mercredi 25 mai 2016

La Légende de Baahubali

Petite expérience cinématographique avec La Légende de Baahubali, un film d'aventure épique indien, véritable blockbuster au pays de Ganesh.
L'histoire en quelques mots: un enfant miraculeusement sauvé des eaux est recueilli et élevé par des fermiers. 
Une vingtaine d'années plus tard, l'enfant devenu jeune homme décide de braver les interdits et d'aller voir ce qu'il y a au-delà de la grande cascade qui marque la frontière de "son pays". Dans cette contrée inconnue, il rencontre Avantika, une belle guerrière qui lutte avec un petit groupe de rebelles contre la tyrannie du cruel roi Bhallaldeva. Il décide d'aider la jeune femme dans sa lutte contre le tyran; il découvre alors qu'il est le fils caché du précédent roi, Baahubali, trahi et assassiné sur les ordres de son propre frère Bhallaldeva.
Le film s'achève sur cette révélation et attend bien entendu une conclusion dans un second opus annoncé pour 2016.

Baahubali nous raconte une légende, une histoire épique, la lutte éternelle entre le courageux héros et le vil tyran. Côté scénario, rien de bien original.
Par contre, ce qui m'a le plus étonné, c'est la manière de mener le récit avec notamment les interludes de danses et de chants. On m'avait prévenu que les films indiens en étaient truffés mais ça surprend malgré tout. Cela dit, si on se laisse prendre au jeu, ce n'est pas si gênant et ça ajoute un côté léger au drame. Une autre chose assez surprenante, c'est la place des héros, plus grands que nature, presque pourvus de pouvoirs divins: il suffit de voir les scènes de combat pour s'en persuader. Ce sont eux, les héros, pas de doute là dessus, et les hommes de main et soldats du méchant prennent très cher.
Pour ma part, c'était une expérience que je voulais tenter et j'en ressors amusé et avec l'envie de voir la suite ou d'autres films de la même veine. Ca a quelque chose de surprenant et de rafraîchissant qui change des blockbusters à grand spectacle issu du cinéma américain.

dimanche 22 mai 2016

Mr. Robot

Mr. Robot est la série la plus étrange et la plus déstabilisante que j'ai vue depuis... en fait, depuis que je regarde des séries, et c'est peu dire.
Le pitch en quelques mots: on y suit la vie d'Elliot, un jeune hacker introverti, pour ne pas dire asocial, qui bosse pour une société de cyber sécurité.
Elliot se drogue à la morphine, hacke tout le monde et se pense pourchassé par les sbires d'Evil Corp, une multinationale tentaculaire pour laquelle son père aura travaillé jadis et qui serait mort par la faute de la négligence de cet employé peu scrupuleux.
Elliot voit se présenter une occasion de se venger d'Evil Corp en la personne de l'énigmatique Mr. Robot, meneur d'un petit groupe de hackers qui se fait appelé FSocietyFSociety envisage de faire tomber Evil CorpElliot accepte de les aider.

On est face à un truc bien barré où les apparences sont souvent trompeuses et le soupçon omniprésent. On navigue entre réalité et paranoïa; les intrigues parallèles se développent, perdant souvent le spectateur, le guidant vers des destinations improbables, le faisant croiser et découvrir une palette de personnages bizarres et surprenants. Je dois avouer avoir été un peu perdu par la manière dont le récit s'articule, me demandant souvent où tout cela allait aboutir, et la fin n'est pas décevante du tout, bien que très étrange, à l'image des dix épisodes de cette saison initiale; je dis première saison mais j'ai  un peu de mal à envisager une seconde saison tant l'histoire racontée n'appelle pas nécessairement une suite. J'ai peur qu'une suite ne soit pas à la hauteur et ne finisse que par ternir la brillante étrangeté de ce Mr. Robot.
S'il fallait résumer Mr. Robot: hacking, drogue, sexe et parano. Une très bonne série au demeurant.

mardi 17 mai 2016

Marchebranche, un nouveau jeu de rôle de Thomas Munier

Marchebranche est le dernier jeu de rôle de Thomas Munier dans l'univers de Millevaux
L'auteur nous propose une fois encore de parcourir les sentiers de son monde forestier post-apocalyptique en suivant les pas des Marchebranches, des voyageurs en quête de leur mémoire et de leur pays natal. Cette quête de la redécouverte de sa nature propre passe par l'acquisition des mystérieuses cartes du Tarot de l'Oubli, sésames indispensables pour retrouver leurs souvenirs perdus.
Le jeu est actuellement en playtest; vous pouvez en lire les compte-rendus sur le forum des Terres Etranges.
D'après ce que j'en ai déjà lu, le jeu propose aux joueurs d'incarner des Marchebranches, des voyageurs, à la recherche de leur passé et de leur pays natal; les joueurs doivent choisir parmi quatre archétypes appelés vocations: voyageur, artisan, saltimbanque ou mage. Le Marchebranche est également défini par ses Atouts - Cœur, Force, Esprit, Pouvoir - qui lui seront fort utiles au cours de ses quêtes à venir.
Au début de l'aventure, trois figurants (PNJ) proposeront aux Marchebranches une quête issue des situations dramatiques théorisées par Georges Polti; chacune de ces quêtes se verra récompenser par une carte du Tarot de l'Oubli, artefact magique devant aider les Marchebranches à retrouver leurs souvenirs. L'univers sludgecore de Millevaux s'estompe au profit d'une ambiance naïve, tirant vers le merveilleux et le fantastique, proche du conte de fées.
Côté mécanique de jeu, on utilise des dés à six faces. Pour réussir ses actions, on doit obtenir des doubles, les 6 correspondant à des réussites particulières.
Il est possible de donner des dés à ses coéquipiers pour leur permettre de réussir leurs actions ou atténuer leurs échecs. Les mécaniques de jeu favorisent l'entraide et la coopération entre jourus.
Les échecs sont sanctionnés par des noirceurs, synonymes de blessures, de pertes ou dommages quelconques.
En plus de leurs personnages, les joueurs peuvent à priori contrôler des compagnons d'aventures qui peuvent le cas échéant devenir des PJ à part entière ou servir de protection face à l'adversité.

Ce billet a été écrit après lecture des compte-rendus de parties postés par Thomas Munier sur le forum Terres Etranges; j'ai essayé de comprendre en quoi consistait ce nouveau jeu et ce qu'il proposait en terme de possibilités ludiques. J'encourage l''auteur à me corriger et à préciser certains points le cas échéant. Le jeu est actuellement en playtest et est donc susceptible d'encore évoluer au fur et à mesure des parties successives. J'attends la sortie de la version finale de ce nouveau jeu Millevauxien avec impatience.

lundi 16 mai 2016

Captain America : Civil War

Suite aux nombreux dommages collatéraux causés par les Avengers lors de leurs missions, le gouvernement décide de leur imposer un règlement et une stricte supervision. Très vite, deux factions se dessinent: ceux qui acceptent le contrôle du gouvernement menés par Tony Stark alias Iron Man et ceux qui estiment que leur devoir va au-delà des règles imposées par les Nations Unies, menés par Steve Rogers alias Captain America. Très vite les choses vont s'accélérer et les événements finiront par amener les deux camps à s'affronter.

Que faire des supers héros une fois les grandes menaces écartées? Peut-on tout leur pardonner sous prétexte qu'ils étaient les seuls à pouvoir sauver le monde? L'ont-ils réellement sauver d'ailleurs? Ne sont-ils pas d'une certaine manière à la fois une partie du problème et une partie de la solution? Est-ce que la fin justifie toujours les moyens quand il s'agit de lutter contre le Mal? Quid des nombreuses victimes innocentes et des morts involontaires survenues lors des combats dantesques entre les héros et les méchants? Autant de questions abordées en filigranes dans ce nouveau Marvel. Faut-il accorder une confiance aveugle aux supers héros ou faut-il au contraire les contrôler et leur imposer des règles? Sur ce point, Tony Stark et Steve Rogers ne sont pas d'accord, et c'est cette opposition qui sera le fil rouge de Captain America Civil War.
Bien entendu, l'intrigue ne se limite pas à ce dilemme. Les héros si sûrs d'eux et de leurs opinions respectives ne sont au final que des marionettes dans un théâtre qui les dépasse et les dupe. Mention très bien pour la révélation finale. Un Marvel débordant de scènes épiques et de combats spectaculaires. L'intrigue tient la route (même si c'est une intrigue à la Marvel) et l'ensemble est mené tambours battants, peu de temps morts; les deux heures et demi de film passent très vite.
Un seul bémol de mon point de vue: l'intervention pas vraiment d'à-propos de certains supers héros comme Ant-Man et Spiderman, le premier pour des raisons de  pseudo-cohérence vu qu'on le voyait affronter Falcon dans le film éponyme Ant-Man, et l'autre simplement pour bien marquer que Marvel a remis la main sur la licence Spiderman

jeudi 12 mai 2016

Les Portes de l'Au-delà : compte rendu de lecture

Comme promis, voici un petit compte rendu de la lecture du livre-jeu Les Portes de l'Au-delà, de la série Quête du Graal.
L'aventure débute alors que Merlin vous a téléporté à la croisée des chemins, près d'un vieux chêne qui s'avère être un des nombreux repaires de l'enchanteur.

L'ouvrage se divise en deux parties.
La première partie est plutôt une phase préparatoire au cours de laquelle le héros, Pip, est présenté à la cour du Roi Arthur et se voit confier la délicate mission d'aller refermer les Portes du Sinistre Royaume des Morts, laissées entrouvertes lors des deux précédentes quêtes du héros. Équipé de pied en cap et armé de sa légendaire épée parlante Excalibur Junior, Pip se lance dans l'aventure.
S'en suit une série de péripéties burlesques qui, si vous avez de la chance, aboutiront à la découverte des fameuses portes, qui sont effectivement restées ouvertes. Ce n'est évidemment pas la fin de l'aventure puisqu'au moment crucial, alors qu'il se prépare à refermer les dites portes, Pip est précipité dans un dédale de tunnels, de couloirs et de salles qui constituent le Sinistre Royaume des Morts.

La seconde partie du jeu commence alors. A la fin du livre, le lecteur aventurier découvre des plans décrivant les niveaux successifs qu'il devra parcourir pour trouver le Chevalier Noir d'Avalon - c'est lui le méchant de l'histoire - le vaincre et refermer les Portes de l'Au-delà, sauvant ainsi le royaume d'Avalon.
Les trois niveaux du Sinistre Royaume des Morts forment un immense donjon à explorer. Chaque pièce porte le numéro du paragraphe correspondant; les couloirs sont parcourus par des monstres errants que l'aventurier risque de rencontrer au hasard de son errance. Des tables de rencontres permettent de gérer ces escarmouches. 
On est véritablement dans un donjon à l'ancienne, peuplé de créatures étranges, tantôt hostiles, tantôt amicales, de pièges cruels et vicieux, de trésors et d'objets magiques en tout genre, le tout saupoudré d'une bonne dose d'humour. 
Je ne vais pas vous décrire les rencontres de ce donjon: ça serait gâcher la surprise aux éventuels futurs lecteurs. Sachez seulement que les apparences sont souvent trompeuses et que certains choix ne mènent qu'à une mort rapide et odieusement douloureuse.
Si vous avez de la chance, après moultes combats et péripéties, Pip accédera à la salle du boss, si on peut dire, et trucidera le Chevalier Noir d'Avalon. Les Portes du Sinistre Royaume des Morts seront fermées et tout rentrera dans l'ordre au royaume du Roi Arthur.

J'entretiens un rapport très particulier avec cette aventure de la Quête du Graal, que j'ai joué et rejoué à de nombreuses reprises, explorant chaque recoins du donjon. A l'époque, l'idée du plan numéroté m'était apparue comme géniale, prémisse s'il en est de mes futures aventures rôlistes. Je me souviens d'ailleurs avoir utilisé les plans de ce livre-jeu pour animer certaines de mes sessions de Donjons & Dragons.
Ce livre-jeu reste pour moi un must, au même titre que le Talisman de la Mort.
Si vous avez l'occasion de vous le procurer, en occasion ou neuf, n'hésitez pas !

mercredi 11 mai 2016

Ghosts of Mars

Petit rattrapage cinéma avec Ghosts of Mars, de John Carpenter.

En 2176, Mars, en cours de terraformation, est une colonie minière dominée par le Matriarcat.
La lieutenant Mélanie Ballard et son équipe sont chargés de transférer James "Désolation" Williams, un criminel notoire, à la Cour de Justice. Ils débarquent dans la petite ville de Shining Canyon où ils vont découvrir l'horreur des Fantômes de Mars, malencontreusement libérés par le creusage d'un nouveau tunnel minier. Possédés, les malheureux sont devenus des barbares fous furieux, avides de carnage.
Les agents de police finiront par faire équipe avec "Désolation" Williams et ses acolytes, s'ils veulent avoir une chance de sortir vivants de cet enfer.

J'avoue volontiers avoir vu de meilleurs Carpenter que ces Fantômes de Mars. Le scénario est simpliste et n'offre aucune surprise. Les scènes de carnage sont juste gores et les combats fades et mous. Les décors sentent le carton pâte et les costumes et maquillages des possédés sont une belle référence à la mode gothique/sadomasochiste avec un petite dose de rock et de métal. D'ailleurs, les musiques sont composés par John Carpenter himself.
L'histoire commence alors que la lieutenant Mélanie Ballard est retrouvée inconsciente dans un train en provenance de Shining Canyon, apparemment unique survivant de terribles événements, qu'elle raconte au cours d'un témoignage devant une commission d'enquête du Matriarcat. On a donc une narration à flashbacks avec ça et là des interludes permettant de switcher d'un personnage à l'autre et d'un moment à l'autre de l'histoire.
Vous l'aurez compris: Ghosts of Mars est un film dispensable et qui n'apporte rien à l'oeuvre de Carpenter, bien au contraire. On est loin d'un chef d'oeuvre comme l'Antre de la Folie.

lundi 2 mai 2016

La 5ème Vague

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de l'espèce humaine. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir, si toutefois elle peut lui faire confiance.

La 5ème Vague est l'adaptation sur grand écran du premier roman de la trilogie du même nom de Rick Yancey.
Les Autres veulent notre planète mais pas nous; ils exterminent donc l'humanité en procédant par vagues d'attaques successives, chacune plus dévastatrice les unes que les autres. Si les quatre premières vagues étaient des attaques très frontales, la cinquième vague sera plus subtile mais non moins meurtrière; en effet, les Autres peuvent prendre possession des corps humains, un peu comme des parasites. Sous cette forme, il est difficile de faire la différence entre humain et extraterrestre. Cassie devra faire preuve de courage et de discernment pour sauver son petit frère et mettre à mal la 5ème Vague.
On est en plein dans le film d'invasion extraterrestre et de résistance avec d'un côté des extraterrestres belliqueux et manipulateurs, et de l'autre des jeunes gens prêts à tout pour survivre, et qui au final s'organiseront en groupe de résistants.
L'intrigue est cousue de fils blancs et les rebondissements assez prévisibles même si le film se laisse regarder. Ca reste un divertissement correct mais sans plus. Le film se limite au premier tome de la trilogie. Peu de chance que la suite voit le jour au cinéma, surtout vu la critique qu'il a suscité et le succès assez marginal rencontré par le film. L'actrice Chloë Grace Moretz est plutôt mignonne mais je ne pense pas que ça sauvera le film. Dans un tout autre registre, je la trouvais plus convaincante dans  la série des Kick Ass.

dimanche 1 mai 2016

Deadpool

Voilà, c'est fait: j'ai vu Deadpool.

A l'origine, il s'appelle Wade Wilson, ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a anéanti sa vie.

Deadpool est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. Irrévérencieux et immature, il multiplie les cascades, provoquant catastrophes et carambolages, ne respectant rien ni personne. Et c'est vrai que ce côté badboy a de quoi plaire, du moins pendant la première demi-heure de film; après, on s'habitue au style, ça devient lourd, lassant. Je ne vais pas cracher dans la soupe; j'ai bien rigolé même si au final l'histoire racontée dans Deadpool est assez classique du genre: un gars aime une fille et il pense vivre heureux jusqu'à la fin de ses jours, sauf que ces jours sont comptés vu qu'il est atteint d'un cancer en phase terminale. Lorsqu'il apprend la nouvelle, il décide d'accepter de servir de cobaye à une expérience douteuse, expérience dont il ressort guéri et muni de super-pouvoirs MAIS défiguré. Il traque le méchant responsable de son état, tout en espérant pouvoir reconquérir le cœur de sa belle. A la fin, le méchant est puni et la belle accepte le héros, même s'il a une gueule à faire peur. Voilà. Une histoire très banale. Ca ne casse pas trois pattes à un canard côté scénario.
On retiendra de Deadpool le côté iconoclaste et irrespectueux, les cascades sympas et assez spectaculaires. Pour le reste, n'allez pas voir ce film avec vos enfants: le langage est souvent cru  - mention hard language - et on a droit à certaines scènes bien explicites - mention explicit content. Pas étonnant qu'il soit interdit aux moins de 18 ans aux US. Étonnant qu'il soit tout public chez nous. Vous voilà prévenus.