mardi 19 mars 2019

Les mondes de Philip K. Dick

Replongé dans mes lectures Dickiennes, j'ai ressorti cet hallucinant documentaire sur Philip K. Dick et son oeuvre étrange et remarquable.
Un documentaire (diffusé par ARTE en 2015) d"une petite heure sur un auteur majeur de la science-fiction, au même titre qu'Isaac Asimov ou Ray Bradbury, un visionnaire paranoïaque de génie, un précurseur de notre monde ultra-connecté où la surveillance est potentiellement totale et notre vie privée réduite à bien peu de choses.

dimanche 17 mars 2019

Le Labyrinthe de la Mort, Défis Fantastiques 6

Le Labyrinthe de la Mort (Ian Livingstone), ouvrage emblématique de la série des Défis Fantastiques, vous propose de prendre part à l’Épreuve des Champions. Si vous sortez vivant du terrifiant labyrinthe imaginé par le Baron Sukumvit, souverain de Fang, vous remporterez la fabuleuse récompense de 10.000 pièces d'or.
Un défi auquel un héros tel que vous ne peut résister.

Le Labyrinthe de la Mort est comme son nom l'indique un labyrinthe truffés de pièges mortels et peuplés d'une ménagerie monstrueuse digne de la Montagne de Feu. Rien de bien exceptionnel d'un point de vue narratif si ce n'est la courte alliance entre le héros et un des concurrents de l'épreuve, Throm le Barbare. Pour le reste, on a droit à une enfilade de couloirs et de pièces, d'objets à ramasser, de pièges à déjouer et d'énigmes à résoudre.
Un livre-jeu divertissant mais qui manque à mon sens d'originalité.

Le serment de haine (Catherine Lheureux)

Je vous en parlais dans un précédent article: ma sœur a publié son premier roman, le serment de haine, en format électronique chez Amazon.

Juillet 1799. Moha, près de Huy, dans le département de l’Ourthe. Le corps mutilé de Nicolas Richelle, le curé du village, est découvert au presbytère : l’homme a été torturé avant d’être mis à mort. Les lieux ont été méthodiquement fouillés. Le capitaine Grégoire Lefèbvre – un officier de la gendarmerie à cheval, fraîchement débarqué de son Auvergne natale – est chargé d’enquêter sur ce meurtre brutal qui rappelle étrangement d’autres exactions perpétrées dans la région. Les rumeurs vont bon train. La victime était un prêtre jureur, un de ceux qui avaient accepté l’autorité de la République française contre l’avis de la papauté, et ses paroissiens se méfiaient de lui. S’agit-il d’un crime crapuleux commis sur un homme que tout le monde détestait ? Faut-il rechercher la solution dans la part d’ombre de Richelle lui-même, un être fourbe qui avait été forcé d’embrasser la carrière ecclésiastique ? Quel rôle le chevalier de Mélotte, un gentilhomme campagnard au verbe haut et au coup de poing facile, a-t-il pu jouer dans le drame ? Quelle influence la situation du pouvoir central de Paris exerce-t-elle sur la conduite de l’enquête ? Dès le début de l’affaire, les investigations promettent d’être contrariées par les menées des uns et des autres – les amis et les adversaires du prêtre assassiné. Que cachent-ils avec autant d’acharnement ? C’est ce que va devoir découvrir le capitaine Lefèbvre.

Je l'ai lu; voici mon retour.
Avant toute chose, je tiens à préciser que le polar même historique n'est pas mon genre de prédilection. Et bien que l'auteur de roman soit ma sœur, je vais essayer de vous en faire un compte-rendu et une critique la plus objective possible.
J'ai trouvé l'intrigue très prenante même si j'ai parfois eu un peu de mal à identifier clairement tous les intervenants du récit; en effet, on a droit à un florilège de personnages orbitant autour du meurtre de Nicolas Richelle, chacun étant lié de près ou de loin à l'affaire. Les relations entre eux sont complexes et les jeux d'influence politiques nombreux; cela ressemble très vite à un labyrinthe où le héros, le capitaine Lefèbvre, se perd allègrement, sans compter que tout le monde ne dit pas la vérité, cache des choses pour les révéler plus tard, modifiant constamment l'éclairage du lecteur sur les faits. Pour le coup, c'est assez bien vu: le lecteur, comme l'enquêteur dans le récit, avance pas à pas, hésitant entre la culpabilité possible des uns et l'innocence des autres. Il faut néanmoins rester attentif si on ne veut pas se retrouver perdu dans la foule des protagonistes.

Le cadre de l'histoire, la région de Huy (Belgique) en 1799, est très bien reconstituée: on sent la patte de l'historienne. Là encore on a droit à de nombreux détails géographiques, des noms qui sentent bon la Hesbaye, des lieux-dits, des villages pittoresques, des rues, des ruelles, des quartiers de Huy qui prennent vie sous nos yeux. On partage avec le capitaine Lefèbvre des épisodes historiques de la région, notamment une terrible crue qui ravagea la ville et ses alentours.
On revit des épisodes de la Révolution française au travers des conséquences de ce changement de régime dans ce qui deviendra plus tard la Belgique. On évoque des personnages historiques, comme Bonaparte. Bref, on est véritablement plongé dans une époque que personnellement je ne connais pas bien, mais que j'ai un peu découverte avec cette lecture.

Le héros, le capitaine Lefèbvre, est un personnage attachant, un écorché vif, impulsif par moment, romantique parfois, un homme guidé par ses principes et le bon droit. On le découvre petit à petit, au fil des pages. Gageons qu'on en saura plus sur lui dans de prochaines enquêtes.
Les seconds rôles, si on peut s'exprimer ainsi, notamment le garde-champêtre Lacroix et Virginie, la fille du chevalier de Mélotte, sont bien développés; loin d'être de simples faire-valoir, ils ont un rôle primordial dans le récit, avec leur personnalité et leur caractère propre. Là encore, des personnages qu'on espère retrouver dans les prochains romans de la série.

Difficile évidemment d'en dire plus sur l'histoire sans risque d'en dévoiler trop; retenez seulement que le meurtre du curé Nicolas Richelle n'est que la partie visible d'un iceberg de sombres histoires et de fils d'intrigues que la capitaine Lefèbvre aura bien du mal à démêler.

Le serment de haine: un polar historique à lire de toute urgence, que vous soyez de la région de Huy ou pas. Une intrigue bien ficelée, la découverte d'une région et d'une période historique méconnue.

mardi 12 mars 2019

Un peuple et son roi

Autre film de lutte, plus ancienne cette fois: Un peuple et son roi nous raconte la Révolution Française, de la prise de la Bastille à l'exécution du roi Louis XVI.
Une page importante de l'histoire de France, vue par les yeux du peuple.
Un documentaire plus qu'un film puisqu'on y suit jour après jour les grands moments de la Révolution, les débats à l'Assemblée Nationale, la fuite du roi, sa capture et son retour forcée, les Communes et les massacres; on y croise aussi quelques grands personnages comme Robespierre, Marat, Danton. On assiste enfin, médusé, à l'exécution du roi.
Un film qui a le mérite de raconter l'Histoire avec un grand "H"; une source d'inspiration si vous voulez proposer une aventure dans cette période tumultueuse de la France.

Les Filles du Soleil

Au Kurdistan, Bahar, commandante du bataillon des Filles du Soleil, se prépare à libérer sa ville des mains des hommes en noir, avec l'espoir de retrouver son fils. Une journaliste française, Mathilde, vient couvrir l'offensive et témoigner de l'histoire de ces guerrières d'exception. Depuis que leur vie a basculé, toutes se battent pour la même cause : la femme, la vie, la liberté.

Un film bouleversant, un reportage de guerre, un combat contre la barbarie, malgré la mort et la douleur, malgré l'inacceptable.
On suit Malthide, reporter de guerre, sur les traces des combattantes  yézidies, dans leur combat contre les djihadistes de l'Etat islamique. L'action se passe en une nuit et une journée de combat, avec de nombreux flashbacks montrant le parcours de ces femmes combattantes. 
Les Filles du Soleil: un film poignant et très dur, sur des faits historiques tellement proches, à voir absolument.

Cyber Puppets, fiche de personnage

Vous pouvez télécharger ici une fiche de personnage pour Cyber Puppets; comme annoncé précédemment, la fiche est très simple: nom et archétype du personnage, description/historique et équipement/armement.

Cyber Puppets, session zéro


On continue le jeu de rôle au bureau sur la pause de midi avec, hier lundi, une première session de Cyber Puppets.
Comme le titre de l'article l'indique, c'était une session zéro c'est-à-dire un premier contact avec le jeu et son contexte. Le but était d'abord de voir quelles étaient les connaissances des un.e.s et des autres concernant le genre cyberpunk, de présenter le cadre de jeu Neon City et les archétypes de personnages. L'étape suivante sera la création des personnages de la part des joueur.euse.s sur base desquels je pourrais essayer de construire un premier scénario. Je compte m'aider du supplément Réalité Augmentée pour poser les bases de la première histoire à jouer.
Un joueur a d'ores et déjà proposé un personnage d'enquêteur freelance, ancien agent de sécurité d'une méga-corpo. Une joueuse hésite encore mais est tentée par un mercenaire. Pour les autres participant.e.s, on verra à la prochaine session.
Pour moi, c'est un peu une expérience sans filet puisqu'au départ, je n'ai que le document de 5 pages que j'ai publié en janvier dernier. Je vais essayer de leur bricoler une petite fiche de personnage pour la prochaine fois.
Côté règles de jeu, vu notre mode de jeu, sessions courtes de 45 minutes, approche très narrative, je vais rester sur quelque chose de simple: 1 à 3 dés à lancer suivant les circonstances, les skills et le matériel utilisé; on garde le dé le plus élevé; 1 à 3, c'est un échec, 4 ou 5, une réussite partielle (avec une conséquence quelconque), 6 une réussite totale. L'équipement cybernétique, l'armement et les aptitudes des personnages et l'état de santé des personnages seront gérés de manière narrative, comme on l'a déjà fait pour nos précédentes sessions de Cthulhu Dark.

dimanche 10 mars 2019

La Château de Cagliostro

Point final du festival Anima, le Château de Cagliostro est un des premiers animés d'Hayao Miyazaki. On y retrouve Edgar le cambrioleur charmeur qui vole à la rescousse d'une jeune fille promise de force au mariage.
La belle est retenue prisonnière dans le fameux château de Cagliostro. Mais c'est bien mal connaître Edgar que rien ne semble arrêter. Avec ses comparses, il va échafauder un plan aussi risqué que farfelu pour sauver la captive.
On retrouve ici pas mal de traits distinctifs des films d'animation de Miyazaki : poursuites échevelées, cascades improbables, fusillades et bagarres, un gyrocoptère, de la romance et de l'action. Un régal pour les amateurs. Un beau point d'orgue pour ce festival Anima 2019 étonnant, comme toujours.

La Nuit Animée

Toujours dans le cadre du festival Anima 2019, dans la nuit de samedi à dimanche, de 21h00 à 2h00 s'est tenue la Nuit Animée.
Ca se passait au Parc à Droixhe et au Caméo à Namur.
Pour ma part, j'ai été à Namur. L'occasion une fois de plus (c'est la troisième fois que j'y vais) de découvrir un florilège (plus d'une trentaine) de films d'animation de tous poils et de tous horizons, des techniques d'animation très variées et des sujets qui le sont tout autant.
Une expérience d'un peu plus de trois heures, entrecoupées de quelques pauses, histoire de boire une soupe et de tenir le coup jusqu'au bout de la nuit.

Miraï

Encore dans la cadre du festival Anima, Miraï est un anime de Mamoru Hosoda. Une oeuvre poétique, tout en douceur et en tendresse, narrant l'arrivée dans une petite sœur dans la famille de Kun, jusqu'alors enfant unique. Tour à tour confronté à la jalousie puis à l'acceptation de sa petite soeur, Kun va petit à petit prendre sa nouvelle place dans la famille.
Miraï est un conte sur le noyau familial mais aussi sur la famille au sens large, l'héritage et la transmission des valeurs de génération en génération. Un conte plein de magie et d'émerveillement, un film d'animation dans la lignée de Totoro de Miyazaki. A regarder en famille bien entendu.

samedi 9 mars 2019

Tito et les oiseaux

Festival Anima, vendredi 9 mars 2019, à Liège.
J'ai eu la chance de voir Tito et les oiseaux.
L'histoire en quelques mots: Tito est un jeune garçon à priori comme les autres. Son père est un inventeur un peu farfelu obsédé par les oiseaux.
Un jour, une étrange épidémie frappe le pays et le monde entier: une pandémie de peur. Tito est persuadé que les travaux de son père pourront aider à combattre la maladie. S'en suit une série de péripéties où Tito et ses ami.e.s devront faire preuve de courage et surtout ne pas avoir peur pour espérer guérir le monde de sa peur. Les oiseaux sont la clé, Tito en est intimement persuadé.

Tito et les oiseaux est une merveilleuse fable sur le courage face à la peur qui emprisonne les gens et les réflexes sécuritaires de notre monde qui, loin de combattre la peur, ne font en fait que l'accentuer. Ce film d'animation bénéficie en outre d'un dessin surprenant tout en coups de pinceaux et en larges traits de couleurs, et d'une bande son immersive.
De par les thèmes abordés, la peur, les excès d'un monde sécuritaire et le rôle des médias dans la propagation de la "peur", ce film s'adresse à des enfants à partir de 10 ans.
J'avoue qu'en préparant le calendrier du festival, j'avais coché Tito en optionnel, pas certain d'avoir l'envie ni l'occasion de le voir. Finalement, j'ai pu le visionner et je ne le regrette absolument pas. Une belle surprise.

jeudi 7 mars 2019

Stubby

Stubby, c'est l'histoire vraie du chien de guerre le plus décoré de la Première Guerre Mondiale, et le seul qui fut promu au grade sergent.
C'est aussi un film d'animation très réussi que j'ai eu l'occasion de voir dans le cadre du festival Anima.
Plus léger que Funan dont j'ai parlé précédemment, Stubby fait la part belle à la bravoure et l'héroïne avec un petite touche d'humour.
Malgré un contexte de guerre, ce film d'animation reste accessible à partir de 6 ans, avec quelques explications de la part des parents sur la guerre des tranchées et l'usage de gaz de combat.
Un petit bémol à noter tout de même: le fait que les soldats allemands soient déshumanisés par le port d'un masque à gaz, même dans les séquences où cela ne se justifie pas vraiment; j'imagine que ce manichéisme est motivé par une volonté de simplifier le récit (le film s'adresse à des enfants à partie de 6 ans) mais il ne faudrait pas oublier que les soldats allemands étaient eux-aussi de pauvres bougres pris dans la tourmente d'un conflit qui à l'heure du récit en était déjà à sa quatrième année. Comme les soldats français, la plupart aspirait à une cessation des combats et rêvait de retrouver leur famille.
Encore une fois, comme Funan, ce film d'animation nécessitera sans doute à une explication en famille autour des thèmes abordés.
Juste pour le fun, j'ai été voir sur wikipedia ce qu'on racontait sur le vrai Stubby. Tout ce qui est raconté dans ce film d'animation est vrai. Ce petit clébard prévenait les soldats des attaques au gaz, trouvait les soldats blessés dans le no man's land et a même permis la capture d'un espion allemand, après quoi il fut promu sergent.

Funan

Le festival Anima continue avec Funan, un film d'animation de Denis Do.
L'histoire se passe au Cambodge, entre 1975 et 1979, alors que le pays est sous la domination des Khmers rouges.
On y suit le combat d'une mère, Chou, et sa quête pour retrouver son jeune fils, Sovan, qui lui a été enlevé après la chute de Phnom Penh.
Au fil du récit, on découvre les exactions commises sous le régime totalitaire d'Angkar (nom désignant le parti communiste cambodgien).
Chaque jour est une nouvelle épreuve, une nouvelle souffrance que le peuple cambodgien doit endurer au nom du parti. Entre déportation et travaux forcés, Chou perd ses proches, un à un, victimes de la cruauté froide des sbires d'Angkar. Au terme de quatre longues années de séparation, elle finira par retrouver son fils mais le prix à payer sera à la mesure de la souffrance endurée.
Un film très dur, une dureté qui contraste avec la douceur du dessin et la finesse de l'animation. L'auteur, dont on se doute que la famille a été victime des méfaits des Khmers rouges (le film est dédié à sa mère et à son frère), rend l'horreur par petites touches successives; on n'assiste pas aux combats et aux exécutions: le violence se passe hors champ, suggérée plus que montrée. Pour autant cela n'enlève en rien au drame du peuple cambodgien, que du contraire. L'effet en est décuplé par l'imagination du spectateur. Une technique terriblement efficace.
Nous avons été le voir en famille, avec pas mal de questions après la projection. Il en est sorti un partage intéressant autour d'un sujet difficile. Moi-même je n'avais pas idée de l'ampleur du génocide perpétré par les Khmers.
Un film à voir à partir de 10 ans, surtout vu le sujet traité.

mercredi 6 mars 2019

Mortal Engines

Dans un futur d'après l'apocalypse, l'humanité vit dans de gigantesques villes mobiles, parmi lesquelles Londres fait figure de grande prédatrice. Parcourant les terres ravagées, elle fagocite les autres cités comme autant de proies ne pouvant assouvir sa faim. La hors-la-loi Hester Shaw dont la mère fut jadis assassinée par Thaddeus Valentine, un haut dignitaire londonien, réussit à entrer clandestinement dans Londres et compte bien aller jusqu'au bout de sa vengeance.
Mortal Engines nous propose un monde baroque, à l'esthétique steam-punk assumée. Et c'est ce que je retiendrai de ce film. L'histoire en elle-même passe au second plan. L'intrigue ne présente que peu d'intérêt. Les différents protagonistes sont très archétypaux et les rebondissements trop prévisibles. Les scènes d'action manquent d'originalité et ne suffisent pas à combler la vacuité du scénario.
Pour moi, l'unique mérite de ce film est à chercher dans le monde proposé, les décors, les costumes et l'exposition d'un univers steam-punk décalé. Certains éléments comme la cité au-dessus des nuages et les engins volants m'ont tout de suite fait penser au monde à peine esquissé de Lady Blackbird, de John Harper.
Ce film semble être l'adaptation d'une série de romans éponymes de Philip Reeve. Je n'ai pas lu ce livres. Je ne peux donc pas comparer l'oeuvre écrite et le portage sur grand écran. Je laisse donc aux éventuels lecteur.trice.s le soin d'évaluer le bien-fondé de cette adaptation cinématographique.

The King Is Dead

The King Is Dead est un party-game de Vincent & Meguey Baker.

The king of Banteave, Eyvard III, high prince of House Dillestone and Sovereign of the Seaward Coast, has died without heir. Civil war is certain. You’re a young warrior prince or warrior princess of one of the royal houses of Banteave. You’re caught up in this looming war of succession. To see your house exalted, you’ll have to fight and scheme, allying with your rivals and betraying your friends, falling in love with your enemies, daring danger, adventure, romance, and war. You were born for this.

Suite à la mort du roi Eyvard III, le trône du Royaume de Banteave est vacant.
Vous incarnez un prince ou une princesse issu.e d'une des grandes Maisons du royaume, engagé.e dans une lutte sans merci pour la couronne.
The King Is Dead vous propose de jouer cette lutte de pouvoirs à travers une série de mini-jeux mettant en scène les situations emblématiques de cette course pour la couronne.
Vous allez choisir votre maison, chaque famille noble possédant son historique, ses caractéristiques, ses avantages et ses faiblesses ainsi que les attentes qu'elle place en vous en tant que futur.e roi.reine de Banteave. A vous ensuite de donner vie à cette lutte de pouvoirs et d'influences dans les scénettes proposées. Chaque jeu vous fera gagner ou perdre des points jusqu'à la scène finale du couronnement.
Le jeu fonctionne avec un jeu de cartes classiques, les valeurs et les figures représentant vos forces et faiblesses.
The King Is Dead est un jeu intrigant qui propose une autre façon de faire du jeu de rôle.
Ce jeu demandera un certain engagement de la part des joueur.euse.s qui risquent fort d'être sorti.e.s de leur zone de confort. Cela dit, le jeu risquant d'aborder des thème inusités en jeu de rôle et pouvant mettre mal à l'aise les participant.e.s de part une certaine charge émotionnelle, les auteurs proposent la mise en place d'une X-Card ou de tout autre outil afin de garantir la sécurité émotionnelle des joueur.euse.s.
Précisons qu'il s'agit d'un party-game, un jeu sans meneur pour des parties n'allant pas au-delà de 3 heures. Par ses mécaniques et sa mise en scène, ce jeu est très proche de Mobile Frame Zero : Firebrands, également de Vincent Baker, dont j'ai parlé dans un récent article.

mardi 5 mars 2019

Okko et les Fantômes

Après un tragique accident de voiture où elle perd ses parents, Okko est recueillie par sa grand-mère dans son auberge de province, habitée par de jeunes fantômes bienveillants. Elle va apprendre que c’est en prenant soin des autres que l’on guérit de ses propres douleurs.

Toujours dans la cadre du festival Anima, j'ai vu cet après-midi l'animé Okko et les Fantômes, de Kitaro Kosada. Je suis toujours surpris de la finesse avec laquelle les auteurs japonais arrivent à traiter de sujets graves comme la mort de proches et la résilience des survivants; c'est une fois de plus le cas avec Okko, une histoire qui alterne entre tragédie, moments drôles, émotions, pleurs aussi et courage surtout. Une oeuvre tout en délicatesse et en poésie, qui m'a mis la larme à l’œil je dois l'avouer. A ne pas rater.

lundi 4 mars 2019

Spider-Man Next Generation

Spider-Man New Generation suit les aventures de Miles Morales, un adolescent afro-américain et portoricain qui vit à Brooklyn et s’efforce de s’intégrer dans son nouveau collège à Manhattan. Mais la vie de Miles se complique quand il se fait mordre par une araignée radioactive et se découvre des super-pouvoirs : il est désormais capable de prouesses physiques incroyables, de se camoufler, de coller littéralement aux murs et aux plafonds ; son ouïe est démultipliée, etc. Dans le même temps, le plus redoutable cerveau criminel de la ville, le Caïd, a mis au point un accélérateur de particules capable d’ouvrir un portail sur d’autres univers. Son invention va provoquer l’arrivée de plusieurs autres versions de Spider-Man dans le monde de Miles, dont un Peter Parker plus âgé, une Spider-Woman, Spider-Man des années 30, Spider-Cochon et Peni Parker, venue d’un dessin animé japonais.

Au-delà du simple divertissement familiale, ce Spider-Man nous propose un dessin et une animation époustouflante. On y retrouve la vivacité des Comics avec des bulles qui éclatent à chaque séquence et une foule de références qui raviront les fans. Les Spider héros issus des autres dimensions sont attachés et originaux, Spider-Cochon en tête. L'intrigue n'est certes pas des plus originales mais l'action est menée tambour battant. Et si vous êtes patient, il y a une petite scène post-générique qui rappellera certainement des souvenirs aux plus âgé.e.s d'entre nous.
Spider-Man n'est pas mon héros Marvel préféré, loin de là. Mais je ne regrette absolument pas d'avoir été voir ce dessin animé avec mes enfants. C'est également une belle entrée en matière pour ouvrir le festival Anima.

Marie Stuart, Reine d'Ecosse

Le destin tumultueux de la charismatique Marie Stuart. Épouse du Roi de France à 16 ans, elle se retrouve veuve à 18 ans et refuse de se remarier conformément à la tradition. Au lieu de cela elle repart dans son Écosse natale réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la domination d’Élisabeth Ier s’étend aussi bien sur l’Angleterre que l’Écosse. Les deux jeunes reines ne tardent pas à devenir de véritables sœurs ennemies et, entre peur et fascination réciproques, se battent pour la couronne d’Angleterre. Rivales aussi bien en pouvoir qu’en amour, toutes deux régnant sur un monde dirigé par des hommes, elles doivent impérativement statuer entre les liens du mariage ou leur indépendance. Mais Marie menace la souveraineté d’Elisabeth. Leurs deux cours sont minées par la trahison, la conspiration et la révolte qui mettent en péril leurs deux trônes et menacent de changer le cours de l’Histoire.

Un excellent film historique et une performance surprenante des deux actrices Saoirse Ronan et Margot Robbie. Une formidable inspiration pour un jeu de rôle d'intrigue de palais et de conspirations: Le Trône de Fer, Birthright ou encore The King Is Dead.

vendredi 1 mars 2019

2d6+Sharp, épisode 0

Suite à leur dernière Plan Séquence consacré au jeu de rôle FACES, 2d6+Cool lance le premier épisode d'une nouvelle série de podcasts intitulé 2d6+Sharp.
Le concept est simple: une discussion à bâtons rompus sur un thème donné.
Ici, Volsung et son complice LeMat reviennent sur le jeu de rôle narrativiste, tentent d'en donner une définition et argumente autour de la partie de FACES récemment mise en ligne.
Les deux compères échangent leur point de vue sur le jeu de rôle des années 90 que semble promouvoir FACES et les héritages des jeux PBtA. Un échange très riche, plein d'envolées lyriques et d'anecdotes croustillantes.
A écouter avec délectation.

Sketchgoblin, dessine-moi un.e héros.héroïne

Sketchgoblin est le site de DJ Phillips, un illustrateur néo-zélandais passionné de jeux de rôle et plus particulièrement de Donjons & Dragons.
Sur base d'une description, DJ propose d'illustrer votre héros.héroïne favori.te. 
Le résultat est très convaincant: des illustrations stylisées et minimalistes, très évocatrices et inspirantes. J'ai trouvé les prix proposés un peu élevés mais bon, quand on aime, on ne compte pas ses pièces d'or.

mercredi 27 février 2019

Blades in the Dark, bientôt en français

Blades in the Dark, le jeu de rôle de John Harper où on interprète des malfrats dans la cité steampunk de Duskvol, sera bientôt traduit en français. Le financement participatif initié par 500 nuances de geek est en cours. A l'heure où j'écris ce billet, le projet est déjà financé à plus de 250% à 26 jours de l'échéance, autant dire que l'affaire est dans le sac.
Si vous ne connaissez pas le jeu, une partie enregistrée est disponible sur le site Ulule. Elle vous donnera une idée du jeu, de son ambiance et de ses mécaniques fondamentales. Le SRD (System Reference Document) du jeu est disponible sur le site bladesinthedark.com, l'optique étant de favoriser l'éclosion de hacks sous le label Forged in the Dark.

lundi 25 février 2019

Cthulhu at office, suite et fin

Ultime partie de Cthulhu Dark au bureau, sur la pause de midi.
Nous sommes arrivés au terme de l'Horreur de Lanesville.
Une aventure rondement menée, une petite dizaine de séances de 30 à 45 minutes, un format court nous obligeant à aller de l'avant et right to the point, un système de jeu simple et efficace, des personnages prétirés pour lancer les joueur.euse.s.
Petit bémol: certains personnages prétirés se sont avérés moins faciles à jouer et à intégrer dans l'histoire, notamment la voyante extralucide Eleonore Driscoll qui s'est retrouvée à plusieurs reprises en manque d'actions possibles. J'aurais sans doute dû briefer un peu plus la joueuse sur les possibilités de son personnage, même si moi-même je n'avais pas vraiment d'idée précise des capacités du personnage en question. Du coup, j'ai un peu compensé pour lui permettre d'intervenir dans la partie; au final, elle a joué un rôle prépondérant dans le dénouement de l'histoire.
Pour conclure, je dirais que le jeu de rôle au bureau c'est possible pour autant qu'on accepte certaines contraintes de temps et d'organisation et qu'on favorise le jeu et l'histoire. Trop de techniques et de règles risqueraient à mon sens d’alourdir les parties et d'entraver le déroulée de l'histoire, surtout avec des séances de 45 minutes max. Une expérience à renouveler très certainement.

vendredi 22 février 2019

Monster of the Week sur 2d6+Cool

Après le succès de sa précédente série The Spooky, 2d6+Cool démarre une nouvelle saison de Monster of the Week sous-titrée The Flake. Au micro, Kat dans le rôle de Connie Walker et Volsung (et sa verve habituelle) en maître de cérémonie.
Un premier épisode de 45 minutes est en ligne sur le site 2d6+Cool et sur Youtube. A écouter sans modération !

mercredi 20 février 2019

Kingdom

Début d'année Netflix annonçait la sortie d'une nouvelle série intitulée Kingdom. Un savant mélange de Corée médiévale et de zombies. Je viens de terminer la première saison et j'en redemande.
Mais les zombies ne sont pas tout. Outre une étrange maladie qui ramène les morts à la vie et les transforme en monstres affamés de chair humaine, Kingdom met en scène une intrigue de palais, une lutte de pouvoirs pour s'accaparer le trône laissé vacant par un roi dont on ne sait pas trop s'il est mort ou malade. On joue donc sur plusieurs tableaux: celui de la survie dans un monde infesté de zombies et celui des couloirs sombres du palais et d'intrigues machiavéliques.
Côté réalisation, c'est top. Les reconstitutions, les décors, les costumes, les paysages sont parfaits.
Une excellente série dont on regrette qu'elle ne compte que 6 épisodes par saison. C'est un peu court. Bonne nouvelle pour les impatients: une seconde saison semble déjà en préparation.

Le serment de haine: Une enquête de Grégoire Lefèbvre

Dans un précédent article, je vous ai parlé de ma sœur qui s'était lancée dans l'écriture de polars historiques. Son premier roman est sur les rails et s'intitule Le serment de haine.

Juillet 1799. Moha, près de Huy, dans le département de l’Ourthe. Le corps mutilé de Nicolas Richelle, le curé du village, est découvert au presbytère : l’homme a été torturé avant d’être mis à mort. Les lieux ont été méthodiquement fouillés. Le capitaine Grégoire Lefèbvre – un officier de la gendarmerie à cheval, fraîchement débarqué de son Auvergne natale – est chargé d’enquêter sur ce meurtre brutal qui rappelle étrangement d’autres exactions perpétrées dans la région. Les rumeurs vont bon train. La victime était un prêtre jureur, un de ceux qui avaient accepté l’autorité de la République française contre l’avis de la papauté, et ses paroissiens se méfiaient de lui. S’agit-il d’un crime crapuleux commis sur un homme que tout le monde détestait ? Faut-il rechercher la solution dans la part d’ombre de Richelle lui-même, un être fourbe qui avait été forcé d’embrasser la carrière ecclésiastique ? Quel rôle le chevalier de Mélotte, un gentilhomme campagnard au verbe haut et au coup de poing facile, a-t-il pu jouer dans le drame ? Quelle influence la situation du pouvoir central de Paris exerce-t-elle sur la conduite de l’enquête ? Dès le début de l’affaire, les investigations promettent d’être contrariées par les menées des uns et des autres – les amis et les adversaires du prêtre assassiné. Que cachent-ils avec autant d’acharnement ? C’est ce que va devoir découvrir le capitaine Lefèbvre.

Férue d'histoire (elle est historienne de formation) et rôliste à ses heures perdues, elle nous propose ici la première enquête de Grégoire Lefèbvre, officier de la gendarmerie française à l'époque napoléonienne, envoyé loin de son Auvergne natale sur les terres de Belgique.

Il est actuellement en précommande chez Amazon. En vente à partir du 26 février prochain. J'ajoute de ce pas ce roman à ma liste de lecture car oui je l'avoue, je ne l'ai pas encore lu.

dimanche 17 février 2019

Comrades: A Revolutionary RPG

Comrades est un jeu de rôle PBtA de William Akers vous proposant d'incarner des révolutionnaires. On pense assez vite à la Révolution Russe de 1917 mais le jeu n'est pas limité à ce seul setting. Libre à vous de jouer d'autres révolutions comme la Révolution Américaine de 1776 ou une révolution sur une planète minière dans un futur lointain.
Le jeu est actuellement en financement participatif sur Kickstarter. En fait, à l'heure où j'écris ces lignes, le jeu est déjà largement financé. Camarades, la Révolution est en marche ! Plus d'infos sur la page du Kickstarter.

jeudi 14 février 2019

La Cité des Voleurs, Défis Fantastiques 5

La terreur s’est abattue sur la ville de Silverton depuis que Zambar Bone et ses Chiens de Lune, assoiffés de sang, y sèment la terreur. Les paisibles marchands de la cité ont besoin d’aide et c’est VOUS, l’aventurier intrépide, qu’ils vont appeler à la rescousse.
Votre mission vous conduira au long des rues sombres et sinueuses du Port-du-Sable-Noir où les créatures de la nuit guettent dans l’ombre le voyageur imprudent. Et si vous parvenez à traverser la ville, vous devrez alors affronter l’infâme Zambar Bone lui-même, retranché dans sa place forte.

La Cité des Voleurs, cinquième tome de la série Défis Fantastiques, de Ian Livingstone, est parue en 1983 et traduite l'année suite chez Folio Junior. A noter que ce volume a bénéficié d'une série de réédition dont une très récente chez Gallimard.

La cité de Silverton subit la tyrannie du malfaisant Zambar Bone. Il exige qu'on lui livre la fille du maire de la ville. Ce dernier vous demande de vous rendre dans la cité de Port-du-Sable-Noir pour y trouver le mage Nicodème; lui seul pourra vous aider à neutraliser Zambar Bone.
L'histoire se déroule donc en deux parties. Dans la première partie, vous allez déjouer les pièges de la Cité des Voleurs, trouver le vieux Nicodème et devoir rassembler les ingrédients de la formule afin de mettre hors d'état de nuire Zambar Bone. Le seconde partie, plus courte, vous mènera dans le donjon de Zambar Bone lui-même.
On a donc une aventure articulée autour de deux labyrinthes. Le premier n'est pas dénué d'intérêt puisqu'il est l'occasion de parcourir de long en large la cité de Port-du-Sable-Noir où vous aurez fort à faire pour ne pas vous faire dévaliser. Port-du-Sable-Noir ne porte pas le surnom de Cité des Voleurs pour rien. Cela dit, la collecte des ingrédients de la formule de Nicodème ressemble plus à une course d'emplettes qu'à une vraie aventure. les coins et recoins de la ville donnent une impression de cité assez grande où il est aisé de se perdre.
Une fois les ingrédients de la formule dans la poche, l'aventure vous amène très vite aux portes du donjon de Zambar Bone. Là, on doit se frayer un chemin dans un labyrinthe assez classique avec parfois des choix assez dramatiques et purement hasardeux. Cette partie est un peu décevante mais heureusement assez courte. Paradoxalement Zambar Bone pourtant décrit comme le Prince de la Nuit est assez facilement vaincu pour autant qu'on applique la bonne formule. Là encore petite frustration d'un combat final trop simple.
Au final, et même si Port-du-Sable-Noir est un lieu emblématique de Titan, cette Cité des Voleurs ne se démarque pas vraiment des Défis Fantastiques. Ce n'est pas une mauvaise aventure mais elle n'est pas non plus exceptionnelle. A lire et à jouer si vous en avez l'occasion, ou pas. 
Le Talisman de la Mort et la cité de Griseguilde m'avaient laissé une bien meilleure impression en terme d'aventure urbaine.

Bilbo Le Hobbit

Comme annoncé dans un précédent billet, j'ai relu Bilbo le Hobbit.
Quel plaisir de retrouver ce cher hobbit, Gandalf et les Nains, Rivendel et Elrond, les Trolls pétrifiés, l'inquiétant Gollum et son Anneau, les Gobelins des Monts Brumeux, la sinistre forêt de Mirkwood, les araignées, Beorn, les Elfes bien entendu, sans oublier la Ville du Lac, la Montagnes Solitaire et le terrifiant dragon Smaug.
Quel plaisir de revivre la voyage de Bilbo de son tranquille trou de Cul-de-Sac à la demeure d'Elrond, dans les tunnels des Monts Brumeux jusqu'aux entrailles remplies d'or de la Montagne Solitaire.
J'ai déjà lu et relu ce livre maintes et maintes fois et à chaque fois la magie opère. Bilbo Le Hobbit est et reste à mes yeux une oeuvre fondatrice, à relire chaque année ou dès que le cœur vous en dit.

jeudi 7 février 2019

La Forêt de la Malédiction, Défis Fantastiques 3

Vous êtes un aventurier en quête de gloire, aussi acceptez-vous la délicate mission de pénétrer dans la Forêt de la Malédiction, à la recherche du fabuleux marteau de Gillibran, roi des nains de Pont-de-Pierre.
Pour ce troisième opus des Défis Fantastiques, Ian Livingstone nous propose une aventure en plein air. Finis les donjons humides. Vous allez arpenter les sentiers sombres de la Forêt, en quête d'un mystérieux artefact, ou plutôt deux puisque le marteau de Gillibran a été partagé en deux morceaux, comme vous l'explique le mage Yaztromo au début de votre aventure: le manche en bois précieux et la lourde tête de fer.
A l'instar de la Citadelle du Chaos, cette Forêt de la Malédiction abrite une quantité assez étonnante de créatures hostiles: sorcières, gobelins, géants et ogres, hommes primitifs, faucons belliqueux, gremlins et gnomes, araignées, bandits, loups affamés... et encore je pense n'avoir pas rencontré tous les monstres imaginés par l'auteur. J'ai pourtant arpenté deux fois de suite la forêt. C'est d'ailleurs là une des originalités de cette aventure: la forêt est un vrai labyrinthe qu'il vous faudra explorer pour trouver les deux morceaux du marteau. Si d'aventure vous arrivez à Pont-de-Pierre sans le marteau complet, le livre vous propose de revenir sur vos pas et de retourner dans la forêt, si vous avez de la chance.
Ainsi, après avoir affronté les dangers de la Forêt une première fois, j'y suis retourné pour compléter ma quête. Et je peux m'estimer chanceux d'avoir trouvé assez rapidement la partie du marteau qui me manquait.
Cette Forêt de la Malédiction est une aventure intéressante et une expérience à lire; on sent que Ian Livingstone tente de nouvelles choses dans ce troisième tome, notamment cette possibilité de boucler jusqu'à ce que la quête soit complète.
La dédale de la Forêt est un vrai challenge; certes vous pouvez foncer vers le nord tête baissée pour rejoindre Pont-de-Pierre mais si vous n'avez pas trouvé les morceaux du marteau, à quoi bon. Tracer un plan n'est plus une option.
Seul bémol à cette aventure: la personnalité de l'aventurier. On vous place dans la peau d'un condottiere aguerri vivant à l'écart de la civilisation et dont le seul but semble être la quête de richesses et de combats sanglants. En appuyant un peu, on est à la limite du murderhobo. Et les choix proposés par le livre vont souvent dans le sens du combat et du massacre des antagonistes. C'est un peu dommage. J'aurais préféré incarner un héros :)

Adventuria

Lorsque j'ai découvert Adventuria, j'ai tout de suite pensé à l'Aventurie, la contrée décrite dans le jeu de rôle L’Œil Noir.
Et pour cause puisque ce premier volume d'Adventuria propose quatorze morceaux symphoniques explorant les grands thèmes de l'heroic fantasy avec des titres tels que Oakenthrone, Ride with the Dragons, A Warrior's Fate ou encore Welcome to Adventuria.
La jaquette de l'album, avec son chevalier en armure surplombant une fabuleuse cité aux allures de Minas Tirith, ne laisse aucun doute quant à la thématique. Ca reste très mainstream mais plaisant à écouter.

mercredi 6 février 2019

Space Critters

Les Space Critters débarquent sur la Terre dévastée de In The Light of a Ghost StarJe me suis amusé à reprendre les Skittermanders de Starfinder pour créer les Space Critters, une race de furries de l'espace, venus de la lointaine planète Mars pour explorer les ruines de la Terre.
Le résultat est coloré et amusant. J'imagine déjà ces petites créatures velues se baladant dans les vestiges de nos civilisations, collectant artefacts technologiques et affrontant les créatures mutantes et les dangers de cette Terre du future. Il faut encore que je prépare une petite aventure pour ces boules de poils de l'espace.

lundi 4 février 2019

Fighting Fantasy Fest 3

La troisième édition du Fighting Fantasy Fest aura lieu cette année à l'Université de West London, Ealing, le samedi 31 août, en présence d'invités d'honneur prestigieux: Steve Jackson et Ian Livingstone.
Pour ceux et celles qui n'auraient pas connu la grande époque des Livres Dont Vous Êtes Le Héros,  la Fighting Fantasy Fest est en quelque sorte la grand-messe des Défis Fantastiques, collection emblématique des livres-jeux. Cette catégorie particulière de jeu de rôle solo a connu un âge d'or de 1983, date de la parution en français du Sorcier de la Montagne de Feu, au début des années 90.
Après une période de vache maigre voire de relatif oubli, Défis Fantatiques est revenu sur le devant de la scène rôliste francophone avec la parution en 2013 de la traduction de d'Advanced Fighting Fantasy sous le titre Défis Fantastiques le jeu de rôle chez Scriptarium.
Forte d'une collection de presque soixante ouvrages, Défis Fantastiques (les livres dont vous êtes le héros) a connu plusieurs rééditions successives avec plus ou moins de succès. Aujourd'hui, elle est rééditée chez Gallimard grâce notamment aux efforts de quelques passionnés du Scriptarium.
Plus que jamais les livres-jeux sont une véritable alternative ludique et un premier pas vers le jeu de rôle; malgré les années, ce loisir suscite encore l'intérêt non seulement de fans inconsidérés mais aussi de novices, jeunes rôlistes pour certain·e·s, qui découvrent la magie des mondes imaginés par Steve Jackson, Ian Livingstone et bien d'autres.
Cette troisième édition du Fighting Fantasy Fest est sans nul doute un événement à ne pas manquer.
Cela dit, je suis plutôt du genre hobbit et je ne quitte pas souvent ma Comté natale. De plus mon niveau d'anglais parlé est trop hasardeux pour me risquer en terre d'Albion. Je vais très certainement e contenter de suivre la chose de loin, par écrans interposés. Dommage qu'un tel événement n'ait pas lieu sur le continent et en français.

vendredi 1 février 2019

La Citadelle du Chaos, Défis Fantastiques n°2

La Citadelle du Chaos, de Steve Jackson, est le second tome de la collection Défis Fantastiques et certainement un des plus emblématiques après le Sorcier de la Montage de Feu. Je ne l'avais jamais lu/joué et j'étais assez curieux de parcourir les couloirs de cette fameuse citadelle dont j'avais tant entendu parler.
A noter que la Citadelle du Chaos a été récemment rééditée mais je me suis basé sur la version de 1985 pour rédiger cet article.

L'effroyable sorcier Balthus le Terrible, aux pouvoirs magiques impressionnants, s'apprête à envahir la Vallée des Saules. Maître en matière de magie, VOUS seul êtes capable de répondre à l'appel désespéré du Roi Salomon pour sauver son pays. Votre mission consistera à pénétrer au cœeur de la Citadelle du Chaos, le sanctuaire de Balthus le Terrible, qu'il vous faudra à tout prix terrasser. 

Voilà pour le pitch. Vous incarnez un jeune magicien, disciple du Grand Mage de Yore. Votre mission (vous n'avez guère le choix) sera d'infiltrer la terrifiante Citadelle du Chaos, de trouver Balthus et de le mettre hors d'état de nuire. Une mission simple mais ô combien périlleuse. La forteresse de Balthus renferme pièges et chausse-trappes, et autant de créatures monstrueuses. C'est bien simple: on est confronté à une véritable ménagerie de bestioles bizarres et d'ennemis vicieux. L'histoire de Balthus n'est qu'un prétexte pour l'exploration d'un donjon encore plus dangereux et fatal que le labyrinthe de la Montagne de Feu. A plusieurs reprises, un choix malencontreux aboutit à une mort certaine, douloureuse et un peu injuste il faut bien l'avouer.
Pour autant vous n'êtes pas tout nu pour affronter tous ces périls: en plus des habituelles Habileté, Endurance et Chance, vous disposez d'un score de Magie vous donnant accès à une liste de sortilèges qui vont s'avérer bien pratiques. A vous de choisir judicieusement les formules magiques que vous estimez pouvoir vous être utile dans le donjon.
Le donjon lui-même n'est pas très grand mais il m'a fallu plusieurs essais pour trouver le bon chemin et éviter les pièges mortels. La difficulté de la Citadelle du Chaos réside plus dans le dédale lui-même que dans les monstres à affronter; les combats sont finalement assez rares. Il est même possible de vaincre le boss final, Balthus le Terrible, sans faire usage de la force: la ruse et la magie peuvent suffire.
En résumé, un livre-jeu intriguant, un donjon surprenant, de la magie et un lieu emblématique de Titan à explorer.

jeudi 31 janvier 2019

Mobile Frame Zero : Firebrands en VF

Mobile Frame Zero : Firebrands est un party game de Vincent Baker, l'auteur d'Apocalypse World. C'est un jeu sans meneur prenant pour cadre la planète Bantral déchirée par des conflits fratricides. Les joueur·euse·s y incarnent des pilotes romantiques et talentueux de robots géants, les Mobile Frames. Plusieurs factions s'affrontent sur Bantral; les participant·e·s devront choisir leur camp: révolutionnaires en quête d'un ordre nouveau, jeunes héritier·ère·s d'une noblesse déchue, fiers soldat·e·s de l'armée Bantresh, autant d'occasions de briller en société ou sur le champ de bataille.
Le jeu est construit autour des interactions entre les personnages dans une série de mini-jeux dans le jeu au cours desquels les joueur·euse·s devront faire leur preuve: course-poursuite, soirée mondaine, escarmouche tactique ou combat en mêlée, duel sous la lune ou conversation autour d'un repas, débat (politique) animé ou encore moment d'intimité entre personnages, le tout soutenu par des règles simples mettant en avant la conversation entre joueur·euse·s et par là même entre personnages.
Je n'ai pas eu l'occasion d'y jouer mais l'écoute d'une partie enregistrée sur 2d6PlusCool donne déjà une bonne idée de la manière dont peut se dérouler une partie et des possibilités du jeu.
Jusqu'ici, le jeu n'était disponible qu'en anglais.
Une équipe de bénévoles passionnés propose depuis peu une traduction française, gratuitement sur www.firebrands.fr 
Une belle initiative et l'occasion de découvrir ce jeu intriguant. Merci à eux.

mardi 29 janvier 2019

Cyber Puppets, cadre de jeu cyberpunk en cours de développement

J'ai entamé depuis peu l'écriture d'un cadre de jeu cyberpunk que j'ai baptisé Cyber Puppets. L'idée est de proposer une ville avec des lieux et des intrigues, un setting utilisable pour n'importe quel jeu cyberpunk
Côté visuel, j'ai puisé dans le jeu vidéo Cyberpunk 2077
Pour l'instant, le document fait 5 pages avec une description générale de la ville de Neon City, une mégalopole située sur la côte ouest des Etats Unis, à l'emplacement de Los Angeles, avec une carte, des districts et zones avec description, des lieux à visiter (pas encore détaillés) et une liste de profils de personnages à incarner. 

Vous pouvez télécharger le document ci-dessous.
Cyber Puppets

Ce n'est encore qu'un premier jet. Comme je l'indique dans le titre, Cyber Puppets est en cours de développement; mais je tenais à déjà partager ce que j'avais écris avec la communauté. Bonne lecture !

dimanche 27 janvier 2019

Relire Tolkien

Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Extrait de Bilbo le Hobbit, JRR Tolkien

Vous aurez tou·te·s reconnu les premières phrases de Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien.
Si ce n'est pas le cas, allez de ce pas l'acheter en librairie, empruntez-le en bibliothèque ou volez-le si besoin et relisez-le au plus vite.
Après la découverte de la chaîne Youtube ARDA, j'ai eu l'envie irrépressible de relire Tolkien. Ainsi me voilà à parcourir une fois de plus les sentiers de la Comté jusqu'aux confins du pays sauvage, en passant par la maison d'Elrond et les sombres tunnels sous la montagne où se terre l'ignoble Gollum.

- Où étiez-vous donc allé, si je puis me permettre de vous le demander ? dit Thorïn à Gandalf, tandis qu'ils poursuivaient leur chemin.
- Jeter un regard en avant, répondit-il.
- Et qu'est-ce qui vous a ramené juste à temps ?
- Un regard en arrière, dit-il.
- Bien sûr ! dit Thorïn ; mais pourriez-vous être un peu plus clair ?
Extrait de Bilbo le Hobbit, JRR Tolkien

En y repensant, je n'ai lu cet ouvrage que deux ou trois fois. Pourtant il mérite bien qu'on le relise. J'ai souvenir que feu Christopher Lee avait affirmé le relire au moins une fois par an tant il était admiratif de l'œuvre. Je ne suis pas certain que vouloir relire le Hobbit chaque année mais là, pour 2019, c'est déjà en cours. Et puis ça ne fait jamais de mal de se replonger un peu dans ses classiques.

jeudi 24 janvier 2019

ARDA, guide de prononciation des langues imaginées par Tolkien

Petit coup de projecteur sur ARDA, une chaîne Youtube consacrée à la prononciation des langues du Seigneur des Anneaux
Dans ce premier numéro, l'auteure présente sa chaîne et passe en revue la prononciation de voyelles et consonnes dans les différentes langues imaginées par Tolkien: le quenya, le sindarin, le khuzdul, le parler noir et l’adûnaic
Une sympathique initiative qui m'a donné l'envie de relire Tolkien.

mercredi 23 janvier 2019

Loup Solitaire est de retour

Je suis tombé complètement par hasard sur l'annonce d'une prochaine réédition de la série de Loup Solitaire chez Gallimard. Comme pour les Défis Fantastiques, cette nouvelle édition, la cinquième, bénéficie d'une nouvelle couverture et de l'expertise du Scriptarium qui a corrigé les erreurs et les fautes de traduction des précédentes éditions, enrichi le contenu avec l'ajout en fin d'ouvrage des Archives de Magnamund et qui à terme assura la cohérence et l'homogénéité de la collection.
Les couvertures des premiers tomes sont déjà visibles sur le site de Gallimard.
  
Autant la couverture du premier tome dans sa quatrième édition était correcte, autant le second tome gagne en crédibilité par rapport à l'édition précédente
Les esprits chagrins regretteront toujours le Drakarim de l'édition initiale mais cette nouvelle couverture de la Traversée Infernale est très évocateur.
Personnellement, j'aime beaucoup ces nouvelles couverture. Seul petit bémol, ils ont sucré le logo Loup Solitaire de la quatrième édition (logo qui était déjà une version relookée du logo de l'édition initiale) pour le remplacer par une pastille Lone Wolf en bas à gauche. Mais bon, c'est un détail et c'est sans doute mon côté vieux grognard fétichiste qui parle.
Même si j'ai déjà le premier tome en quatrième édition, la tentation est grande. Peut-être l'occasion de me refaire une collection, pour autant que Gallimard envisage de ressortir l'entièreté de la collection qui compte quand même une trentaine de titres.
La parution de cette nouvelle édition est annoncée chez Gallimard pour fin février.

lundi 21 janvier 2019

Cthulhu at office continue

Le jeu de rôle au bureau continue avec nos petites parties du lundi midi. 
Malgré des sessions de jeu de très courte durée (une trentaine de minutes), le groupe s'approche lentement mais sûrement du dénouement de l'Horreur de Lanesville.
Cthulhu Dark reste particulièrement adapté à nos sessions courtes mais intenses. Avec la montée en puissance de l'horreur et le sentiment d'un climax plus proche, les tests de Folie se sont multipliés. Pour l'heure, le score moyen de Folie du groupe reste gérable. Je suis assez impatient de voir comment ils vont négocier la suite de cette histoire.

mercredi 16 janvier 2019

La Vengeance des Démons, Défis Fantastiques n°41

Suite à l'écoute du Podcast Dont Vous Êtes Le Héros consacré à La Vengeance des Démons, j'ai lu/joué l'ouvrage en question.
Il en ressort une aventure originale et la découverte d'une région de Titan que je ne connaissais pas.
Les auteurs proposent une ambiance plus sombre, plus baroque, une contrée envahie par les démons et où vous incarnez le Chasseur de Démons.
Côté règles, quelques aménagements comme le score de Noirceur reflétant la corruption possible du Mal et les talents de Chasseur de Démons qui fonctionnent un peu comme les disciplines de Loup Solitaire. Pour le reste, on garde les mécaniques de base de la collection Défis Fantastiques.
A noter une utilisation plus prononcée de la Chance. Les combats ne sont pas tellement nombreux. Par contre, le livre propose deux labyrinthes assez fastidieux et qui sortent un peu le lecteur de l'ambiance gothique du reste de l'ouvrage. Cerise sur le gâteau, le livre offre deux fins possibles, en plus du décès prématuré du héros lors d'un combat ou en tombant dans un piège. Repousser le sinistre démon Zmurr a un prix que votre héros devra peut-être payer si le sort est contre lui.
Pour l'occasion, je me suis bricolé une petite feuille d'aventure que vous pouvez télécharger ici.

lundi 14 janvier 2019

Le Podcast Dont Vous Êtes Le Héros : La Vengeance des Démons, Défis Fantastiques

Petit coup de projecteur en ce début d'année sur le Podcast Dont Vous Êtes Le Héros et son n°54 consacré à La Vengeance des Démons, dans la collection des Défis Fantastiques.
Fred et Xavier nous raconte leur lecture et leur aventure dans le Vieux Monde, un des continents de Titan, moins connu et moins exploité qu'Allansia

Vous incarnez un chasseur de démons. Vous allez affronter le Seigneur-Démon Zmurr qui tient captif vos parents. Serez-vous à la hauteur de cette quête?

La Vengeance des Démons propose un univers plus sombre et plus gothique que les autres livres de la série. Les auteurs y développent un monde à la fois original et exploitant les monstres classiques du folklore horrifique: zombies, nécromanciens, spectres et épouvantails, ogre, abominations de toutes sortes, paysans aussi terrifiés que superstitieux, squelettes animés, orques, démons, gobelins, etc.
En plus des caractéristiques classiques de la série (Habileté, Endurance et Chance), le héros a un score de Noirceur (reflétant la corruption démoniaque) et dispose de talents spéciaux, des dons que seuls les chasseurs de démons possèdent et maîtrisent.
Une aventure que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire. Ce podcast a éveillé ma curiosité et j'espère pouvoir vous en faire un compte-rendu de lecture très bientôt.