mardi 19 mars 2019

Les mondes de Philip K. Dick

Replongé dans mes lectures Dickiennes, j'ai ressorti cet hallucinant documentaire sur Philip K. Dick et son oeuvre étrange et remarquable.
Un documentaire (diffusé par ARTE en 2015) d"une petite heure sur un auteur majeur de la science-fiction, au même titre qu'Isaac Asimov ou Ray Bradbury, un visionnaire paranoïaque de génie, un précurseur de notre monde ultra-connecté où la surveillance est potentiellement totale et notre vie privée réduite à bien peu de choses.

dimanche 17 mars 2019

Le Labyrinthe de la Mort, Défis Fantastiques 6

Le Labyrinthe de la Mort (Ian Livingstone), ouvrage emblématique de la série des Défis Fantastiques, vous propose de prendre part à l’Épreuve des Champions. Si vous sortez vivant du terrifiant labyrinthe imaginé par le Baron Sukumvit, souverain de Fang, vous remporterez la fabuleuse récompense de 10.000 pièces d'or.
Un défi auquel un héros tel que vous ne peut résister.

Le Labyrinthe de la Mort est comme son nom l'indique un labyrinthe truffés de pièges mortels et peuplés d'une ménagerie monstrueuse digne de la Montagne de Feu. Rien de bien exceptionnel d'un point de vue narratif si ce n'est la courte alliance entre le héros et un des concurrents de l'épreuve, Throm le Barbare. Pour le reste, on a droit à une enfilade de couloirs et de pièces, d'objets à ramasser, de pièges à déjouer et d'énigmes à résoudre.
Un livre-jeu divertissant mais qui manque à mon sens d'originalité.

Le serment de haine (Catherine Lheureux)

Je vous en parlais dans un précédent article: ma sœur a publié son premier roman, le serment de haine, en format électronique chez Amazon.

Juillet 1799. Moha, près de Huy, dans le département de l’Ourthe. Le corps mutilé de Nicolas Richelle, le curé du village, est découvert au presbytère : l’homme a été torturé avant d’être mis à mort. Les lieux ont été méthodiquement fouillés. Le capitaine Grégoire Lefèbvre – un officier de la gendarmerie à cheval, fraîchement débarqué de son Auvergne natale – est chargé d’enquêter sur ce meurtre brutal qui rappelle étrangement d’autres exactions perpétrées dans la région. Les rumeurs vont bon train. La victime était un prêtre jureur, un de ceux qui avaient accepté l’autorité de la République française contre l’avis de la papauté, et ses paroissiens se méfiaient de lui. S’agit-il d’un crime crapuleux commis sur un homme que tout le monde détestait ? Faut-il rechercher la solution dans la part d’ombre de Richelle lui-même, un être fourbe qui avait été forcé d’embrasser la carrière ecclésiastique ? Quel rôle le chevalier de Mélotte, un gentilhomme campagnard au verbe haut et au coup de poing facile, a-t-il pu jouer dans le drame ? Quelle influence la situation du pouvoir central de Paris exerce-t-elle sur la conduite de l’enquête ? Dès le début de l’affaire, les investigations promettent d’être contrariées par les menées des uns et des autres – les amis et les adversaires du prêtre assassiné. Que cachent-ils avec autant d’acharnement ? C’est ce que va devoir découvrir le capitaine Lefèbvre.

Je l'ai lu; voici mon retour.
Avant toute chose, je tiens à préciser que le polar même historique n'est pas mon genre de prédilection. Et bien que l'auteur de roman soit ma sœur, je vais essayer de vous en faire un compte-rendu et une critique la plus objective possible.
J'ai trouvé l'intrigue très prenante même si j'ai parfois eu un peu de mal à identifier clairement tous les intervenants du récit; en effet, on a droit à un florilège de personnages orbitant autour du meurtre de Nicolas Richelle, chacun étant lié de près ou de loin à l'affaire. Les relations entre eux sont complexes et les jeux d'influence politiques nombreux; cela ressemble très vite à un labyrinthe où le héros, le capitaine Lefèbvre, se perd allègrement, sans compter que tout le monde ne dit pas la vérité, cache des choses pour les révéler plus tard, modifiant constamment l'éclairage du lecteur sur les faits. Pour le coup, c'est assez bien vu: le lecteur, comme l'enquêteur dans le récit, avance pas à pas, hésitant entre la culpabilité possible des uns et l'innocence des autres. Il faut néanmoins rester attentif si on ne veut pas se retrouver perdu dans la foule des protagonistes.

Le cadre de l'histoire, la région de Huy (Belgique) en 1799, est très bien reconstituée: on sent la patte de l'historienne. Là encore on a droit à de nombreux détails géographiques, des noms qui sentent bon la Hesbaye, des lieux-dits, des villages pittoresques, des rues, des ruelles, des quartiers de Huy qui prennent vie sous nos yeux. On partage avec le capitaine Lefèbvre des épisodes historiques de la région, notamment une terrible crue qui ravagea la ville et ses alentours.
On revit des épisodes de la Révolution française au travers des conséquences de ce changement de régime dans ce qui deviendra plus tard la Belgique. On évoque des personnages historiques, comme Bonaparte. Bref, on est véritablement plongé dans une époque que personnellement je ne connais pas bien, mais que j'ai un peu découverte avec cette lecture.

Le héros, le capitaine Lefèbvre, est un personnage attachant, un écorché vif, impulsif par moment, romantique parfois, un homme guidé par ses principes et le bon droit. On le découvre petit à petit, au fil des pages. Gageons qu'on en saura plus sur lui dans de prochaines enquêtes.
Les seconds rôles, si on peut s'exprimer ainsi, notamment le garde-champêtre Lacroix et Virginie, la fille du chevalier de Mélotte, sont bien développés; loin d'être de simples faire-valoir, ils ont un rôle primordial dans le récit, avec leur personnalité et leur caractère propre. Là encore, des personnages qu'on espère retrouver dans les prochains romans de la série.

Difficile évidemment d'en dire plus sur l'histoire sans risque d'en dévoiler trop; retenez seulement que le meurtre du curé Nicolas Richelle n'est que la partie visible d'un iceberg de sombres histoires et de fils d'intrigues que la capitaine Lefèbvre aura bien du mal à démêler.

Le serment de haine: un polar historique à lire de toute urgence, que vous soyez de la région de Huy ou pas. Une intrigue bien ficelée, la découverte d'une région et d'une période historique méconnue.

mardi 12 mars 2019

Un peuple et son roi

Autre film de lutte, plus ancienne cette fois: Un peuple et son roi nous raconte la Révolution Française, de la prise de la Bastille à l'exécution du roi Louis XVI.
Une page importante de l'histoire de France, vue par les yeux du peuple.
Un documentaire plus qu'un film puisqu'on y suit jour après jour les grands moments de la Révolution, les débats à l'Assemblée Nationale, la fuite du roi, sa capture et son retour forcée, les Communes et les massacres; on y croise aussi quelques grands personnages comme Robespierre, Marat, Danton. On assiste enfin, médusé, à l'exécution du roi.
Un film qui a le mérite de raconter l'Histoire avec un grand "H"; une source d'inspiration si vous voulez proposer une aventure dans cette période tumultueuse de la France.

Les Filles du Soleil

Au Kurdistan, Bahar, commandante du bataillon des Filles du Soleil, se prépare à libérer sa ville des mains des hommes en noir, avec l'espoir de retrouver son fils. Une journaliste française, Mathilde, vient couvrir l'offensive et témoigner de l'histoire de ces guerrières d'exception. Depuis que leur vie a basculé, toutes se battent pour la même cause : la femme, la vie, la liberté.

Un film bouleversant, un reportage de guerre, un combat contre la barbarie, malgré la mort et la douleur, malgré l'inacceptable.
On suit Malthide, reporter de guerre, sur les traces des combattantes  yézidies, dans leur combat contre les djihadistes de l'Etat islamique. L'action se passe en une nuit et une journée de combat, avec de nombreux flashbacks montrant le parcours de ces femmes combattantes. 
Les Filles du Soleil: un film poignant et très dur, sur des faits historiques tellement proches, à voir absolument.

Cyber Puppets, fiche de personnage

Vous pouvez télécharger ici une fiche de personnage pour Cyber Puppets; comme annoncé précédemment, la fiche est très simple: nom et archétype du personnage, description/historique et équipement/armement.

Cyber Puppets, session zéro


On continue le jeu de rôle au bureau sur la pause de midi avec, hier lundi, une première session de Cyber Puppets.
Comme le titre de l'article l'indique, c'était une session zéro c'est-à-dire un premier contact avec le jeu et son contexte. Le but était d'abord de voir quelles étaient les connaissances des un.e.s et des autres concernant le genre cyberpunk, de présenter le cadre de jeu Neon City et les archétypes de personnages. L'étape suivante sera la création des personnages de la part des joueur.euse.s sur base desquels je pourrais essayer de construire un premier scénario. Je compte m'aider du supplément Réalité Augmentée pour poser les bases de la première histoire à jouer.
Un joueur a d'ores et déjà proposé un personnage d'enquêteur freelance, ancien agent de sécurité d'une méga-corpo. Une joueuse hésite encore mais est tentée par un mercenaire. Pour les autres participant.e.s, on verra à la prochaine session.
Pour moi, c'est un peu une expérience sans filet puisqu'au départ, je n'ai que le document de 5 pages que j'ai publié en janvier dernier. Je vais essayer de leur bricoler une petite fiche de personnage pour la prochaine fois.
Côté règles de jeu, vu notre mode de jeu, sessions courtes de 45 minutes, approche très narrative, je vais rester sur quelque chose de simple: 1 à 3 dés à lancer suivant les circonstances, les skills et le matériel utilisé; on garde le dé le plus élevé; 1 à 3, c'est un échec, 4 ou 5, une réussite partielle (avec une conséquence quelconque), 6 une réussite totale. L'équipement cybernétique, l'armement et les aptitudes des personnages et l'état de santé des personnages seront gérés de manière narrative, comme on l'a déjà fait pour nos précédentes sessions de Cthulhu Dark.

dimanche 10 mars 2019

La Château de Cagliostro

Point final du festival Anima, le Château de Cagliostro est un des premiers animés d'Hayao Miyazaki. On y retrouve Edgar le cambrioleur charmeur qui vole à la rescousse d'une jeune fille promise de force au mariage.
La belle est retenue prisonnière dans le fameux château de Cagliostro. Mais c'est bien mal connaître Edgar que rien ne semble arrêter. Avec ses comparses, il va échafauder un plan aussi risqué que farfelu pour sauver la captive.
On retrouve ici pas mal de traits distinctifs des films d'animation de Miyazaki : poursuites échevelées, cascades improbables, fusillades et bagarres, un gyrocoptère, de la romance et de l'action. Un régal pour les amateurs. Un beau point d'orgue pour ce festival Anima 2019 étonnant, comme toujours.

La Nuit Animée

Toujours dans le cadre du festival Anima 2019, dans la nuit de samedi à dimanche, de 21h00 à 2h00 s'est tenue la Nuit Animée.
Ca se passait au Parc à Droixhe et au Caméo à Namur.
Pour ma part, j'ai été à Namur. L'occasion une fois de plus (c'est la troisième fois que j'y vais) de découvrir un florilège (plus d'une trentaine) de films d'animation de tous poils et de tous horizons, des techniques d'animation très variées et des sujets qui le sont tout autant.
Une expérience d'un peu plus de trois heures, entrecoupées de quelques pauses, histoire de boire une soupe et de tenir le coup jusqu'au bout de la nuit.

Miraï

Encore dans la cadre du festival Anima, Miraï est un anime de Mamoru Hosoda. Une oeuvre poétique, tout en douceur et en tendresse, narrant l'arrivée dans une petite sœur dans la famille de Kun, jusqu'alors enfant unique. Tour à tour confronté à la jalousie puis à l'acceptation de sa petite soeur, Kun va petit à petit prendre sa nouvelle place dans la famille.
Miraï est un conte sur le noyau familial mais aussi sur la famille au sens large, l'héritage et la transmission des valeurs de génération en génération. Un conte plein de magie et d'émerveillement, un film d'animation dans la lignée de Totoro de Miyazaki. A regarder en famille bien entendu.

samedi 9 mars 2019

Tito et les oiseaux

Festival Anima, vendredi 9 mars 2019, à Liège.
J'ai eu la chance de voir Tito et les oiseaux.
L'histoire en quelques mots: Tito est un jeune garçon à priori comme les autres. Son père est un inventeur un peu farfelu obsédé par les oiseaux.
Un jour, une étrange épidémie frappe le pays et le monde entier: une pandémie de peur. Tito est persuadé que les travaux de son père pourront aider à combattre la maladie. S'en suit une série de péripéties où Tito et ses ami.e.s devront faire preuve de courage et surtout ne pas avoir peur pour espérer guérir le monde de sa peur. Les oiseaux sont la clé, Tito en est intimement persuadé.

Tito et les oiseaux est une merveilleuse fable sur le courage face à la peur qui emprisonne les gens et les réflexes sécuritaires de notre monde qui, loin de combattre la peur, ne font en fait que l'accentuer. Ce film d'animation bénéficie en outre d'un dessin surprenant tout en coups de pinceaux et en larges traits de couleurs, et d'une bande son immersive.
De par les thèmes abordés, la peur, les excès d'un monde sécuritaire et le rôle des médias dans la propagation de la "peur", ce film s'adresse à des enfants à partir de 10 ans.
J'avoue qu'en préparant le calendrier du festival, j'avais coché Tito en optionnel, pas certain d'avoir l'envie ni l'occasion de le voir. Finalement, j'ai pu le visionner et je ne le regrette absolument pas. Une belle surprise.

jeudi 7 mars 2019

Stubby

Stubby, c'est l'histoire vraie du chien de guerre le plus décoré de la Première Guerre Mondiale, et le seul qui fut promu au grade sergent.
C'est aussi un film d'animation très réussi que j'ai eu l'occasion de voir dans le cadre du festival Anima.
Plus léger que Funan dont j'ai parlé précédemment, Stubby fait la part belle à la bravoure et l'héroïne avec un petite touche d'humour.
Malgré un contexte de guerre, ce film d'animation reste accessible à partir de 6 ans, avec quelques explications de la part des parents sur la guerre des tranchées et l'usage de gaz de combat.
Un petit bémol à noter tout de même: le fait que les soldats allemands soient déshumanisés par le port d'un masque à gaz, même dans les séquences où cela ne se justifie pas vraiment; j'imagine que ce manichéisme est motivé par une volonté de simplifier le récit (le film s'adresse à des enfants à partie de 6 ans) mais il ne faudrait pas oublier que les soldats allemands étaient eux-aussi de pauvres bougres pris dans la tourmente d'un conflit qui à l'heure du récit en était déjà à sa quatrième année. Comme les soldats français, la plupart aspirait à une cessation des combats et rêvait de retrouver leur famille.
Encore une fois, comme Funan, ce film d'animation nécessitera sans doute à une explication en famille autour des thèmes abordés.
Juste pour le fun, j'ai été voir sur wikipedia ce qu'on racontait sur le vrai Stubby. Tout ce qui est raconté dans ce film d'animation est vrai. Ce petit clébard prévenait les soldats des attaques au gaz, trouvait les soldats blessés dans le no man's land et a même permis la capture d'un espion allemand, après quoi il fut promu sergent.

Funan

Le festival Anima continue avec Funan, un film d'animation de Denis Do.
L'histoire se passe au Cambodge, entre 1975 et 1979, alors que le pays est sous la domination des Khmers rouges.
On y suit le combat d'une mère, Chou, et sa quête pour retrouver son jeune fils, Sovan, qui lui a été enlevé après la chute de Phnom Penh.
Au fil du récit, on découvre les exactions commises sous le régime totalitaire d'Angkar (nom désignant le parti communiste cambodgien).
Chaque jour est une nouvelle épreuve, une nouvelle souffrance que le peuple cambodgien doit endurer au nom du parti. Entre déportation et travaux forcés, Chou perd ses proches, un à un, victimes de la cruauté froide des sbires d'Angkar. Au terme de quatre longues années de séparation, elle finira par retrouver son fils mais le prix à payer sera à la mesure de la souffrance endurée.
Un film très dur, une dureté qui contraste avec la douceur du dessin et la finesse de l'animation. L'auteur, dont on se doute que la famille a été victime des méfaits des Khmers rouges (le film est dédié à sa mère et à son frère), rend l'horreur par petites touches successives; on n'assiste pas aux combats et aux exécutions: le violence se passe hors champ, suggérée plus que montrée. Pour autant cela n'enlève en rien au drame du peuple cambodgien, que du contraire. L'effet en est décuplé par l'imagination du spectateur. Une technique terriblement efficace.
Nous avons été le voir en famille, avec pas mal de questions après la projection. Il en est sorti un partage intéressant autour d'un sujet difficile. Moi-même je n'avais pas idée de l'ampleur du génocide perpétré par les Khmers.
Un film à voir à partir de 10 ans, surtout vu le sujet traité.

mercredi 6 mars 2019

Mortal Engines

Dans un futur d'après l'apocalypse, l'humanité vit dans de gigantesques villes mobiles, parmi lesquelles Londres fait figure de grande prédatrice. Parcourant les terres ravagées, elle fagocite les autres cités comme autant de proies ne pouvant assouvir sa faim. La hors-la-loi Hester Shaw dont la mère fut jadis assassinée par Thaddeus Valentine, un haut dignitaire londonien, réussit à entrer clandestinement dans Londres et compte bien aller jusqu'au bout de sa vengeance.
Mortal Engines nous propose un monde baroque, à l'esthétique steam-punk assumée. Et c'est ce que je retiendrai de ce film. L'histoire en elle-même passe au second plan. L'intrigue ne présente que peu d'intérêt. Les différents protagonistes sont très archétypaux et les rebondissements trop prévisibles. Les scènes d'action manquent d'originalité et ne suffisent pas à combler la vacuité du scénario.
Pour moi, l'unique mérite de ce film est à chercher dans le monde proposé, les décors, les costumes et l'exposition d'un univers steam-punk décalé. Certains éléments comme la cité au-dessus des nuages et les engins volants m'ont tout de suite fait penser au monde à peine esquissé de Lady Blackbird, de John Harper.
Ce film semble être l'adaptation d'une série de romans éponymes de Philip Reeve. Je n'ai pas lu ce livres. Je ne peux donc pas comparer l'oeuvre écrite et le portage sur grand écran. Je laisse donc aux éventuels lecteur.trice.s le soin d'évaluer le bien-fondé de cette adaptation cinématographique.

The King Is Dead

The King Is Dead est un party-game de Vincent & Meguey Baker.

The king of Banteave, Eyvard III, high prince of House Dillestone and Sovereign of the Seaward Coast, has died without heir. Civil war is certain. You’re a young warrior prince or warrior princess of one of the royal houses of Banteave. You’re caught up in this looming war of succession. To see your house exalted, you’ll have to fight and scheme, allying with your rivals and betraying your friends, falling in love with your enemies, daring danger, adventure, romance, and war. You were born for this.

Suite à la mort du roi Eyvard III, le trône du Royaume de Banteave est vacant.
Vous incarnez un prince ou une princesse issu.e d'une des grandes Maisons du royaume, engagé.e dans une lutte sans merci pour la couronne.
The King Is Dead vous propose de jouer cette lutte de pouvoirs à travers une série de mini-jeux mettant en scène les situations emblématiques de cette course pour la couronne.
Vous allez choisir votre maison, chaque famille noble possédant son historique, ses caractéristiques, ses avantages et ses faiblesses ainsi que les attentes qu'elle place en vous en tant que futur.e roi.reine de Banteave. A vous ensuite de donner vie à cette lutte de pouvoirs et d'influences dans les scénettes proposées. Chaque jeu vous fera gagner ou perdre des points jusqu'à la scène finale du couronnement.
Le jeu fonctionne avec un jeu de cartes classiques, les valeurs et les figures représentant vos forces et faiblesses.
The King Is Dead est un jeu intrigant qui propose une autre façon de faire du jeu de rôle.
Ce jeu demandera un certain engagement de la part des joueur.euse.s qui risquent fort d'être sorti.e.s de leur zone de confort. Cela dit, le jeu risquant d'aborder des thème inusités en jeu de rôle et pouvant mettre mal à l'aise les participant.e.s de part une certaine charge émotionnelle, les auteurs proposent la mise en place d'une X-Card ou de tout autre outil afin de garantir la sécurité émotionnelle des joueur.euse.s.
Précisons qu'il s'agit d'un party-game, un jeu sans meneur pour des parties n'allant pas au-delà de 3 heures. Par ses mécaniques et sa mise en scène, ce jeu est très proche de Mobile Frame Zero : Firebrands, également de Vincent Baker, dont j'ai parlé dans un récent article.

mardi 5 mars 2019

Okko et les Fantômes

Après un tragique accident de voiture où elle perd ses parents, Okko est recueillie par sa grand-mère dans son auberge de province, habitée par de jeunes fantômes bienveillants. Elle va apprendre que c’est en prenant soin des autres que l’on guérit de ses propres douleurs.

Toujours dans la cadre du festival Anima, j'ai vu cet après-midi l'animé Okko et les Fantômes, de Kitaro Kosada. Je suis toujours surpris de la finesse avec laquelle les auteurs japonais arrivent à traiter de sujets graves comme la mort de proches et la résilience des survivants; c'est une fois de plus le cas avec Okko, une histoire qui alterne entre tragédie, moments drôles, émotions, pleurs aussi et courage surtout. Une oeuvre tout en délicatesse et en poésie, qui m'a mis la larme à l’œil je dois l'avouer. A ne pas rater.

lundi 4 mars 2019

Spider-Man Next Generation

Spider-Man New Generation suit les aventures de Miles Morales, un adolescent afro-américain et portoricain qui vit à Brooklyn et s’efforce de s’intégrer dans son nouveau collège à Manhattan. Mais la vie de Miles se complique quand il se fait mordre par une araignée radioactive et se découvre des super-pouvoirs : il est désormais capable de prouesses physiques incroyables, de se camoufler, de coller littéralement aux murs et aux plafonds ; son ouïe est démultipliée, etc. Dans le même temps, le plus redoutable cerveau criminel de la ville, le Caïd, a mis au point un accélérateur de particules capable d’ouvrir un portail sur d’autres univers. Son invention va provoquer l’arrivée de plusieurs autres versions de Spider-Man dans le monde de Miles, dont un Peter Parker plus âgé, une Spider-Woman, Spider-Man des années 30, Spider-Cochon et Peni Parker, venue d’un dessin animé japonais.

Au-delà du simple divertissement familiale, ce Spider-Man nous propose un dessin et une animation époustouflante. On y retrouve la vivacité des Comics avec des bulles qui éclatent à chaque séquence et une foule de références qui raviront les fans. Les Spider héros issus des autres dimensions sont attachés et originaux, Spider-Cochon en tête. L'intrigue n'est certes pas des plus originales mais l'action est menée tambour battant. Et si vous êtes patient, il y a une petite scène post-générique qui rappellera certainement des souvenirs aux plus âgé.e.s d'entre nous.
Spider-Man n'est pas mon héros Marvel préféré, loin de là. Mais je ne regrette absolument pas d'avoir été voir ce dessin animé avec mes enfants. C'est également une belle entrée en matière pour ouvrir le festival Anima.

Marie Stuart, Reine d'Ecosse

Le destin tumultueux de la charismatique Marie Stuart. Épouse du Roi de France à 16 ans, elle se retrouve veuve à 18 ans et refuse de se remarier conformément à la tradition. Au lieu de cela elle repart dans son Écosse natale réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la domination d’Élisabeth Ier s’étend aussi bien sur l’Angleterre que l’Écosse. Les deux jeunes reines ne tardent pas à devenir de véritables sœurs ennemies et, entre peur et fascination réciproques, se battent pour la couronne d’Angleterre. Rivales aussi bien en pouvoir qu’en amour, toutes deux régnant sur un monde dirigé par des hommes, elles doivent impérativement statuer entre les liens du mariage ou leur indépendance. Mais Marie menace la souveraineté d’Elisabeth. Leurs deux cours sont minées par la trahison, la conspiration et la révolte qui mettent en péril leurs deux trônes et menacent de changer le cours de l’Histoire.

Un excellent film historique et une performance surprenante des deux actrices Saoirse Ronan et Margot Robbie. Une formidable inspiration pour un jeu de rôle d'intrigue de palais et de conspirations: Le Trône de Fer, Birthright ou encore The King Is Dead.

vendredi 1 mars 2019

2d6+Sharp, épisode 0

Suite à leur dernière Plan Séquence consacré au jeu de rôle FACES, 2d6+Cool lance le premier épisode d'une nouvelle série de podcasts intitulé 2d6+Sharp.
Le concept est simple: une discussion à bâtons rompus sur un thème donné.
Ici, Volsung et son complice LeMat reviennent sur le jeu de rôle narrativiste, tentent d'en donner une définition et argumente autour de la partie de FACES récemment mise en ligne.
Les deux compères échangent leur point de vue sur le jeu de rôle des années 90 que semble promouvoir FACES et les héritages des jeux PBtA. Un échange très riche, plein d'envolées lyriques et d'anecdotes croustillantes.
A écouter avec délectation.

Sketchgoblin, dessine-moi un.e héros.héroïne

Sketchgoblin est le site de DJ Phillips, un illustrateur néo-zélandais passionné de jeux de rôle et plus particulièrement de Donjons & Dragons.
Sur base d'une description, DJ propose d'illustrer votre héros.héroïne favori.te. 
Le résultat est très convaincant: des illustrations stylisées et minimalistes, très évocatrices et inspirantes. J'ai trouvé les prix proposés un peu élevés mais bon, quand on aime, on ne compte pas ses pièces d'or.