé: l'auteur, James Lovegrove, propose un pastiche
très réussi, mêlant le style d'Arthur Conan Doyle et les horreurs
indicibles du Mythe de Cthulhu. J'ai très vite été pris par le récit,
allant d'indice en indice, remontant la piste aux côtés de Sherlock et
du Docteur Watson. Tout commence comme une enquête du célèbre
détective, puis les premières bizarreries lovecraftiennes surgissent,
titillant l'esprit logique et cartésien de Holmes. Puis les faits
étranges s'accumulent, jusqu'à leur première vraie confrontation avec
l'horreur du Mythe. A partir de là, les choses prennent une tournure
plus lovecraftienne. Les deux investigateurs s'enfoncent alors dans les
méandres du Mythe, allant de découvertes en révélations impies. La
transition entre les deux univers, l'un logique et cartésien, l'autre
horrifique, est captivante. La preuve: j'ai acheté ce roman le 15 janvier
dernier, et je l'ai refermé cet après-midi.
J'ai beaucoup aimé.
Un cross-over surprenant, une aventure passionnante, un pastiche réussi et une
remarquable inspiration pour vos aventures de Cthulhu by Gaslight, ou
tout autre cadre de jeu victorien.