jeudi 31 décembre 2015

Celui qui hantait les ténèbres, de Howard Phillips Lovecraft

J'y reviens toujours. En ces dernières heures de l'année 2015, j'ai relu et redécouvert avec un plaisir non dissimulé cette nouvelle du maître de Providence, Celui qui hantait les ténèbres
L'histoire en quelques mots: un jeune écrivain, Robert Blake, féru d'occultisme, découvre dans une église abandonnée de Providence les restes d'un journaliste disparu depuis quarante ans et les reliques d'un culte malfaisant. Mais hélas pour lui, une chose encore plus maléfique a survécu. Cette découverte le mènera à sa perte.

Celui qui hantait les ténèbres est une nouvelle assez courte, parue dans la magazine Weird Tales en 1936 (soit un an avant la mort de Lovecraft). C'est le type même des nouvelles de Lovecraft: un récit sinistre et évocateur qui se lit d'une seule traite tant l'histoire tragique de Robert Blake happe l'infortuné lecteur. Une excellente lecture pour terminer l'année.

mercredi 30 décembre 2015

Wyrmwood, road of The dead

Wyrmwood, road of the dead est, comme son nom l'indique, un film de zombies, mélange déjanté de Walking Dead et de Mad Max.

Une épidémie semble avoir transformé tout le monde ou presque en zombies. 
Les rares survivants non infectés vont devoir se battre contre des hordes de morts-vivants.
Une histoire d'infestation zombie qui semble assez classique mais comporte quelques originalités comme le fait que l'essence et d'autres produits inflammables ont perdu leurs propriétés alors que les zombies produisent du gaz naturel et que leur sang remplace l'essence, ce qui donne des morts-vivants raccordés à des moteurs de voiture comme autant de réservoirs (morts-)vivants.
On suit les péripéties d'un petit groupe de survivants menés par Barry qui a perdu sa fille et sa femme devenues zombies et qui recherche sa sœur Brooke kidnappée par des militaires et retenue contre son gré par un savant fou.
Les dialogues improbables entre des personnages tout aussi improbables sont assez mémorables et ajoutent encore à l'ambiance de ce film très particulier.
A noter aussi que le film a été tourné en Australie; très beau paysages de bush australien... avec supplément de zombies.
Un film somme toute assez sympa, violent à souhait, bien gore, qui offre son lot d'inspirations pour tout jeu de rôle avec zombies.

mardi 29 décembre 2015

The Expanse

The Expanse est une des dernières séries science-fiction de SyFy.

Au 23ième siècle, les hommes ont colonisé le système solaire et les Nations-Unies contrôlent la Terre. Mars est devenue une puissance militaire indépendante et les autres planètes dépendent des ressources de la ceinture d'astéroïdes, où les conditions de vie sont pénibles et les habitants contraints de travailler durement. Au fil des ans, les tensions entre la Terre, Mars et la Ceinture ont pris une telle ampleur qu'une simple étincelle pourrait déclencher une guerre.

Dans ce contexte tendu, la disparition d'une jeune femme va entraîner le détective chargé de l'affaire et le capitaine d'un vaisseau dans une course à travers le système solaire pour découvrir le plus grand complot de l'histoire de l'humanité.

SyFy semble avoir le vent en poupe, à en juger par la qualité de leur dernière série de science-fiction The Expanse.
Le pitch est ambitieux et la chaîne SyFy semble s'être donné les moyens pour cette nouvelle série: post-production soignée, décors et costumes convaincants.
L'intrigue semble assez complexe de prime abord: une jeune fille, riche héritière mais rebelle, disparaît et un détective de la Ceinture d'Astéroïdes est engagé pour la retrouver; la tension monte entre la Terre, Mars et la Ceinture tandis que les politiques multiplient les discussions et que le vaisseau de combat martien Donnager semble impliqué dans la destruction d'un transporteur de la Ceinture. Le système solaire n'a jamais été aussi près d'une guerre, alors que des émeutes éclatent sur la station ceinturienne de Ceres.
Pour l'heure, SyFy n'a encore diffusé que quatre épisodes; si la suite est à la hauteur de ces quatre épisodes déjà diffusés, c'est très prometteur pour la suite.

samedi 26 décembre 2015

400 days

Quatre astronautes sont enfermés dans un simulateur pour tester les effets psychologiques d'un voyage dans l'espace. Lorsqu'ils en ressortent finalement, après 400 jours qui ont vu leur état mental se dégrader, ils découvrent qu'on ne leur a pas tout dit sur cette mission de simulation.

Une approche minimaliste mais astucieusement mise en scène des effets qu'un long voyage dans l'espace pourraient avoir sur les astronautes. Que se passe-t-il lorsque quatre personnes doivent vivre dans un espace réduit pendant 400 jours, et cela même s'ils savent que ce n'est qu'une simulation...
Mais est-ce bien une simulation?
400 jours et quelques étranges événements plus tard, le film glisse doucement vers le cauchemar post-apocalyptique, mais est-ce bien un cauchemar ou la réalité?
400 days joue allègrement sur la claustrophobie des protagonistes et la tension nerveuse des spectateurs. Une expérience étrange, aux frontières de la science-fiction.

J'ai vu Starwars VII et mes yeux saignent (attention SPOILERS)

J'ai (enfin) vu l'épisode VII de Starwars et mes yeux saignent. J'avais d'énormes attentes pour ce nouvel opus de la saga. J'avais eu la chair de poule en visionnant les bandes annonces; malgré tout, je suis sorti de la salle de cinéma avec une impression très mitigée.
Mon sentiment en quelques mots: Starwars VII, c'est comme manger un plat de la veille réchauffé au micro-ondes. Le plat d'origine était délicieux; réchauffé le lendemain, c'est pas mauvais, on retrouve un peu le goût du truc de la veille MAIS ce n'est jamais aussi bon.
En tant que fan de la première heure et connaisseur de l'univers de Georges Disney Lucas, j'ai évidemment très vite fait le rapprochement entre la trame de l'épisode IV et celle de ce nouvel épisode (bonjour Joseph Campbell). L'histoire est construite sur le même schéma et pour chaque personnage de l'épisode IV, on a un ou plusieurs personnages correspondant dans l'épisode VII.
Luke, jeune fermier sur Tatoïne se retrouve propulsé dans un combat épique lorsqu'une mission lui tombe du ciel (C3PO et R2D2 transportant les plans de l'Etoile Noire). Ici, on a Rey (notre pseudo Luke), jeune pilleuse d'épaves abandonnée par ses parents sur Jakku, qui se retrouve elle-aussi embrigadée dans une lutte entre le Premier Ordre et la RésistanceFinn, le stormtrooper repenti, et le petit robot BB8 assumant en partie les rôles de C3PO et R2D2 en tant qu'éléments perturbateurs et porteurs de mission); à souligner aussi cette fâcheuse habitude qu'a la Résistance de planquer des plans ultra sensibles dans des robots en vadrouille (pas trop original). A noter également les ressemblances évidentes entre Jakku et Tatoïne.
Après, on a la rencontre avec Han Solo et Chewbacca; ici on prend les mêmes et on recommence. Idem pour Leia, toujours à la tête de la Résistance/Rébellion.
J'allais oublié le pilote Poe Dameron qui ressemble trait pour trait à Wedge Antilles, un des pilotes ayant participé aux attaques des deux Etoiles Noires dans les épisodes IV et VI.
Entre temps, on a eu l'occasion de découvrir le Dark Vador de service, Kylo Ren ainsi que le Guide Suprême, équivalent de l'Empereur Palpatine.
On a même droit à une Etoile Noire, encore plus grosse que les deux précédentes. Là, on a dépensé sans compter.
L'histoire continue avec une course-poursuite pour amener les plans à la Résistance et délivrer Rey qui s'est faite capturée par le méchant. Quelques planètes se font détruire par l'Arme du Premier Ordre. On y retrouve la fuite du Faucon Millenium pour atteindre Yavin, le plan foireux de Luke Skywalker et Han Solo pour délivrer la princesse Leia et la destruction d'Alderaan (parce que les méchants, ils ne sont pas là pour rigoler et détruire des planètes, ça calme tout le monde).
On continue tranquillement à suivre la trame fictionnelle de l'épisode IV.
Et pour le final, on a une attaque en règles du Starkiller (l'Etoile Noire version épisode VII), une confrontation oedipienne entre Han Solo et Kylo Ren et un combat final entre Rey/Finn et Kylo Ren.
Le plan final du film nous montre un Luke Skywalker vieux et fatigué qui n'est pas sans rappeler Obiwan dans l'épisode IV. La boucle est bouclée. On est prêt pour un remake de l'épisode V: le Premier Ordre/Empire contre-attaque.

Bon, d'accord, je suis un peu dur, et on a toujours tendance à brûler ses idoles. Pourtant, encore maintenant, plus de 24 heures après avoir vu cet épisode VII, je ne peux m'empêcher de regretter le manque d'originalité du scénario; sans doute J.J Abrams a-t-il eu peur de trahir la saga. On dit que les vieilles recettes, ça marche toujours. Mais pour le coup, j'ai peur que cette nouvelle trilogie qui s'annonce ne soit qu'un pâle remake de la trilogie originale. 
L'univers étendu proposait pourtant pas mal de pistes intéressantes:  je pense à l'Amiral Thrawn qui aurait fait un ennemi assez épatant. Une histoire autour de la création d'une nouvelle académie Jedi par Luke aurait pu être pas mal non plus (un fait évoqué brièvement dans l'épisode VII mais malheureusement reléguée au rang de péripétie du passé).

Côté technique et visuel, rien à redire. On a des stormtroopers bien stylés, des chasseurs TIE et des X-Wing qui se pourchassent en nuées virevoltantes, des gros croiseurs plein de cannons laser et un Faucon Millenium toujours aussi véloce.
Les séquences de combat spatial sont toujours aussi prenantes, même si bien entendu on retrouve une attaque de l'Etoile Noire/Starkiller assez classique du genre (comme expliqué plus haut).
Les effets spéciaux, explosions mais aussi créatures extraterrestres et paysages, sont à la hauteur d'un Starwars. Un bon point pour les vues de Jakku jonchées des restes de croiseurs impériaux abattus et de quadripodes renversés.
La musique de John Williams est également au rendez-vous.

En résumé, cet épisode VII est techniquement et visuellement assez réussi; J.J. Abrams a fait son job de réalisateur. Côté scénario, on nous sert un plat réchauffé, au goût pas déplaisant mais pas à la hauteur de ce qui était attendu. On a droit à un film miroir épisode IV/VII qui remet les pendules à zéro et nous prépare à une trilogie qui pourrait bien n'être qu'un remake "sans le dire" de la trilogie précédente, et ça, c'est dommage.
En tant que fan de la première heure de Starwars, je ne regrette évidemment pas d'avoir été voir ce nouvel opus de la saga mais j'en sors déçu et pas très optimiste pour la suite. J.J. Abrams avait pourtant bien réussi à rebooster la franchise Star Trek. Pourquoi ai-je l'impression que pour l'oeuvre de Lucas, ce n'est pas le cas?

vendredi 25 décembre 2015

The Darkest Hour

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent.
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette. S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables.

The Darkest Hour est un film d'invasion extraterrestre au scénario assez classique, à la différence près que les aliens génèrent des champs électriques mortels et sont invisibles ou presque. On ne les voit que quand ils attaquent à grands renforts d'éclairs (les victimes sont réduites en cendres) ou quand ils se déplacent à proximité d'éléments susceptibles d'être "allumés" par le courant qu'ils génèrent. Ça panique, ça court dans tous les sens, ça gueule pas mal et ça meurt beaucoup, bref tout ce qui fait le succès de ce genre de production.
A retenir de ce film: des aliens un peu plus originaux que d'habitude et une histoire qui se passe à Moscou (ça change des fins du monde 100% américaine).
Des inspirations en pagaille pour tout scénario post-apocalyptique.

jeudi 24 décembre 2015

Joyeux Noël et meilleurs voeux pour l'année nouvelle !

Vu la période et la sortie toute récente de l'épisode VII de Starwars, ce choix de vidéo s'imposait de lui-même.
Je vous souhaite un Joyeux Noël et espère que l'année nouvelle vous sera bénéfique à tous points de vue. Et prenez garde au Côté Obscur !

jeudi 17 décembre 2015

Tiamat

Tiamat, jeu de rôle de Christophe Hermosilla, vous propose d'incarner des combattants, adeptes des arts martiaux, soldats d'une guerre millénaire entre les forces du Bien et du Mal.
La gamme se présente sous la forme d'un livre de base de 200 pages, richement illustré, et de plusieurs suppléments et scénarii développant l'univers de Tiamat.
Les règles se veulent simples et sont clairement expliquées et illustrées par de nombreux exemples. La complexité relative de Tiamat réside dans le nombre impressionnant d'arts martiaux décrits et de techniques possibles pour chacune de ces disciplines. Le joueur pourra à loisir opter pour tel ou tel art martial et décider de développer les techniques de son choix au cours d'un véritable parcours d'apprentissage.
Le background de Tiamat est lui aussi impressionnant avec plusieurs factions (appelées maisonnées) et une histoire complexe et ancienne. Là encore, le livre offre une belle panoplie d'aventures possibles.
Bien que mettant l'accent sur le combat, Tiamat ne se limite pas à ça; on peut tout autant imaginer des enquêtes dans les bas-fonds de Hong Kong ou de périlleuses explorations dans les jungles amazoniennes, ou encore la découverte d'une cité perdue au sommet du monde où se déroule un antique tournoi d'arts martiaux.

Tiamat est un jeu amateur mais n'a rien à envier à d'autres jeux de la sphère professionnelle comme Feng Shui par exemple. Le jeu bénéficie d'un bon suivi avec des suppléments et scénarii téléchargeables gratuitement sur le blog de l'auteur.

Côté inspiration, ce jeu puise autant dans le cinéma, avec des films comme Bloodsport ou Le Grand Tournoi, que dans l'univers des jeux vidéo, la référence à Mortal Kombat est évidente.

Un jeu qui donne envie de partir à l'aventure et de monter sur le tatami pour affronter karatékas et autres yakuzas en combat singulier.

mercredi 16 décembre 2015

Dragon Run

En quelques mots, Dragon Run, c'est du dungeon crawling en 56 cartes et 15 minutes (définition donnée par l'auteur, Bruno Cathala, lors de la démo sur trictrac.tv
Le pitch: un groupe d'aventuriers a réussi à piller le donjon et à voler le trésor du dragon. Le problème, ce qu'ils ont réveillé le dit dragon. Maintenant il est énervé et pour se calmer, il lui faut cramer de l'aventurier.

Chaque joueur incarne un aventurier fuyant dans les couloirs du donjon, le dragon aux trousses.
A son tour de jeu, le joueur doit choisir entre trois actions possibles: foncer tête baissé (au risque de tomber nez-à-nez avec le dragon), avancer prudemment (pour peu qu'il réussit un test de discrétion) ou pleurer sa mère (pas très digne mais utile pour survivre).
Dans sa musette, l'aventurier transporte les trésors dérobés au dragon et quelques objets magiques qui lui seront très utiles pour sortir vivant (et riche) de cette malencontreuse aventure.
Il n'y aura qu'un vainqueur et tout le monde ne s'en sortira pas vivant.
On l'a compris: Dragon Run joue sur le second degré et l'esprit bon-enfant en proposant une aventure trépidante et toujours pleine de rebondissements cocasses.
C'est du casual game (très accessible), c'est fun et c'est idéal pour attendre vos joueurs de Donj' en retard ou tout simplement pour passer un bon moment entre amis. A jouer sans modération, à partir de 8 ans.

Hidden

Une famille se cache dans un abri anti-bombes après avoir échappé à une épidémie.

Hidden est un petit bijou du genre. 
On suit le combat pour leur survie d'une famille qui a trouvé refuge dans un abri anti-bombes suite à une terrible catastrophe.
Dehors il n'y a plus rien hormis les Vivants, des créatures terrifiantes, des monstres, qui guettent l'imprudent qui osera se risquer à la surface.
Difficile d'en dire plus sans déflorer l'intrigue. L'histoire est terriblement bien amenée. Chaque élément du récit contribue à placer le spectateur dans une position telle que la révélation finale du film n'en est que plus efficace et violente. 
Personnellement j'ai été bluffé (ou alors je suis bon public). Une belle surprise !

mardi 15 décembre 2015

The Divide

Quand une explosion cataclysmique ravage la ville de New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves déclinantes d’eau et de nourriture. Soudain, des hommes en combinaison pénètrent dans l’abri et font feu sur ses occupants...

The Divide est un survival en mode huis-clos. Suite à une explosion atomique, huit personnes trouvent refuge dans le sous-sol d'un immeuble transformé par le concierge en abri anti-atomique; emmurés dans leur retraite devenue prison, les survivants font devoir faire face à la promiscuité, la peur et les privations.
Personnellement, j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour visionner l'entièreté de ce film tant certaines scènes sont dures, autant visuellement que d'un point de vue psychologique. L'enfermement forcé des protagonistes va lentement les pousser à assouvir leurs plus bas instincts, un glissement inexorable vers la folie et la mort. 
Un film très dur, à regarder si vous avez le cœur bien accroché. Âmes sensibles s'abstenir.

Côté jeu de rôle, il faudra avant tout trouver des joueurs acceptant de jouer ce genre d'histoire et capables d'assumer des choses cornéliens et violents. On pense assez naturellement à Apocalypse World; l'univers de Millevaux de Thomas Munier pourrait également être le cadre de ce genre de récit où l'âme humaine est confrontée à ses plus sombres côtés et où les limites de la folie sont allègrement franchies. Plus classique, l'Appel de Cthulhu pourrait aussi servir de support à une telle histoire.

lundi 14 décembre 2015

Le Passage du Diable d'Anne Fine

Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère - qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer.
Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le docteur Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi? 
De sa vie d’avant Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ?

Encore un livre piqué dans la liste de lecture scolaire de mon fils aîné.
Une histoire singulière que celle de Daniel, élevé en secret par sa mère, maintenu enfermé, n'ayant que peu de contact avec l'extérieur hormis le passage d'un commis ou d'un livreur. De quels sinistres dangers sa mère essaie-t-elle de le protéger? C'est ce que vous découvrirez dans ce roman gothique d'Anne Fine, un récit sombre, une malédiction plus sombre encore. A lire à le lueur d'une chandelle par une nuit pluvieuse et venteuse. A partir de douze ans.

mardi 8 décembre 2015

Bloodsport

Franck Dux, un champion américain de karaté, n'a qu'une obsession: remporter le Kumite, un tournoi clandestin d'arts martiaux organisé à Hong Kong, une rencontre où tous les coups sont permis, y compris les coups mortels !

On ne présente plus Bloodsport, le film qui a fait découvrir Jean-Claude Van Damme au grand public mais au-delà de l'insondable daube cinématographique, Bloodsport reste une formidable source d'inspiration pour le jeu de rôle Tiamat (que je suis en train de lire). Des combattants du monde entier s'affrontent au cours d'un tournoi mythique; les combats se succèdent à un rythme effréné, présentant différentes techniques de combat; autant de visuels à réutiliser dans Tiamat.
A voir ou à revoir si vous aimez les films de combat et les jeux de rôle exploitant le thème.

dimanche 6 décembre 2015

Dungeon Roll

Ce matin, parmi les cadeaux de Saint Nicolas (on est en Belgique ici fieu !) de mes enfants, Dungeon Roll. Ce jeu de "stop ou encore" se présente sous la forme d'un petit coffret en carton imitant un coffre aux trésors. Dedans plein de dés, des jetons et des cartes. Le thème: à la tête d'un groupe d'intrépides aventuriers, on explore les couloirs d'un donjon peuplé de monstres hostiles, en quête de trésors et de gloire.

Les dés blancs représentent le groupe d'aventuriers: guerrier, mage, prêtre, voleur, champion. Les dés noirs représentent les monstres: gobelin, squelette, blob, dragon. Chaque héros peut tuer certains types de monstres. Les cartes représentent des héros particuliers qui octroient aux joueurs des capacités et des pouvoirs spéciaux à utiliser en jeu. 
A l'issue d'une exploration du donjon, le joueur accumule des trésors et des points d'expérience.
Au terme de trois explorations successives (trois tours de jeu), le vainqueur est celui qui aura accumulé le plus grand nombre de points d'expérience et de trésors.
D'un point de vue ludique, les parties sont assez palpitantes et les rebondissements nombreux. Côté matos, le jeu est joli (mention spéciale pour le coffret carton renfermant les trésors).
Un petit jeu rapide pour 1 à 4 joueurs et qui se joue en un quart d'heure, de quoi patienter avant une partie de jeu de rôle.
A noter une présentation vidéo bien sympathique de Dungeon Roll sur trictrac.tv

jeudi 3 décembre 2015

Petits Jeux de rôle (en une page)

Encore quelques trucs retrouvés au fond d'une clé USB; Akhénaton est un jeu de rôle en une page vous proposant d'incarner des dieux de l'Egypte Ancienne et de présider à la destinée de l'Empire en guidant le pharaon Akhénaton. et en influençant ses décisions et sa conduite.
Borders of Chaos est un mini jeu (une page) prenant place dans le monde torturé et violent de Warhammer 40.000. Vous endossez le rôle d'un inquisiteur ou d'un de ses acolytes, avec pour mission l'éradication des hérétiques, agents du Chaos et autres démons issus du Warp.

Le Bouclier de Baltus (scénario de fond de tiroir)

En fouillant mes fonds de tiroir, comprenez mes clés USB et autres disques durs externes, j'ai remis à la main sur un scénario que j'avais écrit à l'occasion de la sortie de D&D3. Le Bouclier de Baltus est un scénario assez classique destiné à un groupe de niveau 1 à 3. Les aventuriers se verront confier la délicate mission de retrouver une sainte relique dérobée dans le temple de Pélor. Ils arpenteront les ruelles sombres de la cité d'Ukkel, se fronteront à la Guilde des Voleurs et pisteront des gobelins et un sinistre voleur jusque dans les tréfonds d'un temple oublié. De l'aventure et des combats épiques en perceptive.

Règles supplémentaires pour l'Anneau Noir

Raskal propose sur son blog un ensemble de règles supplémentaires pour l'Anneau Noir. Au programme: ajout d'un système de compétences, une nouvelle classe (le roublard), des règles optionnelles pour le combat et la récupération (repos), un peu de matos et un tableau permettant de se préparer un petit bestiaire, le tout présenté sous la forme d'un PDF de 6 pages, mise en page classique et soignée. Du bel ouvrage. Une initiative bienvenue.

lundi 30 novembre 2015

Marco Polo (série)

Marco Polo est une série Netflix narrant le voyage et les aventures du fameux explorateur vénitien à la cour du grand  Kubilai Khan. De Marco Polo, je ne connaissais que peu de choses, hormis le fait qu'il aie parcouru la Route de la Soie et vécu un certain temps à la cour de Kubilai Khan, descendant de Gengis Khan. Je ne m'aventurerais donc pas à mettre en doute les faits racontés dans la série qui sont à mon avis largement romancés. Cela dit, cette série reste un bonne source d'inspiration historique. Les décors et les costumes sont sublimes, créant une ambiance orientale envoûtante. Le générique à lui seul donne tout de suite le ton. Les mœurs à la cour du Khan sont un mélange étrange et subtile de barbarie mongole et de tradition chinoise où se côtoient les intrigues de palais et les batailles épiques. Une excellente série qui a été renouvelée pour une seconde saison.
Du point de vue jeu de rôle, on ne peut que s'en inspirer pour jouer aux Loups des Steppes, même si l'action de ce jeu-roman se situe un peu plus tôt dans l'histoire du peuple mongol.

vendredi 27 novembre 2015

Podcast de la Cellule : Sur la route de Chrysopée

Un maître alchimiste envoie son disciple découvrir le Monde tout Autour, vaste espace où le vent est devenu l’instrument du progrès et de l’évolution. Tous les deux habités par une quête extraordinaire, ils progresseront ensemble malgré la distance et les aléas du voyage, vers l’obtention de fabuleux savoirs et, pourquoi pas, jusqu’aux portes de la mythique Chrysopée, la ville de la connaissance.

Petit retour après l'écoute du podcast one-shot de la Cellule Sur la route de Chrysopée. Jeu de rôle épistolaire issu de la scène indépendante, Sur la route de Chrysopée nous propose de vivre une aventure alchimique pour deux joueurs, l'un endossant le rôle du disciple et l'autre celui de son maître, en quête de la mythique cité de Chrysopée. Le jeu a l'air alléchant. Un podcast à écouter avec un parchemin, une plume et un peu d'encre.

Starwars Galactic Adventures, space-opera à la sauce OSR

Je cherchais un petit jeu pour proposer à mes enfants des aventures dans l'univers de Starwars. J'avais longuement hésité entre la version historique du jeu de rôle de Starwars sous d6 system, une des versions d20 éditées chez Wizards of the Coast, la récente édition publiée par Edge ou un truc custom fait maison. Finalement, je suis tombé sur ce singulier Starwars Galactic Adventures, croisement improbable de l'univers de Lucas et d'un jeu Old School. Et finalement pas si improbable que ça. Tous les éléments chers à l'univers de la Guerre des Etoiles s'y retrouvent, le tout motorisé par des règles proches des premières éditions de Donjons & Dragons. Les 75 pages du PDF disponible gratuitement sur le site de l'auteur se lisent d'une traite et sont claires et faciles d'apprentissage, surtout si comme moi vous êtes familier de l'OSR.
Petite précision: le jeu est en anglais. Ainsi dans l'optique d'y jouer avec mes enfants, j'ai fait une petite traduction maison des termes utiles dans le jeu que j'ai repris dans une version française adaptée de la fiche de personnage. J'escompte bien les emmener pour une petite balade dans la Bordure Extérieure ou dans les bas-fonds de Coruscant très bientôt.

dimanche 22 novembre 2015

Les enfants d'Athéna

La Grèce, Ve siècle avant Jésus-Christ. Daméas, Néèra et Stéphanos sont frères et soeurs et vivent à Athènes avec leurs parents. Lorsque ceux-ci sont assassinés, les enfants prennent la fuite, se souvenant des paroles de leur père: "S'il nous arrive quelque chose un jour, partez rejoindre Gorgias".
Mais qui est Gorgias? Et qui sont ces hommes à leurs trousses?

Encore une lecture (scolaire) que j'ai piquée à mon fils aîné, un peu par curiosité et aussi parce que j'aime bien les histoires se déroulant pendant cette période de l'Antiquité.
L'auteur, Evelyne Brisou-Pellen, nous propose une course-poursuite à travers la Grèce du Ve siècle avant JC; ce périple est aussi prétexte à découvrir les us et coutumes de la Grèce Antique, d'Athènes à Sparte en passant par Corinthe et Delphes.
L'histoire, sans chercher l'originalité à tout prix, tient la route et ne manque pas de rebondissements. Une lecture détente instructive à recommander à vos enfants à partir de 10 ans.

dimanche 15 novembre 2015

American Ultra

Mike Howell mène une vie paisible et sans ambition avec sa petite amie; il tient une supérette et fume tout ce qui lui tombe sous la main. Sa vie est chamboulée lorsqu'il découvre qu'il est en fait un agent dormant surentraîné, un Ultra, que le gouvernement a décidé d'éliminer.

100% délire, bagarre bien trash et fusillade, et une bonne dose d'humour. Voilà les ingrédients de cette comédie explosive, somme toute assez divertissante. Attention, ce film contient des scènes d'extrêmes violences et pas mal d'hémoglobine. Pour public averti. Un film à voir si vous voulez passer une soirée sympa sans se prendre la tête.

Côté jeu de rôle, l'histoire de Mike Howell ferait un bon scénario pour Trauma ou Frenzy.

Pour une poignée de monstres en plus

Suite à une demande expresse de mes joueurs estimant que les couloirs de la cité souterraine de Razrok ne contenaient pas assez de monstres ou des monstres pas assez coriaces, voici quelques créatures à ajouter au sinistre dédale de la ville abandonnée.

samedi 14 novembre 2015

Seul sur Mars (roman et film)

Roman lu et film vu. Chef d'oeuvre dans les deux cas. J'avais entamé la lecture du roman d'Andy Weir en prévision du film. J'ai vu le film de Ridley Scott alors qu'il ne me restait qu'une centaine de pages à lire. 
Pour un premier roman, Andy Weir fait très fort. Et Ridley Scott devrait faire plus de films comme celui-là plutôt que vouloir à tout prix donner une suite à Prometheus.
Commençons par le roman. On va essayer de ne pas trop spoiler. Trois points de vue sont exposés dans ce récit: celui de Mark Watney, laissé pour mort sur la planète Mars et tentant désespérément de survivre (on suit tout ça via son journal de bord), celui des responsables de la NASA découvrant avec horreur que Watney a survécu (et se demandant comment le faire revenir sur Terre sain et sauf), et enfin celui de l'équipage de l'Hermes, bravant les ordres et le danger pour aller chercher un camarade en difficulté.
Un récit dynamique, plein de surprises, de rebondissements et d'humour. Une manière d'écrire dynamique et vivante.
L'adaptation cinématographique est très fidèle au roman; on a laissé tomber quelques péripéties qui ont tout leur sens dans le roman mais qui n'auraient fait qu'allonger inutilement le film. Le sauvetage final de Watney a été un peu modifié dans le film, plus haletant à l'écran que dans les pages du roman mais là encore, rien de dommageable. Un très bon film d'aventure, à classer dans le genre survival spatial. A voir si vous avez encore l'occasion et à lire de toute façon.

L'Aventure du Trou aux Orcs, second chapitre

Seconde séance pour l'Aventure du Trou aux Orcs. Au programme, une embuscade forestière et une extermination d'orcs en bonne et due forme. L'aventure a failli bien tourner court suite une légère dispute entre joueurs mais après une petite mise au point paternelle, on a repris la partie; pas toujours facile de jouer ensemble et de trouver l'équilibre entre les envies des uns et des autres. Les enfants, surtout les deux garçons, ont souvent tendance à privilégier les actions de leurs personnages respectifs au détriment des autres participants, ce qui crée quelques frictions.
Quoi qu'il en soit, on a poursuivi l'aventure en explorant les deux premiers niveaux d'une cité naine abandonnée. Là encore quelques orcs en maraude, une horde de kobolds et un cube gélatineux particulièrement vorace mais ingénieusement mis en échec par les joueurs.
Une séance qui a eu le mérite de mettre certaines choses au clair; ce n'est pas toujours gai de jouer au gendarme pendant une partie mais c'est nécessaire si on veut pouvoir jouer ensemble. Une fois cet écueil franchi, on a passé un assez bon (et bruyant) moment.
Ah, encore un truc. J'ai fait un petit débriefing; contrairement à ce que je pensais, les joueurs veulent encore plus de combats et des monstres variés et coriaces. Je vais donc revoir les prochains niveaux à la hausse en boostant un peu les monstres prévus et en ajoutant quelques bestioles par ci par là. J'ai peut-être été trop gentil avec eux jusqu'à présent. Les aventuriers n'ont jamais vraiment été mis en difficulté jusqu'à présent. Ça va changer. Et ça va faire mal ! Niark niark !

dimanche 8 novembre 2015

L'Aventure du Trou aux Orcs, première partie

Comme annoncé, on a joué le début de l'Aventure du Trou aux Orcs
Les PJ ont pris la route du sud, mandatés par les nains de la Compagnie des Honnêtes Nains Marchands, pour mettre un terme aux attaques et aux pillages dont font l'objet leurs convois. Les suspects: un groupe de maraudeurs orcs ayant élu domicile dans une vieille tour de garde.
Comme attendu, les PJ ont trouvé la dite tour et l'ont promptement nettoyée de sa vermine. Cette aventure a donné lieu à quelques combats héroïques. Du Porte-Monstre-Trésor dans la plus pure tradition donjonesque.
On a joué presque deux heures. Les enfants ont adoré. Le Meneur de Jeu (c'est-à-dire votre serviteur) est également satisfait. A l'issue de cette courte session, tous les personnages ont gagné un niveau; de quoi motiver les joueurs pour la suite de l'aventure.

vendredi 6 novembre 2015

Suite de ma campagne des Marches de l'Ouest, jouée par mes enfants

On poursuit la campagne des Marches de l'Ouest motorisé par l'Anneau Noir avec l'Aventure du Trou aux Orcs.
Suite à leurs hauts faits d'armes, les PJ sont recrutés par la Guilde des Nains pour mettre fin aux pillages intempestifs dont leurs convois sont victimes. 
Les coupables sont vraisemblablement des maraudeurs orques qui ont élu domicile dans une ancienne tour de garde au cours de la forêt.
Au programme, pistage et embuscade, exploration de donjons et découverte d'une cité oubliée pleine de monstres et de trésors. On joue normalement ce week-end. Compte rendu détaillé très bientôt.

lundi 2 novembre 2015

Mashup, le projet jeu de rôle de Monsieur Phal

Tric Trac TV se met au jeu de rôle avec Mashup, un projet de Monsieur Phal. L'intéressé présente son projet dans deux vidéos Mashup, le projet et Mashup, l'universC'est assez barré, mix (mashup si j'ose dire) d'univers variés, avec un soupçon d'Inception et de Brazil. Ça part vraiment dans tous les sens, comme on pouvait s'y attendre avec Monsieur Phal. A suivre sur Tric Trac TV.

samedi 31 octobre 2015

Soirée jeu de rôle avec les enfants

Comme promis, j'ai proposé à mes enfants la suite de la campagne des Marches de l'Ouest, motorisée par l'Anneau Noir. Second chapitre des aventures du chasseur de monstres débutant et du chasseur forestier demi-elfe, rejoints par une aventurière archère intrépide; la petite sœur (7 ans) n'a pas pu résister et a rejoint le groupe dès le début de ce second scénario. Ses frères lui ont expliqué les principes du jeu de rôle et l'ont aidé pour ses lancers de dés et sa fiche de personnage; il ne lui a pas fallu plus d'une heure de jeu pour comprendre comment ça marchait et pour interagir avec autant d'enthousiasme que ses deux compères. Certes j'ai dû rappeler quelques fois les règles et cadrer certaines interventions mais pas plus qu'avec un groupe d'adultes.
Je leur ai proposé le Village Abandonné, une intrigue autour d'un village en ruines sous l'emprise d'un maléfique sorcier. L'aventure fut rondement menée. Au terme de presque trois heures de jeu, ils ont défait les monstres, déjoué les pièges et terrassé l'affreux sorcier. Et comme pour la précédente séance, j'ai eu mon lot d'actions épiques, de combats héroïques et de passes d'armes dignes des plus grandes sagas. Ils en redemandent. On jouera donc la suite avec l'aventure du Trou aux Orcs  très prochainement.

jeudi 29 octobre 2015

Conversion de monstres pour l'Anneau Noir

Vu que je fais jouer ma campagne Les Marches de l'Ouest, initialement prévue pour Labyrinth Lord, avec les règles de l'Anneau Noir, voici une proposition de conversion des caractéristiques des monstres rencontrés dans les scénarii de cette campagne.

mercredi 28 octobre 2015

Fiche de personnage bonus pour l'Anneau Noir

Suite à la session de jeu de rôle avec mes enfants (Les Marches de l'Ouest motorisé par l'Anneau Noir), je me suis rendu compte que les fiches de personnage que j'avais prévues étaient un peu trop petites pour tout noter. 
Du coup, voici une version maxi de la fiche de personnage pour l'Anneau Noir.

dimanche 25 octobre 2015

Après-midi pluvieuse et jeu de rôle

Cet après-midi, froid et humide dehors; on est donc resté bien au chaud et on fait une partie de jeu de rôle mes fils et moi. J'ai imprimé et relu vite fait l'Aventure de la Grotte aux Gobelins, premier scénario de ma campagne non achevée des Marches de l'Ouest.
Pour motoriser la partie, j'ai utilisé les règles de l'Anneau Noir, le jeu de Kobayashi inspiré de l'Oeil Noir, simple et facile à expliquer et à mettre en place pour deux enfants de 10 et 13 ans.
Une petite heure pour relire rapidement le tout et créer les personnages: un chasseur forestier demi-elfe armé d'une arquebuse runique et un chasseur de monstres armé de deux lames dont une en argent (qui a dit Le Sorceleur). On a joué presque trois heures. Je n'avais pas encore vraiment testé les règles de l'Anneau Noir. Bingo ! C'est simple et, le premier combat passé, ça tourne tout seul. Bien sûr, j'ai fait quelques ajustements en cours de partie et octroyé quelques bonus ça et là pour arrondir les angles mais en gros, ça fait le job. Le scénario, classique, semble avoir bien plu aux garçons, qui en redemandent. Pour ma part, quel plaisir de rejouer après une assez longue période de vache maigre rôlistique. J'avais presque perdu l'habitude de maîtriser mais c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Autre bonne surprise: l'enthousiasme et l'implication des enfants dans la partie. Les répliques et les suggestions fusaient. Ils se sont montrés très imaginatifs (bien plus que les adultes en fait) et chaque combat a donné lieu à des manœuvres tactiques surprenantes autant qu'efficaces. Et je ne parle pas des éclats de rire lors des inévitables fumbles
Tout le monde a passé une très bonne après-midi et veut jouer la suite.
On remettra donc ça dans deux semaines pendant les vacances d'automne. Ça me laisse le temps de leur refaire des fiches de personnages propres et mises à jour, et de relire les autres scénarii de la campagne.

vendredi 23 octobre 2015

Hell

Depuis des années, la surface du globe est brûlée par les rayons du soleil, les terres sont asséchées et la nourriture se fait rare. Deux types de survivants s’opposent : les proies et les prédateurs. Marie, Philippe et Léonie font route vers les montagnes dans l’espoir d’y trouver de l’eau. Mais ils ne sont pas les seuls dans cette quête. Dans ce monde dangereux et sans espoir, le trio va devoir combattre pour survivre...

Hell est un petit bijou du cinéma suisse-allemand, comme l'était déjà Cargo. Même si l'intrigue elle-même n'a rien de très original (pensez à La Route ou The Day), tout l'intérêt de Hell réside dans l'ambiance très lourde et les différents protagonistes, archétypes des survivants, proies ou prédateurs, parfois les deux.

Côté jeu de rôle, l'histoire pourrait être recyclé pour Apocalypse World, Vermine ou même Bitume.

jeudi 22 octobre 2015

Berlin XVIII reprend du service

On nous annonce une prochaine nouvelle édition de Berlin XVIII. Pour rappel, Berlin XVIII est un jeu de rôle édité par Siroz fin des années 80. Les joueurs y incarnent les flics dans un Berlin futuriste, crade et déglingué.
Le nouveau jeu conservera le pitch original mais sera propulsé par l'Apocalypse, sans aucun doute l'occasion de se frotter une fois de plus au système de jeu de Vincent Baker, en français; on nous annonce une version gratuite, et une alpha fin 2015, début 2016. Miam !

Défis Fantastiques, premiers pas

Depuis peu, j'ai ressorti mes Livres Dont Vous Etes Le Héros et je me suis replongé dans les univers des Défis Fantastiques (livres-jeux et jeu de rôle).
Histoire de faire mes premières armes avec ce jeu de rôle, je me suis fait une petite feuille d'aventure à ma sauce ainsi que trois personnages prétirés (un barbare, un guerrier Kaï et un roublard), prêts pour l'aventure. Rien de véritablement révolutionnaire en la matière puisque j'ai essayé de coller au plus près aux indications de la fiche originale et que j'ai retranscrit en partie les scores des prétirés proposés sur le site du jeu de rôle Défis Fantastiques
C'est ma façon à moi d'aborder un nouveau jeu et d'apprivoiser ses mécanismes. Libre à vous d'utiliser cette nouvelle mouture de la feuille d'aventure.

lundi 19 octobre 2015

Le Talisman de la Mort

Le monde d'Orbus, autrefois paisible, se trouve confronté à un terrible danger. Des forces maléfices sont à l'oeuvre pour tenter de le soumettre à l'effroyable pouvoir du Démon, et VOUS seul pouvez empêcher que la catastrophe ne survienne. Vous aurez pour mission de détruire le Talisman de la Mort avant que les serviteurs du Prince de l'Ombre ne vous anéantissent. Mais prenez garde, car le temps vous est compté.

C'est ce quatrième de couverture et la très belle illustration de couverture signée Peter Jones qui m'avaient sans aucun doute décidé à l'époque à acheter ce Livre Dont Vous Etes Le Héros.
Le Talisman de la Mort est sans aucun doute un de mes livres-jeux fétiches et un exemple type de ce qui s'est fait de mieux dans la collection des Défis Fantastiques.
Petite particularité: vous jouez votre propre rôle, celui d'un Terrien téléporté par magie dans le monde d'Orbus et recevant la délicate et dangereuse mission de soustraire le fameux Talisman de la Mort des mains des serviteurs du Mal, et d'emporter la maléfique relique dans notre monde où elle perdra toutes ses propriétés magiques.
On découvrit au fil des paragraphes un monde dark fantasy où s'affrontent factions guerrières et ordres religieux divers, les uns en quête de fortune et de pouvoir, les autres cherchant à protéger le monde de l'avidité et à la malveillance des premiers. L'exploration de Griseguilde, la cité où se déroule la majeure partie de l'aventure, vaut à elle seule la lecture de ce livre-jeu. Ses rues et ruelles sombres ainsi que la Taverne du Dragon Rouge sont autant d'éléments archétypaux qui font tout le charme de ce genre littéraire. On retrouve les poncifs du jeu de rôle, et c'est très bien.
J'avoue ne pas avoir compter le nombre de fois où j'ai lu et relu le Talisman de la Mort; mon exemplaire est usé, les coins de la couverture écornés, la tranche des pages devenue grise à force de feuilleter l'ouvrage. Il a pris la patine des livres maintes et maintes fois parcourus.
Quelques mots sur le côté technique: on retrouve ici le très classique système de jeu de la collection des Défis Fantastiques. Des règles simples et accessibles, qui se lisent en cinq minutes. Deux dés (à six faces), une gomme et un crayon et vous êtes prêt pour un périple aventureux dans le monde d'Orbus. A lire et à jouer de toute urgence si vous ne connaissez pas les Livres Dont Vous Etes Le Héros, et très certainement une redécouverte pleine de nostalgie (avouons-le) pour les autres.
A noter que Le Talisman de la Mort a bénéficié d'une (assez récente) réédition (2007); il est encore trouvable en librairie.

jeudi 15 octobre 2015

Défis Fantastiques, retour aux sources

Les Livres Dont Vous Etes Le Héros et plus particulièrement la série Défis Fantastiques, c'est un peu ma madeleine de Proust à moi.
Combien d'heures ai-je passées, crayon et dés à la main, à arpenter les contrées du royaume d'Orbus, les plaines de Kalkhabad ou le royaume de Shadakin, affrontant monstres errants et démons. Ces épopées ont bel et bien forgé ma future passion pour le jeu de rôle, bien avant que je découvre Donjons & Dragons ou l'Appel de Cthulhu.
Et finalement j'y reviens. Pour moi, c'est un peu un retour aux sources, motivé par l'envie de faire découvrir le jeu de rôle à mes enfants avec un jeu simple (mais pas simpliste) proposant plusieurs univers fantasy assez classiques et abordables pour une première expérience de jeu.
Bien entendu, il existe d'autres jeux d'initiation - j'ai eu l'occasion de maîtriser les Chroniques Oubliées qui par ailleurs est très bien - mais Défis Fantastiques conserve ce petit quelque chose de magie et de nostalgie (un peu aussi) qui continue à m'attirer même après tant d'années de pratique du jeu de rôle. Et le fait qu'un véritable jeu de rôle Défis Fantastiques soit sorti à l'initiative de la maison d'édition Scriptarium m'a finalement décidé à replonger dans les univers des Livres Dont Vous Etes le Héros.
A noter également le fanzine Draco Venturus consacré aux univers des Livres Dont Vous Etes le Héros et Défis Fantastiques en particulier. On y trouve pêle-mêle des articles sur l'histoire des Livres Dont Vous Etes Le Héros, du background et des scénarii, pour un volume oscillant autour des 150 pages. Dommage que ce fanzine ne compte que trois numéros à ce jour.

Là, j'ai entamé la lecture des numéros déjà parus de Draco Venturus et je me refait en parallèle Le Talisman de la Mort; je prends des notes et je collecte ça et là des informations concernant le jeu de rôle Défis Fantastiques. J'ai déjà quelques idées pour une première histoire à proposer à mes jeunes joueurs. J'espère vous proposer très prochainement sur ce blog une aventure inédite pour Défis Fantastiques se déroulant dans le monde d'Orbus (le monde décrit dans Le Talisman de la Mort). J'espère aussi pouvoir me procurer le livre de jeu Défis Fantastiques. Ce jeu est sorti en 2013 et devrait encore être trouvable en boutique.

lundi 12 octobre 2015

Skeleton Creek (de Patrick Carman)

Skeleton Creek Ryan's Journal (de Patrick Carman) est un roman pour ados dont l'originalité est de jouer sur deux média: le journal de Ryan et les vidéos de Sarah (visibles sur internet via des mots de passe distillés au fil des pages).
Pour l'occasion, j'ai pioché dans la liste de lectures scolaires de mon fils aîné.
Comme son titre l'indique, ce roman se présente sous la forme d'un journal tenu par Ryan, un jeune garçon habitant la petite bourgade de Skeleton Creek. Avec son amie Sarah, férue de vidéos, ils vont tenter de percer le mystère de Skeleton Creek.
Lui écrit, elle filme. On suit pas à pas l'enquête menée par Ryan et les vidéos de Sarah; l'intrigue se développe petit à petit, page après page, vidéo après vidéo. On est véritablement happé par le récit, attendant avec empressement le sésame qui donnera accès à la prochaine vidéo de Sarah. Cette alternance crée une dynamique assez efficace; difficile de poser le livre, chaque billet rédigé par Ryan, chaque vidéo filmée par Sarah donnant envie d'aller plus loin.
Je ne vais pas prendre le risque de même évoquer le sujet de l'intrigue, spoiler oblige. Je vous laisse découvrir tout ça par vous-même.
Skeleton Creek est une lecture que je conseille vivement tant aux ados qu'aux adultes; très rafraîchissante très originale. La collection compte 4 tomes à ce jour.

jeudi 8 octobre 2015

La Machine - Chapitre 2 : En route pour la retraite de l'Ancien

Ce second chapitre de la Machine vous propose de quitter la Cité et de vous rendre à la retraite de l'Ancien. Ces six pages (A5) détaillent les péripéties et les dangers auxquels les aventuriers devront faire face pour atteindre la retraite de l'Ancien. Mais au cours de leur périple, ils ne feront pas que des mauvaises rencontres. Un singulier personnage les aidera dans leur quête.

mercredi 7 octobre 2015

The Giver


Attention, cet article contient quelques spoilers.

The Giver est l'adaptation cinéma du roman Le Passeur de Lois Lowry dont j'ai parlé dans un précédent article.
C'est une adaptation assez fidèle du roman, malgré quelques scènes ajoutées que j'évoque plus loin.
Le simple usage du noir et blanc pour mettre en avant la société modèle de la Communauté, excepte de sentiments et de passions, est une idée géniale, le héros percevant petit à petit les couleurs des choses qui l'entourent au fur et à mesure de sa formation et de son parcours initiatique de dépositaire de la mémoire.
Bien entendu, on n'échappe pas à certains aménagements pour le besoin du film; des scènes d'action ont été ajoutées, notamment la fuite de Jonas. Le roman ne mentionne pas (ou peu) la complicité de Fiona et Jonas; elle n'a pas un rôle aussi important dans le roman. Après la fuite de Jonas et Gabriel, on ne sait pas vraiment ce qu'il advient de la Communauté. Ça n'est pas raconté dans le roman. On ne sait pas ce qu'il advient du Passeur. Personne ne se lance à la poursuite de Jonas.
Le film propose sa version des événements et répond d'une certaine manière aux questions laissées en suspend à la fin du roman. Et ce n'est pas nécessairement un mal selon moi.
Ce film reste donc une adaptation intéressante du roman et transcrit assez bien l'esprit et le propos des écrits de Lois Lowry (enfin c'est mon avis). A voir après avoir lu le roman bien entendu.

lundi 5 octobre 2015

Le Passeur (Lois Lowry)

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. la désobéissance et la révolte n'existent pas.
L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire.
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. 
Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté.
Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.

J'ai toujours été friand des dystopies que ce soit en littérature ou au cinéma. Celle que nous dépeint Lois Lowry dans Le Passeur est d'une effroyable efficacité. Derrière des apparences de monde parfait et bien ordonné se cachent de terribles secrets, à commencer par l'élargissement que la communauté voit comme un moyen commode et humain de mettre en dehors de la communauté les êtres inaptes ou devenus un poids pour la société. L'utilisation de drogue (la pilule que chaque adulte doit prendre quotidiennement) évoque d'autres dystopies comme 1984 ou le Meilleur des Mondes d'Huxley.
J'ai vraiment apprécié la lecture de cet ouvrage (conseillé par mon épouse, merci à elle), même si j'ai trouvé le dénouement un peu trop rapide. La fin, très ouverte, nous laisse avec une foultitude de questions; j'imagine que c'était un peu la volonté de l'auteur de susciter un questionnement chez le lecteur sur le bien fondé de la société décrite dans Le Passeur et la tentative de Jonas de restaurer un monde comme-avant. Ce but est clairement atteint.

Reste l'adaptation cinématographique, sortie en 2014 avec Jeff Bridges et Meryl Streep. Je ne l'ai pas encore visionnée. Je devrais le faire dans les prochains jours. Promis, je vous ferai un retour sur ce film très bientôt.

jeudi 1 octobre 2015

La Machine - Chapitre 1 : La Cité dans le Noir

Premier chapitre de la Machine, la Cité dans le Noir lance l'aventure des Nains pour redémarrer la Machine, artefact technologique assurant la survie de leur cité dans le monde souterrain de Nidavellir.
Ce livret PDF de 14 pages (format A5, à découper) vous propose de découvrir la Cité des Nains, son histoire, ses quartiers, ses factions, ses rivalités, ses ennemis et ses périls.
Dans le monde souterrain de Nidavellir, nombreux sont les dangers qui guettent les aventuriers dans leur quête pour redémarrer la Machine.
Au programme de ce premier chapitre, une balade dans les rues de la cité, la rencontre avec le Vénérable Mécanos, la visite d'une dizaine de lieux importants de la Cité et la découverte de créatures hostiles (flagelleurs mentaux, Duergars) du monde souterrain de Nidavellir.

vendredi 25 septembre 2015

Une approche prudente

Les deux compères s’enfonçaient toujours plus loin dans les ténèbres, suivant à la maigre lueur de la lune un sentier forestier à peine tracé.
Le premier était un grand gaillard de presque six pieds et demi de haut, tout en muscles. Il se déplaçait d’un pas assuré, évitant les racines saillantes et les trous dissimulés par la nuit et la végétation. Dans son dos battait une grande épée dans un fourreau de cuir grossier mais solide.Il était vêtu comme un chasseur: veste de cuir près du corps et chausses ajustées, bottes de cuir et ample manteau de pluie usé par des années d’errance. Les rayons lunaires frappant sa face révélaient un visage anguleux et farouche mangé par une barbe drue, une épaisse chevelure noire.
Le second était plus petit, plus fin. Tout dans son attitude et sa manière de se déplacer trahissait le voleur citadin peu habité à évoluer dans un environnement sauvage.Ses habits noirs le faisaient se confondre avec la nuit. Son regard allait d’un côté à l’autre de la sente, scrutant chaque recoin de la forêt, comme craignant quelque danger invisible.On ne voyait aucune arme sur lui mais on devinait aisément que sa veste sombre devait dissimuler quelques lames courtes mais non moins dangereuses.
Les deux ombres progressaient d’un bon pas, malgré la nuit et le manque apparent de repaire.Le vieux n’avait pas menti: le sentier les menait tout droit vers la vieille tour de garde en suivant un vallon boisé qui les garantissait du regard scrutateur des sentinelles.A la faveur d’un rayon de lune, ils aperçurent la silhouette épaisse de la tour, perchée sur une colline. Le sentier les amena à une cinquantaine de toises, derrière l’édifice.De leur position, tapis dans les fourrés, ils pouvaient voir sans être vus. Ils étaient à pied d’œuvre.
J'ai écrit ce petit texte d'ambiance dans l'optique de le proposer à mes fils qui voulaient jouer un duo de fripouilles, le premier incarnant un personnage de voleur citadin à la Assassin's Creed et le second un chasseur sauvage et brutal. Après coup, tout ça m'a fait penser au couple atypique formé par Fafhrd et le Souricier Gris dans le Cycle des Épées de Fritz Leiber.

mardi 22 septembre 2015

La Machine : Chroniques des Rouages

Depuis aussi longtemps qu'on s'en souvienne, Nous, le Clan des Rouages, avons la charge de l'entretien de la Machine dont dépend la survie de la Colonie. Aussi loin que  remontent les archives de la Cité, Nous, les Mécanos du Clan, nourrissons la Machine et assurons son bon fonctionnement, graissant les engrenages, les pistons et les courroies de l'antique mécanique... jusqu'au jour de la Grande Panne.

Vous faites partie du Clan des Rouages, dépositaires de l'antique savoir de la Mécanomancie et responsable de la maintenance de la Machine.
Tout allait bien jusqu'au jour de la Grande Panne. La Machine s'est arrêtée brutalement, plongeant la communauté dans la stupeur. Tous comptaient sur l'expérience des membres du Clan des Rouages pour remettre la Machine en route. Hélas, un cycle s'est écoulé depuis le funeste jour de la Grande Panne et la Machine reste silencieuse, inerte telle un grand animal mort. Le peuple commence à murmurer que la Machine ne redémarrera peut-être pas. Au sein même de votre Clan, les rumeurs les plus sombres commencent à circuler. Ce soir, vous avez été convoqués en secret par le Vénérable Mécanomancien.

La Machine, Chroniques des Rouages est un scénario-campagne de jeu de rôle motorisé par le dK de poche et vous proposant d'endosser le rôle d'un groupe de nains du Clan des Rouages.
Réussirez-vous à remettre la Machine en marche et ainsi sauver votre communauté plongée dans l'obscurité et l'effroi depuis le jour de la Grande Panne 
Pour l'heure, le document mis en ligne ici ne contient qu'une petite présentation du royaume souterrain de Nidavellir, de ses habitants (les Nains) et de leur organisation, ainsi que les règles de jeu (dK de poche) et une fiche de personnage.
Un premier scénario ainsi que des données supplémentaires sur le cadre de jeu (actuellement en cours d'écriture et de playtest) suivront bientôt.

Petit bonus: 4 personnages prêts à partir à l'aventure

vendredi 18 septembre 2015

The Devil’s Rejects

Texas, mai 1978. Dans une ferme où vit une famille de psychopathes sanguinaires, le shérif John Quincy Wydell lance une grande offensive afin de déloger ceux qui ont abattu son frère plusieurs mois auparavant.
Au cours de la fusillade, deux membres de la famille parviennent à s'enfuir. Commence alors une cavale pleine de cadavres et une traque hors norme pour le shérif John Quincy Wydell.

The Devil's Rejects est signé Rob Zombie. Il s'agit de la suite de La Maison des 1000 Morts, également réalisé par Rob Zombie.
Violence, sexe et massacres gratuits sont les principaux ingrédients de cette saga sanguinaire. Les protagonistes sont totalement déjantés et amoraux; même le personnage du shérif finira par basculer du côté sombre, poussé par son envie de vengeance.
Dispensable sauf si vous comptez jouer des personnages psychopathes ultra-violents à tendance satanique, ou plus raisonnablement à Rushmore.

mardi 15 septembre 2015

The Witcher 1- Le Dernier Voeu

Avant d'être un jeu vidéo, The Witcher est une série de romans fantasy d'Andrzej Sapkowski.
Ce premier tome (la série qui en compte actuellement huit) nous narre les aventures peu communes de Geralt de Riv, chasseur de monstres et sorceleur de son état.
Le roman est une succession d'aventures indépendantes présentant chacune une nouvelle facette du personnage de Geralt de Riv tout en nous faisant découvrir petit à petit l'univers médiéval baroque du sorceleur; l'auteur réussit avec un certain brio à recycler plusieurs contes classiques (dont la Belle et la Bête et Blanche Neige) pour les inclure dans cet univers.
La qualité et l'intérêt des différentes histoires sont assez variables; certaines sont plus axées sur la chasse aux monstres avec des combats épiques; d'autres mettent plus l'accent sur les intrigues politiques et les luttes de pouvoir. D'autres encore, comme le Dernier Vœu, mettent en scène la magie et les anciens peuples comme les elfes. Chacun y trouvera son bonheur.
En découvrant l'univers sombre du Sorceleur, j'ai tout de suite pensé à Warhammer: un monde médiéval baignant dans un obscurantisme teinté de magie et de superstition; une société féodale où la noblesse, l'église et la bourgeoisie marchande se partagent le pouvoir; la rivalité entre les magiciens et l'église; les paysans craintifs et souvent hostiles.

D'un point de vue littéraire, on reste dans les standards de ce type de romans. Ça se lit vite et sans effort. Le style est plaisant, sans chichi et va droit au but. On peut déplorer des descriptions de combat parfois brouillonnes et difficiles à appréhender mais pour le reste, ce roman n'en demeure pas moins un divertissement littéraire tout à fait acceptable.
Côté jeu de rôle et inspirations, j'ai cité Warhammer. Il faudra bientôt compter sur une adaptation de The Witcher en jeu de rôle annoncée par CD PROJEKT RED et R.TALSORIAN GAMES.
A noter également l'existence d'excellentes aides de jeu pour jouer à The Witcher avec Fantasy Craft, disponibles au Scriptorium.

jeudi 10 septembre 2015

Z Nation

Z Nation est une série zombie de Syfy.
L'intrigue en quelques mots: trois ans après l'apocalypse zombie, un soldat escorte un cobaye humain porteur d'un vaccin contre le virus Z. Cet pauvre diable semble bien être l'unique espoir de l'humanité et il faut qu'il arrive dans un certain laboratoire en Californie. Suite à certaines péripéties assez douloureuses, le gars en question se retrouve en compagnie d'un petit groupe de survivants. Mais la route risque d'être longue jusqu'au laboratoire salvateur...

Z Nation est une série énergique pleine de zombies coureurs, de combats rapprochés et d’hémoglobine qui gicle dans tous les sens. Si le thème est sensiblement le même que la très connue série The Walking Dead, l'ambiance et le ton en sont assez différents: ça court et ça tape dans tous les sens. Les balles sont tirées à bout portant et les morceaux de cervelle tapissent les murs.
Je n'ai encore regardé que le premier épisode; difficile de juger sur seulement 42 minutes mais ça donne envie de voir la suite.
Côté jeux de rôle, des idées à reprendre pour Z Corps, Zombies, All Flesh Must Be Eaten ou encore The Return of the Not Totally Dead.

mercredi 9 septembre 2015

Petit coup de projecteur sur le Patreon de Khelren

Petit coup de projecteur sur le Patreon de Khelren
A mi chemin entre le mécénat et le financement participatif, cette formule vous permet de soutenir un auteur moralement d'abord et financièrement ensuite si le cœur vous en dit.
Au-delà de l'aspect soutien, Patreon offre une plateforme idéale pour l'échange d'idées, de retours et de suggestions sur des projets. Patreon permet également d'exposer et de développer ses concepts de jeux et bien entendu de diffuser les jeux produits.
Au programme de Khelren, des jeux courts à la Lady Blackbird, des settings modulaires, des scénarii one-shot, des hacks de jeux connus (à commencer par Apocalypse World) et même un peu d'OSR.
Plus d'infos sur le Patreon de Khelren: formules de soutien possibles, seuils d'engagement possibles, la ludographie de l'auteur (déjà impressionnante).

mardi 8 septembre 2015

Dark Matter : retour au terme de la première saison

J'avais déjà parlé (avec enthousiasme) de cette série Syfy dans un précédent article. Je reviens donc sur le sujet au terme de la première saison. Globalement cette série m'a laissé une très bonne impression; elle m'a fait penser à la série Firefly: un équipage, un vaisseau et keep flying. Bon, elle est encore loin d'arriver à la cheville de l'excellente série de Joss Whedon mais on sent quelques inspirations de ce côté.
Difficile d'en dire plus sans risque de spoiler mais au fil des épisodes, on découvre petit à petit les facettes de chaque personnage de l'équipage et les connexions qui existent entre eux, chaque découverte ouvrant la porte à d'autres sous-intrigues.
Et comme dans la plupart des séries de ce type, on a droit à un gros cliffhanger à la fin du 12ième épisode qui clôt cette première saison, et à une apparition de Wil Weathon dans le rôle d'un méchant énigmatique.
Une série à suivre et des idées en pagaille pour tout jeu de rôle SF.

mardi 1 septembre 2015

After

Ana et Freddy, deux survivants d'un accident de bus, se réveillent inexplicablement chez eux et découvrent qu'ils sont les uniques personnes présentes dans la ville. 

After nous propose un étrange voyage dans un monde onirique dont les clés sont les souvenirs des deux protagonistes, un monde où se mêlent rêves, regrets, vie et mort. L'intrigue de ce film aurait aussi pu être celle d'un épisode de la série Twilight Zone.

Côté jeu de rôle, ce film pourrait être un scénario pour Wraith ou un add-on de Solipcity.