mercredi 31 mars 2021

Cartes + inspiration

Parmi les illustrations qui inspirent tou.te.s les rôlistes, les cartes occupent une place bien à part. Qui n'a pas rêvé devant une carte de la Terre du Milieu tracé à la plume par Tolkien? Clairement, les cartes sont une invitation à l'aventure et au voyage autant qu'une plongée dans l'ambiance d'un univers.

Au cours de mes errances sur les réseaux, je suis tombé sur une magnifique carte de Serena Malyon, intitulée Salt Harbor, que j'ai trouvée très inspirante. 

Le style un peu naïf, proche des cartes médiévales mais avec une touche de modernité, m'a tout bonnement captivé au point que j'utiliserais bien ce petit morceau de monde pour mes futures histoires.

A noter que Serena Malyon ne fait pas que des cartes. Son patreon et son site regorgent d'illustrations.

Snowpiercer (saison 2)

Je termine à l'instant cette excellente seconde saison de la série Snowpiecer (Transperceneige), une saison pleine de surprises et de rebondissements, de luttes et de révoltes dans un monde concentré dans un train cerné par les glaces et le froid. Une saison marquée par les révélations - on en découvre un peu plus sur la construction et les origines du Transperceneige et de son créateur, l'énigmatique et cruel Wilford, joué par un Sean Bean en très grande forme.

Personnellement, j'étais un peu dubitatif au début de cette seconde saison mais en moins de trois épisodes, j'ai été happé par les intrigues et les manigances de Wilford, un méchant haut en couleurs, mégalomane et terriblement retord. Une vraie trouvaille. Cette seconde saison se termine par un cliffhanger bien entendu. J'attends la prochaine saison avec impatience et curiosité.

dimanche 28 mars 2021

RPGaWEEK S3 EP14: ce que je déteste en jeu de rôle

Pacific Rim: The Black

Pacific Rim: The Black est une série animée Netflix qui nous replonge dans l'univers de Pacific Rim à l'heure où l'Australie est ravagée par les Kaijus. Une petite communauté a réussi à survivre en marge du conflit. C'est là que Hayley et Taylor ont vécu durant cinq ans dans l'attente du retour de leurs parents. La découverte d'un Jaeger d'entraînement et l'arrivée d'un énorme Kaiju vont tout bouleverser.

Cette première saison est un peu courte, à peine sept épisodes, mais on la sent déjà riche et pleine de promesses. L'animation est fluide et agréable, les séquences de combat sont bien rendues et les intrigues développées dans cette première saison laissent pressentir un vrai potentiel qui va au-delà de l'affrontement basique de robots géants et de monstres. Une série à tenir à l’œil et une formidable source d'inspirations pour vos jeux de rôle de robots géants. Je pense par exemple au Mecha Hack de Matt Click qui intègre directement les monstres Kaijus dans ses adversaires potentiels.

samedi 27 mars 2021

Le Cauchemar de Dracula (1958)

Quoi de mieux par une nuit de pleine lune que de se revoir un bon vieux classique des familles, j'ai nommé Le Cauchemar de Dracula, film emblématique de l'âge d'or de la Hammer, sorti en 1958 avec les regrettés Peter Cushing et Christopher Lee, respectivement le Docteur Van Helsing et le Comte Dracula.

Librement inspiré du roman de Bram Stocker, le Cauchemar de Dracula nous entraîne dans le monde sombre des vampires, des châteaux hantés des Carpates et des morts vivants.

Jonathan Harker se rend dans les Carpates chez le comte Dracula qui l'a engagé comme bibliothécaire. Mordu par une femme-vampire, il devient vampire à son tour. Son ami Van Helsing va libérer son âme et pourchasser Dracula, afin de le détruire.

J'ai regardé ce petit bijou, classique du cinéma d'horreur, avec plaisir; j'en ai profité pour le faire découvrir à ma fille (13 ans) qui n'en revenait pas de la naïveté des protagonistes face à Dracula. Bon, après avoir vu les sept saisons de Buffy contre les vampires, ce n'est pas un petit vampire Transylvanien qui allait lui faire peur.

jeudi 25 mars 2021

Le Manoir de l'Enfer (Défis Fantastiques n°10)

Le Manoir de l'Enfer de Steve Jackson est un des rares Défis Fantastiques d'horreur. Vous vous êtes égaré dans la nuit et suite à un stupide accident de voiture, vous trouvez refuge dans un vieux manoir. Bien mal vous en prend car vous venez d'entrer dans le Manoir des Brumes, une demeure maudite qui cache un terrible secret.

Grand classique du genre, devenu culte au même titre que le Sorcier de la Montagne de Feu ou la Citadelle du Chaos, ce Manoir de l'Enfer est terriblement meurtrier et il vous faudra faire preuve de patience pour explorer les recoins de la demeure, déjouer les pièges, vaincre les monstres et survivre jusqu'à l'aube. Le Manoir de l'Enfer est réputé très difficile, à raison. Il m'a fallu plusieurs essais et un petit coup de pouce pour arriver à le finir.

A lire à la lueur d'une bougie par une nuit d'horreur ou à défaut en écoutant une bande son d'ambiance.

samedi 20 mars 2021

Jeu de rôle à distance (suite et fin surprenante de notre campagne)

Lors de notre partie mensuelle (le troisième samedi du mois) dans le cadre de notre atelier jeu de rôle (à distance), nous avons joué le grand final de notre campagne dans les Terres d'Astrevaux., avec un formidable combat contre le méchant de l'histoire, que nous avons vaincu non sans mal, mais une réussite en demi-teinte puisqu'un des aventuriers est mort, en fait mon personnage qui s'est sacrifié pour emporter dans la mort l'esprit d'un magicien maléfique qui tentait de s'incarner dans son corps. Un retournement de situation surprenant mais qui prend tout son sens, au vu des actions du groupe dans les séances précédentes. On a frôlé le Total Party Kill.

En tout cas, une très chouette partie, des combats épiques, un peu longs parfois, surtout en distanciel, mais on s'attendait à ce que les combats contre les boss de fin durent un peu. Outre les combats, assez nombreux durant cette séance, on a eu droit à quelques beaux moments de roleplay, avec notamment une demande en mariage de la part d'un PNJ, la déclaration d'un jour férié en l'honneur d'une PJ et le gain d'un sultanat lointain.

Pour la prochaine fois, le MJ m'a proposé un nouveau personnage; je dois encore le créer et l'étoffer un peu. La campagne est finie et pour les deux prochaines séances, notre MJ va nous entraîner dans une quête plus courte, histoire de boucler tout ça pour fin mai. Après, pause estivale pour reprendre en septembre avec peut-être de la science-fiction.

jeudi 18 mars 2021

Labyrinthe, le jeu d'aventure (suite)

Voilà. Il ne m'a pas quitté depuis une dizaine de jours, j'ai nommé le jeu d'aventure Labyrinthe. Je vous en ai déjà parlé à maintes reprises, d'abord avec le VO puis avec cette magnifique VF. Là, j'ai terminé ma lecture et je repose l'ouvrage, les yeux encore plein d'images des dédales et des salles étranges du Labyrinthe, et des rencontres qui j'y ai faites.

Outre la qualité de l'ouvrage en tant qu'objet, avec sa couverture en tissu, sa très belle jaquette, ses rubans marques-pages, ses illustrations, ses dés customisés, ce jeu d'aventure est un petit bijou ludique, à m- chemin entre le jeu de rôle et le livre dont vous êtes le héros. Les règles sont simples (on lance un ou plusieurs dés à six faces, on garde le plus élevé ou le plus bas, on doit essayer de battre une difficulté de 2 à 6, 1 étant toujours un échec) et inspirantes, les situations et les scènes proposées dans le jeu sont inventives, amusantes et offrent de belles possibilités de roleplay et de jeu tout simplement (certaines proches du film, d'autres originales), la progression dans l'aventure est ingénieuse, en plus d'une très bonne re-jouabilité. Que dire de plus si ce n'est que Labyrinthe est un jeu idéal pour initier des rôlistes débutants mais plaira aussi aux vieux routards, victimes ou non de la nostalgie. Vraiment un jeu et un livre qui valent le détour.

ORBITAL est en ligne

En janvier dernier, Jack Harrison nous proposait une version playtest de son jeu ORBITAL. Aujourd'hui, le jeu est arrivé à maturité et est maintenant sur orbite, si on peu dire, sur mouseholepress.itch.io/orbital

L'occasion rêvée de quitter cette foutue planète et de changer d'air dans un jeu No Dice, No Masters inspiré de Dream Askew.

jeudi 11 mars 2021

Labyrinthe, le jeu d'aventure

En décembre dernier, je vous faisais un retour sur Labyrinth, The Adventure Game. Sans surprise, sa traduction dans la langue de Molière par Black Book Editions est un ouvrage de toute beauté, un livre de près de 300 pages, couverture rigide recouverte d'un tissu rouge à l'ancienne, doublé d'une très belle jaquette, avec trois rubans marque-page ainsi que deux dés à six faces estampillés à l'effigie de la chouette du Roi des Gobelins. J'avais déjà été émerveillé par le PDF de la VO. Cette version en livre physique - il n'existe de toute façon aucune version française en PDF - est un très bel objet, presqu'un artefact de collection.
Seul défaut à mentionner pour cette version papier, la fausse bonne idée de prévoir un espace dans les pages du livre pour les dés. 


Bonne idée sur papier mais à l'utilisation, ça demande de feuilleter le livre avec beaucoup de précaution, au risque de déchirer les pages si on n'y prend pas garde. Un petit défaut de design que l'on pardonne vite quand on voit la qualité du contenu.

En ce qui concerne le contenu, c'est une traduction très fidèle, pas exempt de quelques coquilles mais rien de bien grave. On retrouve un jeu à mi-chemin entre le livre dont vous êtes le héros et le jeu de rôle, le tout porté par un système simple et efficace, accessible aux novices mais qui ravira les vieux routards par sa souplesse; un système qu'on pourra très facile prendre en main, personnaliser et même utiliser dans d'autres cadres.

J'ai reçu le livre il y a seulement quelques jours. Je n'ai pas encore terminé ma lecture mais clairement, c'est un petit chef d'oeuvre d'inventivité et surtout de fraîcheur. J'avoue que dans mon cas, la nostalgie marche à fond - je devais avoir à peine 14 ans quand le film est sorti - et donc je suis totalement sous le charme de ce Labyrinthe et de sa magie. Ce jeu n'en reste pas moins une porte vers un monde enchanteur et mystérieux et un appel à l'aventure, une aventure plein de péripéties et de situations où l'ingéniosité et la ruse seront souvent plus efficaces que la violence. Le jeu fait d'ailleurs la part belle au roleplay, la plupart des défis proposés pouvant être surmontés avec un peu d'imagination et un esprit affûté, même si une bonne petite bagarre avec des gobelins, ça fait toujours plaisir.

mardi 9 mars 2021

Le voyage de Fulmir

Roman jeunesse signé Thomas Lavachery, le voyage de Fulmir nous conte le dernier voyage du nain Fulmir qui, selon la tradition, entame son dernier voyage vers le cimetière secret des nains.

Le nain Fulmir sent que sa fin est proche. En quelques cent soixante ans d'existence, il a eu plusieurs vies et exercé bien des métiers. Il est temps pour lui d'entreprendre son dernier voyage, celui qui le mènera au cimetière caché du peuple des nains. Il sait que, selon la tradition, il doit cheminer seul et l'âme légère, mais tout se ligue pour l'empêcher de mourir tranquille !

Le voyage de Fulmir est un voyage initiatique à l'envers, un dernier voyage pour Fulmir mais qui va très vite se transformer en une formidable aventure et un véritable bain de jouvence pour notre héros. C'est un roman jeunesse mais en tant qu'adulte, j'ai beaucoup aimé suivre les péripéties du nain sur les chemins du royaume de Campanide, en proie à la guerre. Un roman de 200 pages qui se lit presque d'une traite, et une belle inspiration pour un univers de fantasy plein de poésie mais aussi de dangers. Les dessins à l'encre de chine de l'auteur apportent une touche et une ambiance bien particulière.

vendredi 5 mars 2021

Wandavision

La série Marvel du moment, Wandavision nous transporte dans un univers étrange, un mélange singulier de sitcoms dans la petite ville américaine de Westview. C'est là que vivent Wanda et Vision. C'est bizarre, déstabilisant - notamment dans le format des épisodes - et impossible à résumer sans spoiler. Du coup, je vais en rester là. Retenez juste que cette série veut vraiment la peine qu'on s'y accroche. Les scénaristes ont été très loin dans le délire, une histoire originale qui surprendra même les plus blasé.e.s. Juste un petit bémol avec une fin que j'ai trouvée un peu molle du genou mais finalement prévisible une fois les grandes révélations dévoilées.

jeudi 4 mars 2021

Les Rôdeurs de la Nuit, dans le Podcast Donc Vous Etes Le Héros

Le PDVELH revient sur le Défis Fantastiques n°29, Les Rôdeurs de la Nuit.
Ici, point de nobles chevaliers et de princesses. Ce livre-jeu vous propose d'incarner un voleur, membre d'une guilde de Port du Sable Noir.

mercredi 3 mars 2021

Legend (1985)

Gros rattrapage cinéma avec Legend, de Ridley Scott. Un film emblématique de la fantasy, que je n'avais à vrai dire jamais vu ou alors seulement des extraits.

Lili, jeune et jolie princesse, est convoitée à la fois par Jack, jeune homme proche de la nature, et par Darkness, véritable incarnation du mal, qui ne rêve que de plonger le monde dans une nuit éternelle en tuant les deux licornes protectrices. Avec l'aide du lutin Gump et de ses acolytes Screwball et Tom Brown, Jack se lance dans une quête désespérée pour mettre fin aux agissements du démon et libérer Lili des griffes du monstre.

Avec Legend, on s'immerge dans la féerie brute, un monde de magie peuplé de lutins, de gnomes et de licornes mais aussi de kobolds malveillants, un monde soudainement plongé dans une nuit glacée et éternelle par la faute d'une princesse innocente. Les décors sont prodigieux, même si un peu trop chargé de pollen à mon goût et Darkness, le grand méchant de l'histoire vaut le détour. Du côté des forces du Bien, je suis moins enthousiaste. Les lutins sont amusants mais j'ai trouvé la prestation de la princesse Lili et de Jack assez molle et insipide. Ce qui sauve vraiment le film, comme souvent, c'est le grand méchant, véritable caricature du démon.

Legend n'en reste pas moins un film fondateur et qui a posé pas mal d'éléments piliers de la fantasy au cinéma, même si le scénario est très classique.