jeudi 28 juillet 2016

Traque sur Tatooine : scénario-jeu dans l'univers de Starwars The Old Republic

Vous êtes des chevaliers Jedi, serviteurs du temple de Tython, planète refuge des rescapés de Coruscant. La trahison et la fuite du chevalier Jedi Ordo Jarral, ont surpris tout le monde. Vous avez reçu l'ordre de traquer le renégat et de le ramener sur Tython pour qu'il y soit jugé par ses pairs. Le traître serait en possession d'un holocron contenant des informations secrètes et sensibles pour la République, déjà affaiblie suite à la chute de Coruscant. Cette mission est primordiale.

Tel est le pitch du scénario-jeu intitulé Traque sur Tatooine que je suis en train d'écrire et dont l'action se déroule dans l'univers du jeu vidéo en ligne Starwars The Old Republic.
L'idée de départ vient d'une demande de mes enfants de jouer dans l'univers de Starwars, et plus spécifiquement dans celui proposé par le jeu en ligne SW:TOR (même si personnellement je préfère la période de la Rébellion contre l'Empire de la Trilogie Originale).
Suite à cette demande, je me suis demandé quel jeu leur proposer. J'avais jadis joué/maîtrisé la version d6 (West End Games) de Starwars. D'autres options s'offraient à moi comme les anciennes éditions d20 ou la dernière édition en date éditée chez Edge Entertainment, en particulier Force and Destiny mettant en scène les Jedi. Les règles des Chroniques Galactiques proposées dans un des derniers Casus Belli auraient également pu faire l'affaire.
Après un bon moment de réflexion, j'en suis arrivé à la conclusion (personnelle et qui n'engage que moi) qu'aucun de ces jeux/systèmes ne mettaient en valeur ce que j'estimais être les fondamentaux de l'univers de Starwars, à savoir le combat entre le côté Obscur et Lumineux, et ce subtil jeu d'équilibristes, sur une corde raide entre le Bien et le Mal. Assez rapidement je me suis penché vers des jeux tels que Paladin de Clinton R. Nixon. Je voulais également que les enfants/joueurs puissent exprimer facilement tout leur potentiel dans l'univers de Starwars qu'ils connaissent parfois mieux que moi. Ainsi je me suis replongé dans des jeux de rôle favorisant la création de cadres de jeu émergeant: Apocalypse World mais aussi Blades in the Dark, Cthulhu Dark et l'excellent Lady Blackbird. Baigné de toutes ces influences, j'ai entamé l'écriture de Traque sur Tatooine.

Pour l'instant, ce n'est encore qu'un embryon de deux pages qui doit encore se développer dans les semaines à venir. Le jeu propose un background tiré du jeu vidéo, trois personnages et un corpus de règles inspirées de Paladin pour les choix moraux, Cthulhu Dark pour les jauges des côtés Obscur et Lumineux, Blades in the Dark et Apocalypse World pour la résolution des actions (succès complet/partiel ou échec) et Lady Blackbird pour l'utilisation de traits pour décrire les personnages.
Un seul personnage, Jada la gardienne Jedi, est détaillée. Je compte faire de même pour les deux autres personnages (un guerrier Jedi et un contrebandier).
Je voudrais aussi mettre l'accent sur les relations des personnages entre eux mais également avec les PNJ et notamment Ordo Jarral, le Jedi renégat que les héros doivent traquer et ramener sur Tython.
Je cogite encore sur l'introduction de clés narratives comme dans Lady Blackbird pour favoriser certaines actions chez les personnages.
Je n'ai pas encore réfléchi aux mécanismes de progression des personnages. A voir si c'est pertinent pour un jeu qui se présente au départ comme un one-shot mais qui risque fort de donner lieu à des suites.
Bref le jeu est en pleine écriture et doit encore mûrir. Néanmoins mon impatience naturelle me pousse à vous soumettre dès maintenant les premières pages de Traque sur Tatooine.

A noter que plusieurs des jeux cités ci-dessus existent en français et sont téléchargeables gratuitement:

lundi 25 juillet 2016

La Nuit des Chasseurs (un shooter de Yno)

Petit coup de projecteur sur le nouveau shooter de Yno intitulé La Nuit des Chasseurs.
En 1883, un trésor de guerre inestimable disparaît dans des circonstances étranges dans la petite ville de Desolation, Texas.
Cinq ans plus tard, après avoir tué un groupe de marshals qui se rendaient en ville, une bande de hors-la-loi endosse l’identité des hommes de loi pour retrouver le magot. Cette bande, ce sont vos personnages.

Un pitch alléchant qui fleure bon le western sombre à la Hateful Eight et autre Deadwood. A noter que ce shooter exploite le même contexte que Rushmore mais 128 ans avant. La Nuit du Chasseurs est motorisé par le Corpus Mechanica Plus adapté pour la cause.

lundi 27 juin 2016

Apocalypse World 1st edition gratuit

Alors que le kickstarter de la seconde édition s'est terminé avec succès, Vincent Baker met gratuitement à disposition la première édition de son jeu. 
Comment l'obtenir? Il vous suffit d'aller sur le site d'Apocalypse World et d'y laisser votre adresse mail. Les fichiers - livre de règles et playbooks - vous seront alors proposés en téléchargement.

jeudi 23 juin 2016

DEATHGASM


Brodie, jeune métalleux pômé, vient vivre chez son oncle et sa tante à Greypoint, une petite ville sans histoire de Nouvelle Zélande.
Souffre-douleur de ses camarades de classe, il fait la connaissance de Zakk, un autre amateur de Métal, ainsi que Dion et Giles, deux geeks rôlistes. Ensemble, ils fondent le groupe métal DEATHGASM. Mais lorsque Brodie et Zakk mettent la main sur une étrange partition, l'Hymne Noir, tout bascule. La ville est soudain envahie par des démons et des cultistes de Aéloth, le roi des démons. Avec l'aide de ses amis, Brodie décide de combattre  le Mal. Le Métal sauvera-t-il le monde?

Deathgasm est un surprenant objet cinématographique, série B très réussie, pleine de clichés sympas: possédés zombies agressifs, combats répandant hémoglobine par litres et organes divers, tronçonneuses et haches, et bien entendu riffs de métal endiablés (c'est le cas de la dire). A noter que même si ce film ne se prend absolument pas au sérieux, je le déconseillerais aux âmes sensibles: explicite content, strong language et violence sont au menu de ce petit morceau d'anthologie. Je range ce film sur la même planche d'étagère que Knights of Badassdom et l'excellent Astropia.
Côté réalisation, les effets spéciaux tiennent la route (exception faite du démon Aéloth qui sent bien le gros masque de latex); mention spéciale pour le fusil de paintball qui tire des dés à vingt faces et la débroussailleuse barbelée.

jeudi 9 juin 2016

Millevaux Almanach

Thomas Munier n'en finit pas d'explorer l'univers forestier de Millevaux. Comme il dit dans son dernier podcast sur la Cellule, il n'en trouve pas la sortie. Et c'est très bien. Il nous propose cette fois un Almanach de Millevaux.
Comme il le décrit lui-même, c’est à la fois un calendrier perpétuel, un poème, un guide d’univers, une table aléatoire, un guide d’écriture pour créer des œuvres dans l’univers de Millevaux, et une aide de jeu pour les jeux de rôles ayant lieu dans l’univers de Millevaux.
Comme toujours, c'est surprenant et décalé et surtout c'est gratuit, disponible sur le site Outsider.

mardi 7 juin 2016

La Compagnie Noire (Glenn Cook), lecture bouclée !

Du temps et un peu de volonté... voilà j'ai enfin terminé la lecture du premier tome des Annales de la Compagnie Noire, de Glenn Cook).
J'avais déjà évoqué dans un précédent billet la difficulté récurrente que j'avais eue à la lecture de cet ouvrage. Il m'aura fallu un bon mois et demi pour arriver au bout de ce roman. Je ne regrette pas l'effort fourni.
L'histoire d'abord: on suit la vie d'une compagnie de mercenaires dans un monde fantasy très sombre, le tout narré par Toubib, le médecin de la troupe et responsable de consigner l'épopée de la compagnie dans les fameuses Annales de la Compagnie Noire.
Ma difficulté de lecture ne tenait pas à l'histoire elle-même, du reste intéressante et originale, mais plutôt au ton employé par le narrateur, très typé, l'ensemble des événements étant racontés à la première personne, de manière directe et parfois familière, par Toubib. Une fois cet écueil franchi, l'histoire prend toute son ampleur.
La Compagnie Noire travaille pour le plus offrant et ne s’embarrasse pas de remords; les mercenaires ne servent pas toujours le bon côté. Les choix moraux sont souvent difficiles et la survie de la Compagnie Noire passe parfois par des décisions douloureuses et cruelles. Le développement de cet aspect des choses m'a beaucoup plu (à exploiter en jeu de rôle bien entendu).
Successivement au service du syndic de la cité de Béryl, de l'Asservi Volesprit (un espèce de sorcier mort-vivant) puis de la Dame (monarque énigmatique genre reine des ténèbres), la Compagnie Noire traverse les champs de bataille, semant la mort derrière elle.
Même si j'ai personnellement éprouvé quelques difficultés à la lecture de ce roman, et même si je ne pense pas lire la suite de la série, La Compagnie Noire demeure un classique du genre, une oeuvre originale par bien des points, à lire sans aucun doute.

vendredi 3 juin 2016

Pandemic

Un virus a infecté la majeure partie de la population. A Los Angeles, vous avez intégré un bataillon de survivants, scientifiques et combattants. Votre mission: stopper l’épidémie, combattre les infectés et secourir les survivants. Après avoir rassemblé des armes et des combinaisons de survie, vous partez caméra au casque affronter le chaos. Vous êtes le dernier espoir de l’Humanité, bonne chance! Menez cette mission au cœur de l’action en mode FPS.

Pandemic plonge le spectateur dans l'horreur d'une pandémie. On suit un groupe de sauveteurs dans une mission de récupération de survivants. L'originalité de ce film tient dans le fait que la majorité des plans sont filmés en mode FPS, suivant l'action, en alternance, par l'intermédiaire des yeux de chacun des membres de l'équipe.
C'est très immersif même s'il faut avoir le cœur bien accroché. Les scènes de fuite et de confrontations avec les infectés sont pour le moins mouvementées. Certaines scènes sont vraiment très violentes, d'autant plus en mode FPS. Âmes sensibles s'abstenir.
En plus de cette manière particulière de filmer l'action, Pandemic bénéficie d'un scénario qui tient la route, même si on n'échappe pas aux situations classiques de ce type de film (fuite éperdue, endroits obscurs ou très mal éclairés, lumières clignotantes et agresseurs surgissant soudainement)
Sans être le film du siècle, Pandemic renouvelle bien le genre.

jeudi 2 juin 2016

Le Seigneur de l'Ombre

Le Seigneur de l'Ombre est le 3ième opus de la série Dragon d'Or.
Le héros, Dragon d'Or, se voit confier la dangereuse mission d'investir la Citadelle de l'Ombre et d'en déloger Arkayn, le Seigneur de l'Ombre, responsable des malheurs qui se sont abattus sur le royaume de Lalassa.
Vous êtes Dragon d'Or et il vous appartiendra de prendre les bonnes décisions et de vaincre monstres et pièges de la Citadelle de l'Ombre afin de restaurer la paix dans le royaume. L'aventure débute alors que vous faites route vers la forteresse maléfique.

Le Seigneur de l'Ombre, comme les autres livres de la série Dragon d'Or, est un ouvrage relativement peu épais, 300 paragraphes.
Le système de jeu proposé est assez simple, idéal pour les joueurs jeunes et/ou débutants.
Si mes souvenirs sont bons, c'est un des premiers livres-jeux que j'ai lus. J'avais eu l'occasion de tester la Malédiction du Pharaon en bibliothèque, ce qui m'avait donné envie de découvrir les autres livres de la série; peu de temps après, j'achetais le Seigneur de l'Ombre. J'ai également lu Le Dieu Perdu, second tome de la série; celui-là aussi est dans ma liste de lecture.

Revenons au Seigneur de l'Ombre.
Comme évoqué plus haut, une intrigue linéaire, une aventure puisant dans les poncifs du genre et un système de jeu simple font du Seigneur de l'Ombre une bonne histoire à jouer pour de jeunes joueurs et/ou débutants. Certains personnages rencontrés par le lecteur en début d'aventure décrivent la Citadelle du Seigneur de l'Ombre comme un endroit truffés de dangers, de monstres et de périls insurmontables; pourtant, sauf malchance aux dés, Dragon d'Or traversera cette aventure sans trop de problèmes. Ce qui ne veut pas dire que les combats sont rares, bien au contraire: Dragon d'Or affrontera maints adversaires MAIS aucun n'est impossible à vaincre, avec un peu de chance et parfois l'objet magique adéquat. Il y a aussi quelques pièges, assez classiques mais efficaces et qui peuvent mettre fin à l'aventure si vous n'y prenez pas garde.
Les situations burlesques sont nombreuses et toujours surprenantes: le chevalier immobilisé dans son armure à l'auberge, Shambol le vieil homme des marais, le fantôme de sir Sylvestus, le banquet des goules, la femme-tigresse lascive étendue au coin du feu, le salon des vampires, etc.
L'auteur, Oliver Johnson, sait raconter les histoires et les rendre passionnantes.

Si vous souhaitez découvrir (ou faire découvrir) les livres-jeux, ce Seigneur de l'Ombre est un choix idéal. A ma connaissance, il est encore édité chez Gallimard, sinon on doit encore pouvoir le trouver en librairie d'occasions.