mardi 31 juillet 2018

2d6+Cool : Macadabre, épisode final

2d6+Cool sort de sa torpeur estivale pour nous proposer l'épisode final de Macadabre, un jeu de rôle médiéval-fantastique sombre et horrifique, signé Yno, pour adultes consentants appréciant l’outrance et le sang.
Dans cet épilogue, les bons docteurs affrontent la sinistre Comtesse et vont au bout de l'horreur. Oreilles sensibles s'abstenir. En fin d'émission, les participants se plient à l'exercice parfois difficile du debriefing de partie: discussion sur le jeu, le thème, le système et l'ambiance.
Si Macadabre vous intéresse, allez donc jeter une oreille (et un oeil) aux émissions de Jeudi C'est JdR qui propose pas moins de 7 épisodes autour de la brigade de la Malemort.

lundi 30 juillet 2018

Bjorn le Morphir (relecture)

Un petit billet rapide pour reparler de Bjorn le Morphir, de Thomas Lavachery, dont je viens de terminer la relecture ce week-end. J'ai déjà parlé de cet excellent roman dans un précédent article.
Du coup, j'ai entamé la lecture du second tome de Bjorn: Bjorn aux Enfers (le Prince Oublié). L'aventure continue alors que Bjorn vient d'accepter une dangereuse mission que lui a confiée le roi Harald.

Soth, a game of cultists vs. investigators

Vous jouez à l'Appel de Cthulhu mais au lieu d'incarner de courageux investigateurs, vous êtes dans la peau d'infâmes cultistes cherchant à réveiller un dieu ancien et malfaisant. 
Cette fois vous êtes les méchants de l'histoire.
Voici en résumé le pitch du jeu de rôle Soth de Steve Hickey.
Ce jeu de rôle, sans dé, vous propose de jouer des cultistes tentant d'invoquer le dieu sombre Soth dans notre réalité. Outre les années 20 chères à Lovecraft, vous pouvez aussi évoluer dans les années 50 ou plus proche de nous dans les années 80. Le jeu vous propose plusieurs lieux possibles, du Kansas à la Louisiane en passant par le Massachusetts et la Californie.
Ce sont les joueurs·euses qui détermineront ensemble avec l'aide du meneur·euse de jeu du décor de l'aventure: lieu et protagonistes.
Chaque joueur·euse sera invité·e à imaginer son personnage au sein de la communauté locale et d'établir les liens entre son alter ego et les Personnages Non Joueurs qui peupleront le décor de jeu. En cours de jeu, les joueurs·euses pourront inventer d'autres PNJ à la volée afin de développer l'histoire.
L'histoire quant à elle s'articule autour de quatre rituels que les personnages devront mener à bien s'ils veulent espérer réveiller Soth. Bien entendu, il ne s'agit pas ici de quelques cierges et d'une prière mais bien de sacrifices humains qui devront être pratiqués dans certaines conditions très strictes, le tout dans la discrétion qu'on imagine. Chaque personnage devra faire en sorte de cacher la vérité à ses proches et de ne rien laisser filtrer de ses activités impies.
Afin de simuler cet état de fait, le jeu propose une économie de points de Suspicion que le meneur·euse devra gérer au cours de la partie et qu'il·elle pourra dépenser pour par exemple créer un investigateur ou mettre des bâtons dans les roues des plans des PJ.
Soth est un jeu de rôle sans dé: tout se gère donc à travers une conversation entre les joueurs·euses et le meneur·euse. La gestion des points de Suspicion et des points de Clarté (Clarity; ils reflètent le fait que les personnages arrivent ou non à ne rien laisser paraître de leurs activités secrètes) se fait à la volée par le meneur·euse, ce qui à mon avis demande un grand effort de concentration. C'est à mon sens un des points délicats du jeu car le meneur·euse doit rester attentif.ve à ce que disent les joueurs·euses et noter chaque expression pouvant donner lieu à un gain de points de Suspicion. C'est une mécanique élégante mais qui demande une certaine expérience.
Pour autant, le fait que tout se fasse directement dans la conversation entre les participants favorise l'immersion des joueurs·euses et forcer chaque participant à bien peser ses mots. Encore une fois, on sent bien que ce jeu s'adresse à des joueurs·euses expérimenté·e·s.

Autre point important du jeu: le thème abordé. S'il peut sembler amusant de jouer des cultistes, le jeu aborde très vite des sujets qui peuvent déstabiliser ou mettre mal à l'aise certains participant·e·s.
Les protagonistes doivent mentir constamment à leurs proches et perpétrer des actes immoraux et souvent violents; âmes sensibles s'abstenir. Les conditions de certains rituels vont aller crescendo dans l'horreur; le jeu met très clairement le ton et encourage les participant·e·s à se mettre d'accord au préalable sur les limites qui ne devront pas être franchies et les thématiques potentiellement problématiques, sécurité émotionnelle oblige.
Cela dit, Soth reste un excellent jeu, assez court (106 pages), qui risque fort de donner lieu à des moments de jeu intenses et jubilatoires, pour un public averti.
Si vous voulez vous faire une idée de l'ambiance et des mécaniques du jeu, n'hésitez pas à écouter les épisodes de Soth disponibles sur 2d6+Cool. Personnellement, c'est par ce biais que j'ai découvert ce jeu.

vendredi 27 juillet 2018

Sonoriser vos parties

Depuis peu j'écoute Wardruna, un groupe norvégien versé dans la musique traditionnelle ancienne du nord de l'Europe, autrement dit de la musique viking. Ils ont d'ailleurs participé à la bande son de la série Vikings.
Une musique idéale pour sonoriser vos parties d'Yggdrasill ou de Sagas of the Icelanders.

Autres groupes intéressants pour ses musiques d'ambiance nordique: Danheim (Danemark), Forndom (Suède) et Hugsjá (Norvège).

jeudi 26 juillet 2018

Berlin XVIII en approche finale

Berlin XVIIII, en gestation depuis plusieurs années, vient d'être lancé en financement participatif dans sa quatrième édition. Un événement pour le retour d'un jeu culte 25 après.
Cette nouvelle mouture du jeu policier cyberpunk sombre est le fruit de nombreuses années de travail au sein de l'éditeur associatif 500 Nuances de Geek en collaboration avec plusieurs illustrateurs talentueux, un romancier professionnel et de nombreux aficionados du jeu de rôle.
Le jeu sera proposé avec deux systèmes de jeu emblématiques de la mouvance rôliste du moment: Propulsé par l'Apocalyse et Fate.
Si vous voulez vous faire une idée du jeu, une version alpha est disponible via la page du financement participatif et sur le site dédié à Berlin XVIII.

mercredi 25 juillet 2018

Downrange

Six étudiants font du covoiturage, jusqu'à ce que leur véhicule se retrouve avec un pneu crevé dans un coin reculé et désertique des Etats-Unis. Sauf que ce pneu crevé n'est pas un accident, quelqu'un leur a tiré dessus et va les assassiner un par un.
Tout est dans le résumé; une fois la voiture immobilisée sur le bas-côté de la route, on a droit à une heure et demi de tir aux pigeons sur cibles plus ou moins mobiles, avec son lot de sang, de cris et de grincements de dents. Le scénario va jusqu'à développer un peu l'histoire de certains personnages, induisant une empathie encore plus forte lorsque les personnages en question se font dégommer (un classique du genre). Sans être un chef d'oeuvre, ça reste assez divertissant si on aime le genre gore et un peu cruel.
Inutile de préciser que ce film est assez violent et que certaines scènes risquent de choquer les plus sensibles d'entre vous. Si vous ne supportez pas la vue du sang, abstenez-vous.

Downrange est un scénario de Sombre. On a une bande d'adolescents tout frais et prêts à être massacrer et un tueur-snipper implacable et bien planqué. De quoi faire un beau TPK* à la fin.

(*) Total Party Kill

mardi 24 juillet 2018

Podcast Outsider : le jeu de rôle sans règles

Autre podcast, celui d'Outsider alias Thomas Munier qui nous parle de game design et plus particulièrement de jeu de rôle sans règles; avec Gherhartd (de Radio Rôliste), ils abordent le thème des règles en jeu de rôle, leurs rôles, leurs utilités, sont-elles absolument nécessaires et sous quelles formes, peut-on s'en passer, pas de règle ou règles simples... Une foultitude de questions et de réponses sur le thème des règles en jeu de rôle (ou pas).
A écouter attentivement !