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dimanche 26 juillet 2026

Disclosure Day

Si vous appreniez que nous ne sommes pas seuls, si quelqu'un vous le montrait, vous le prouvait, cela vous effraierait-il ?

C'est tout le propos du dernier film de Stephen Spielberg, Disclosure Day, littéralement "le jour de la révélation"

Dans Disclosure Day, on nous parle d'une agence gouvernementale oeuvrant dans l'ombre à dissimuler au public et à l'humanité un des plus grands secrets de l'ère moderne; je parle ici du contact avec des intelligences non-humaines et la visite de notre planète par ces extraterrestres, les crashs d'aéronefs, la récupération de corps ou de survivants, l'exploitation de technologies avancées. Ce sont des thèmes exploités par de très nombreux films et séries, et un  des thèmes fétiches de Spielberg depuis Rencontres du Troisième Type et E.T.

On suit deux personnages, Margaret Fairchild, présentatrice météo sur une chaîne de télé locale, et Daniel Kellner, informaticien de génie, pourchassés par la dite organisation.

Une course-poursuite haletante, pleine de péripéties et d'action, jusqu'au dénouement final et la révélation qu'on imagine.

La magie du film ne réside pas pour moi dans la révélation qu'on appréhende très vite, dès les premières bandes annonces d'ailleurs, mais dans la manière dont Spielberg tient les spectateurs en haleine, allant de d'indices en découvertes, et à cette émerveillement qu'il arrive à provoquer.

Un chef d'oeuvre dans la lignée de E.T. et surtout de Rencontres du Troisième Type dont Disclosure Day est quasiment la suite directe.

A voir sans hésitation.

Côté jeu de rôle, grosse inspiration pour du Delta Green ou du Conspiracy X.

vendredi 24 juillet 2026

The Mandalorian & Grogu, très décevant

Autant la série m'avait plutôt emballé, autant The Mandalorian & Grogu m'a déçu. Une intrigue cousue de fils blancs, une succession de séquences basées uniquement sur du fan-service, peu d'enjeux et pas de surprises, des péripéties qui tombent à plat, un film qui ressemble plus à un assemblage peu convainquant de trois épisodes de série qu'à un vrai film. Peu ou pas d'ambition.

Alors bien sûr, la petite marionette de Grogu est trop mignonne mais peut-on vraiment construire un film uniquement sur ça? Pour moi, la réponse est clairement non.

J'avoue qu'après les trente premières minutes, je me suis forcé à regarder le reste du film, et j'ai envisagé plusieurs fois d'abandonner. Si ça, c'est la vision de Disney pour Starwars, alors Starwars est mort.

jeudi 23 juillet 2026

L'Odyssée

J'ai vu L'Odyssée (de Christopher Nolan) cette semaine. Plutôt que de vous servir une énième critique cinématographique - d'autres font et ont fait bien mieux que moi - je vais juste vous parler de ce qui m'a frappé dans l'épopée d'Ulysse telle que racontée par Nolan.

Attention, spoiler.

D'abord, le cyclope, terrifiant et terriblement inhumaine. Les Lestrygons, implacables, ne laissant aucune chance à Ulysse et ses compagnons. Les compagnons d'Ulysse, transformés en cochons par l'enchanteresse Circé, une métamorphose grotesque et surprenante. Les sirènes, à peine entrevues, au chant si terrible que seul Ulysse l'entend (et un autre compagnon pour son plus grand malheur). Les enfers, un désert sombre peuplé d'âmes errantes. Le saccage de Troie, d'une cruauté et d'une sauvagerie sans pareil. L'âme d'Ulysse, constamment tiraillé entre le désir de rentrer chez lui et le sort tragique de ses compagnons. Et enfin, la violence et la vengeance d'Ulysse et le massacre des prétendants (un peu too much, Ulysse en mode John Wick).

Une épopée dont on ne nous a montré que quelques grands chapitres (mais le film dure déjà plus de trois heures), ou alors il aura fallu scinder l'histoire en deux ou trois parties.

Quelques regrets, comme la ruse d'Ulysse se faisant appeler Personne lors de ses interactions avec le cyclope; un passage pourtant croustillant mais passé sous silence.

Aucune apparition des dieux, hormis Athéna se manifestant à Ulysse sous les traits d'une jeune prêtresse assassinée à Troie.

Pour conclure, je n'ai pas boudé mon plaisir et j'ai redécouvert une épopée déjà maintes fois racontée, et pourtant fondatrice.

J'ai passé un très bon moment, impatient de découvrir chaque étape du périple d'Ulysse et ses compagnons, redoutant l'issue tragique pourtant connue, espérant contre tout espoir, sachant pertinemment comment l'histoire se finit, étant malgré tout surpris à chaque péripétie.

Je ne sais pas encore si ce film est le chef d'oeuvre dont tout le monde parle MAIS je suis très heureux du retour du genre péplum sur grand écran.

Côté jeu de rôle, pléthore d'inspirations.

dimanche 19 juillet 2026

Supergirl (2026)

Ce dimanche, petite sortie non prévue au cinéma: j'ai vu Supergirl.

L'histoire en quelques mots: Kara Zor-El, alias Supergirl, cousine de Superman, a bien du mal à accepter son statut de super-héroïne et le fait qu'elle et Superman soient les deux seuls rescapés de la destruction de la planète Krypton. Elle erre de bars en fêtes, multipliant les cuites et les bagarres, en compagnie de son chien Krypto... jusqu'au jour où elle croise la route de la jeune Ruthye à la recherche de l'assassin de ses parents. Alors qu'elle hésite encore à aider la jeune fille, les brigands s'en prennent à son chien...

Un film mixant habillement science-fiction et super-héros, un peu à la manière des Gardiens de la Galaxie; au fil des péripéties, on découvre un univers foisonnant, des planètes et des races extraterrestres improbables, le tout sur un rythme trépidant et une BO énergisante. 

Pas un chef d'oeuvre mais un bon film d'action, ponctués de touches d'humour et de bagarres frénétiques, qui fait le taf pour un petit cinéma improvisé du dimanche soir.

lundi 22 juin 2026

The Backrooms (Kane Parsons)

Hier soir (dimanche), au lieu de regarder la piètre performance de notre équipe nationale, j'ai été au cinéma voir Backrooms, de Kane Parsons. J'ai kiffé. Quelle claque.

J'avais découvert le concept de backrooms l'année passée, et depuis, j'ai vu et écouté pléthore d'émissions et podcasts sur le sujet. Mes attentes en la matière étaient donc assez élevées... et je n'ai pas été déçu. Même si le film n'est pas parfait - Kane Parsons a à peine 21 ans - on est face à une pépite, preuve également qu'il est possible de porter sur grand écran un phénomène Youtube sans le dénaturer. Mystère, incompréhension, étrangeté, anormalité, angoisse du vide, de la solitude et de l'égarement, lumière et couleurs saturées, ambiance sonore immersive, vérités dérangeantes; tout est là. Un état second d'une heure quarante cinq.

Alors on n'échappe pas à un peu d'explications sur ce que sont les Backrooms, le comment du pourquoi, mais à mon sens, ce n'est qu'une explication possible parmi tant d'autres. Et personne n'est certain de rien.

Côté inspiration jeu de rôle, on est sur du Cthulhu, du Green Dawn Mall de Côme Martin, de l'Horreur Liminale de Pierre-Philippe Renaud. Il ne vous reste plus qu'à perdre vos joueur.euse.s et leurs personnages dans les méandres des Backrooms.

mardi 9 juin 2026

Mortal Kombat II

Second opus, aka reboot de la franchise, Mortal Kombat II nous propose un retour aux bases de cet univers basé sur le célèbre jeu de combat. 

Le maléfique Shao Kahn d'Outre Monde règne sur le royaume d'Edenia et menace le royaume de la Terre. Conformément aux règles du Mortal Kombat, il ne lui reste qu'un seul tournoi à remporter pour pouvoir étendre son emprise sur le royaume de la Terre. Face à cette menace existentielle, une poignée de champions se dressent autour de Raiden, le dieu du Tonnerre, et parmi eux, le charismatique Johnny Cage. Ancien champion d'arts martiaux et star du cinéma sur le retour, Johnny va se retrouver embrigadé malgré lui et découvrir à ses dépends les dangers de ce tournoi millénaire.

Mélange amusant de films d'arts martiaux, de fantastique et de comédie. On y retrouve tout l'univers de cet incontournable jeu de combat. Le scénario est des plus simples mais ce n'est pas là que réside tout l'intérêt du film selon moi. Ce n'est pas non plus dans les nombreuses scènes de combat bien réglées et les effets visuels plutôt plaisants. Pour moi, l'intérêt du film, c'est le cabotinage et l'humour décalé de Johnny Cage, interprété ici par un Karl Urban qui est encore dans le personnage de Butcher, de la série The Boys. On n'est pas sur du jeu d'acteurs subtil. Juste un bon moment avec de bonnes scènes de baston, des références directes aux séquences emblématiques du jeu vidéo, des traits d'humour et des héros qui gagnent à la fin. Rien de plus et ça fait le job.

Côté jeu de rôle, on pense très vite au jeu de rôle amateur Tiamat, ou peut-être à une improbable adaptation à D&D5.

samedi 30 mai 2026

Osiris, le nanar du samedi soir

Samedi soir, c'est nanar. Je viens de regarder Osiris, une petite série B de science-fiction, avec ô surprise Linda Hamilton. L'histoire en quelques mots: un commando des forces spéciales se retrouve acculé lors d'une mission quelque part au Moyen Orient. Alors qu'ils se pensent perdus, une lumière rouge pulvérise leurs assaillants et ils perdent conscience. Plus tard, ils se réveillent à bord d'un vaisseau spatial inconnu et sont confrontés à des créatures aussi hostiles qu'affamées.

On est sur un mélange improbable d'Aliens et de Predator, dans un vaisseau labyrinthique, ce qui donne lieu à des scènes de combat et de course-poursuite un peu répétitives. Les extraterrestres ne sont guère originaux, brutes épaisses se contentant de grogner et de se faire tirer dessus. Le scénario tient sur un post-it, avec néanmoins quelques idées et un twist un peu attendu à la fin. On est à des années-lumières du chef d'oeuvre mais ça fait le taf pour passer une soirée tranquille.

Côté jeu de rôle, on pourrait rejouer le film avec Alien, Mothership ou Screams amongst the Stars.

dimanche 10 mai 2026

Wedding Nightmare (Ready or not) 1 & 2

J'ai profité d'un week-end prolongé pour me mater le diptyque Wedding Nightmare (Ready or not)

Grace pensait vivre un conte de fées en épousant Alex, fils d'une famille richissime, mais c'était sans compter un sinistre rite d'initiation, un rituel sanglant en l'honneur d'un maître terrifiant.

Grace pensait avoir échappé au rituel sanglant de la famille Le Domas; c'était sans compter sur les autres membres du Haut Conseil. Chacun des familles de ce sinistre conseil escompte bien s'emparer du Haut Siège; Grace et sa sœur Faith sont le prix pour la récompense suprême.

La série des Wedding Nightmare oscille constamment entre l'horreur gore et la comédie burlesque; on y trouve pêle-mêle une partie de cache-cache sanglante, des rituels sataniques, des mises à mort atroces et ridicules à la fois, de l'humour noir bien entendu, des situations improbables et une paire de final girls bien badass, sans oublier beaucoup, beaucoup de sang. De quoi passer une soirée plus drôle que terrifiante, une bonne série à regarder pour Halloween par exemple.

Côté jeu de rôle, grosse inspiration pour Sombre, Horreur Liminale ou In Nomine Satanis.

mardi 5 mai 2026

They Will Kill You

A la recherche de sa sœur disparue, Asia accepte un job de femme de ménage dans un immeuble de Manhattan; elle va rapidement découvrir l'effroyable secret de cet endroit singulier et de ses habitants non moins singuliers, et comment sa sœur y est mêlée.

They Will Kill You nous propose une heure trente-quatre d'horreur bien régressive, dans un enchaînement de violence, de giclées de sang, de combats furieux, le tout enrobé par une histoire de pacte satanique plutôt classique mais qui fait le taf. J'ai beaucoup aimé le second degré de certaines situations et dialogues et l'aspect très graphique des séquences de baston.

Une belle inspiration pour un Horreur Liminale sous stéroïdes ou un petit In Nomine Satanis.

samedi 2 mai 2026

Projet Dernière Chance

Hier soir, j'ai pris une grosse claque cinéma avec Projet Dernière Chance.

L'histoire en quelques mots: notre soleil se meurt, victime d'une maladie stellaire inconnue, et il n'est pas le seul. D'autres soleils semblent subir la même mort lente. Seul un soleil semble résister: Tau Ceti. Le docteur Ryland Grace et deux astronautes sont envoyés sur place pour découvrir ce qui permet à ce soleil de résister à la maladie, avec l'espoir de pouvoir sauver notre soleil. C'est la dernière chance de l'humanité d'échapper à une extinction inéluctable. Mais le chose ne se passe pas comme prévu et le docteur Grace se retrouve seul loin de la Terre, enfin pas tout à fait seul. Sa rencontre avec un extraterrestre, lui aussi en mission pour sauver son monde, va tout changer.

Derrière un scénario assez classique genre "il faut sauver l'humanité d'une fin certaine", on a un héros qui n'avait pas demander à l'être, une rencontre improbable et une incroyable leçon de résilience et de courage, d'amitié au-delà des différences, d'optimisme malgré l'adversité, un scénario inventif, le tout soutenu par une réalisation brillante et inventive, des images à couper le souffle et une bande-son immersive.

Même claque que pour Seul sur Mars et ce n'est sans doute pas une coincidence; l'histoire est tirée d'un roman du même auteur (Andy Weir).

Une science-fiction suffisamment crédible pour qu'on y croit, un personnage placé dans une situation désespéré, devenant un héros malgré lui, de l'humour et de l'optimisme malgré les circonstances; on est presque sur un film feel good.

J'ai vraiment apprécié. Je le conseille, même si vous n'êtes pas science-fiction. On veut plus de SF comme ça.

mardi 28 avril 2026

Apex

Une alpiniste expérimentée, Sasha, part seule dans la nature australienne pour surmonter le traumatisme de la mort de son compagnon. Mais son voyage tourne au cauchemar lorsqu'elle croise un homme en apparence serviable mais qui se révèle être un tueur sadique décidé à la traquer comme une proie.

Plutôt un bon divertissement, assez prévisible mais qui tient en haleine. Un jeu du chat et de la souris dans la nature australienne. Un jeu monolithique pour Charlize Theron et une performance glaçante de Taron Egerton en psychopathe particulièrement tordu (après je suis bon public), qui ferait un excellent méchant pour un scénario de Delta Green.

lundi 30 mars 2026

The Strangers, Chapter III

Troisième et dernier chapitre de la saga The Strangers. Petite ville de Venus, Oregon. Maya, unique survivante des massacres, tente en vain de s'échapper. Les masques tombent. La proie devient chasseresse. Le dénouement est proche. Tout s'achemine vers une inexorable fin.

L'histoire arrive à son terme; on découvre les secrets de cette macabre conspiration, alors que les masques tombent un à un. Une conclusion des plus sanglantes alors que Maya s'enfonce à jamais dans l'horreur et la folie.

Qu'en ai-je pensé? Au départ, je pensais être devant une petite série B, un slasher un peu neuneu, sans prétention, à la limite divertissant mais sans plus. Mais je dois reconnaître qu'au bout des trois films, une heure trente chacun, le tableau dépeint ici est plutôt convaincant et bien ficelé. Difficile d'en dire plus sans spoiler. Je vous laisse découvrir pas à pas les horreurs tapies dans l'ombre de cette petite ville sans histoire.

Et encore une fois, côté jeu de rôle, une belle inspiration et pas mal d'idées à reprendre pour un scénario horrifique.

dimanche 29 mars 2026

The Strangers, chapter II

The Strangers, second chapitre, suite du premier opus. La jeune Maya a miraculeusement échappé à la mort et se réveille dans l’hôpital de Venus, Oregon. Elle se pense sauvée quand les trois mystérieux tueurs la retrouvent. S'en suit une terrible traque dans la forêt.

Second chapitre de la saga The Strangers, on en apprend un peu plus sur le passé et les motivations des mystérieux tueurs.

Les cadavres s'accumulent au fil d'une chasse sanglante. Mais Maya n'a pas dit son dernier mot. De proie, elle se mue peu à peu en chasseresse. 

De slasher très classique, la saga gagne un peu en profondeur avec ce second opus. La suite dans la troisième et dernière partie.

Une fois de plus, de l'inspiration pour vos scénarios de jeu de rôle d'horreur gore.

vendredi 27 mars 2026

The Strangers, chapter I

Suite à une panne, un jeune couple est obligé de s'arrêter dans un AirBnB reclus dans la petite ville de Vénus, Oregon. A la nuit tombée, ils vont être confrontés à trois individus masqués qui vont essayer de les tuer, sans raison.

The Strangers est un pur film de slasher, avec un jeune couple innocent livré en pâture à trois tueurs masqués, froids et méthodiques. Sans grande originalité mais très efficace. Et apparemment, ce n'est que le premier chapitre de la saga.

De l'inspiration pour Horreur Liminale ou tout jeu de rôle d'horreur.

dimanche 22 mars 2026

Whistle

Un groupe de lycéens tombe sur un artefact oublié : un sifflet mortuaire aztèque. Ils découvrent que souffler dedans libère un son terrifiant, capable d’invoquer leurs morts futures pour les traquer. Alors que le nombre de victimes augmente, les adolescents doivent briser la chaîne de la mort avant que le dernier écho du sifflet ne scelle leur destin.

Petit film d'horreur de série B autour d'un artefact maudit et de personnes assez idiotes pour s'en servir; rien qu'à voir l'aspect de l'objet, qui a envie de souffler dedans ? Cela étant, ça reste un intéressant moteur à péripéties plus horribles les unes que les autres. Un film qui fera le taf pour un dimanche soir ou une soirée d'Halloween. Quelques bonnes idées à reprendre pour l'Appel de Cthulhu, Candela Obscura ou tout autre jeu de rôle horrifique.

samedi 21 mars 2026

Do Not Enter

Un groupe de jeunes urbexeurs en mal de viewers partent à la découverte d'un vieil hôtel abandonné, mais se retrouvent confrontés à un autre groupe à la recherche d'un trésor légendaire caché... et à une menace bien plus funeste.

Do Not Enter nous propose un divertissement d'horreur assez classique sur fond d'urbex et d'occulte. Loin du chef d'oeuvre, ce petit film d'à peine une heure trente fourmille de petits moments horrifiques à reprendre dans vos parties de l'Appel de Cthulhu ou d'Horreur Liminale.

vendredi 20 mars 2026

The Pale Blue Eye

West Point, 1830. Par un sinistre matin d'hiver, le corps d'un élève officier est découvert pendu. Cette mort se révèle encore plus tragique quand on s'aperçoit à la morgue que le cœur du jeune homme a été habilement retiré de sa poitrine. Craignant que leur nouvelle académie militaire ne pâtisse de cet acte sauvage, ses dirigeants font appel à un policier de renom, Augustus Landor, pour résoudre le meurtre. Le code du silence des élèves officiers entravant l'enquête, Augustus Landor demande à l'un d'entre eux de l'aider à élucider l'affaire, un cadet excentrique un brin poète qui méprise la rigueur militaire, un certain Edgar Allan Poe.

Un cadre idéal et une intrigue joliment ficelée. Et la surprise de découvrir Harry Melling (Dudley dans Harris Potter) dans le rôle d'un Edgar Allan Poe mémorable. Un polar bien réalisé pour une enquête où se mêlent vengeance, ésotérisme et poésie. Une inspiration pour l'Appel de Cthulhu et autre Candela Obscura.

mercredi 11 mars 2026

War Machine

Un groupe de candidats rangers se retrouvent confrontés à une machine de guerre d'origine inconnue; sans arme, ils devront faire face.

Un film d'action SF bien bourrin, comme on aime. Des effets visuels soignés et une intrigue simple. Pas besoin de trop réfléchir, ici l'action prime. Une poignée de soldats face à une machine à tuer implacable; on retrouve un peu l'excitation d'un Predator. Plutôt une bonne surprise et de l'inspiration pour un scénario d'Alien ou de Mothership.

lundi 9 mars 2026

Cold Storage

Il y a plusieurs années, un micro-organisme fongique hautement infectieux est confiné dans une installation militaire secrète. Aujourd'hui, l'armée a scellé le sous-sol et le site a été reconverti en société de stockage et plus personne ne sait ce qui se cache au quatrième sous-sol, jusqu'au jour où, suite à une augmentation de température, le champignon mortel réussit à se frayer un chemin vers la surface. Le sort de l'humanité repose sur les épaules d'un militaire à la retraite et deux héros improbables, simples employés dans l'installation. S'en suit une course contre la montre pour détruire l'organisme et sauver l'humanité.

Un peu plus d'une heure trente de pure délire jubilatoire et de situations improbables, même si assez prévisibles. Un bon divertissement à défaut d'être un chef d'oeuvre, mais on n'en demande pas temps.

Côté jeu de rôle, un scénario prêt à jouer pour du Cthulhu pulp ou Horreur Liminale sans se prendre au sérieux.

dimanche 15 février 2026

Exit 8

Japon, dans un métro, un jeune homme reçoit un appel de son ex-petite amie enceinte et qui se trouve à l’hôpital; la naissance est proche. Le jeune homme, encore sur le coup de la surprise, descend et tente de rejoindre la sortie 8 du métro. Il se rend compte qu'il est piégé dans une espèce de boucle et qu'il ne peut accéder à la sortie 8. Il découvre alors une indication singulière sur un des nombreux panneaux qui tapissent lesmurs du couloir: il lui faut traquer les anomalies. S'il en voit une, il doit faire demi-tour. Dans le cas contraire, il peut continuer. Parviendra-t-il à sortir de ce couloir sans fin ?

Exit 8 est un machiavélique mélange entre un jour sans fin et les backrooms. On s'y retrouve piégé à l'instar du malheureux protagoniste. Une répétition angoissante, un décor à la fois familier et glaçant, des choix cornéliens et des situations grotesques et étrangement terrifiantes; le malaise prend aux tripes. Une mise en scène qui tient en tension de la première à la dernière image. Une vraie petite pépite. A voir sans hésiter.

Et une incroyable inspiration si vous voulez piéger vos joueur.euse.s dans les backrooms.