jeudi 23 juin 2016

DEATHGASM


Brodie, jeune métalleux pômé, vient vivre chez son oncle et sa tante à Greypoint, une petite ville sans histoire de Nouvelle Zélande.
Souffre-douleur de ses camarades de classe, il fait la connaissance de Zakk, un autre amateur de Métal, ainsi que Dion et Giles, deux geeks rôlistes. Ensemble, ils fondent le groupe métal DEATHGASM. Mais lorsque Brodie et Zakk mettent la main sur une étrange partition, l'Hymne Noir, tout bascule. La ville est soudain envahie par des démons et des cultistes de Aéloth, le roi des démons. Avec l'aide de ses amis, Brodie décide de combattre  le Mal. Le Métal sauvera-t-il le monde?

Deathgasm est un surprenant objet cinématographique, série B très réussie, pleine de clichés sympas: possédés zombies agressifs, combats répandant hémoglobine par litres et organes divers, tronçonneuses et haches, et bien entendu riffs de métal endiablés (c'est le cas de la dire). A noter que même si ce film ne se prend absolument pas au sérieux, je le déconseillerais aux âmes sensibles: explicite content, strong language et violence sont au menu de ce petit morceau d'anthologie. Je range ce film sur la même planche d'étagère que Knights of Badassdom et l'excellent Astropia.
Côté réalisation, les effets spéciaux tiennent la route (exception faite du démon Aéloth qui sent bien le gros masque de latex); mention spéciale pour le fusil de paintball qui tire des dés à vingt faces et la débroussailleuse barbelée.

jeudi 9 juin 2016

Millevaux Almanach

Thomas Munier n'en finit pas d'explorer l'univers forestier de Millevaux. Comme il dit dans son dernier podcast sur la Cellule, il n'en trouve pas la sortie. Et c'est très bien. 
Il nous propose cette fois un Almanach de Millevaux.
Comme il le décrit lui-même, c’est à la fois un calendrier perpétuel, un poème, un guide d’univers, une table aléatoire, un guide d’écriture pour créer des œuvres dans l’univers de Millevaux, et une aide de jeu pour les jeux de rôles ayant lieu dans l’univers de Millevaux.
Comme toujours, c'est surprenant et décalé et surtout c'est gratuit, disponible sur le site Outsider.

mardi 7 juin 2016

La Compagnie Noire (Glenn Cook), lecture bouclée !

Du temps et un peu de volonté... voilà j'ai enfin terminé la lecture du premier tome des Annales de la Compagnie Noire, de Glenn Cook).
J'avais déjà évoqué dans un précédent billet la difficulté récurrente que j'avais eue à la lecture de cet ouvrage. Il m'aura fallu un bon mois et demi pour arriver au bout de ce roman. Je ne regrette pas l'effort fourni.
L'histoire d'abord: on suit la vie d'une compagnie de mercenaires dans un monde fantasy très sombre, le tout narré par Toubib, le médecin de la troupe et responsable de consigner l'épopée de la compagnie dans les fameuses Annales de la Compagnie Noire.
Ma difficulté de lecture ne tenait pas à l'histoire elle-même, du reste intéressante et originale, mais plutôt au ton employé par le narrateur, très typé, l'ensemble des événements étant racontés à la première personne, de manière directe et parfois familière, par Toubib. Une fois cet écueil franchi, l'histoire prend toute son ampleur.
La Compagnie Noire travaille pour le plus offrant et ne s’embarrasse pas de remords; les mercenaires ne servent pas toujours le bon côté. Les choix moraux sont souvent difficiles et la survie de la Compagnie Noire passe parfois par des décisions douloureuses et cruelles. Le développement de cet aspect des choses m'a beaucoup plu (à exploiter en jeu de rôle bien entendu).
Successivement au service du syndic de la cité de Béryl, de l'Asservi Volesprit (un espèce de sorcier mort-vivant) puis de la Dame (monarque énigmatique genre reine des ténèbres), la Compagnie Noire traverse les champs de bataille, semant la mort derrière elle.
Même si j'ai personnellement éprouvé quelques difficultés à la lecture de ce roman, et même si je ne pense pas lire la suite de la série, La Compagnie Noire demeure un classique du genre, une oeuvre originale par bien des points, à lire sans aucun doute.

vendredi 3 juin 2016

Pandemic

Un virus a infecté la majeure partie de la population. A Los Angeles, vous avez intégré un bataillon de survivants, scientifiques et combattants. Votre mission: stopper l’épidémie, combattre les infectés et secourir les survivants. Après avoir rassemblé des armes et des combinaisons de survie, vous partez caméra au casque affronter le chaos. Vous êtes le dernier espoir de l’Humanité, bonne chance! Menez cette mission au cœur de l’action en mode FPS.

Pandemic plonge le spectateur dans l'horreur d'une pandémie. On suit un groupe de sauveteurs dans une mission de récupération de survivants. L'originalité de ce film tient dans le fait que la majorité des plans sont filmés en mode FPS, suivant l'action, en alternance, par l'intermédiaire des yeux de chacun des membres de l'équipe.
C'est très immersif même s'il faut avoir le cœur bien accroché. Les scènes de fuite et de confrontations avec les infectés sont pour le moins mouvementées. Certaines scènes sont vraiment très violentes, d'autant plus en mode FPS. Âmes sensibles s'abstenir.
En plus de cette manière particulière de filmer l'action, Pandemic bénéficie d'un scénario qui tient la route, même si on n'échappe pas aux situations classiques de ce type de film (fuite éperdue, endroits obscurs ou très mal éclairés, lumières clignotantes et agresseurs surgissant soudainement)
Sans être le film du siècle, Pandemic renouvelle bien le genre.

jeudi 2 juin 2016

Le Seigneur de l'Ombre

Le Seigneur de l'Ombre est le 3ième opus de la série Dragon d'Or.
Le héros, Dragon d'Or, se voit confier la dangereuse mission d'investir la Citadelle de l'Ombre et d'en déloger Arkayn, le Seigneur de l'Ombre, responsable des malheurs qui se sont abattus sur le royaume de Lalassa.
Vous êtes Dragon d'Or et il vous appartiendra de prendre les bonnes décisions et de vaincre monstres et pièges de la Citadelle de l'Ombre afin de restaurer la paix dans le royaume. L'aventure débute alors que vous faites route vers la forteresse maléfique.

Le Seigneur de l'Ombre, comme les autres livres de la série Dragon d'Or, est un ouvrage relativement peu épais, 300 paragraphes.
Le système de jeu proposé est assez simple, idéal pour les joueurs jeunes et/ou débutants.
Si mes souvenirs sont bons, c'est un des premiers livres-jeux que j'ai lus. J'avais eu l'occasion de tester la Malédiction du Pharaon en bibliothèque, ce qui m'avait donné envie de découvrir les autres livres de la série; peu de temps après, j'achetais le Seigneur de l'Ombre. J'ai également lu Le Dieu Perdu, second tome de la série; celui-là aussi est dans ma liste de lecture.

Revenons au Seigneur de l'Ombre.
Comme évoqué plus haut, une intrigue linéaire, une aventure puisant dans les poncifs du genre et un système de jeu simple font du Seigneur de l'Ombre une bonne histoire à jouer pour de jeunes joueurs et/ou débutants. Certains personnages rencontrés par le lecteur en début d'aventure décrivent la Citadelle du Seigneur de l'Ombre comme un endroit truffés de dangers, de monstres et de périls insurmontables; pourtant, sauf malchance aux dés, Dragon d'Or traversera cette aventure sans trop de problèmes. Ce qui ne veut pas dire que les combats sont rares, bien au contraire: Dragon d'Or affrontera maints adversaires MAIS aucun n'est impossible à vaincre, avec un peu de chance et parfois l'objet magique adéquat. Il y a aussi quelques pièges, assez classiques mais efficaces et qui peuvent mettre fin à l'aventure si vous n'y prenez pas garde.
Les situations burlesques sont nombreuses et toujours surprenantes: le chevalier immobilisé dans son armure à l'auberge, Shambol le vieil homme des marais, le fantôme de sir Sylvestus, le banquet des goules, la femme-tigresse lascive étendue au coin du feu, le salon des vampires, etc.
L'auteur, Oliver Johnson, sait raconter les histoires et les rendre passionnantes.

Si vous souhaitez découvrir (ou faire découvrir) les livres-jeux, ce Seigneur de l'Ombre est un choix idéal. A ma connaissance, il est encore édité chez Gallimard, sinon on doit encore pouvoir le trouver en librairie d'occasions.

mercredi 1 juin 2016

Northlanders (tome 2), le livre islandais

Le tome 2 de la série Northlanders de Brian Wood s'intéresse à la conquête de l'Islande par les vikings.
Même principe que le tome précédent: Brian Wood distribue ses histoires à plusieurs dessinateurs, à eux d'illustrer le récit.
Le résultat est superbe: un bouquin bien épais (312 pages, c'est lourd), tout en couleur et bourré d'histoires épiques et violentes sur la colonisation de l'Islande par les vikings.
On y suit notamment la saga du clan Hauksson qui joua un rôle important dans la colonisation de l'Islande et le développement de la société viking.

Un récit sans concession, violent et cruel comme les terres froides et inhospitaliers dont elles sont le théâtre.
Graphiquement, l'ouvrage est un petit bijou.
A lire de toute urgence si vous êtes passionné d'histoire viking; indispensable si vous jouez à Yggdrasil.

Casus TV

Black Book Editions lance Casus TV, une émission Youtube sur le jeu de rôle.
Dans la première vidéo, Maxime Chattam nous explique ce qu'est le jeu de rôle.

Ce n'est pas complet puisqu'on n'y présente que le jeu de rôle dit classique (un MJ et un groupe de joueurs) - on ne parle pas des jeux de rôle à narration partagée ou sans MJ - mais c'est une bonne entrée en matière si on veut se faire un première idée du loisir.

mercredi 25 mai 2016

La Légende de Baahubali

Petite expérience cinématographique avec La Légende de Baahubali, un film d'aventure épique indien, véritable blockbuster au pays de Ganesh.
L'histoire en quelques mots: un enfant miraculeusement sauvé des eaux est recueilli et élevé par des fermiers. 
Une vingtaine d'années plus tard, l'enfant devenu jeune homme décide de braver les interdits et d'aller voir ce qu'il y a au-delà de la grande cascade qui marque la frontière de "son pays". Dans cette contrée inconnue, il rencontre Avantika, une belle guerrière qui lutte avec un petit groupe de rebelles contre la tyrannie du cruel roi Bhallaldeva. Il décide d'aider la jeune femme dans sa lutte contre le tyran; il découvre alors qu'il est le fils caché du précédent roi, Baahubali, trahi et assassiné sur les ordres de son propre frère Bhallaldeva.
Le film s'achève sur cette révélation et attend bien entendu une conclusion dans un second opus annoncé pour 2016.

Baahubali nous raconte une légende, une histoire épique, la lutte éternelle entre le courageux héros et le vil tyran. Côté scénario, rien de bien original.
Par contre, ce qui m'a le plus étonné, c'est la manière de mener le récit avec notamment les interludes de danses et de chants. On m'avait prévenu que les films indiens en étaient truffés mais ça surprend malgré tout. Cela dit, si on se laisse prendre au jeu, ce n'est pas si gênant et ça ajoute un côté léger au drame. Une autre chose assez surprenante, c'est la place des héros, plus grands que nature, presque pourvus de pouvoirs divins: il suffit de voir les scènes de combat pour s'en persuader. Ce sont eux, les héros, pas de doute là dessus, et les hommes de main et soldats du méchant prennent très cher.
Pour ma part, c'était une expérience que je voulais tenter et j'en ressors amusé et avec l'envie de voir la suite ou d'autres films de la même veine. Ca a quelque chose de surprenant et de rafraîchissant qui change des blockbusters à grand spectacle issu du cinéma américain.