mercredi 18 octobre 2017

The Shining

On ne présente plus The Shining, considéré à juste titre comme un classique et une référence de l'horreur moderne. La maîtrise de Stanley Kubrick, le talent terrifiant de Jack Nicholson, un huit-clos terriblement efficace, une ambiance vibrante de folie, autant d'éléments qui font de ce film le monstrueux chef d'oeuvre que l'on connait et qui sont autant de briques à reprendre pour construire vos histoires horrifiques. 
J'avais vu ce film il y a longtemps et j'en avais gardé un souvenir un peu flou. En le revoyant aujourd'hui, je me suis vraiment rendu compte de l'efficacité de cette tragique histoire de descente aux enfers et de folie meurtrière, sur fond d'hallucinations plus glaçantes les unes que les autres. Une mine d'or d'inspiration pour vos scénarii de Cthulhu, Sombre ou The Final Girl.

mardi 17 octobre 2017

Sombre Light 10 (Johan Scipion)

Sombre Light est l’occurrence gratuite du jeu de rôle d'horreur Sombre de Johan Scipion. Ceci est un petit billet suite à ma lecture du dixième opus de ce livret découverte d'une quinzaine de pages. A noter que Sombre Light présente Sombre Classic c'est-à-dire les règles essentielles pour jouer les scénarios de Sombre. Il existe d'autres versions de Sombre qu'il est possible de découvrir au travers des nombreuses publications de Sombre; à ce jour, Sombre compte 7 numéros et 2 hors séries disponibles sur le site des Terres Etranges.

Sombre est un jeu de rôle pour se faire peur comme au cinéma.
Les joueurs vont incarner des victimes, des gens ordinaires confrontés à l'horreur au sens large; cela va de l'invasion de zombies aux slashers en passant par les aliens agressifs et les mutants dégénérés. Ici, point d'horreur métaphysique à la Cthulhu mais du trash/gore qui tâche, de la découpe à la tronçonneuse après une course-poursuite effrénée dans les bois la nuit.
Les règles ont été pensées, conçues et taillées tel un diamant au fil de centaines de parties, démos et autres playtests. Au final, on a un jeu carré qui va droit au but; les personnages sont créés très rapidement, et pour cause puisqu'ils risquent fort de mourir aussi rapidement: un nom, une  brève description, quelques traits et deux jauges (Esprit et Corps) et le tour est joué. Les PJ sont prêts pour le carnage.
Face à eux, une situation de départ et surtout un tueur/monstre/créature prêt à en découdre et que rien n'arrêtera.
Le jeu se veut rapide et frénétique, comme un film de slasher; le meneur ne doit pas laisser le temps aux PJ de souffler. Le tueur est à leurs trousses et ils vont devoir survivre. Inutile de préciser que Sombre est un jeu extrêmement létal pour les PJ, à tel point que Johan mentionne systématiquement le body-count de chacune de ses parties dans ses compte-rendus. Les survivants sont rares.
En plus des règles de création des personnages, le livret de Sombre Light 10 décrit les mécaniques de jeu: résolution d'actions, adrénaline, combat rapproché ou à distance, fuite, comment définir les antagonistes ainsi que de nombreux exemples. Le livret propose également une feuille de création et une fiche de personnage.

Sombre Light est une porte d'entrée pour le jeu d'horreur comme au cinéma; les règles sont simples (mais pas simplistes) et peu nombreuses. La lecture du livret et la compréhension des règles ne devraient pas vous prendre plus d'une heure.
Peut-être même aurez-vous le temps de créer votre personnage avant que le tueur à la machette ne débarque à Crystal Lake.
Reste à imaginer un décor pour votre première partie et un antagoniste digne de Jason Voorhees et "roulez jeunesse".

Dans le noir (Lights Out)

Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c'est au tour de son petit frère Martin d'être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent, surtout dans le noir.

Un film somme toute assez classique de hantise, avec la particularité que la créature malveillante n'évolue que dans les zones obscures, ce qui donne lieu à quelques scènes saisissantes. Un film assez court qui ne s'embarrasse pas de lenteurs ou d'explications superflues. En 80 minutes, Dans le noir va droit au but et l'horreur débute dès les premières scènes. Encore une fois, une inspiration pour tout jeu de rôle horrifique.

La colline a des yeux (2006)

Pour fêter leur anniversaire de mariage, Bob Carter, un ancien policier de Cleveland, et sa femme Ethel ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie. Bob est sûr que faire la route tous ensemble les aidera à resserrer des liens familiaux un peu distendus.
Même si tout le monde vient, personne n'est vraiment ravi d'être là. Lynn, la fille aînée, s'inquiète du confort de son bébé. Son mari, Doug, redoute de passer trop de temps près de son beau-père. La jeune Brenda regrette de ne pas être allée faire la fête à Cancun avec ses amis. Et Bobby ne s'intéresse qu'aux deux chiens de la famille.
Une route désertique va conduire les Carter vers le pire des cauchemars.

Dans La colline a des yeux, on confronte une petite famille américaine typique à l'horreur glauque et sale d'une bande de mutants dégénérés. Au-delà du sentiment d'épouvante et de dégoût face aux monstres, qui s'avèrent n'être finalement que des victimes, l'horreur naît de la confrontation entre deux familles, la normale et l'anormale. On en arrive presque à avoir pitié de cette tribu dégénérée, rejetée, oublié de tous et qui n'entretient plus avec le monde extérieur qu'une relation faite de haine, de peur et de vengeance.
La Colline a des yeux reste une inspiration forte pour Sombre ou tout autre jeu de rôle horrifique.

dimanche 15 octobre 2017

Friday the 13th (remake 2009)

Quel film regarder un vendredi 13?
Friday the 13th pardi !

Juin 1980, la nuit du Vendredi 13, Jason, un petit garçon difforme, assiste à la décapitation de sa mère psychopathe. Donné pour mort, il déambule dans la région abandonnée de Crystal Lake. Au fil des années, il acquiert une force surhumaine et une rage aveugle. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, un groupe d’adolescents décide de passer un week-end près du lac de Crystal Lake, et vont déclencher la folie meurtrière de Jason. Par la suite, le frère d'une victime va enquêter pour retrouver la trace de sa sœur disparue.

Friday the 13th (Vendredi 13 en français) est l'archétype du film de slasher; un fou furieux masqué armé d'une machette (ou d'une crosse de hockey) massacre des ados assez inconscients pour oser venir camper sur son territoire. 
Un classique, un film fondateur du genre et au final une franche partie de rigolade tant les situations sont téléphonées, le jeu consistant à deviner qui y passera le premier, de quelle façon et qui survivra si survivant il y a.
Côté jeu de rôle, on oscille entre du Sombre et du The Final Girl.
Au final, une bonne soirée à jouer à se faire peur et le plein d'inspirations pour de futures sessions de jeu de rôle slasher/terreur.

vendredi 6 octobre 2017

The Lost City of Z

Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d'Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire.

Le film est basé sur l’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du 20e siècle.

The Lost City of Z ou l'inextinguible soif d'exploration, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Le héros, Percy Fawcett, se découvre une passion pour l'exploration et cette passion va le dévorer entièrement, le poussant à retourner dans la jungle amazonienne pour y poursuivre son rêve de découverte et de gloire; en visionnant le film, je n'ai pu m'empêcher de rapprocher la soif d'exploration de Fawcett avec la curiosité insatiable (et peut-être un peu morbide) des investigateurs de l'Appel de Cthulhu pour les secrets oubliés et enfouis au fond des âges, allant au-delà des dangers, de la folie et de la mort pour toucher l'impensable. The Lost City of Z offre une formidable base d'inspiration pour tout jeu d'exploration: l'Appel de CthulhuAventures dans le Monde Intérieur ou encore Hollow Earth Expédition.

jeudi 5 octobre 2017

End of Watch

Chaque jour, Brian Taylor et Mike Zavala, jeunes officiers de police, patrouillent dans les rues les plus dangereuses de Los Angeles. À travers les images filmées sur le vif, on découvre leur quotidien: les patrouilles et les poursuites, les confrontations souvent violentes avec les malfrats, les membres des gangs, les trafiquants de drogue, la dureté de la rue, la peur et le danger omniprésent. On y découvre aussi une part de leur vie privée: famille, épouses et enfants, projets d'avenir; et le décalage saisissant entre ces deux mondes. Certaines images sont très dures (âmes sensibles s'abstenir) car la vie dans les rues de L.A. ne fait pas de cadeau. 
Un film que je rapprocherais (même thème et même angle d'approche) de l'excellente série Southland.
Une formidable inspiration pour des jeux de flics tels que COPS ou D3 (paru dans les Casus Belli 13, 14 et 15)

mardi 3 octobre 2017

Perceval ou le conte du Graal

Perceval ou le conte du Graal, d'Anne-Marie Cadot-Colin, d'après Chrétien de Troyes, nous narre l'édifiante épopée d'un des plus célèbres chevaliers des légendes arthuriennes, j'ai nommé Perceval le Gallois.

Un jeune Gallois naïf, ignorant jusqu'à son nom, élevé dans la profonde Forêt Déserte, devient un vaillant chevalier et prend place autour de la Table Ronde, parmi les compagnons du roi Arthur. Il a pour nom Perceval. Mais outre ses aventures périlleuses et ses exploits chevaleresques, son vrai destin est celui de la quête du Graal.

Oui, je sais, j'ai encore piqué dans les lectures scolaires de mes enfants :-)

Cet ouvrage est une interprétation moderne du légendaire roman de Chrétien de Troyes (c'est de la littérature médiévale). Chevaliers en armures, nobles dames en détresse, sorcières, magiciens et prophéties, souverains énigmatiques, dragons, Graal et lance magique, épée légendaire, tournois et duels, forêts sombres et châteaux mystérieux, nobles quêtes et félonies, tels sont les ingrédients de ce conte-épopée. Au fil des pages, on y découvre un jeune Gallois un peu naïf qui va maladroitement faire ses premiers pas dans le monde et devenir le fameux chevalier que l'on connaît. Mais nombreuses sont les épreuves sur la quête du Graal. Au terme de plusieurs années d'errance, Perceval se montrera-t-il digne du Graal ? Vous le découvrirez en lisant ce roman assez court (moins de 200 pages); mais ne vous laissez pas abuser par le petit format du livre. Les tournures de phrases empruntent énormément au français médiéval et le style très "conte" n'est pas toujours aisé à lire. A ce titre, la dernière quinzaine de pages intitulée Pour mieux comprendre Perceval est très utile et vous aidera à mieux appréhender l'ouvrage.

Perceval ou le conte du Graal, ou du moins le roman original de Chrétien de Troyes, est une oeuvre fondatrice, à l'origine de maintes adaptations en littérature mais aussi au cinéma et dans les jeux de rôle. On peut citer le très célèbre Pendragon mais aussi Knight, au cœur des ténèbres qui n'hésite pas à transposer l'épopée arthurienne dans un futur lointain.

2d6+Cool : MonsterHearts FuckYouVeryMuch, le final

2d6+Cool nous gratifie cette semaine du final de sa campagne MonsterHearts FuckYouVeryMuch. Et quel final, c'est une véritable apothéose.
Au menu de ce 5ième et dernier épisode, une fête étudiante dans une mine désaffectée, un Boogie Man de pacotille qui devient un véritable tueur, du sang et des larmes, de la sorcellerie et un peu de sexe aussi; bref tous les ingrédients essentiels à une bonne session de MonsterHearts.
Un vrai régal pour les oreilles et une formidable source d'inspiration pour vos futures parties.

lundi 2 octobre 2017

Equals

Dans un monde utopique futuriste, les émotions ont été génétiquement éradiquées et tout le monde vit en paix au sein du Collectif. Les émotions y sont considérées comme une maladie incurable et dégénérescente. Nia et Silas vont tomber amoureux mais doivent cacher leur relation hors-la-loi. Avec l'aide d'un petit groupe de résistants "malades", ils vont tenter de rejoindre la Péninsule, une terre sauvage loin du Collectif où ils espèrent pouvoir vivre librement leur humanité retrouvée.

Je n'ai pas regardé ce film pour le formidable jeu d'acteur de Kristen Stewart quoique pour le coup, vu que les protagonistes n'ont aucune émotion au début du film ou doivent les cacher, elle joue plutôt bien (ok, là, je suis un peu méchant).
J'ai choisi de regarder ce film parce que j'aime les dystopies et que je suis toujours avide d'en découvrir une nouvelle.
Equals, c'est un peu Roméo et Juliette au pays de Big Brother. Les émotions y sont non seulement interdites mais elles sont vécues par les protagonistes comme quelque chose de dangereux et d'étrange, une malade mortelle et irréversible. Ils ne vivent pas leur état initial de robot-humain comme une sanction ou une contrainte. C'est tout le contraire. Pour eux, l'émotionnel est contre-nature. Et ce n'est que petit à petit qu'ils se rendent compte qu'en fait, les émotions sont dans la nature humaine. Et c'est là tout le piquant de cette dystopie.
Visuellement, le monde du Collectif est épuré et sans relief, à l'image de sa doctrine. Les émotions ayant été génétiquement éliminées, les cités sont fonctionnelles, les gens normalisés, les habits uniformisés. Les habitants du Collectif vivent côte à côte sans échange véritablement en dehors de conversations fonctionnelles strictement nécessaires.
Dans un tel monde, Nia et Silas sont obligés de vivre leur relation en secret au risque d'être internés puis éliminés.
Equals n'est peut-être pas un chef d'oeuvre du cinéma, loin s'en faut, mais il a le mérite de présenter une dystopie intéressante et une esthétique inspirante, à recycler dans vos parties de jeu de rôle.