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dimanche 10 mars 2024

The First Slam Dunk

Dernier dessin animé pour clôturer le festival Anima. The First Slam Dunk est un animé sur le basket-ball.


Suivant les traces de son frère aîné, qui était un joueur local célèbre dès son plus jeune âge, Ryota est également devenu accro au basket-ball et joue dans l’équipe de son lycée, Shohoku. Lors du deuxième tour du championnat interlycéen, Ryota, porté par le rêve de son défunt frère, affronte avec son équipe les champions en titre, le lycée Sannoh.

Encore une fois une découverte pour moi qui ne suit pas vraiment versé dans les animés et encore moins les animés sportifs. Une histoire poignante, qui va bien au-delà du basket, une animation élégante, fluide et rapide, des phases de match qu'on suit avec passion, même si on n'est pas amateur de basket-ball.

La Nuit Animée

Samedi soir, c'était la Nuit Animée: trois heures de dessins animés et de films d'animation dans la cadre du festival Anima. Ca se passait au cinéma Caméo à Namur et au Parc à Liège.

Comme les années précédentes, un foisonnement de productions, des formats et des durées variées, plusieurs nationalités représentées, pour tous les goûts; quelques belles pépites, de l'humour mais aussi du sentiment, encore une fois l'occasion de belles découvertes. Cette fois j'y était avec mon fils aîné, ma fille et une amie de ma fille. Un chouette moment de partage.

jeudi 7 mars 2024

Blue Giant

La vie de Dai Miyamoto change lorsqu'il découvre le jazz. Il se met alors au saxophone et s'entraîne tous les jours. Il quitte Sendai, sa ville natale, pour poursuivre sa carrière musicale à Tokyo avec l'aide de son ami Shunji. Jouant avec passion, Dai arrive un jour à convaincre le talentueux pianiste Yukinori de monter un groupe avec lui. Accompagné de Shunji qui débute à la batterie, ils forment le trio JASS. Au fil des concerts, ils se rapprochent de leur but : se produire au So Blue, le club de jazz le plus célèbre du Japon, avec l'espoir de changer à jamais le monde du jazz.

Jeudi soir, c'était Blue Giant, dans la cadre du festival Anima. Il y a des animés sur tous les sujets et donc un animé sur le jazz; Japon oblige, l'approche du jazz est ici très épique, avec le parcours parfois douloureux d'un héros qui ambitionne de devenir le meilleur jazzman du monde, rien que ça. Il y a du drama, des personnages certes stéréotypés mais très attachants, de l'épique à chaque note de musique et bien entendu du jazz. On a droit à quelques splendides morceaux, du jazz abordable et plaisant même si vous n'êtes pas amateur de ce style de musique. J'ai beaucoup aimé, et la BO tourne déjà dans ma voiture. 

A découvrir, pour tout public.

lundi 4 mars 2024

Knit's Island

Quelque part sur internet existe un espace de 250 km2 dans lequel des individus se regroupent en communauté pour simuler une fiction survivaliste. Sous les traits d’avatars, une équipe de tournage pénètre ce lieu et entre en contact avec des joueurs. Qui sont ces habitants ? Sont-ils réellement en train de jouer ?

Knit's Island est un ovni, une singularité: un documentaire façon reportage de guerre mais réalisé dans un jeu vidéo en ligne massivement multijoueur (MMORPG), ici DAYZ.

Une équipe de trois documentalistes se sont lancés dans ce défi fou d'aller à la rencontre des joueur.euse.s et des communautés qui se sont créés dans ce monde virtuel, reconstitution numérique d'une république soviétique fictive en proie à une invasion de zombies. On comprend très vite que les zombies ne sont pas la menace majeure dans ce jeu mais bien les joueurs et les communautés, les uns agissant comme des prédateurs, les autres tentant d'instaurer un semblant d'ordre avec des refuges sécurisés, en mode survie.

On découvre un véritable univers régi par ses propres règles, des habitants atypiques, des questionnements et une vrai envie de partager entre les joueur.euse.s, de vraies communautés comme on les voit dans les films et les séries, je pense par exemple à la série The Walking Dead. Au-delà de l'aspect ludique, on découvre des personnes qui ont tissé de vrais liens dans l'univers virtuel, sans jamais s'être rencontré. Personnellement, je n'ai pas été surpris par le contenu, ayant moi-même déjà joué très brièvement dans ce genre de jeu et ayant des personnes proches qui y jouent encore mais l'approche documentaire m'a semblé très intéressante.

Une surprise et une découverte; si le sujet vous intéresse, il existe une vidéo making-off où les trois auteurs expliquent, à l'occasion d'une conférence, leur démarche, leur processus de création et les difficultés rencontrées lors du tournage. Ca donne encore un autre regard sur Knit's Island.

samedi 2 mars 2024

Mars Express

En l’an 2200, Aline Ruby, détective privée obstinée, et Carlos Rivera, réplique androïde de son partenaire décédé voilà cinq ans, se lancent dans une course contre la montre dans les rues de Noctis, la capitale martienne. Leur mission : retrouver Jun Chow, une étudiante en cybernétique portée disparue.

Ce soir, c'était Mars Express. Un polar SF servi par une animation élégante. On y retrouve tous les éléments du polar avec des flics se débattant autant avec les éléments de l'enquête qu'avec leurs propres démons personnels, une alternance de séquences d'investigation et d'action, une belle brochette de personnages, un intrigue qui tient en haleine malgré quelques petites faiblesses scénaristiques, et surtout de la science-fiction / cyberpunk comme on l'aime avec des robots, des implants et des humaines augmentés ou sauvegardés numériquement, une vision d'un futur possible de l'humanité, et le constat que malgré la technologie, les enjeux et les motivations des criminels restent les mêmes qu'aujourd'hui.

Un film d'animation polar SF à voir sans aucun doute, une belle source d'inspiration pour vos jeux de rôle cyberpunk et policier.

La sirène

1980. Abadan, Iran. Les habitants résistent à un siège irakien. Parmi eux, Omid, 14 ans, choisit de rester dans la ville avec son grand-père en attendant le retour de son frère aîné, qui se bat au front. Omid trouve un bateau abandonné dans le port d’Abadan. Et si c’était une solution pour sauver sa famille et ses amis ?

Second film de ce vendredi, La Sirène nous place en 1980, au début de la guerre Iran-Irak dans la ville d'Abadan. Alors que la guerre fait ses premières victimes, le jeune Omid va tenter de remettre en état un vieux bateau pour évacuer les derniers habitants de la ville. Au travers des tribulations du jeune homme, on découvre l'Iran de 1980, les quartiers de la ville, pour certains dévastés par les bombes, les habitants, atypiques et cachant des secrets d'avant la révolution islamique, une certaine vision de la guerre (Omid tente de rallier le front pour retrouver son frère), une histoire d'amour naissante, le tout servi par un graphisme coloré et une bande son efficace.

Un film d'animation qui nous montre une autre facette d'un conflit qui a duré presque huit ans et qui, pour nous européens, n'était visible qu'au JT; j'avais sept ans quand cette guerre à débuter et quinze quand elle s'est terminée, et je dois dire qu'à part quelques images fugaces, je n'en ai pas retenu grand chose. Preuve qu'il faut des films tels que La Sirène pour nous rappeler cet épisode de l'histoire du Moyen-Orient, et surtout nous montrer une vision différente de la version officielle proposée par les belligérants.

J'ai beaucoup aimé ce film d'animation. Comme mentionné plus haut pour ses qualités graphiques et sonores, mais aussi pour son aspect historique. D'emblée il m'a rappelé les Hirondelles de Kaboul que j'avais vu à Anima en 2020.

Linda veut du poulet

Paulette se rend compte qu’elle a injustement puni sa fille Linda et elle ferait tout pour se faire pardonner. Même un poulet aux poivrons, elle qui ne sait pas cuisiner. Mais comment trouver un poulet un jour de grève générale ? De poulailler en camion de pastèques, de flicaille zélée en routier allergique, mère et fille partiront en quête du poulet.

Seconde journée Anima ce vendredi 1e mars avec Linda veut du poulet. 

C'est inventif, joyeux, émouvant, chaotique, réjouissant, dynamique, drôle; et une patte graphique originale, chaque personnage ayant sa couleur spécifique. Une pépite de 75 minutes. A voir à partir de 6 ans mais les adultes se régaleront aussi. J'ai adoré.

vendredi 1 mars 2024

The peasants

Au XIXe siècle, dans un village polonais, la jeune Jagna, promise à un riche propriétaire terrien, se révolte. Elle prend son destin en main, rejette les traditions et bouleverse l’ordre établi. Commencent alors les saisons de la colère.

Second film de la journée de jeudi, The Peasants nous place en Pologne, au XIXe siècle. La jeune paysanne Jagna, promise en mariage à un riche paysan, va refuser son destin. 

Un film utilisant de la même technique que Loving Vincent: des acteurs filmés en live action et des peintures à l'huile faites à la main. L'effet est étonnant. Les paysages polonais explosent de couleurs tout au long des quatre saisons évoquées dans l'histoire. Un récit tragique autour du personnage de Jagna, entre traditions et envie de liberté, d'intrigues de village et de révoltes, un fabuleux portrait de la vie paysanne, à la fois magnifique et terrifiant. Des femmes et des hommes qui se déchirent dans des querelles familiales qui n'ont rien à envier à Game of Thrones. Une violence latente qui explose soudainement, par contraste avec des moments de fête et de joie, des danses effrénées et des polkas enivrantes. 

Un petit chef d'oeuvre à voir absolument. 

Léo, la fabuleuse histoire de Léonard de Vinci

Bienvenue dans la Renaissance ! Une époque où artistes, savants, rois et reines inventent un monde nouveau. Parmi eux, un curieux personnage passe ses journées à dessiner d’étranges machines et à explorer les idées les plus folles. Observer la lune, voler comme un oiseau, découvrir les secrets de la médecine. Il rêve de changer le monde. Embarquez pour un voyage avec le plus grand des génies, Léonard de Vinci !

J'ai ouvert mon festival Anima hier avec Léo, la fabuleuse histoire de Léonard de Vinci. Un film d'animation alliant la technique du stop-motion et du dessin animé pour nous raconter la vie de Léonard de Vinci, enfin surtout la dernière partie de sa vie avec son départ pour la France de François Ier.

J'avais découvert ce dessin animé il y a quelques semaines dans une vidéo de Nota Bene consacré à Léonard de Vinci, avec notamment un gros travail de modélisation autour des très nombreux croquis des machines imaginées par le génie florentin.

La projection était suivie par une petit quiz très amusant et instructif. Un chouette moment de découverte, même si le film d'animation s'adressait aux plus jeunes. Une belle initiation des Grignoux comme toujours.

Un film d'animation à voir dès 6 ans.