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samedi 11 juillet 2026

The Boys, saison finale

J'ai (enfin) terminé la saison 5 de The Boys, série iconoclaste autour de super-héros qui n'en sont pas vraiment et de la mercantilisation des super pouvoirs par une entreprise commerciale.

Une série qui casse les codes et qui n'hésite pas à s'adapter à l'actualité pour dénoncer très cyniquement les dérives de notre société. Cette 5e saison marque le point final des aventures de Butcher et de ses acolytes en lutte contre Vought et le sinistre Protecteur. Une saison pleine de révélations, pas mal sanglant et un final certes attendu mais trash à souhaits.

A noter que la série se termine avec une vraie fin, et non un arrêt précipité, un essoufflement ou un arrêt brutal faute de budget ou d'audience, un fait suffisamment rare pour être souligné. Et même si on peut remarquer quelques errances scénaristiques ça et là, c'est très appréciable.

Bref, une très bonne série, à voir ou à revoir pour les plus téméraires, mais pour un public plutôt averti.

mercredi 1 avril 2026

A Knight of the Seven Kingdoms

Je termine à l'instant la série A Knight of the Seven Kingdoms. Six épisodes, une vraie pépite. Loin des conspirations et des luttes de palais, on suit le destin de Dunk, ancien écuyer et presque chevalier , sa rencontre avec le jeune Egg et leur participation calamiteuse à un tournoi. Une plongée rafraîchissante dans le monde Westeros. De l'aventure, de l'humour, des situations improbables, le fracas des combats, de l'honneur et de la félonie, et surtout un rythme qui ne retombe jamais pour une mini-série, seulement six épisodes.

J'ai beaucoup aimé me replonger dans l'univers du Trône de Fer et découvrir les aventures de ces deux héros un peu méconnus. Côté jeu de rôle, grosse inspiration bien sûr pour le jeu de rôle du Trône de Fer mais aussi pour tout jeu médiéval low-fantasy comme Pendragon ou Mythic Bastionland.

vendredi 27 mars 2026

Penny Dreadful, troisième et dernière saison

Cette semaine j'ai terminé la troisième et dernière saison de Penny Dreadful; le conclusion d'une terrible et funeste saga, une revisite macabre et géniale des grandes mythes de l'horreur gothique: loup-garous, sorcières, morts-vivants réanimés et un docteur Frankenstein en quête d'humanité, Dorian Gray en immortel maudit et mélancolique, démons et adorateurs du Malin et enfin goules et vampires. Un melting pot qui de prime abord peut sembler indigeste mais qui présente une certaine cohérence dans le fog londonien de cette étonnante série.

J'ai beaucoup apprécié cette série, même si certains moments, notamment au milieu de la seconde saison, présentaient un ventre mou et des hésitations dans le scénario, et même si je regrette un peu la conclusion quelque peu hâtive de cette troisième et dernière saison. A souligner qu'on a bien droit ici à une vraie fin et non une annulation comme c'est hélas trop souvent le cas dans d'autres séries.

Penny Dreadful, en tant que série d'horreur gothique, offre pléthore d'inspirations pour vos jeux de rôle horrifiques favoris: l'Appel de Cthulhu sous toutes ses formes, Candela Obscura, Horreur Liminale et peut-être même Into The Odd dans sa déclinaison londonienne.

samedi 14 mars 2026

Penny Dreadful, saison 2

J'ai terminé tout récemment mon rattrapage sur la seconde saison de Penny Dreadful. Une seconde saison pleine de révélations sur le passé des différents protagonistes, notamment Vanessa Ives et Ethan Chandler dont on découvre enfin la véritable nature, la tragique évolution des expériences impies du docteur Frankenstein, le malédiction funeste de Dorian Gray mais surtout l'affrontement entre Vanessa Ives et une clique de sorcières menées par le sinistre madame Poole.

Une seconde saison certes pleine de péripéties mais qui m'a un peu laissé sur ma faim. Si les différentes intrigues sont habilement développées tout au long des dix épisodes, j'ai trouvé le dénouement un peu trop prévisible et rapide. Tout se joue dans les deux derniers épisodes, de manière un peu trop expéditive à mon goût. J'attends de voir comment et autour de quels sujets va s'articuler le troisième saison.

Côté jeu de rôle, grosse inspiration pour tous jeux horrifiques gothiques comme l'Appel de Cthulhu bien sûr mais aussi Candela Obscura.

dimanche 18 janvier 2026

Arcane (saison 1)

J'avais un peu raté le phénomène Arcane à sa sortie, n'ayant suivi que de loin cette série d'animation pourtant assez singulière. J'avais presque oublier les péripéties de la première saison et n'avait prêté qu'une attention très lointaine à la sortie de la seconde saison. Et j'avoue qu'hormis quelques chansons écoutées dans la voiture, je n'avais aucune connaissance du contenu de ce second chapitre.

J'ai soudainement eu envie de renouer avec la série. Mais pour pouvoir profiter pleinement de la seconde saison, il était indispensable que je revois les neuf épisodes de la première saison. C'est chose faite.

Je n'avais pas tout oublié de mon visionnage initial, aussi ai-je assez vite raccrocher le train. Et quel train ! Même si je ne suis pas du tout amateur de League of Legends, j'ai été séduit par la proposition d'Arcane: un univers steampunk coloré et original, une histoire ou plutôt des histoires tragiques et prenantes, des personnages attachants, une animation à couper le souffle, une ambiance musicale immersive, de la magie, des affrontements épiques, de la démesure. Bref, j'ai vraiment apprécié cette redécouverte de la première saison.

Difficile de parler de l'intrigue, au risque de divulgâcher. Sachez seulement qu'à Piltover, il y a la haute ville, riche et puissante, et la basse ville, pauvre et asservie. L'histoire tourne autour des tensions politiques et sociales entre ces deux pôles, l'émergence d'une technologie pseudo-magique ultra-puissante et terriblement instable, et du destin tragique de deux orphelines, Vi et Powder.

Une série événement, qui mérite le détour. Une mine d'or pour vos scénarios de jeux de rôle fantasy et steampunk.

Il ne me reste plus maintenant qu'à regarder la seconde saison, sortie il y a un peu plus d'un an.

jeudi 1 janvier 2026

Robin Hood (série)

Premier article de cette année 2026 avec la série Robin Hood dont je viens de regarder la fin de la première saison. Série distribuée par MGM, avec Sean Bean dans le rôle du shérif de Nottingham, diffusé en novembre et décembre dernier à raison d'un épisode par semaine, une première saison de dix épisodes. Un format standard pour une série assez standard aussi il faut bien le reconnaître. Une énième occurrence de l'histoire maintes fois racontée de Robin des Bois. On y retrouve bien entendu le célèbres hors-la-loi dont on découvre la genèse, et tous les autres personnages de la légende: la belle Marianne, Frère Tuck et Petit-Jean. On ajoute un soupçon de politique et d'intrigues de palais, un peu de romance, quelques méchants bien détestables et on obtient Robin Hood.

Mon avis: la série n'est pas désagréable à suivre mais l'histoire est peut-être un peu trop prévisible; bien entendu, l'histoire de Robin des Bois est largement connue et fait partie de l'inconscience collectif. La série réussit ici à renouveler un peu le cliché en ajoutant une couche d'intrigues de palais qui donne un contexte et des enjeux qui vont bien au-delà de la simple histoire de bandits locaux dans un fief anglais. Les implications de ce qui se passe à Nottingham remontent jusqu'au trône d'Angleterre.

La réalisation est plutôt correcte: les décors et les costumes sont crédibles, les combats bien réglés; mais on est loin d'un Games of Thrones. Ca reste très classique dans l'approche, la mise en scène et le scénario.

Je ne suis pas en train de dire que c'est une mauvaise série, loin de là. Elle propose un divertissement tout à fait valable mais elle ne révolutionne pas le genre. Pas certain par exemple de vouloir suivre la seconde saison si elle est produite, d'autant que la première saison clôt parfaitement un premier cycle narratif.

samedi 4 octobre 2025

Les Sentinelles (série)

Au début de la Première Guerre mondiale, le soldat Gabriel Ferraud, grièvement blessé, est sélectionné pour participer à un programme de recherche ultra-secret de l’armée française qui vise à créer des combattants d’un genre nouveau. Après qu’on lui a inoculé un sérum à l’origine mystérieuse, Gabriel se voit doté de capacités inédites. Désormais plus fort, plus rapide, plus résistant qu’un être humain normal, il intègre une unité d’élite composée de soldats augmentés : les Sentinelles. Mais il est très vite confronté à une réalité terrifiante qui risque de faire basculer le sort de la guerre.

Excellente série, à mi-chemin entre une histoire de guerre et du super-héros; cette histoire de sérum fait tout de suite penser à Captain America. Une production impeccable et de qualité, huit épisodes à l'intrigue bien ficelé, des décors et une reconstitution historique qui mettent dans l'ambiance, et une fin ouverte pour une suite probable. Inspirée d'une bande dessinée (que je ne connaissais pas), cette série est une bonne surprise dans le paysage des séries françaises actuelles. J'ai beaucoup aimé. Grosse inspiration pour du Cthulhu orienté action ou la Bridage Chimérique.

jeudi 25 septembre 2025

Alien Earth

Je viens de voir le dernier épisode de la série Alien Earth

L'action se déroule avant les événements tragiques du Nostromo; un vaisseau de la Weyland-Yutani transportant des spécimens collectés un peu partout dans la galaxie s'écrase sur Terre. Une groupe de jeunes gens, des synthétiques hybrides, robots humanoïdes dotés d'une conscience humaine issus de la technologie Prodigy, sont envoyés sur place. S'en suit un enchaînement d'événements improbables...

On attendait cette série avec une certaine fébrilité et pas mal d'attentes. Certaines ont été rencontrées, d'autres beaucoup moins. Pour ma part, j'ai eu un peu de mal avec cette série dont les épisodes sont de qualité variable. Si le pitch de départ semblait intéressant, certains faits restent inexplicables. J'ai été ravi de retrouver le xénomorphe et également surpris de découvrir les autres monstres ramenés sur Terre par le Weyland-Yutani. La bestiole-oeil est particulièrement dégueu.

Parmi les trucs qui m'énervent et m'amusent en même temps, c'est la stupidité de certains personnages apparemment destinés à servir de chair à canon aux créatures. Mais bon, on est dans du Alien, donc il faut des victimes pour les facehuggers et autres bestioles.

Les hybrides ayant des consciences d'enfant, leur manière de réagir peut paraître étrange mais finalement assez logique. Ca m'a un peu perturbé au début. Et puis ils gagnent en maturité au fur et à mesure de l'intrigue, pas tou.te.s de manière égale d'ailleurs.

Le parallèle entre l'intrigue et le conte de Peter Pan est plutôt bien trouvé.

J'entends que la série est autant adorée que détestée. Sans crier au chef-d'oeuvre, on en est loin, je ne jetterais pas le bébé avec l'eau du bain. Il y a pas mal de gaffes scénaristiques, une mise en scène parfois un peu hasardeuse, un scénario un peu tiré par les cheveux par moment, mais il y a de bonnes idées à recycler en jeu de rôle par exemple.

La série ne révolutionne pas le monde d'Alien, et j'ai d'ailleurs eu un peu de mal à la placer dans la timeline. Je comprends que ça se passe avant le Nostromo mais quid de Prometheus et Covenant ?

La fin est ouverte mais ne m'a pas plus que ça donné envie de voir la suite. On verra.

Pour conclure: un sentiment mitigé, de la curiosité, quelques déceptions aussi. Alien Earth n'est pas ma série de l'année, clairement, mais je ne vais pas non plus hurler au scandale et à la fraude. A voir mais sans plus.

vendredi 19 septembre 2025

Foundation (saison 3)

Une troisième saison qui voit l'apparition d'un nouvel ennemi, un puissant télépathe qui se fait surnommé "le Mulet", chef pirate revendiquant la galaxie et pliant ses ennemis à sa volonté par la force de sa pensée. Alors que les planètes tombent sous son emprise les unes après les autres, l'Empire perd peu à peu de sa puissance. De son côté, Gaal Dornick se prépare à affronter le Mulet.

Une production toujours aussi soignée: designs et paysages superbes, une science-fiction très élaboré, grandiose. Pourtant cette troisième saison m'a semblé un peu brouillonne, proposant un scénario hésitant et parfois difficile à suivre. Plusieurs fois je me suis demandé si les scénaristes ne s'étaient pas perdus en chemin. De très bonnes idées mais une narration labyrinthique à l'excès. On est d'ailleurs très loin des romans dont on ne retrouve que la trame générale. Et une fin ouverte sur l'opportunité d'un quatrième chapitre... pour raconter quoi, je ne sais pas.

Une troisième saison qui m'a un peu laissé sur ma faim et que j'ai eu du mal à boucler je l'avoue.

mardi 5 août 2025

Space 1999 (série, saison 1)

Motivé par la sortie du jeu de rôle Space 1999 chez Modiphius, et aussi par un élan de nostalgie, j'ai visionné la première saison de Cosmos 1999, série de science-fiction emblématique des années 70.

Je me souvenais bien de quelques épisodes, mon regretté papa étant fan de la série, mais je n'avais jamais eu l'occasion de visionner l'entièreté des 24 épisodes de la première saison. Un retour à une science-fiction qui osait poser les grandes questions de l'humanité, car c'est bien là que réside l'originalité et tout l'intérêt de cette série. Au-delà des effets spéciaux datés et des décors carte-pâte, Cosmos 1999 aborde la questionnement de l'humanité face à l'immensité de l'espace, le défi de l'inconnu, le contact avec des formes de vie et d'intelligence parfois fort différentes de celle des humains, des questions sur l'éternité, le sens de la vie, l'héritage laissé par des civilisations disparues, la vie et la mort, l’abnégation et l'altruisme, le sens du sacrifice, l'intérêt commun, l'espoir; bref des notions et des questionnements qui vont bien plus loin que ne le laisse présager la série de prime.

C'est d'ailleurs ce qui a fait le succès de la première saison, et l'échec de la seconde saison (je ne savais pas qu'il y avait une seconde saison de 24 épisodes supplémentaires) qui met plus l'accent sur l'action, au détriment des grands questionnements de la précédente saison.

Pour en revenir au jeu de rôle, c'est clair que proposer du Space 1999 à une table de jeu, c'est avant tout proposer de la science-fiction à l'ancienne, avec de l'exploration, de la découverte, de l'émerveillement et des questions profondes sur l'humanité. Un défi en soi. Le jeu facilite sans doute cette approche avec sa mécanique de base de résolution d'action basée sur la compétence du personnage mais aussi et surtout sur son attitude, sa motivation à agir, le pourquoi il fait ce qu'il fait.

J'ai entamé une relecture du Quickstart Guide que j'avais chroniqué dans un précédent post avec en parallèle une traduction partielle du livret afin de proposer une partie ou en tout cas un scénario de mon cru. Je vous en reparle très prochainement j'espère.

dimanche 15 juin 2025

Severance (saison 2)

Je termine à l'instant la seconde saison de la série Severance. Une seconde saison riche en révélations, conspirations, paranoïa, trucs bizarres, trahisons, faux-semblants, manipulations... une montagne russe émotionnelle. Impossible d'en dire plus sans divulgâcher les intrigues à tiroirs de cette surprenante série. Sachez seulement qu'on en sait un peu plus sur Lumon, ses dirigeants, son origine et ses objectifs, encore que tout n'est pas clair, et on en apprend plus également sur les autres inters du Bureau de Raffinement des Macro Données et leurs exters. En tout cas, ça vous retourne l'esprit.

dimanche 8 juin 2025

Severance (saison 1)

Je viens de binge watcher la série la plus surprenante et la plus déstabilisante qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps: Severance. A sa sortie, je n'avais regardé que les 3 premiers épisodes... là j'ai repris vendredi soir et je me suis enfilé les huit épisodes de la première saison en moins de trois jours...

Dans un futur proche, la technologie de la dissociation permet à des employés de compartimenter leur vie au bureau de leur vie privée, ignorant mutuellement l'une et l'autre. Mark travaille pour Lumen et a choisi la dissociation depuis deux ans. Tout se passe au mieux jusqu'au jour où il croise un collègue de bureau en dehors du travail, ce dernier le mettant en garde contre ce qui se trame réellement au bureau.

Cette série est, comme je le mentionne plus haut terriblement perturbante; on est à la fois fasciné et effrayé par les possibilités et les conséquences de la dissociation. Alors que l'intrigue se développe, on découvre que les "inter", appellation donnée à la personne lorsqu'elle est chez Lumen, commencent à se poser des questions sur le pourquoi de leur présence dans les locaux de Lumen, remettant en cause le choix posé par leur "exter". S'en suit une quête de la vérité face à un emprisonnement volontaire qui n'en reste pas moins cruel et douloureux.

Au-delà de l'aspect science-fiction, cette série est une surprenante mise en abyme de la vie professionnelle, du pourquoi du travail en entreprise, de cet esclavage moderne imposé par la société. Une série qui pose des questions et qui, je dois le reconnaître, m'a fortement secoué.

jeudi 29 mai 2025

The Last of Us, saison 2

J'ai terminé la seconde saison de The Last of Us hier... et comment dire... un véritable ascenseur émotionnel. Sans divulgacher l'intrigue, disons le sous-titre, chaque choix implique un sacrifice, n'est vraiment pas mensongé. Des choix et des sacrifices marquent profondément ce second chapitre.

Bien entendu, on n'a plus la surprise de la découverte avec cette seconde saison: le décor est planté et la réalisation reste fidèle à la qualité de la première saison. Cette seconde saison marque un tournant dans les aventures d'Ellie et de Joel, avec un développement bien marqué pour le personne d'Ellie et sa complicité avec Dina. L'univers prend aussi un peu plus d'ampleur, une bonne partie de l'aventure se déroulant à Seattle

J'ai regretté un petit ventre mou en milieu de saison avec l'impression de quelques hésitations scénaristiques, errances très vite corrigées sur les derniers épisodes. Mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié cette deuxième partie... et bien entendu, une troisième saison sera indispensable.

Côté inspirations jeux de rôle, on reste sur une mine d'or d'idées pour vos univers post-apo.

lundi 26 mai 2025

Love, Death and Robots (saison 4)

Depuis 2019, la série Love, Death and Robots nous régale d'incroyables pépites du court-métrage d'animation; les sujets et les styles sont variés, les histoires toujours surprenantes. Et la quatrième saison ne déroge pas à la règle. Marionettes déjantées, visite d'extraterrestres qui tourne mal, vengeance aux confins de l'espace, guerre contre des géants, domination mondiale des chats, invasion de poulpes extraterrestres, jeu du cirque spatial, invocation démoniaque en pleine Seconde Guerre Mondiale, appareils électro-ménagers désespérés, Satan vs chats... une vraie mine d'or. Le seul bémol: c'est bien trop court.

mardi 6 mai 2025

The Eternaut

A la veille des fêtes de Noël, un blizzard mortel frappe l'Argentine, tuant des millions de personnes. Alors que la ville est jonchée de cadavres, un groupe de survivants s'organise.

Difficile d'en dire plus sur l'intrigue sans risquer de divulgâcher cette excellente série post-apo. Une écriture et un rythme maîtrisé, une réalisation impeccable, des décors glaçants, une tension permanente et ce sentiment de vivre la fin du monde en même temps que les protagonistes, des personnes comme les autres, confrontées à une réalité terrible qui les dépasse. Ca faisait longtemps que je n'avais plus été à ce point happé par une série post-apo. Un pépite, une master-class, en seulement six épisodes. J'attends la suite.

Côté inspiration, très clairement une mine d'or pour tout jeu de rôle explorant la fin du monde... J'ai pensé à The Electric State, à Vermine, à Mutant Year Zero.

mercredi 26 mars 2025

Mythic Quest, saison 4

Une quatrième saison sur le quotidien plein d'humour d'une boîte de production de jeux vidéo, avec son lot de petites trahisons, de rebondissements hilarants et de situations grotesques, le tout servi par une brochette de personnages caricaturaux croustillants; dix épisodes de 30 minutes à regarder sans modération.

vendredi 7 février 2025

Skeleton Crew

Après une mystérieuse découverte sur leur planète natale, quatre enfants se perdent dans un dangereux voyage à travers la galaxie. Par tous les moyens, ils tentent de retrouver le chemin qui les ramènera chez eux. Leur aventure, bien plus grande que tout ce qu'ils auraient pu imaginer, sera ponctuée de rencontres, aussi bien avec des alliés que des ennemis improbables.

Skeleton Crew, c'est un peu un croisement improbable entre les Goonies et Star Wars. Les héros sont des enfants, qui se retrouvent malgré eux, entraînés dans une grande aventure pleine de pirates de l'espace, de jedi énigmatique, de robots lunatiques et trésors, comme toute histoire de pirates qui se respectent.

Les épisodes sont courts et les péripéties nombreuses. Le groupe d'enfants fonctionne bien et Jude Law tient un rôle en or. Skeleton Crew renoue avec l'aventure, la vraie, en plus d'être une vraie série familiale. Très rafraîchissant. J'ai beaucoup aimé.

lundi 20 janvier 2025

American Primeval

1857. Une femme et son fils tentent de rejoindre un avant-poste au-delà des Rocheuses alors que la guerre couve entre les milices mormones de Brigham Young, l'armée des Etats-Unis et les tribus Shoshones.

American Primeval nous plonge dans les racines de l'Amérique, dans un Ouest sauvage où tout reste à découvrir; une époque violente où l'homme est un loup pour l'homme. Et personne n'est épargné, qu'ils soient colons, pionniers, mormons, soldats ou autochtones. Un portrait sans concession d'une conquête de l'Ouest qu'on a trop souvent romancée et qui apparaît ici sous son jour le plus sanglant. La vie y es rude, les gens impitoyables, surtout les blancs d'ailleurs, la mort et la violence omniprésentes. Les scènes de combat, et elles sont assez nombreuses, sont terriblement violente, la poudre parle et le sang coule. Âmes sensibles s'abstenir.

Pour autant, j'ai rarement vu une série d'aussi bonne qualité. Je l'ai regardé en moins de trois jours- elle ne compte que six épisodes - tant l'intrigue, ou plutôt les intrigues sont prenantes. Côté réalisation, les combats et les scènes d'action sont à couper le souffle; on se surprend à rester en apnée tellement l'action est haletante. Les couleurs et la photo, en nuance de gris ou ocre pour les paysages de plaine, blanc glacial pour les montagnes enneigées, contribuent et entretiennent une ambiance très particulière. 

Une belle surprise pour débuter 2025.

samedi 18 janvier 2025

Silo (saison 2)

Je termine à l'instant la seconde saison de la série de science-fiction post-apocalyptique Silo, d'après les romans éponymes de Hugh Howey.

Alors que Juliette Nichols a été envoyée à l'extérieur, la rebellion gronde dans le silo. Et tandis que les affrontements se font de plus en plus violents, Juliette trouve finalement refuge dans un silo voisin qui semble totalement à l'abandon.

Une seconde saison qui évolue sur deux plans: le premier au sein du silo où la tension monte petit à petit, le maire tentant par tous les moyens de garder le contrôle d'une population en plein désarroi, le second dans un silo dévasté où Juliette a trouvé refuge. Une saison plein de révélations distillées au compte-goutte. Mais on commence à deviner certaines vérités. Clairement on reste sur sa faim - mais c'est un peu l'ADN de ce genre de séries à secrets - et une suite sera nécessaire pour compléter l'immense puzzle du Silo. Il me semble d'ailleurs avoir vu passer qu'une troisième et même une quatrième saison étaient confirmées. Donc à suivre.

lundi 30 décembre 2024

Earth abides (saison 1)

A la suite d'une pandémie, la race humaine est quasiment anéantie. Ish pense être le seul survivant jusqu'au jour où il rencontre Emma. Cette rencontre est le premier pas d'une nouvelle épopée humaine.

Earth Abides propose une vision post-apocalyptique allant à l'encontre des tropes du genre. Ici, malgré l'effondrement de la civilisation, malgré les épreuves de toutes sortes, les dangers, les pertes, les protagonistes de Earth Abides vont de l'avis, se relèvent, font preuve d'humanité, avec l'espoir que l'Homme trouve sa vraie place dans une Terre qui, elle, demeure.

Une mini-série (6 épisodes) intéressante en bien des points, et notamment son approche très humaniste et son rythme plutôt, s'attachant au quotidien de la vie des survivants. On peut déplorer cependant une vision très américano-biblique du post-apo et une approche très croissez et multipliez-vous et aussi un peu trop de drama-pathos par moment. 

Je n'ai pas détesté; j'étais surtout curieux.