lundi 27 septembre 2021

Daitoshi Underground Jäger

Pour fêter les deux ans du gratuit du mois sur son patreon, Le Grumph nous offre le PDF de son jeu de rôle manga violent Daitoshi Underground Jäger.

Pour rappel, DUJ est un jeu violent et très adulte, où on incarne des chasseurs de tueurs en série dans un Tokyo semi-futuriste déglingué. Si vous voulez vous faire une idée du jeu, 2d6+Cool propose une série de 3 actual plays à voir ou à revoir.

Dune

Voilà, c'est fait. J'ai enfin vu le Dune de Denis Villeneuve, l'adaptation tant attendue de l'oeuvre de Frank Herbert, du moins de la première partie puisqu'on aura très certainement droit à une suite.
Dans ce premier volet, on suit l'histoire de Paul Atréides jusqu'au moment où, avec sa mère, il rejoint les Fremens après l'attaque dévastatrice des Harkonnen.
Difficile pour moi de faire une critique vraiment objective de ce film tant l'attente était longue et les espérances plus grandes encore. Fan de Dune depuis longtemps, ayant vu le film de David Lynch de très nombreuses fois, écouté la BO de Toto en boucle et lu une partie de l'oeuvre écrite (il faudra que je pense à relire tout ça d'ici la sortie du second volet), j'ai dû faire un effort conscient pour tenter de vous partager à la fois mon ressenti et malgré tout les quelques défauts du film, selon moi.


Je savais que j'allais adorer ce film avant même de m'asseoir dans la salle. Les bandes annonces et le teasing des derniers mois étaient tels qu'on savait déjà que ce film allait être une véritable révélation esthétique, une claque visuelle qui allait balayer les précédentes tentatives d'adaptation au cinéma de cette oeuvre réputée impossible à adapter.
Et, pour moi, c'est clairement le cas; l'approche visuelle est grandiose. Les paysages et décors naturels sont somptueux. L'esthétique des costumes, des vaisseaux, des bâtiments laissent sans voix. La bande sonore est terriblement efficace et immersive. L'histoire est strictement respectée, avec quand même quelques choix douloureux comme la mise en avant de certains personnages, Duncan Idaho et Gurney Halleck, au détriment d'autres; on voit peu Thufir Hawat et Piter De Vries et on n'explique pas du tout la place des mentats dans la société de Dune.
Pour rester sur les personnages, il faut souligner la prestation de Rebecca Ferguson qui campe une Dame Jessica tiraillée entre son devoir d'épouse, son amour maternelle et sa soumission à l'ordre Bene Gesserit. C'est clairement pour moi le second rôle le plus important du film et il va encore prendre de l'ampleur dans le second volet.
Sur le choix de Timothée Chalamet dans le rôle de Paul, je suis plus mitigé; il est jeune, comme le Paul des livres. Il est à la fois vulnérable et fort d'un enseignement et d'un entraînement qui l'aident à surmonter les épreuves. C'est assurément un rôle compliqué car central dans la saga. Tout tourne autour de lui, du personnage de Paul, qui est tour à tour fragile, hésitant puis fort et déterminé l'instant d'après. Le choix de Timothée Chalamet me laisse dubitatif mais en même temps je ne vois pas quel autre acteur aurait pu faire le taf.
On voit aussi trop peu le Baron Vladimir Harkonnen mais ce qu'on en voit est suffisant pour se faire une idée de la cruauté du personnage. Même chose pour Rabban qu'on sent prêt à exploser. On sent la violence à fleur de peau même si son temps d'image est très réduit.
Petit regret sur le peu de cas qui est fait du Docteur Yueh dont on évoque à peine les motivations alors que son rôle est primordial.
Rôle honorablement tenu aussi par Oscar Isaac qui nous offre un Duc Leto Atréides tout en noblesse et en droiture. Pour les autres personnages, Stilgar et Chani, on les voit tellement peu qu'il est difficile d'avoir un avis. J'attends le second volet pour ça.
Donc un casting énorme, sans réel grand défaut si ce n'est un traitement parfois inégal des personnages.

Le défaut principal du film, si on doit lui en trouver un, c'est la position de spectateur qu'on garde tout au long du film. Généralement, quand je regarde un film, j'arrive assez vite à m'identifier à certains personnages, à ressentir de l'empathie pour eux. Ici, Villeneuse nous brosse un tableau très complet et très compréhensible de Dune, et ça c'est déjà un sacré défi, mais il reste, selon moi, sur une position de narrateur externe sans jamais voir l'histoire par les yeux de Paul ou d'un autre personnage. Il y a toujours cette distance, presque cette froideur ou cette neutralité par rapport à l'intrigue. Même si on reste sans voix devant l'ampleur de l'oeuvre et la beauté des images qui nous sont présentées, on ne s'imprègne pas vraiment tout à fait de l'histoire, on ne ressent pas le désert et la chaleur d'Arrakis, l'oppression des Harkonnen, les dilemmes de Paul ou de Jessica, ou seulement à de courts instants. Si on devait trouver un défaut à ce film, ça serait celui-là.

Autre petit défaut plus mineur: certaines transitions entre certaines scènes sont parfois un peu brutales. On passe d'une scène dans le palais de Caladan à une scène sur les falaises dans le cimetière familiale des Atréides trop abruptement. Idem pour le voyage entre Caladan et Arrakis. On aurait aimé un plan sur les vaisseaux de la Guilde Spatiale et une explication sur leur rôle.
D'ailleurs certains aspects politiques du monde de Dune sont passés sous silence: l'Empereur et sa fille Irulan, le Landsraad, la Guilde Spatiale, la CHOM. On suppose, on espère que ces éléments seront abordés plus explicitement dans la suite.
Après, Denis Villeneuve expliquait en interview avoir voulu faire un film pour les fans mais aussi pour les personnes n'ayant aucune connaissance de l'univers de Dune; là, le but est atteint. J'ai été voir le film avec mes trois enfants qui n'avaient que peu de connaissances de l'univers du film hormis ce que je leur en avait dit et ils ont beaucoup aimé. Ils n'ont pas ressenti les manques et les petits défauts que j'ai mentionnés plus haut pour la simple et bonne raison qu'ils n'avaient pas d'autres références.

Donc, clairement, pour moi, c'est la meilleure adaptation de Dune au cinéma à ce jour. On a vraiment ici un chef d'oeuvre et une vraie nouvelle référence visuelle pour cet univers. Mieux, quand on feuillette le jeu de rôle Dune, on retrouve les visuels du film, pas les photos mais bien les concept art, de vrais dessins. On a donc un tout cohérent entre film et jeu de rôle, sans compter la BO qui est immersive et inspirante. L'ensemble forme un tout à exploiter en jeu autour d'une table, pour les initiés comme pour les novices. 
Mon avis final: un très très bon film, pas exempt de quelques défauts, mais une belle réussite. J'attends la suite avec impatience. En attendant, je vais revoir ce premier volet, c'est sûr.

lundi 20 septembre 2021

The Colony

Devenue inhabitable, la Terre a été abandonnée par ses habitants partis s'installer sur la planète Kepler. Après deux générations passées là-bas, un mal ronge l'humanité : les femmes et les hommes sont devenus infertiles, provoquant à terme la disparition de leur espèce. Une mission de la dernière chance est alors envoyée sur Terre.

The Colony propose une vision particulière: celle d'une redécouverte de la Terre par ceux qui l'avait jadis désertée. Une excellente idée de départ, une réalisation assez correcte mais au final une histoire qui s'enlise et devient assez prévisible. De ce film, je retiendrais cette intention de base et les visuels. Pour le reste, on passe à côté des vraies possibilités du film: la découverte de cet ancien monde et des survivants dont on ne voit finalement que peu de choses.

dimanche 19 septembre 2021

The Outpost (série, saison 1)

J'en parlais récemment sur Twitter : j'ai le chic pour dégoter des séries low-cost bof bof mais qui ont un je-ne-sais-quoi qui m'encouragent à leur laisser une chance et à en regarder quelques épisodes. Et donc j'ai regardé la première saison de la série The Outpost, un machin fantasy de SyFy.

Entre-temps, j'ai lu quelques critiques et je me suis aussi fait ma propre opinion. On est clairement sur une production à petit budget, tant au niveau de la production elle-même que du scénario. Les décors sont en carton, les costumes assez moyens, les effets spéciaux et les incrustations numériques sont faits avec les pieds. Le seul truc reste potable, c'est la musique, et encore on est dans un registre très classique pour de la fantasy. Côté jeux d'acteurs, il est inexistant, allant du médiocre au très mauvais. Pour l'histoire, elle n'est peut-être pas si mal mais très mal portée par les acteurs.

Au final un joli ratage et c'est dommage car si on garde l'histoire, ça fait une très chouette campagne fantasy, pas le truc original mais assez pour s'amuser autour d'une table avec quelques ami.e.s.

samedi 18 septembre 2021

Reprise de l'atelier jeu de rôle avec Aria

Reprise de l'atelier jeu de rôle et petite surprise de la rentrée avec Aria, le jeu de rôle de Game of Roles. Je savais que l'animateur était un fan de FibreTigre et qu'il avait participé au financement du jeu. Du coup, c'est une demi-surprise. L'occasion en tout cas de tester sur table le jeu que j'avais découvert et suivi dans les actual plays de Game of Roles.

Côté univers, on est dans le monde d'Aria; côté système, du dés à pourcentage proche de l'Appel de Cthulhu, facile, rapide et très intuitif. Pour le scénario, l'animateur nous avait préparé une aventure originale. Mon personnage se nomme Amacia et est une mage de Varna.

Une chouette après-midi, une heure et demie pour présenter succinctement l'univers et créer les personnages. Deux heures trente de jeu. Un bon ratio pour une première partie. Cerise sur le gâteau: on a joué en présentiel, en respectant bien entendu les règles sanitaires.

vendredi 17 septembre 2021

Cairn VF

Le mois dernier, je vous avais parlé de Cairn, un petit jeu OSR de Yochai Gal largement inspiré de Into The Odd et Knave. J'ai pris contact avec l'auteur et j'ai obtenu sa bénédiction pour une traduction. Je me suis mis au travail début septembre. J'escomptais vous proposer cette traduction d'ici la fin du mois mais en fait j'ai été un peu plus véloce que prévu et ça c'est plutôt cool
Je vous propose donc une première mouture de Cairn en français.
Si vous constatez des erreurs, n'hésitez pas à me les remonter.

Pour rappel, le jeu Cairn (VO) est disponible sur la page itch.io de l'auteur. 
Vous pouvez trouver aussi pas mal d'informations et de matériels de jeu sur la page cairnrpg.com
Téléchargez la traduction ici

mercredi 15 septembre 2021

Dark Crystal RPG, ça se précise

C'est officiel, River Horse à qui l'on doit déjà le jeu d'aventure Labyrinth va sortir un jeu de rôle dans l'univers de Dark Crystal. L'annonce sur Twitter date d'une dizaine de jours.

Les visuels sont alléchants. On en apprend un peu plus concernant le contenu sur la page de précommande. On s'attend à un produit aussi classieux que Labyrinth, avec notamment des pages transparentes pour jouer sur les effets de superpositions. La présentation intérieure est similaire à celle de Labyrinth avec une aventure en 200 pages, chaque double page présentant une situation. Au-delà du jeu de rôle, j'ai l'impression que ça sera aussi un très bel objet de collection.

mardi 14 septembre 2021

Space Sweepers

En 2092, la Terre est devenue presque inhabitable. Un équipage d'un vaisseau de récupération de déchets spatiaux découvre une petite fille/robot humanoïde qui se fait appeler Dorothy, qui est aussi une arme de destruction massive; espérant se faire de l'argent facile, l'équipage du Victory s'engagent dans une transaction commerciale risquée. S'en suit une course-poursuite trépidante pour la petite Dorothy qui semble être au centre d'une terrible machination visant à détruire la Terre.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire de Space Sweepers un très bon divertissement; l'action est omniprésente, les visuels assez époustouflants, l'humour caustique et le jeu d'acteurs frise l'hystérie, de quoi vous coller à votre siège pendant les 2 heures 15 minutes de cet excellent film coréen de science-fiction. J'ai notamment trouvé très cool le fait d'avoir mélanger les cultures et les langues dans le film, donnant un vrai caractère cosmopolite à l'espace et aux différents lieux visités par les héros.

L'équipage du Victory pourrait être transposé tel quel dans un jeu de rôle de science-fiction. Une inspiration directement exploitable pour des jeux comme Offworlders ou Serenity.

samedi 4 septembre 2021

Le Seigneur des anneaux : La fraternité de l’anneau (J.R.R. Tolkien)

J'ai terminé le premier tome du Seigneur des Anneaux, la fraternité de l'anneau, hier soir. Reçu mi-juillet, j'ai pris mon temps pour le relire, savourant chaque phrase, chaque mot. Précisons ici qu'il s'agit de la nouvelle traduction de Daniel Lauzon, aux éditions Christian Bourgois.

J'ai beaucoup apprécié cette nouvelle traduction, même si j'ai été un peu surpris par certaines traductions; Fondcombe devient Fendeval. Le Rôdeur devient l'Arpenteur. Le Mont Venteux devient la colline de Montauvent. Bree devient Brie. Frondon Sacquet devient Frodo Bessac. La Comté devient le Comté. J'ai trouvé un petit site qui renseigne toutes les correspondances de traduction. Pour ma part, je n'ai rien à redire. Cette nouvelle traduction ayant été menée avec sérieux et à partir des notes laissés par Tolkien, je l'accepte telle quelle. Je vois ça comme l'occasion de dépoussiérer et de redécouvrir ce chef-d'oeuvre.

Je suppose que la plupart d'entre vous connaissent l'histoire, surtout depuis que l'oeuvre a été portée au cinéma par Peter Jackson; le premier film date quand même de 2001. Pour les autres, je les invite à consulter la page wikipedia de la fraternité de l'anneau.

mardi 31 août 2021

RPGaDAY2021 N°31: Merci !

Le RPGaDAY2021 se termine ce jour avec le mot Merci. Une trentaine de vidéos, une par jour sur le mois d'août. Un tout grand merci à tou.te.s ceux.celles qui m'ont suivi sur Youtube et Twitter, et aux autres participant.e.s au RPGaDAY

Des sujets inspirants, intéressants et comme à chaque fois du partage autour du jeu de rôle et des approches variées sur les différents thèmes. En prime, une petite vidéo enregistrée en direct pour ce dernier jour du RPGADAY2021.

vendredi 27 août 2021

Army of Darkness (Evil Dead 3)

Army of Darkness est le troisième opus de la série Evil Dead. A la fin du second film, Ash se retrouve projeté au Moyen Age suite à l'ouverture d'un portail magique. Le voici donc à l'époque du roi Arthur dont le royaume est menacé par les cadavéreux à la recherche du Nécronomicon. Héros malgré lui, Ash accepte de récupérer le grimoire maudit en échange de la promesse d'être renvoyé dans son époque d'origine. S'en suit une aventure fantasy rocambolesque où Ash sera confronté à son double maléfique et combattra une armée de squelettes.

Un troisième opus qui apporte sa touche d'originalité avec une plongée dans un Moyen Age fantasmé et le discours décalé du héros. Moins de sang et de tripes que dans les deux premiers chapitres de la saga mais toujours une action débridée à la limite de l'hystérie et des dialogues drôles et kitch à souhait.

Evil Dead forme une trilogie assez singulière qui commence avec un film d'horreur gore et qui se termine par une épopée fantasy totalement déjantée. On est clairement sur une production typique des années 80, sans prise de tête, avec une histoire simple et efficace, parfois un peu téléphoné il faut bien le reconnaître, presque un genre en soi. Je retiendrai la frénésie et le gore de certains passages, l'humour souvent très lourd du héros, son côté décalé d'anti-héros et de macho qui s'assume (oui, c'est une attitude détestable et je ne partage pas du tout la vision de Ash sur la gent féminine) et l'absence totale de cohérence. Ca part tellement dans tous les sens qu'on se demande si il y a vraiment un scénario. Clairement on aime ou on n'aime pas. Des trois films, c'est le troisième que je préfère.

A noter que ce dernier volet de la trilogie a donné lieu à une adaptation en jeu de rôle, Army of Darkness édité chez Eden Studios et motorisé par l'Unisystem qu'on retrouve aussi dans les jeux BuffyAngelAll Flesh Must Be Eaten et Sorcellerie chez le même éditeur.

Evil Dead 2

Dans ce second opus de Evil Dead, on retrouve Ash peu de temps après la fin du premier film. Suite à la mort de sa fiancée, il se retrouve coincé dans l'infâme cabane au fond de la forêt, toujours aux prises avec le démon qui tente de le trucider et de pénétrer dans notre monde.

Une suite toujours dans la même veine que le premier chapitre avec des possessions, des cris, du sang, une forêt possédée, des scènes de terreur totalement hystériques, des monstres bien kitch et quelques pages du sinistre Nécronomicon, le livre des morts. L'essentiel de l'histoire se passe dans la cabane; la fin nous fait découvrir le personnage emblématique de Ash avec sa main amputée remplacée par une tronçonneuse et fait le raccord avec le troisième et dernier opus, Army of Darkness, qui se passe au Moyen Age, aux origines du Mal.

Personnellement j'ai moins apprécié ce second film; hormis le raccord avec le 3e film, il n'apporte pas grand chose à l'histoire. Certains plans sont identiques au premier film et d'autres ne sont qu'une surenchère de sang, de cris et de panique sans queue ni tête, le tout frisant souvent le ridicule. L'impression d'une redite du premier film, sauf pour le final.

jeudi 26 août 2021

Evil Dead

Cinq jeunes vacanciers s'installent dans une cabane au cœur d'une sinistre forêt. En descendant dans une cave lugubre, les deux garçons de la bande découvrent un antique grimoire et un vieux magnétophone qui, une fois remis en marche, émet une incantation magique, laquelle réveille les forces du mal, déclenchant ainsi une horreur sans nom.

Avec Evil Dead, on touche à une certaine horreur, celle qui tâche, l'horreur glauque et sale, du sang, des tripes et des boyaux, des blessures suppurantes et des cris horrifiés, le truc à la fois angoissant et violent, de l'hystérie saupoudrée d'incantations maléfiques, de brume, de nuit d'orage et d'un soupçon d'humour, noir bien entendu, le tout filmé caméra sur l'épaule avec des passages flous parfois, des courses trépidantes, une musique décalée et formidablement kitch, des dialogues attendus et tellement prévisibles. Du pur délire. Et un étonnant moment de cinéma, fondateur d'un genre. Après, c'est quand même bien dégueu, on vous aura prévenu.

Une pure inspiration pour toutes vos séances de jeux de rôle horrifiques sans trop de subtilités.

vendredi 20 août 2021

Lovecraft aurait eu 131 ans aujourd'hui

Howard Phillips Lovecraft est né le 20 août 1890 à Providence. Il aurait eu 131 ans aujourd'hui, âge vénérable pour ce Grand Ancien, fondateur sans le savoir d'un genre qui a marqué et marque encore aujourd'hui de nombreuses oeuvres artistiques, et notamment le jeu de rôle.

Clairement, ma vie rôliste aurait été différente si je n'avais pas découvert Lovecraft et son oeuvre. Alors, oui on peut toujours discuté de l'homme derrière les livres et revenir sur certaines de ses opinions, clairement discutables de nos jours, et je suis le premier à le rappeler lorsque le sujet est abordé, mais ce qui est indiscutable c'est l'influence de ses écrits sur la littérature, le cinéma, la musique, le jeu vidéo et le jeu de rôle. Cthulhu et le mythe sont partout. C'est énorme. Bon anniversaire, HP Lovecraft.

C'est l'occasion aussi pour moi de revenir sur mes productions en rapport avec l'oeuvre du maître de Providence.
Pour Cthulhu Dark, je vous propose L'horreur de Lanesville et 6 investigateurs prêts à jouer.
Pour Delta Green, j'ai une petite campagne en 5 épisodes opposant les agents à la Karotéchia, une société occulte nazie. J'ai également un autre pack Delta Green avec plusieurs histoires indépendantes.
Le pack Cthulhu An Mil vous plongera  dans un Moyen Age sombre et marqué par l'emprunte des Grands Anciens.
J'avais également commis un scénario et un peu de matériel de jeu pour la version d20 de l'Appel de Ctlhuhu.
Cthulhu in Berlin est un cross-over entre l'Appel de Ctlhulhu et le jeu Cold City. Vous y interprétez des agents alliés dans le Berlin de 1945.
Et pour finir, mon petit Cthulhu Fhtagn, un jeu de rôle minimaliste pour jouer du Cthulhu. Le jeu est sympa mais avec le recul, je lui préfère le Cthulhu Dark de Graham Walmsley.

jeudi 19 août 2021

The Purge Forever

Adela et son mari Juan habitent au Texas, où Juan travaille dans le ranch de la très aisée famille Tucker. Juan gagne l’estime du patriarche Caleb Tucker, ce qui déclenche la jalousie de Dylan, son fils. La matinée suivant le déchaînement nocturne de violence annuelle, un groupe masqué attaque la famille Tucker, dont la femme de Dylan, et sa sœur, forçant les deux familles à s’unir et organiser une riposte alors que le pays entier sombre dans la spirale du chaos et que les États-Unis se désagrègent petit à petit autour d’eux.

The Purge Forever nous replonge une fois de plus dans l'Amérique des Nouveaux Pères Fondateurs à la veille de la purge annuelle. Un opus de plus, peut-être le dernier, avec une escalade de la violence qui va bien au-delà de la nuit annuelle. Le pays entier se noie dans la violence et le chaos. Difficile après ça d'envisager une quelconque suite je pense. Après, l'imagination des scénaristes n'a pas de limite. Pour l'heure, ce dernier chapitre est loin d'être le meilleur. Ca se laisse regarder, comme on dit, mais ce n'est pas indispensable.

samedi 14 août 2021

Monsters of Man

Une compagnie spécialisée en Intelligence Artificielle s'associe avec un agent de la C.I.A. afin de tester illégalement dans la jungle des robots militaires autonomes. Problème : six médecins en mission humanitaire sont témoins de l'opération et assistent au massacre d'un village entier. Ils deviennent à leur tour la cible des machines.

Au-delà du thriller robotique se pose la question des armes autonomes et de l'émergence des Intelligences Artificielles. On est encore loin des robots humanoïdes montrés dans Monsters of Man mais il est clair que plusieurs nations développent à l'heure actuelle des armes autonomes sous la forme de drones. La technologie est partout et gère nos existences même si nous pensons le contraire. La question reste donc posée: les IA sont-elles l'avenir de l'homme ou sa fin ?

mercredi 11 août 2021

Archive

George Almore est un roboticien sur le point de faire une découverte capitale. Dans un laboratoire secret, il élabore un robot humanoïde dont le dernier prototype, J3, est presque terminé. Chaque modèle est une réplique de plus en plus avancée de sa femme Jules, décédée lors d’un brutal accident de la route. Porté par son amour pour elle toujours vivace, George a volontairement omis de divulguer le véritable but de ses recherches : créer un clone parfait de son épouse.

Un film sur les robots, l'intelligence artificielle et les sentiments que pourraient développer des robots évolués. Un film aussi sur la survie après la mort et la numérisation de la conscience: l'épouse du héros, morte dans un accident de voiture, a été sauvegardée dans une Archive (d'où le titre du film).

Une intrigue qui semble cousue de fils blancs mais qui vous réservera quelques surprises de taille. Personnellement, j'ai été complètement bluffé. Après, je suis assez bon public pour ce genre de films avec retournement final.

mardi 10 août 2021

Ashin of the North (Kingdom, épisode spécial)

Dans cet épisode spécial, drame, trahison et une étrange découverte attisent le désir de vengeance d'une femme marquée par la disparition de sa tribu et de sa famille.

Ashin of the North est un épisode préquel de la série Kingdom. L'action prend place quelques années avant la série, alors que le royaume de Joséon est pris entre une invasion japonaise au sud et la pression de tribus barbares au nord. Suite à la mort de sa famille et la destruction de son village, la jeune Ashin se lance dans une effroyable quête de vengeance aux lourdes conséquences.

Un épisode spécial d'une heure trente minutes; une esthétique soignée pour une histoire tragique, dans la lignée de la série.

The Green Knight

Gauvain, écuyer à la table ronde du roi Arthur, dont il est également le neveu, accepte le défi lancé par un mystérieux Chevalier Vert. Il doit le décapiter. Gauvain s'exécute. Le Chevalier vert repart avec sa tête sous son bras et lui rappelle que, dans un an, ils vont devoir se retrouver.

The Green Knight raconte l'histoire de Gauvain, simple écuyer devenu chevalier après avoir prouver sa bravoure face à l'énigmatique Chevalier Vert.

Un film à l'atmosphère singulière, une mise en images sans fioriture, parfois assez crue et une approche tantôt très directe tantôt onirique du mythe, le tout enrobé dans un ambiance sonore baroque très immersive.

Attiré de prime abord par la bande annonce, je suis ressorti de la séance à la fois ravi et aussi un peu sidéré comme après avoir vu un phénomène étrange, une apparition surnaturelle ou un OVNI. J'avais le sentiment d'avoir vu un film sortant clairement du lot mais sans trop savoir pourquoi. Visuellement, c'est une vraie claque; la bande sonore, emprunte de musique ancienne et de chants plonge immédiatement le spectateur dans le Moyen Age légendaire des contes arthuriens. Les décors et les paysages, très sobres, apportent une touche de réalisme là où la lumière renforce le sentiment de merveilleux face à la nature sauvage.

Du côté des critiques, j'ai trouvé certains passages un peu lents ou poussifs là où on aurait pu donner un petit coup d'accélérateur. Cela dit, c'est une quête et tout ne peut pas être épique. Le héros passe par des moments de profond désespoir et de découragement, de peur et de doute, ce qui le rend très humain finalement. On a parfois du mal à comprendre certains passages et leur place de l'histoire; The Green Knight reste un film exigeant qui demandera un certain effort au spectateur et peut-être plusieurs visionnages pour espérer tout comprendre, si cela est possible.

Pour conclure, je ne regrette absolument pas d'avoir vu ce film, sur grand écran qui plus est: une expérience singulière, une quête initiatique à la fois merveilleuse et très humaine, une belle inspiration pour tout jeu de rôle exploitant les mythes arthuriens.

A noter aussi l'existence d'un jeu de rôle The Green Knight, largement inspiré du film.

dimanche 8 août 2021

Cairn

Cairn de Yochai Gal est un jeu de rôle de la mouvance OSR inspiré de Into The Odd et Knave. Disponible gratuitement sur itch.io, le jeu se présente sous la forme d'un PDF de 24 pages comprenant tout ce qui est nécessaire pour jouer. Le site propose également une version booklet, une fiche de personnage, des tokens et un résumé des règles en deux pages.

Cairn ne propose pas d'univers ou de cadre de jeu mais on comprend vite à la lecture que ce jeu promeut des aventures potentiellement létales où les personnages devront se montrer prudents et réfléchis et où le combat et la violence ne sont pas nécessairement le bon choix.

Dans Cairn pas de classe de personnage; les joueur.euse.s sont invité.e.s à imaginer très librement le concept de leur personnage, même si une aide de jeu permet de coller un peu aux poncifs et notamment D&D mais le but ici est de ne pas brider l'imagination des participant.e.s.

Chaque personnage possède un nom et un background. Plusieurs tableaux permettent de tirer aléatoirement les éléments constitutifs du personnage: nom, background, traits de caractère, vêtements, apparence, réputation, vices et vertues, infortunes; l'équipement et les armes peuvent aussi être déterminés au hasard. Pour les magiciens, sorciers et autres jeteurs de sorts, une liste d'une centaine de sortilèges est disponible.

Ses capacités sont représentées par trois caractéristiques: la Force, la Dextérité et la Volonté. Un score de Hit Protection (qu'on pourrait traduire par Endurance) représente sa capacité à résister aux agressions, sa vitalité, sa résistance, sa pugnacité. On est bien au-delà de la simple santé physique.

En jeu, les tests sont des jets sous caractéristique d'un d20. Un résultat inférieur ou égal au score de la caractéristique donne un succès.

Le jeu propose des règles pour les soins (un personnage blessé perd d'abord des points d'Endurance, puis de Force, Dextérité ou Volonté selon la nature de la blessure). Dans certaines circonstances, un personnage peut se retrouve épuisé et prendre les points de Fatigue, ce qui influence notamment sa capacité à transporter son équipement et sa faculté à lancer des sorts, la magie induisant elle aussi des points de Fatigue.

Pour les seconder dans leurs aventures, les personnages peuvent engager des suivants, mercenaires ou hommes de main. Bien entendu, les suivants ont un coût et certains voudront une part du butin.

La magie n'est pas en reste avec une centaine de sortilèges et des règles pour gérer les parchemins et les reliques.

Les combats sont assez risqués et très mortels; comme dans Into The Odd, on lance directement les dés de dégâts; pas de jets d'attaque. Il convient donc de se lancer dans un combat avec un avantage sur l'adversaire et une stratégie bien préparée. En cas de gros dommages, on peut gagner des cicatrices ou des séquelles, certaines définitives.

Le jeu propose un petit bestiaire et des règles de création de monstres.

Le livret se termine par une fiche de personnage et le résumé des règles.

Au final, Cairn est un joli petit jeu OSR aux intentions claires et bourré de bonnes idées, notamment la gestion de la Fatigue et de l'Encombrement; trois pages sont consacrées aux intentions du jeu et aux conseils pour le meneur et les joueurs. Tout ou presque tient en 24 pages, une mise en page épurée pour une lecture rapide et efficace. Et en plus il est gratuit. Le site cairnrpg.com propose pas mal de matériel supplémentaire (un System Reference Document, des monstres, des aventures, un générateur de personnage, etc.)

lundi 2 août 2021

RPGaDAY2021, c'est parti

Comme chaque année à pareille époque, on vous propose le défi RPGaDAY; à chaque jour son mot clé et du partage autour du jeu de rôle. Retrouvez les mots clés pour ce RPGaDAY2021 sur le blog Autocratik. Cette année, comme en 2020, je vais essayer de vous proposer une vidéo chaque jour sur ma chaîne Youtube.

mercredi 28 juillet 2021

Carte d'Arnor et des Jeunes Royaumes

Histoire de compléter les fiches de différents personnages du monde d'Arnor et des Jeunes Royaumes, voici une petite carte du continent.
Le document reprend la carte mais aussi un peu de géopolitique et les endroits où se trouvent les personnages.

mardi 27 juillet 2021

Trébor, druide Firbolg (un personnage, des histoires à jouer)

Trébor est un druide Firbolg. Son peuple, pacifique et bienveillant, habite dans la Grande Forêt Orientale et pratique la magie de la nature et des plantes.

FibreTigre nous explique comment il écrit un scénario de jeu de rôle

FibreTigre nous explique comment il écrit un scénario pour un jeu de rôle dans une vidéo publiée il y a quelques jours. Une explication claire, des méthodes pratiques, des exemples et plein de petits trucs pour imaginer et mettre en place vos histoires. A écouter absolument, même si vous êtes un vétéran dans l'écriture de scénarii, je dirais même surtout si, comme moi, vous pensez être un vétéran en la matière. Ca fait du bien de se rappeler les fondamentaux et surtout de voir comment les appliquer. Clairement et je le dis sans ironie, il faudrait plus de vidéos comme ça.

samedi 24 juillet 2021

Erin Donnely, une épéiste au caractère bien trempé (un personnages, des histoires à jouer)

Erin Donnely est une épéiste talentueuse, à la recherche d'adversaires à sa mesure. Elle rejoint la petit galerie de personnages prêts à jouer aux côtés de Siméon et Amicia.

Amicia la magicienne (un personnage, des histoires à jouer)

Après Siméon le maître de guerre, voici Amicia, une magicienne de l'Université de Meld, dans le royaume de Tilia

Amicia est une magicienne encore très jeune mais déjà puissante. Formée à l'Académie de Meld, elle s'est spécialisée dans les arts de l’Évocation ; Amicia a joué un rôle important dans la tourmente politique du royaume de Tilia.

vendredi 23 juillet 2021

La Malédiction des Pharaons (The Mummy, 1959)

Encore un grand classique des films de la Hammer, avec Peter Cushing et Christopher Lee. Et une belle inspiration pour votre prochaine partie de l'Appel de Cthulhu ou tout autre jeu de rôle horrifique.

Trois archéologues britanniques découvrent la tombe d'une grande prêtresse égyptienne disparue il y a quatre mille ans. Mais en ouvrant cette tombe ils déclenchent une malédiction : le puissant garde, enterré avec sa prêtresse, se réveille.

jeudi 22 juillet 2021

Siméon, maître de guerre (un personnage, des histoires à jouer)

J'en ai déjà parlé sur mon blog : SKETCHGOBLIN est un site qui propose d'illustrer vos personnages de jeu de rôle, avec un talent certain. Principalement axé sur la fantasy, on y trouve aussi des personnages de Starwars ou inspirés de jeux vidéos. L'illustrateur DJ PHILLIPS crée également des affiches de campagne reprenant les personnages d'un groupe ou des portraits de meneur.euse.s de jeu. 

Personnellement, je trouve son style épuré très inspirant. Son compte Twitter regorge d'illustrations avec, pour chacune d'elles, une petite description. Une vraie mine d'or que j'ai eu envie d'exploiter en reprenant ici un personnage et sa description et en construisant un historique, un cadre de jeu et des accroches d'aventure.

Voici donc un premier personnage: Siméon le maître de guerre. A partir de la courte description fournie avec l'illustration, j'ai imaginé plusieurs royaumes, une histoire, une porte maléfique, un culte maudit, des guerres et des accroches d'aventures. Le concept rejoint un peu les donjons en une page avec ici un personnage et des histoires à jouer.

dimanche 18 juillet 2021

Aventures en Runeterra, bienvenue à Ben'zhun

Après avoir visionné l'actual play de FibreTigre dans l'univers de Runeterra, j'ai moi aussi voulu vous proposer des aventures dans cet univers magique et foisonnant. J'ai pris comme point de départ l'avant-poste Noxien de Ben'zhun, sur les côtes nord de l'ancien empire de Shurima. Les PJ viennent de débarquer. L'aventure commence. En réalité, l'aventure a déjà débuté pendant la traversée.

Ce document de quatre pages vous propose une ville, Ben'zhun, et plusieurs pistes d'aventures. Des PNJ, des endroits à visiter, des objets insolites à découvrir, comme autant de pistes à explorer.

Vous pouvez télécharger le document ici.
Aventures en Runeterra, bienvenue à Ben'zhun

jeudi 15 juillet 2021

Epées & Magie, anthologie présentée par Gardner Dozois

Je vous en parlais début juin, l'anthologie Épées & Magie présentée par Gardner Dozois regroupe seize nouvelles de fantasy autour du thème des épées et de la magie. Parmi les auteurs repris dans cet ouvrage, on retrouve quelques noms illustres comme Robin Hobb, George R.R. Martin, C.J. Cherryh ou Scott Lynch mais aussi d'autres auteur.e.s que je ne connaissais pas et que j'ai découvert.e.s grâce à cette anthologie. C'est d'ailleurs un des avantages des ouvrages de ce type: pouvoir découvrir de nouveaux auteurs mais aussi, de par le genre de récit, des nouvelles d'une cinquantaine de pages, de pouvoir s'engager dans une lecture rapide, sur du court terme, histoire de voir si l'auteur et son style nous plait ou pas, en plus d'une grande variété d'histoires.
Pour le coup, j'ai été gâté puisque les histoires narrées ici sont très variées et assez surprenantes, chacune dans leur genre. Je ne vais pas me lancer ici dans un résumé de chacune des nouvelles mais certaines sont vraiment très originales, que ce soit par l'intrigue elle-même que par les univers qu'elles esquissent. On a des univers fantasy assez classiques, des histoires de vengeance, des intrigues de cour, des chasses aux monstres et aux démons, des histoires de voleurs magnifiques, des quêtes impossibles, etc.
Je suis presque arrivé au bout de cette anthologie, je dis "presque" car il me reste quatre nouvelles à lire sur les seize que regroupe l'ouvrage mais je viens de recevoir une commande que j'attendais avec impatience, en l’occurrence, la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux et il me tarde d'en commencer la lecture. Je vais donc laisser de côté Épées et Magie pour retrouver la Terre du Milieu. Encore un avantage des anthologies de nouvelles: on peut les laisser de côté un moment et les reprendre plus tard car après tout, ce sont des histoires courtes et indépendantes.
Pour résumé, Épées & Magie est une belle collection de nouvelles si vous aimez ou que vous souhaitez découvrir la fantasy; elle propose un panel varié d'histoires, vous offrant de découvrir des auteurs confirmés, d'autres moins connus sans la contrainte de s'engager sur un récit au long cours.

mercredi 7 juillet 2021

The Abominable Snowman (1957)

Un retour aux sources du cinéma d'horreur des années 50 avec The Abominable Snowman, un film de La Hammer de 1957, avec Peter Cushing.

Milieu des années 1950. Le botaniste anglais John Rollason, sa femme Helen et son assistant sont les hôtes d'un monastère au Tibet. Une expédition américaine débarque bientôt dans le but de découvrir le légendaire Yéti en grimpant dans les hauteurs Himalayennes.

Un grand classique du film d'horreur, un petit bijou en noir et blanc, une tension savamment dosée et un épilogue édifiant et moral.
Une inspiration toute trouvée pour vos histoires horrifiques, à intégrer dans un scénario de l'Appel de Cthulhu par exemple.

lundi 5 juillet 2021

L’OEUF DÉROBÉ, une aventure fantasy générique

Avec L'OEUF DÉROBÉ, je vous propose une petite aventure fantasy générique, sans indication ou préférence de règles ou de jeu. L'histoire s'articule autour du vol d'un œuf de dragon et des convoitises qu'il va susciter.

Le scénario se présente sous la forme d'un PDF de 5 pages, avec une illustration de Vincent Dutrait (pour le jeu Dragon Run) et quelques plans.

Le scénario demandera un peu de préparation de la part du meneur.euse de jeu pour jongler avec les différentes factions en présence et leurs agendas concernant l’œuf. Le cadre de jeu lui-même peut être étoffé à loisirs et des quêtes secondaires initiées selon les envies du meneur.euse et joueur.euse.s.

Relire Tolkien

Ces jours-ci j'avais des envies de relire Tolkien mais mes exemplaires du Seigneur des Anneaux dataient d'au moins 25-30 ans (édition de poche chez Folio SF); du coup, j'ai craqué et j'ai commandé la trilogie aux éditions Christian Bourgois, nouvelle traduction de Daniel Lauzon. En plus, les illustrations de couverture sont splendides.

Je suis impatient de les recevoir. En attendant, je vais déjà terminer l'anthologie Épées & Magie sur laquelle je suis depuis début juin.

mercredi 30 juin 2021

Sky Rojo (saison 1)

L'histoire de Coral, Wendy et Gina qui tentent de fuir Moisés et Christian, hommes de main de Romeo, proxénète et propriétaire du club Las Novias. Ensemble, elles se lancent dans une redoutable course contre la montre au cours de laquelle elles devront affronter toutes sortes de dangers. Leur seul objectif: rester en vie cinq minutes de plus.

Un road-movie furieux, violent, parfois drôle, souvent très noir, des péripéties et des rebondissements en pagaille, un rythme qui ne vous laisse aucun répit. Sky Rojo, c'est brutal, très cru, sans concession mais terriblement efficace. 

Huit épisodes de 28 minutes pour une cavale à un train d'enfer. Âmes sensibles, passez votre chemin !

vendredi 25 juin 2021

Rôliste TV: les Livres Dont Vous Êtes Le Héros

Jeudi soir, Rôliste TV diffusait une émission consacrée aux Livres Dont Vous Êtes Le Héros, avec quatre invités prestigieux: Laurent Centro d'Alkonost, Thomas Roesch du Scriptarium, Mark Twang et FibreTigre (qu'on ne présente plus). Deux heures de discussions passionnées et d'anecdotes passionnantes sur un loisir qui fut très certainement le berceau du jeu de rôle pour bon nombre d'entre nous.
L'émission est disponible en différé. Une second round est prévu.

mercredi 23 juin 2021

Black Summer (saison 2)

J'ai véritablement binge-watché - désolé pour l'anglicisme - cette seconde saison de Black Summer. Toujours la même recette: un récit déstructuré, rapide et nerveux, une approche brute et viscérale des survivants, de la violence absurde et des destins tragiques. Une fuite en avant pour la survie, une lutte qui semble interminable et sans espoir. Une tension permanente. Clairement, une très bonne série de zombies. D'une terrifiante efficacité.

samedi 19 juin 2021

Black Summer (saison 1)

Black Summer est une série de zombies. Encore une me direz-vous. Là où elle se distingue des autres séries comme Walking Dead ou Z Nation, c'est dans son format, son approche et sa narration. Le format d'abord: on est sur une saison relativement courte, à peine 8 épisodes, avec une durée par épisode qui va de 20 à 40 minutes. Son approche ensuite: on suit des survivants lambda, des gens comme vous et moi, ni des héros ni des combattants, juste des gens dépassés par une situation terrible et qui tentent de survivre.
Certains font preuve de bravoure, d'autres sont terrifiés. Il y a des moments d'héroïsme et des moments de lâcheté. On n'est pas devant des personnages archétypaux comme Rick le Shérif; on a plutôt la mère de famille qui veut rejoindre sa fille, le petit malfrat qui tente de s'en sortir mais aide les autres, le gars un peu paumé embarqué dans un truc qui le dépasse, la crapule prête à tout pour survivre, bref une galerie de personnages auxquels on peut facilement s'identifier. Et pour finir, une narration déstructurée où on passe d'un personnage à l'autre, d'un groupe à l'autre, pas toujours dans le sens chronologique et où on découvre les trajectoires et les conséquences des actes de chacun.e. Une manière de raconter l'histoire qui nous place tour à tour dans le point de vue de chaque protagoniste. L'ensemble servi par une mise en scène où la tension est présente en continue et certains passages filmés caméra sur l'épaule pour encore accentuer le stress et la panique des personnages.

Très franchement, j'ai été surpris par cette petite série apparemment sans prétention mais qui s'est avérée très efficace.

mardi 15 juin 2021

Les Portes de l'Au-Delà, Quête du Graal n°3 (J.H. Brennan)

Je reconstitue petit à petit ma collection de Livres Dont Vous Êtes Le Héros avec le troisième tome de la collection Quête du Graal, de J.H. Brennan, intitulé Les Portes de l'Au-Delà.

Le Royaume d'Avalon vit des heures sombres. Les portes du sinistre Royaume des Morts se sont ouvertes, livrant passage à toutes sortes de créatures et de maux effroyables. Quel valeureux chevalier de la Table Ronde se chargera d'aller refermer ces portes de l'au-delà? Aucun, car c'est à VOUS que le Roi Arthur a confié cette mission terrifiante. Puissent Merlin et ses sortilèges vous venir en aide !
Deux dés, un crayon et une gomme: lancez-vous dans l'aventure ! VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance.

Il s'agit bien ici de la récente réédition chez Gallimard

Si la couverture, très belle, change de l'originale qui était signée John Howe, ils ont conservé les illustrations intérieures de John Higgins ainsi que les plans du Sinistre Royaume des Morts avec ses monstres errants, pour un livre-jeu à la lisière du jeu de rôle avec son petit côté dungeon crawling.

C'est clairement un de mes livres-jeux préférés; je me souviens l'avoir lu et relu à maintes reprises. Une relecture estivale s'impose.

Pour mémoire, mon compte-rendu de lecture en 2016; rejoué à l'époque à partir d'un PDF.

mercredi 9 juin 2021

L'Usurpateur d'Irsmun (PDVELH #82)

Petit coup de projecteur sur le podcast #82 de PDVELH sur le troisième tome de la Voie du Tigre intitulé L'Usurpateur d'Irsmun. La suite des aventures du ninja après une longue pause sur cette série mythique.

lundi 7 juin 2021

Mythic Quest, saison 2

Mythic Quest, c'est une série humoristique autour d'un studio de production d'un MMORPG baptisé Mythic Quest. J'avoue que j'ai regardé cette seconde saison avec un plaisir coupable. C'est clairement moins bon que la première saison, certains gags sont prévisibles mais ça reste drôle, des épisodes courts et des situations saugrenues. A voir en mode casual

J'ai bien aimé le dernière épisode où on découvre les débuts de C.W. Longbottom, l'écrivain sur le retour et scénariste du jeu, avec quelques clins d’œil bienvenus à un magazine de science-fiction des années 70 - Amazing Stories pour ne pas le citer - et à quelques piliers de la SF comme Isaac AsimovRobert A. Heinlein, Ursula K. Le Guin et Ray Bradbury.

vendredi 4 juin 2021

The Princess Bride... mieux vaut tard que jamais.

Oui je l'avoue. Parmi tous les films de fantasy des années 80, je n'avais jamais vu The Princess Bride, ou alors seulement quelques extraits. Honte à moi.

Ce manque est maintenant comblé. J'ai vu The Princess Bride. D'une certaine manière, ce film m'a très agréablement surpris par son côté burlesque et étonnant, son histoire à la fois naïve et digne des meilleurs contes de fée, un assemblage un peu frappa-dingue de personnages hauts en couleurs et des dialogues tellement kitsch qu'ils en deviennent cultes. Une histoire où les méchants ne sont pas toujours ceux qu'on croit et où l'amour finit toujours par triompher. Une histoire avec une princesse, un jeune palefrenier, un prince calculateur et lâche, une histoire de vengeance, des duels à l'épée, un géant et un soupçon de magie. Que demander de plus.

Mes derniers achats lecture

Mes derniers achats lecture du moment: une anthologie sur le thème des épées magiques et un classique de la science fiction signé Larry Niven
Je vais commencer par Epées et Magie.

 

jeudi 3 juin 2021

Dune, Adventures in the Imperium: Quickstart Guide Wormsign

Dune Adventures in the Imperium est le jeu officiel dans l'univers de Frank Herbert. Edité chez Modiphius, il devrait connaître une traduction française chez Arkhane Asylum Publishing très prochainement. En prévision de cette sortie et de celle du film de Denis Villeneuve, je me suis penché sur le Wormsign Quickstart Guide, un fascicule gratuit proposant des règles simplifiées et une première aventure, histoire de donner un premier aperçu du jeu.

Le jeu se présente sous la forme d'un PDF de 32 pages, en couleur. On y aborde un peu l'univers de Dune et des règles simplifiées suffisantes pour jouer la très courte aventure proposée à la fin du livret.

Edité chez Modiphius, Dune utilise une version adaptée du système 2d20; d'après ce que j'ai lu sur le net, c'est une version très épurée, sans doute l'une des occurrences les plus abouties du système de jeu fétiche de Modiphius. Clairement, le jeu met l'accent sur le roleplay et l'interprétation des personnages, avec une fiche assez légère et qui va droit au but. Un personnage est défini par cinq Skills - Battle, Communicate, Discipline, Move et Understand - et cinq Drives - Duty, Faith, Justice, Power et Truth. Pour entreprendre une action, le.la joueur.euse devra déterminer, avec l'aide du MJ, la compétence adéquate et ce qui motive le personnage à agir. Personnellement j'ai trouvé cette manière d'aborder les actions très élégante, avec l'avantage que ça met en avant les motivations du personnage. Il entreprendra une action par loyauté envers sa Maison ou pour rendre la Justice, à moins qu'il ne soit guider par sa Foi. On est sur de l'interprétation profonde du personnage porté par le système de jeu. Par défaut, le.la joueur.euse lance 2d20, chaque d20 faisant un score inférieur ou égal à la somme Skill + Drive est un succès, un score de 1 est une réussite critique, un score de 20 apporte une complication. Le.la joueur.euse peut acheter des dés supplémentaires en dépensant des points de Momentum ou provoquer une réussite critique avec un point de Détermination. Le MJ utilise des règles similaires avec ses PNJ et dispose de points de Menace pour augmenter ses chances de réussite.

Les confrontations ne se limitent pas au combat, qui peut s'avérer mortel. Ici pas de points de vie mais des complications et des ressources qui se consomment et se regagnent au gré du jeu. Ces mécaniques sont abordées dans le livret mais de manière trop succincte pour que j'ai pu en apprécier toute la finesse. J'attends la sortie du livre de base en français pour appréhender plus pleinement le système.

Le scénario proposé intitulé Wormsign est très classique, avec une expédition dans le désert, des contrebandiers, une confrontation avec une maison rivale et l'apparition d'un ver des sables, sans oublier un premier contact avec les mystérieux Fremens. Il permet au moins de tester un peu le système.

Le livret vient avec six personnages prétirés très joliment illustrés.

Que pensez de ce petit livret? D'abord il est gratuit. Ensuite il est très beau et le texte est clair, dans un anglais académique tout à fait compréhensible. Ca manque un peu d'exemples mais ce n'est qu'un Quickstart. Donc pour moi une belle découverte et une lecture qui m'a permis de me replonger dans l'univers fascinant de Frank Herbert. J'ai été très intrigué par le système de jeu et j'attends les premiers actual plays en français pour fixer un peu plus les concepts et les règles proposés ici.

vendredi 28 mai 2021

Those Dark Places, lecture commentée, #2

Je continue ma lecture commentée de Those Dark Places avec le chapitre intitulé GENERAL MONITOR’S SECTION, c'est-à-dire la section dédiée au MJ.

On revoit les bases, comme pour la section dédiée aux joueur.euse.s avec la description des caractéristiques et les situations où elles sont susceptibles d'être utilisées. Viennent ensuite les rôles d'équipage avec pour chacun la ou les caractéristiques prépondérantes.

Les règles de résolution sont une fois de plus expliquées mais du point de vue du MJ, avec la gestion des succès, des échecs, des succès partiels mais aussi des échecs et des succès automatiques, respectivement dans les cas où même en lançant le dé il est impossible de réussir ou à contrario dans le cas où la somme de la caractéristique et des bonus liés à la position d'équipage et autres dépasse déjà la difficulté de l'action.

On revient très brièvement sur l'équipement et le fait que l'utilisation d'un outil adéquat peut donner lieu à un bonus le cas échéant.

Comme je l'indiquait dans mon précédent billet, les combats dans Those Dark Places sont très risqués et presque toujours mortels. Déjà mécaniquement, les protagonistes ne possèdent pas beaucoup de points de vie (matérialisés par le score de Force, donc entre 1 et 4) et les armes peuvent tuer en un seul coup. De plus, l'environnement lui-même est assez hostile à la vie. Autant de raisons pour bien réfléchir avant de se lancer tête la première dans un combat. Ces risques sont clairement expliquées; aux joueur.euse.s de faire les bons choix s'ils veulent survivre.

L'espace est un lieu oppressant et les personnages seront soumis au stress et possiblement choqués ou déstabilisés. Cette section revient sur ces moments qui doivent être des points importants des histoires qui seront jouées dans Those Dark Places. Au MJ de bien doser la pression qu'il mettra sur les personnages car, oui, le stress peut tuer. Dans le cas où un personnage craque, il aura une crise, un pétage de plomb. Cette crise risque de le marquer durablement et pourra se représenter si le personnage se retrouve une nouvelle fois dans la même situation, avec les mêmes stimuli. Pour autant, un personnage pourra aussi tenter de vaincre sa peur. Dans ce cas, les effets en seront atténués. Tout cet aspect psychologique permet de construire et de poser une ambiance propre à créer des histoires horrifiques réussies. Le jeu permet et facilite cette mise en place avec quelques règles simples.

La section Running the simulation revient sur les différents rôles du Meneur.euse de Jeu: connaissance des règles, raconter l'histoire, décrire le cadre de jeu aux joueur.euse.s, jouer les PNJ, arbitrer la partie, le tout clairement expliqué et illustré par un exemple de partie. 

Les joueurs et leurs personnages ne sont pas en reste: les personnages ont sans doute une raison d'être embarqués dans cette tragique histoire. Ils font partie d'un équipage et auront très certainement une mission à remplir. Cela étant, le MJ pourra aider et encourager les joueur.euse.s à étoffer leurs personnages respectifs, proposer des aventures, plébisciter tel ou tel type d'histoires. De base, le jeu propose que les personnages fassent partie d'un Deep Space Support Team, DSST ou Duster. C'est un équipage type regroupant des individus aux compétences variées et compatibles afin de former une équipe efficace et directement opérationnelle. Aux joueur.euse.s et au MJ de voir si ce cadre par défaut leur convient ou non. En tout cas, c'est une base sur laquelle on peut démarrer assez vite et construire des histoires.

Sont ensuite présentés les différents types d'équipage suivant les types de vaisseaux qu'on peut croiser dans l'univers: cargos et transports de marchandises, stations d'exploitation de gaz ou de minerais, transports de personnes, vaisseaux de service (maintenance, entretien, etc), vaisseaux scientifiques, vaisseaux militaires, etc. Sont également abordés les différents lieux d'aventure comme les avant-postes, les centres de recherches, les stations gérant les ressources, les bases militaires, etc.

Les aventures dans Those Dark Places se présentent sous la forme de rapports concernant des situations problématiques; les PJ se verront confier des missions en relation avec ces rapports. Sont ici proposés plusieurs rapports comme autant de synopsis ou d'amorces pour des aventures.

Le jeu propose aussi un galerie de PNJ prêts à l'emploi. Grosso modo, les PNJ ont des fiches similaires à celles des Personnages Joueurs.

Comme dans Alien, l'univers de Those Dark Places a ses synthétiques appelés ici Synthetic Automatons ou SAM. Par ailleurs, on peut aussi jouer un synthétique.

Le chapitre suivant intitulé THE ARGENT III REPORT est une aventure complète autour de la réapparition d'un vaisseau de recherche, disparu depuis 60 ans. Les personnages sont envoyés dans un lointain système pour évacuer des travailleurs d'une raffinerie; à leur arrivée, ils constateront la disparition des ouvriers et la présence du mystérieux vaisseau ARGENT III.

L'ouvrage se termine par la fiche de personnage et quelques tableaux utiles.

Voilà qui conclue ma lecture de Those Dark Places. Qu'en ai-je pensé? A la lecture, Those Dark Places me semble être un très bon jeu, qui va droit au but, avec des règles simples et efficaces. L'ensemble est clair et les règles sont bien expliquées et illustrées d'exemples. Certaines choses sont un peu redondantes entre la section joueur et la section meneur mais un joueur qui lit uniquement la partie joueur aura tout ce qu'il lui faut pour démarrer. La partie Meneur est très complète et pédagogique. On a droit à une aventure d'une petite quinzaine de pages. Clairement ce jeu fait le taf et propose une alternative très accessible et à mon avis moins onéreuse que l'énorme Alien, tout en étant assez ouvert et finalement pas lié directement à une licence, ce qui finalement permet de jouer autant du Alien que du Outland. Si graphiquement, le jeu est très sobre, libre à vous d'illustrer vos parties avec les visuels que vous voulez.

jeudi 27 mai 2021

Outland

Un policier, William T.O'Neil, accepte le poste de prévôt d'une station de forage minier installée sur l'un des satellites de Jupiter. Une série d'incidents se produisent et les ouvriers ont un comportement très agressif. Le prévôt s’aperçoit alors qu'on les dope pour obtenir un meilleur rendement.

En pleine lecture de Those Dark Places, je me devais de revoir Outland, transposition d'une histoire de nouveau shérif dans la ville dans un cadre futuriste. Ici, le shérif s'appelle un prévôt et la ville perdue du Far West est remplacée par une station minière sur Io, un des satellites de Jupiter. L'histoire est assez classique du genre avec un policier têtu et intègre face à une organisation corrompue et dont l'unique but est le profit avant tout. Après une enquête rapide (dont on devine assez vite les ficelles), on a droit à un règlement de compte à O.K. Corral et une belle fusillade avec son petit lot de décompression explosive.

Une inspiration pour Those Dark Places, même si au final l'histoire est plus ou moins adaptable à d'autres contextes.

mercredi 26 mai 2021

Bilbo le Hobbit (J.R.R. Tolkien), relecture

Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.

Voilà, j'ai relu le Hobbit. Un oeuvre maîtresse, fondatrice, une espèce de madeleine de Proust, un retour au source de la fantasy (même si je sais, on a déjà de la Sword & Sorcery au début du XXe siècle avec Robert Howard notamment). Quel plaisir de retrouver ce cher Hobbit, les Nains, Gandalf, les TrollsElrond, les Gobelins, le Roi des Elfes, Barde et même cette vieille crapule de Smaug.

mardi 25 mai 2021

Those Dark Places, lecture commentée, #1

Those Dark Places est un jeu de rôle de science-fiction de Jonathan Hicks vous proposant de vivre des aventures dans les sombres recoins de l'univers, à bord d'un vaisseau ou d'une station spatiale loin de la Terre, à la frontière des mondes connus, dans la lignée des films Alien, Outland ou Event Horizon.

Le jeu se présente sous la forme d'un PDF de 130 pages, sombrement illustré, et contient tout ce dont vous aurez besoin pour emmener vos joueur.euse.s dans l'espace où personne ne les entendra crier.

Voici un premier article d'une lecture commentée de Those Dark Places, Industrial Science Fiction Roleplaying.

Dans Those Dark Places, les joueur.euse.s sont les membres d'équipage d'un vaisseau en route pour l'espace profond, ou d'une station spatiale loin de la Terre. Le jeu se présente clairement comme une alternative pour jouer des scénarios à la Alien. Vivre et travailler dans l'espace n'a rien d'une partie de plaisir et les personnages-joueurs vont vite le comprendre.

Le jeu est présenté au travers d'un entretien de recrutement; le lecteur est mis dans la peau d'un candidat pour décrocher un poste au sein de la Compagnie. Chaque employé de la Compagnie est décrit par quatre caractéristiques, Charisme, Agilité, Force et Education, ainsi que par une Résistance au Stress et un Niveau de Stress. A la création, le.la joueur.euse devra répartir les scores de 1, 2, 3 et 4 entre les quatre caractéristiques et choisir deux rôles, un Primaire et un Secondaire, au sein de l'équipage.

Les rôles d'équipage sont le Pilote, le Navigateur, le Scientifique, l'Officier de Sécurité, l'Officier de Liaison, l'Ingénieur et le Médecin. Ces rôles donneront lieu à un bonus de +2 ou +1 lors des tests.

Les tests en jeu suivent la règle générale 1d6 + Score de Caractéristique + Bonus. Si le résultat est égal ou supérieur à 7, c'est une réussite. Dans le cas contraire, c'est un échec. La difficulté peut être ajustée à 6 ou 8 selon que l'action est plus facile ou plus difficile. Outre le rôle au sein de l'équipage, le Bonus peut aussi venir de l'utilisation d'un matériel adéquat ou d'une situation favorable ou non. On est donc sur une règle unique à appliquer pour les tests simples, les tests en opposition et les combats qui peuvent se révéler très mortels, le score de Force jouant le rôle de points de vie (avec un maximum de 4 points).

Le jeu contient également une règle spécifique pour gérer le Stress et les éventuels pétages de plomb face à une situation particulièrement éprouvante. La Résistance au Stress dépend de la Force et de l'Education du personnage. Un jet de 1d6 + Résistance de Stress contre une difficulté de 10 permet de savoir si le personnage résiste ou non à la situation traumatisante. Dans le cas d'un échec, il gagne un point de Stress. Au-delà de 2 points, un second test permet de l'affliger le cas échéant d'un pétage de plomb avec certains séquelles à la clé. Comme on le voit, l'espace, c'est tout sauf une promenade de santé.

En ce qui concerne l'équipement et le matériel mis à disposition des personnages, mis à part quelques articles de base comme la carte ID, des médikits et quelques armes (à se partager entre les membres d'équipage), le jeu ne propose pas de liste exhaustive. Les personnages profitent de l'équipement logiquement à disposition dans un vaisseau, l'intérêt du jeu étant ailleurs.

En conclusion de ma lecture des 42 premières pages de Those Dark Places, à savoir la chapitre d'introduction et la section consacrée aux joueur.euse.s, on est devant un jeu aux règles simples, efficaces et intelligentes, un jeu qui se concentre sur les personnages et leur expérience dans le cosmos lointain et oppressant. On n'est pas sur un jeu technique avec une foultitude d'options; l'intérêt du jeu réside dans la survie et les stratégies que les personnages mettront au point pour survivre face à l'inévitable et à la létalité de l'espace.

Jusqu'ici, j'aime beaucoup ce que je lis. Je continue donc ma lecture. La suite dans un prochain article.