mercredi 22 novembre 2017

Waka Tanka, un jeu de Bruno Faidutti

Waka Tanka est un petit jeu apéro de Bruno Faidutti.
On y incarne des sorciers indiens dansant autour d'un totem et tentant d'invoquer les esprits des animaux totémiques de leur tribu.
C'est un jeu de bluff aux règles simples mais subtiles, pour des parties de 3 à 6 joueurs, temps de jeu annoncé 20 minutes, à partir de 7 ans. Pour gagner il faut se débarrasser de ses cartes en bluffant ou gagner 4 jetons sorcier en invoquant avec succès les esprits des animaux totémiques.
On l'a testé en famille et ça marche vraiment bien, les choses devenant vraiment drôles après quelques tours de jeu lorsque le nombre de cartes en main diminue, que les cartes autour du totem s'entassent et que le bluff devient indispensable pour gagner.

lundi 20 novembre 2017

Un sale livre (Frank Andriat)

Encore un livre de la liste de lecture scolaire de mon fils.
Un sale livre, de Frank Andriat aux éditions Mijade, n'est justement pas un sale livre; l'histoire en quelques mots: une enseignante propose un livre à sa classe, un livre au titre surprenant: Rien, Nadir. Ce livre raconte l'histoire de Nadir, un jeune Syrien obligé de fuir la guerre avec son père et sa petite sœur. Ils trouvent refuge en France, à Mulhouse. Là, le jeune garçon meurtri par la guerre et la mort brutale de sa mère va découvrir une France loin de l'image d’Épinal qu'il imaginait, une France où il sera confronté à l'intolérance et au rejet, lui qui a déjà dû subir la violence barbare de Daech. Heureusement, la France n'est pas la Syrie en guerre et Nadir rencontrera aussi des gens ouverts, prêts à l'accueillir et à partager.
Un sale livre raconte l'histoire de Nadir mais aussi et surtout les réactions de différents intervenants autour du livre: élèves et parents d'élèves, lecteurs, enseignants, directeur d'école, auteure du livre. Un ouvrage choc qui ouvre les yeux sur une réalité dure, un quotidien hélas banalisé par les médias, une actualité brûlante, celle de familles anéanties par la guerre et forcées de fuir les ruines de leur foyer pour une Europe inconnue et qui se montre souvent moins accueillante qu'espéré. Un livre qui, comme dans l'histoire, ouvre le débat sur toutes ces questions difficiles à poser mais aussi des réponses pas toujours évidentes à donner.
On est loin du jeu de rôle dans ce billet mais ce livre m'a tellement marqué que je ne pouvais pas  en partager le sujet avec vous.
Une lecture à conseiller d'urgence à vos ados (et aux adultes aussi).

mercredi 15 novembre 2017

The Wall (2017)

Deux soldats américains sont pris pour cible par un tireur d’élite irakien. Seul un pan de mur en ruines les protège encore d’une mort certaine. 
Au-delà de la lutte pour la survie, c'est une guerre de volontés, un bras de fer psychologique qui va opposer le soldat US  Allen Isaac et son ennemi irakien.

The Wall n'est pas juste un film de guerre et le conflit en Irak n'est qu'un prétexte pour mettre en place un affrontement d'un autre genre entre deux soldats ennemis, une guerre psychologique, un jeu de cache-cache mortel sur fond de guerre.
Si l'action ne se déroulait pas dans le désert irakien, on pourrait presque parler de huit clos. Le film ne dure qu'une heure et vingt-huit minutes mais c'est largement suffisant pour mettre en place les éléments d'un thriller tendu comme une corde de piano, jusqu'à la dernière minute et le dénouement.
Une inspiration possible pour un jeu de rôle de guerre comme The Regiment de John Harper.

Sventovia (Le Grümph)

Petit coup de projecteur sur Sventovia, un jeu de rôle conçu par Le Grümph pour l'initiation au jeu de rôle, à destination du grand public lors des conventions.
C'est simple, clairement expliqué et rapidement mis en place pour une partie de 45 à 60 minutes. Le jeu bénéficie du savoir-faire du Grümph avec une très belle fiche de personnage et des cartes de jeu joliment illustrées.
Sventovia vient avec un court scénario qui permettra aux joueurs/euses de découvrir les différents aspects du jeu de rôle: un peu d’interaction sociale, un peu d’observation et de planification, un peu d’intrusion et, éventuellement, un peu de combat.
A tester entre amis/en famille pour initier vos amis ou vos petits neveux au jeu de rôle.

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea (Romain Puértolas)

Encore une lecture scolaire d'un de mes fils (15 ans), L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea nous narre les tribulations d'un fakir venu en France pour acheter un lit à clous Ikea et qui va faire le tour de l'Europe coincé dans une armoire puis dans une malle puis dans la nacelle d'une montgolfière, à bord d'un cargo libyen pour finir par revenir en France en avion.
Au-delà des aventures burlesques du jeune Ajatashatru à travers l'Europe, ce roman est une satire de notre société et de son regard sur les réfugiés.
Arnaqueur né, Ajatashatru va voyager, un peu contre son gré, et faire des rencontres qui vont lui ouvrir les yeux sur la nature humaine et sur sa propre nature, sur son attitude vis-à-vis des autres. Il va se découvrir une vocation d'écrivain et il rencontrera l'amitié et l'amour.
Avec ce roman, on est à mi-chemin entre le voyage du héros de Joseph Campbell et la comédie échevelée à la San Antonio.
Un roman au sujet prêtant à sourire mais qui s'avère plus riche et plus profond qu'on ne le croit.
Cette lecture n'a rien à voir avec le jeu de rôle mais comme j'essaie de suivre les lectures scolaires de mes enfants, j'ai posté ce petit billet, sait-on jamais qu'éventuellement cela pourrait aider certains parents ou enseignants dans le choix de lecture pour leurs enfants/élèves.

Night Witches bientôt en français

Edge Entertainment annonce la traduction prochaine de Night Witches, le jeu de rôle propulsé par l'Apocalypse où on incarne les jeunes et vaillantes aviatrices soviétiques du 588e régiment livrant un combattant perdu d'avance contre les ennemis fascistes mais aussi contre le sexisme de leurs compatriotes de l'Armée Rouge.
Mettant en scène l'histoire vue par le prisme des femmes qui l'ont faite, Night Witches est centré sur les interactions sociales au sein du régiment autant que sur les hauts faits d'armes des aviatrices.
En attendant la sortie du jeu, Edge prévoie plusieurs previews pour présenter le jeu, son contexte, son système de jeu, du teasing quoi.

dimanche 5 novembre 2017

Les Secrets de Faith Green (Jean-François Chabas)

"Descendez-moi ce fumier!"
J'étais tellement paniquée que je suis restée là, bouche ouverte, sans bouger ni crier, tandis que les bandits couchaient en joue mon père. Quand le premier coup de feu a claqué, j'ai fermé les yeux.
Faith Green a 12 ans en 1922, quand elle rédige ces lignes dans un cahier recouvert de cuir rouge. 76 ans plus tard, elle débarque dans la vie et la chambre de son arrière-petit-fils, avec sa mauvaise humeur, un énorme revolver et son journal intime planqué au fond de sa valise.

Cette fois, j'ai piqué ce roman jeunesse dans la liste de lecture de mon fils cadet: un roman court (150 pages) narrant la découverte par le jeune Mickey du passé mystérieux de son arrière-grand-mère venue finir ses jours dans leur appartement de New-York. 
Mickey est loin de se douter du passé tumultueux de son aïeule, dans les années 20, en pleine prohibition. Au fil des pages du journal intime de la vieille dame, il revivra les aventures palpitantes et effrayantes aussi de son arrière-grand-mère, des aventures pleines de gangsters, de règlements de compte et de trafic d'alcool frelaté.

Les Secrets de Faith Green est un roman à partir de 10 ans mais reste très agréable à lire même en tant qu'adulte. Pour le coup, j'ai lu ce livre pour pouvoir aider mon fils dans la rédaction de sa fiche de lecture mais j'ai également pris du plaisir à découvrir cette histoire de vieille dame mystérieuse armé d'un revolver.
Une inspiration sympathique pour une aventure autour du thème des gangsters et des bootleggers.
En parlant de Bootleggers, il existe un jeu de rôle du même nom, édité chez One Seven, la boîte d'édition de John Harper. Je ne l'ai hélas pas testé. C'est propulsé par l'Apocalypse et ça parle de trafiquants d'alcool pendant la prohibition.

Les fragmentés (Neal Shusterman)

Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre Civile, une loin autorisant la fragmentation a été votée. Celle-ci stipule qu'il est interdit d'attenter à la vie d'un enfant de sa conception jusqu'à son treizième anniversaire. Passée cette date, tout parent peut décider de "résilier" son enfant en ayant recours à la fragmentation, processus qui permet de renoncer à son enfant rétroactivement. Une seule exigence: réutiliser 99% des organes du fragmenté pour qu'il continue à "vivre" à travers d'autres.
Connor, Risa et Lev ne se connaissent pas, un monde les sépare. Adolescent à la dérive, pupille de la nation ou objet d'un sacrifice religieux, chacun se retrouve pourtant sur la liste fatale. Leur seule échappatoire: fuir, se cacher et essayer de survivre.

J'ai encore une fois tapé dans les lectures scolaires de mon fils aîné avec ce premier tome de la série Les Fragmentés de Neal Shusterman.
On est clairement dans la dystopie, genre que j'affectionne particulièrement. Ici point de jeux meurtriers à la Hunger Games mais une société basée sur l'effarante loi permettant de renoncer à son enfant entre l'âge de 13 et 18 ans. Une fois la majorité atteinte, plus de recours possible.
C'est dans ce contexte particulier que Connor, Risa et Lev vont se retrouver à fuir leur destin.
Connor est un enfant turbulent et ingérable; ses parents, dépassés, optent pour la fragmentation. Risa est une orpheline, prise en charge par l'état. Plus assez de places et des budgets réduits obligent le directeur de l'établissement à envoyer la jeune fille à la fragmentation. Lev est le dixième enfant d'une famille extrêmement religieuse. Il est un décimé, donné en offrande à la société par le biais de la fragmentation. Les trois jeunes viennent d'horizons différents mais partagent la même issue finale; ils vont faire cause commune, bon gré mal gré, pour échapper à cette mort programmée, pour survivre tout simplement. Un roman haletant, plein de rebondissements, des chapitres courts, une écriture allant droit au but, un rythme soutenu jusqu'à la dernière page, une fin ouverte sur la suite de la série car le combat des fragmentés pour la vie est loin d'être terminé.

Un roman-inspiration si vous souhaitez lancer vos joueurs/euses sur les traces des héros et explorer les sombres méandres de la dystopie des Fragmentés. Des idées pour créer vos propres mondes imaginaires et tyranniques.

mardi 31 octobre 2017

Monster of the Week, kit de démo et sortie en français

Le Studio Deadcrows annonce la sortie prochaine de la version française de Monster of the Week.
Pour l'occasion, un kit de démo et des personnages prétirés sont disponibles en PDF sur le site, histoire d'essayer le bousin et de voir ce qu'il a dans le ventre.
Si vous voulez voir à quoi ressemble une partie de Monster of the Week, l'ami Volsung et ses complices proposent un enregistrement vidéo d'une session démo. De quoi agrémenter votre soirée d'Halloween.

vendredi 27 octobre 2017

Scooby-Doo contre les zombies (Halloween)

Halloween approchant, je me suis demandé ce que j'allais pouvoir proposer à mes petites têtes blondes en jeu de rôle. Et j'ai finalement opté pour un Scooby-Doo contre les zombies.
Du coup, j'ai repris les tronches du Scooby-Gang en mode cosplay zombies sur le site de Jeff Zoet et je me suis fait de jolies fiches de persos à télécharger ici.
Pour les règles, j'ai opté pour le Corpus Mechanica d'Yno, histoire de rester dans des règles simples et faciles à mettre en place.
Il ne me reste plus qu'à créer les personnages avec mes joueurs (compléter les cases) et leur imaginer un scénario plein de zombies. J'ai déjà quelques idées.

jeudi 26 octobre 2017

Bright (nouvelle bande annonce)

J'ai déjà évoqué ce film dans un précédent post. Bright devrait sortir fin de l'année mais pour encore se mettre un peu l'eau à la bouche, voici une seconde bande annonce qui dépote bien.

On est clairement dans un mélange de film de flics et de féerie urbaine avec un petit goût de Shadowrun, la technologie en moins. J'attends ce film avec impatience et une certaine curiosité.

lundi 23 octobre 2017

La Tour Sombre

Le pistolero Roland de Gilead est lancé sur les traces de Walter Padick, l'homme en noir. Assoiffé de vengeance, Roland doit par ailleurs protéger la mythique Tour sombre, lieu servant de point de connexion entre tous les univers, pour sauver son monde sur le point de s'écrouler. Il peut compter sur l'aide de Jake Chambers, un adolescent originaire de la Terre et ayant reçu de nombreuses visions de Roland, de son ennemi juré et de la Tour sombre.

La Tour Sombre est l'adaptation cinématographique de la série éponyme de huit romans de Stephen King.

Oeuvre mélangeant fantasy, horreur et western, la Tour Sombre est difficile à classer. Je n'ai pas lu les romans de Stephen King et, de prime abord, j'avais été étonné qu'une série de huit romans puisse être adaptée en un seul film. Par la suite, j'ai lu que La Tour Sombre (film) empruntait des éléments des trois premiers romans de la saga et qu'il y aurait probablement une suite, comme le suggère d'ailleurs la fin ouverte du film.
Une fois acceptés les quelques paradigmes de base de l'univers de la Tour Sombrela Tour Sombre est un rempart protégeant les mondes contre les ténèbres, les Pistoleros sont les défenseurs de la Tour Sombre, l'Homme en Noir et ses acolytes veulent provoquer l'apocalypse et seuls les âmes des enfants sont susceptibles de faire s'écrouler la tour, raison pour laquelle le jeune Jake Chambers est pourchassé, d'autant qu'il possède le don surnaturel du Shining - la Tour Sombre est une assez bon film d'aventure alternant scènes de découverte et scènes d'action/combat mêlant pouvoirs magiques, portails inter-dimensionnelles et fusillades aux six-coups.
Le film comporte pas mal d'éléments à recycler dans vos parties de jeux de rôle: l'Homme en Noir en ennemi récurrent plus qu'acceptable, ses acolytes des sous-fifres en pagaille, les Pistoleros en héros-chevaliers défendant le pilier qui soutient la réalité, le jeune Jake Chambers en gamin qu'il faut sauver à tout prix.
De quoi faire un joli petit scénario plein de périls et de rebondissements.

mercredi 18 octobre 2017

The Shining

On ne présente plus The Shining, considéré à juste titre comme un classique et une référence de l'horreur moderne. La maîtrise de Stanley Kubrick, le talent terrifiant de Jack Nicholson, un huit-clos terriblement efficace, une ambiance vibrante de folie, autant d'éléments qui font de ce film le monstrueux chef d'oeuvre que l'on connait et qui sont autant de briques à reprendre pour construire vos histoires horrifiques. 
J'avais vu ce film il y a longtemps et j'en avais gardé un souvenir un peu flou. En le revoyant aujourd'hui, je me suis vraiment rendu compte de l'efficacité de cette tragique histoire de descente aux enfers et de folie meurtrière, sur fond d'hallucinations plus glaçantes les unes que les autres. Une mine d'or d'inspiration pour vos scénarii de Cthulhu, Sombre ou The Final Girl.

mardi 17 octobre 2017

Sombre Light 10 (Johan Scipion)

Sombre Light est l’occurrence gratuite du jeu de rôle d'horreur Sombre de Johan Scipion. Ceci est un petit billet suite à ma lecture du dixième opus de ce livret découverte d'une quinzaine de pages. A noter que Sombre Light présente Sombre Classic c'est-à-dire les règles essentielles pour jouer les scénarios de Sombre. Il existe d'autres versions de Sombre qu'il est possible de découvrir au travers des nombreuses publications de Sombre; à ce jour, Sombre compte 7 numéros et 2 hors séries disponibles sur le site des Terres Etranges.

Sombre est un jeu de rôle pour se faire peur comme au cinéma.
Les joueurs vont incarner des victimes, des gens ordinaires confrontés à l'horreur au sens large; cela va de l'invasion de zombies aux slashers en passant par les aliens agressifs et les mutants dégénérés. Ici, point d'horreur métaphysique à la Cthulhu mais du trash/gore qui tâche, de la découpe à la tronçonneuse après une course-poursuite effrénée dans les bois la nuit.
Les règles ont été pensées, conçues et taillées tel un diamant au fil de centaines de parties, démos et autres playtests. Au final, on a un jeu carré qui va droit au but; les personnages sont créés très rapidement, et pour cause puisqu'ils risquent fort de mourir aussi rapidement: un nom, une  brève description, quelques traits et deux jauges (Esprit et Corps) et le tour est joué. Les PJ sont prêts pour le carnage.
Face à eux, une situation de départ et surtout un tueur/monstre/créature prêt à en découdre et que rien n'arrêtera.
Le jeu se veut rapide et frénétique, comme un film de slasher; le meneur ne doit pas laisser le temps aux PJ de souffler. Le tueur est à leurs trousses et ils vont devoir survivre. Inutile de préciser que Sombre est un jeu extrêmement létal pour les PJ, à tel point que Johan mentionne systématiquement le body-count de chacune de ses parties dans ses compte-rendus. Les survivants sont rares.
En plus des règles de création des personnages, le livret de Sombre Light 10 décrit les mécaniques de jeu: résolution d'actions, adrénaline, combat rapproché ou à distance, fuite, comment définir les antagonistes ainsi que de nombreux exemples. Le livret propose également une feuille de création et une fiche de personnage.

Sombre Light est une porte d'entrée pour le jeu d'horreur comme au cinéma; les règles sont simples (mais pas simplistes) et peu nombreuses. La lecture du livret et la compréhension des règles ne devraient pas vous prendre plus d'une heure.
Peut-être même aurez-vous le temps de créer votre personnage avant que le tueur à la machette ne débarque à Crystal Lake.
Reste à imaginer un décor pour votre première partie et un antagoniste digne de Jason Voorhees et "roulez jeunesse".

Dans le noir (Lights Out)

Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c'est au tour de son petit frère Martin d'être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent, surtout dans le noir.

Un film somme toute assez classique de hantise, avec la particularité que la créature malveillante n'évolue que dans les zones obscures, ce qui donne lieu à quelques scènes saisissantes. Un film assez court qui ne s'embarrasse pas de lenteurs ou d'explications superflues. En 80 minutes, Dans le noir va droit au but et l'horreur débute dès les premières scènes. Encore une fois, une inspiration pour tout jeu de rôle horrifique.

La colline a des yeux (2006)

Pour fêter leur anniversaire de mariage, Bob Carter, un ancien policier de Cleveland, et sa femme Ethel ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie. Bob est sûr que faire la route tous ensemble les aidera à resserrer des liens familiaux un peu distendus.
Même si tout le monde vient, personne n'est vraiment ravi d'être là. Lynn, la fille aînée, s'inquiète du confort de son bébé. Son mari, Doug, redoute de passer trop de temps près de son beau-père. La jeune Brenda regrette de ne pas être allée faire la fête à Cancun avec ses amis. Et Bobby ne s'intéresse qu'aux deux chiens de la famille.
Une route désertique va conduire les Carter vers le pire des cauchemars.

Dans La colline a des yeux, on confronte une petite famille américaine typique à l'horreur glauque et sale d'une bande de mutants dégénérés. Au-delà du sentiment d'épouvante et de dégoût face aux monstres, qui s'avèrent n'être finalement que des victimes, l'horreur naît de la confrontation entre deux familles, la normale et l'anormale. On en arrive presque à avoir pitié de cette tribu dégénérée, rejetée, oublié de tous et qui n'entretient plus avec le monde extérieur qu'une relation faite de haine, de peur et de vengeance.
La Colline a des yeux reste une inspiration forte pour Sombre ou tout autre jeu de rôle horrifique.

dimanche 15 octobre 2017

Friday the 13th (remake 2009)

Quel film regarder un vendredi 13?
Friday the 13th pardi !

Juin 1980, la nuit du Vendredi 13, Jason, un petit garçon difforme, assiste à la décapitation de sa mère psychopathe. Donné pour mort, il déambule dans la région abandonnée de Crystal Lake. Au fil des années, il acquiert une force surhumaine et une rage aveugle. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, un groupe d’adolescents décide de passer un week-end près du lac de Crystal Lake, et vont déclencher la folie meurtrière de Jason. Par la suite, le frère d'une victime va enquêter pour retrouver la trace de sa sœur disparue.

Friday the 13th (Vendredi 13 en français) est l'archétype du film de slasher; un fou furieux masqué armé d'une machette (ou d'une crosse de hockey) massacre des ados assez inconscients pour oser venir camper sur son territoire. 
Un classique, un film fondateur du genre et au final une franche partie de rigolade tant les situations sont téléphonées, le jeu consistant à deviner qui y passera le premier, de quelle façon et qui survivra si survivant il y a.
Côté jeu de rôle, on oscille entre du Sombre et du The Final Girl.
Au final, une bonne soirée à jouer à se faire peur et le plein d'inspirations pour de futures sessions de jeu de rôle slasher/terreur.

vendredi 6 octobre 2017

The Lost City of Z

Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d'Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire.

Le film est basé sur l’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du 20e siècle.

The Lost City of Z ou l'inextinguible soif d'exploration, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Le héros, Percy Fawcett, se découvre une passion pour l'exploration et cette passion va le dévorer entièrement, le poussant à retourner dans la jungle amazonienne pour y poursuivre son rêve de découverte et de gloire; en visionnant le film, je n'ai pu m'empêcher de rapprocher la soif d'exploration de Fawcett avec la curiosité insatiable (et peut-être un peu morbide) des investigateurs de l'Appel de Cthulhu pour les secrets oubliés et enfouis au fond des âges, allant au-delà des dangers, de la folie et de la mort pour toucher l'impensable. The Lost City of Z offre une formidable base d'inspiration pour tout jeu d'exploration: l'Appel de CthulhuAventures dans le Monde Intérieur ou encore Hollow Earth Expédition.

jeudi 5 octobre 2017

End of Watch

Chaque jour, Brian Taylor et Mike Zavala, jeunes officiers de police, patrouillent dans les rues les plus dangereuses de Los Angeles. À travers les images filmées sur le vif, on découvre leur quotidien: les patrouilles et les poursuites, les confrontations souvent violentes avec les malfrats, les membres des gangs, les trafiquants de drogue, la dureté de la rue, la peur et le danger omniprésent. On y découvre aussi une part de leur vie privée: famille, épouses et enfants, projets d'avenir; et le décalage saisissant entre ces deux mondes. Certaines images sont très dures (âmes sensibles s'abstenir) car la vie dans les rues de L.A. ne fait pas de cadeau. 
Un film que je rapprocherais (même thème et même angle d'approche) de l'excellente série Southland.
Une formidable inspiration pour des jeux de flics tels que COPS ou D3 (paru dans les Casus Belli 13, 14 et 15)

mardi 3 octobre 2017

Perceval ou le conte du Graal

Perceval ou le conte du Graal, d'Anne-Marie Cadot-Colin, d'après Chrétien de Troyes, nous narre l'édifiante épopée d'un des plus célèbres chevaliers des légendes arthuriennes, j'ai nommé Perceval le Gallois.

Un jeune Gallois naïf, ignorant jusqu'à son nom, élevé dans la profonde Forêt Déserte, devient un vaillant chevalier et prend place autour de la Table Ronde, parmi les compagnons du roi Arthur. Il a pour nom Perceval. Mais outre ses aventures périlleuses et ses exploits chevaleresques, son vrai destin est celui de la quête du Graal.

Oui, je sais, j'ai encore piqué dans les lectures scolaires de mes enfants :-)

Cet ouvrage est une interprétation moderne du légendaire roman de Chrétien de Troyes (c'est de la littérature médiévale). Chevaliers en armures, nobles dames en détresse, sorcières, magiciens et prophéties, souverains énigmatiques, dragons, Graal et lance magique, épée légendaire, tournois et duels, forêts sombres et châteaux mystérieux, nobles quêtes et félonies, tels sont les ingrédients de ce conte-épopée. Au fil des pages, on y découvre un jeune Gallois un peu naïf qui va maladroitement faire ses premiers pas dans le monde et devenir le fameux chevalier que l'on connaît. Mais nombreuses sont les épreuves sur la quête du Graal. Au terme de plusieurs années d'errance, Perceval se montrera-t-il digne du Graal ? Vous le découvrirez en lisant ce roman assez court (moins de 200 pages); mais ne vous laissez pas abuser par le petit format du livre. Les tournures de phrases empruntent énormément au français médiéval et le style très "conte" n'est pas toujours aisé à lire. A ce titre, la dernière quinzaine de pages intitulée Pour mieux comprendre Perceval est très utile et vous aidera à mieux appréhender l'ouvrage.

Perceval ou le conte du Graal, ou du moins le roman original de Chrétien de Troyes, est une oeuvre fondatrice, à l'origine de maintes adaptations en littérature mais aussi au cinéma et dans les jeux de rôle. On peut citer le très célèbre Pendragon mais aussi Knight, au cœur des ténèbres qui n'hésite pas à transposer l'épopée arthurienne dans un futur lointain.

2d6+Cool : MonsterHearts FuckYouVeryMuch, le final

2d6+Cool nous gratifie cette semaine du final de sa campagne MonsterHearts FuckYouVeryMuch. Et quel final, c'est une véritable apothéose.
Au menu de ce 5ième et dernier épisode, une fête étudiante dans une mine désaffectée, un Boogie Man de pacotille qui devient un véritable tueur, du sang et des larmes, de la sorcellerie et un peu de sexe aussi; bref tous les ingrédients essentiels à une bonne session de MonsterHearts.
Un vrai régal pour les oreilles et une formidable source d'inspiration pour vos futures parties.

lundi 2 octobre 2017

Equals

Dans un monde utopique futuriste, les émotions ont été génétiquement éradiquées et tout le monde vit en paix au sein du Collectif. Les émotions y sont considérées comme une maladie incurable et dégénérescente. Nia et Silas vont tomber amoureux mais doivent cacher leur relation hors-la-loi. Avec l'aide d'un petit groupe de résistants "malades", ils vont tenter de rejoindre la Péninsule, une terre sauvage loin du Collectif où ils espèrent pouvoir vivre librement leur humanité retrouvée.

Je n'ai pas regardé ce film pour le formidable jeu d'acteur de Kristen Stewart quoique pour le coup, vu que les protagonistes n'ont aucune émotion au début du film ou doivent les cacher, elle joue plutôt bien (ok, là, je suis un peu méchant).
J'ai choisi de regarder ce film parce que j'aime les dystopies et que je suis toujours avide d'en découvrir une nouvelle.
Equals, c'est un peu Roméo et Juliette au pays de Big Brother. Les émotions y sont non seulement interdites mais elles sont vécues par les protagonistes comme quelque chose de dangereux et d'étrange, une malade mortelle et irréversible. Ils ne vivent pas leur état initial de robot-humain comme une sanction ou une contrainte. C'est tout le contraire. Pour eux, l'émotionnel est contre-nature. Et ce n'est que petit à petit qu'ils se rendent compte qu'en fait, les émotions sont dans la nature humaine. Et c'est là tout le piquant de cette dystopie.
Visuellement, le monde du Collectif est épuré et sans relief, à l'image de sa doctrine. Les émotions ayant été génétiquement éliminées, les cités sont fonctionnelles, les gens normalisés, les habits uniformisés. Les habitants du Collectif vivent côte à côte sans échange véritablement en dehors de conversations fonctionnelles strictement nécessaires.
Dans un tel monde, Nia et Silas sont obligés de vivre leur relation en secret au risque d'être internés puis éliminés.
Equals n'est peut-être pas un chef d'oeuvre du cinéma, loin s'en faut, mais il a le mérite de présenter une dystopie intéressante et une esthétique inspirante, à recycler dans vos parties de jeu de rôle.

mercredi 27 septembre 2017

Room 104

Room 104 est une série en 9 épisodes dont l'action se déroule exclusivement dans la chambre n°104 d'un motel aux Etats-Unis. Chaque épisode, d'une durée de 25 minutes environ, nous pose une histoire originale, étrange, insolite, parfois dérangeante. Tout se joue en une vingtaine de minutes.
Le format m'a rappelé celui de la série mythique The Twilight Zone.
Chaque épisode était l'occasion de découvrir une intrigue à la manière d'une courte nouvelle; les personnages présentés sont assez typés: le joueur de tennis déchu, la babysitter et l'enfant bizarre qu'elle doit garder pour une soirée, les deux mormons tentés par le péché, la femme de chambre un peu barrée, l'écrivain en crise, le couple bizarre et le livreur de pizza, la rescapée d'un accident d'avion, etc.
Room 104 se regarde rapidement et ne demande pas un gros investissement en temps ou en suivi puisque chaque épisode est court et se suffit à lui-même. Idéal si vous avez une petite demie heure à tuer et que vous ne voulez pas vous lancer dans le visionnage exigeant d'une longue série.
Room 104 est également une bonne source d'inspiration pour des jeux de rôle surfant sur l'étrange et l'onirisme comme Dragonfly Motel. Chaque épisode de Room 104 pourrait être une partie de ce jeu aux rouages surprenants.

mardi 26 septembre 2017

Les Ombres de Wielstadt (Pierre Pevel)

Hiver 1620. Les premiers feux de la guerre de Trente Ans dévorent le Saint empire romain germanique mais épargnent Wielstadt. Protégée depuis toujours par un dragon, cette ville allemande est le théâtre d'une autre bataille qu'un exorciste en armes, le chevalier Kantz, mène seul contre le Mal.

Wielstadt est une cité fictive, un concentré de l'Europe du début du XVIIième siècle, à l'aube de la guerre de Trente Ans. On y retrouve toutes les factions, les tensions et les luttes qui animent l'Europe de cette époque; on y trouve aussi de la magie (kabbale, exorcisme et sorcellerie)  et les races féeriques telles que les fées, les nains, des demi-ogres, les faunes, les centaures et bien entendu un dragon, protecteur de la cité.
Le héros, le chevalier Kantz, est un homme d'armes, ancien prêtre, pratiquant la magie et luttant contre les forces de l'Ombre.
Ce premier tome de la trilogie de Wielstadt nous dépeint la cité et ses différentes factions; l'auteur déploie les fils de son intrigue, plaçant les personnages comme autant de Personnages Non Joueurs d'un scénario complexe. C'est d'ailleurs ce qui m'a frappé à la lecture: le nombre impressionnant de personnages et les relations multiples qu'ils entretiennent entre eux et avec le héros. Cela fait de Wielstadt une ville d'aventures possibles pour tout jeu de rôle médiéval fantastique, pour autant que vous puissiez jongler avec autant d'éléments narratifs, figurants mais aussi lieux intrigants et timeline.
Le style littéraire de Pierre Pevel est fluide et d'une lecture agréable et divertissante. Une mine d'or d'inspirations rôlistes.

lundi 18 septembre 2017

Tu es un Sorcier

Tu es un Sorcier est un jeu de rôle vous proposant d'incarner un jeune élève de la plus célèbre école de sorciers; à l'heure où j'écris ces lignes, le jeu en est à sa troisième version. En une grosse trentaine de pages, Tu es un Sorcier comprend les règles de création des personnages ainsi que les règles de jeu, une magnifique feuille de personnage et du matériel additionnel, des fiches pour décrire sa baguette magique, dessiner la carte de Poudlard façon carte du maraudeur, noter les figurants et prendre diverses notes.
La création d'un personnage est déjà un mini jeu en soi. Après avoir déterminer l'époque de jeu, les joueurs doivent choisir les origines du personnage (moldu, sang-pur, sang-mêlé); vient ensuite la description de la baguette dans le magasin d'Ollivander. Le choix de la baguette est déterminant et conditionne déjà un peu le caractère du personnage.
Le joueur/euse est ensuite invité(e) à compléter sa fiche de personnage (appelé Grimoire) en répartissant des points entre différentes caractéristiques (Corps, Cœur, Esprit) et compétences. Le personnage est complété par des Traits, sa maîtrise des différents cours, quelques sortilèges simples et ses possessions au début de l'aventure. Des cartes d'Amitié permettent de noter les Figurants avec lesquels les personnages entretiennent des relations; ces amis pourront les aider le cas échéant.
Tout est expliqué pas à pas, de manière fort didactique. Ça donne vraiment envie de jouer, ce que je ne tarderai sans doute pas à faire dans les prochaines semaines.
A noter que le jeu est encore incomplet; l'auteur le complète au fur et à mesure. Du bel ouvrage !

mardi 12 septembre 2017

Dragonfly Motel (Thomas Munier)

Initialement écrit pour le Game Chef 2015, Dragonfly Motel est un petit bijou d'onirisme Lynchien signé Thomas Munier.
Au-delà du jeu de rôle, Dragonfly Motel propose d'explorer le rêve et l'histoire collective autour d'un mystérieux motel. A partir de petits billets sur lesquels les joueurs ont écrit des mots ou des bouts de phrases, une histoire va émerger et se développer petit à petit suivant des règles et une codification expliquées dans le livret de jeu.
Deux modes de jeu sont proposés, permettant de moduler l'intensité et la profondeur du jeu.
Je ne l'ai pas pratiqué mais, rien qu'à la lecture, ce jeu est déjà une expérience à part entière; deux compte-rendus de parties donnent déjà une idée assez précise de la façon dont peut s'articuler une partie de Dragonfly Motel.
A vrai dire, je ne suis pas certain de pouvoir trouver des personnes à même de jouer à cet étrange et singulier objet rôliste. Par contre, je n'en regrette aucunement la lecture. A lire (et à jouer) si vous aimez les rêves éveillés, les poèmes improvisés et David Lynch.

Soleil Noir, Mort Lente (Batronoban)

Soleil Noir, Mort Lente est un scénario pour D&D5, traduit de l'anglais par Batronoban et mis à disposition gratuitement sur Lulu. La VO est signée James Mac George, aux éditions Aleph Null Publishing.
L'histoire,  brièvement: vous êtes des Maudits, chassés de la surface par le pouvoir corrupteur du Soleil Sombre. Vous vous enfoncez toujours plus profondément dans les entrailles de la terre, fuyant une mort inéluctable, espérant encore infléchir votre destin tragique.
Vous l'aurez compris: on n'est pas là pour rigoler.
Soleil Noir, Mort Lente est une expérience hardcore et gothique au cours de laquelle vos personnages seront torturés, déchiquetés, dépecés et finiront vraisemblablement fous et morts. L'histoire se présente comme une succession de rencontres dans un monde souterrain où les PJ sont traqués sans relâche par leurs ennemis; chaque rencontre marque une étape dans cette longue descente aux enfers, et comme attendu la fin est digne d'une tragédie grecque.
Batronoban nous avait habitué à des jeux étranges et dérangeants. Soleil Noir, Mort Lente ne déroge pas à la règle. Le jeu est motorisé par D&D5 mais pourrait aisément être adapté à n'importe quel système de jeu; pour ma part, je préfère des règles mettant plus l'accent sur les choix moraux et leurs conséquences, quelque chose mettant plus en avant la cruauté du monde, même si techniquement les règles de D&D5 permettent aussi d'une certaine manière de refléter cette dureté du monde souterrain du Soleil Sombre.
Au final un objet rôliste intéressant mais à ne pas jouer avec n'importe qui. Âmes sensibles s'abstenir.

vendredi 8 septembre 2017

Live with John Harper

Après un petit quiz amusant, John évoque sa vie de créatif et ses expériences diverses et variées avec d'autres auteurs et designers de jeu, Meguey et Vincent BakerJonathan Tweet ou encore Jared Sorensen.
Une discussion des plus intéressantes, à écouter avec attention (c'est en anglais mais le sous-titrage de Youtube aide bien, et John Harper a un parler tout à fait intelligible). 

mercredi 6 septembre 2017

Batronoban lance son Tipeee (aussi)

Après Thomas Munier, c'est au tour de Batronoban de lancer son Tipeee, histoire d'apporter un financement complémentaire à ses expériences rôlistes extrêmes et autres.
Pour rappel, Batronoban, c'est le gars derrière Mantoid Univers, Planète Hurlante, Colonial Gothic, Chevalerie & Sodomie, Les Exorcistes et Etrange Empire; autant de jeux bizarres qui ont marqué le paysage rôliste. Et pour continuer à inonder le petit monde du jeu de rôle de ses productions hors normes, Batronoban a besoin de temps mais aussi d'argent car comme il le dit lui-même: "le gratuit a ses limites". Plus de détails sous le Tipeee.

mardi 5 septembre 2017

Dead Again in Tombstone

Dead Again in Tombstone nous raconte l'historie de Guerrero, un pistolero qui a signé un pacte avec le diable. Pour racheter son âme damnée, il doit en envoyer un maximum en enfers.
De retour dans sa ville natale, il est confronté au colonel Jackson Boomer et sa bande de soldats; ils recherchent une relique ancienne et maléfique: un codex permettant de réveiller les morts et de déchaîner l'enfer sur terre. Guerrero voit là une occasion de rédemption: il décide d'empêcher Jackson Boomer de mettre la main sur l'artefact.

Une histoire simple (mais efficace) et des scènes de fusillade en pagaille; pas mal de slow motion pour bien mettre en valeur les coups de feu et les giclées de sang, et bien entendu la gueule cassée de Danny Trejo (souvenez-vous de Machete); mention spéciale au bison qui sert de monture à Guerrero (oui j'ai bien dit un bison), à la grand-mère à la Winchester et à l'armée de soldats confédérés morts-vivants.
Dead Again in Tombstone est un western qui ne s’embarrasse pas de fioritures ou de fine psychologie; on va droit au but en nous offrant une heure quarante d'action basique (avec quelques touches de fantastique). 
Au final, un divertissement satisfaisant et une inspiration sympa pour Deadlands, Dust Devils ou (pour illustrer) La Nuit des Chasseurs.

dimanche 3 septembre 2017

La Voie du Sabre (Thomas Day)

Avec La Voie du Sabre, Thomas Day nous livre l'histoire édifiante de Miyamoto Musashi, un samouraï de légende.
Pour parfaire l'éducation de son fils Mikedi, le seigneur de guerre Nakamura Ito le confie à Miyamoto Musashi, rônin fameux. Pendant six années, le maître et l'apprenti vont arpenter les chemins de l'Empire des quatre Poissons-Chats.
Mikedi ambitionne d'épouser l'Impératrice-Dragon mais avant cela, il doit apprendre le secret de Miyamoto Musashi, le secret de la Voie du Sabre.

Au-delà des péripéties et des hauts-faits d'armes du plus célèbre des samouraïs, ce roman nous raconte le parcours initiatique du jeune Mikedi, son apprentissage de la difficile et non moins étrange Voie du Sabre et le destin tragique et singulier de Miyamoto Musashi. L'histoire elle-même se passe dans un Japon médiéval fantasmé, où les dragons existent et dirigent l'Empire depuis des siècles.
Un récit trépidant, plein de surprises et de rebondissements, de combats sanglants et de magie. Une histoire qui inspirera très certainement vos parties du Livre des Cinq Anneaux ou de Sengoku.

vendredi 1 septembre 2017

Thomas Munier lance son Tipeee

Afin de soutenir sa vie de créatif à plein temps, Thomas Munier, par ailleurs game designer et auteur de nombreux jeux de rôle, ouvre son Tipeee.
Pour rappel, Thomas est le prolifique créateur de plusieurs jeux de rôle dans l'univers post-apocalyptique forestier de Millevaux, dont j'ai déjà parlé à maintes reprises sur ce blog.
Si d'aventure vous ne connaissez pas Thomas, allez donc jeter un œil sur son Tipeee; il y explique sa vie créative, ses oeuvres et ses motivations... et soutenez l'initiative si vous le pouvez.

mercredi 30 août 2017

Bushwick

En sortant du métro pour aller chez sa grand-mère avec son petit-ami, Lucy se retrouve dans les rues de Bushwick, un quartier de Brooklyn, plongé dans un véritable bain de sang. Dans un contexte de séparatisme et de guerre civile, des milices armées envahissent New York. Face à ce chaos, Lucy se réfugie dans le sous-sol de Stupe, un robuste vétéran. Ce dernier l’aide à traverser, à contrecœur, les quelques blocs de Bushwick la séparant de la maison de sa grand-mère.

Bushwick nous plonge sans ménagement dans une ville en proie à une véritable guerre urbaine. Outre l'aspect guerre civile et combats de rues qui peuvent présenter un certain intérêt scénaristique, le truc vraiment intéressant dans ce film, c'est la manière dont vont réagir les différents protagonistes face à ce déchaînement de violence.
Lucy a perdu tous ses repères et est bien incapable de faire face à ce qui arrive. Elle va devoir faire confiance à Stupe, un vétéran de l'armée, qui va l'aider à traverser les rues ensanglantées de Brooklyn.
Pour sa part, Stupe est dans son élément. Il sait se battre et se servir d'une arme; il sait soigner aussi, ce qui va s'avérer très utile. Sans lui, Lucy aurait déjà été violée et tuée. Par contre, sans elle, Stupe n'aurait peut-être pas eu le courage et la motivation nécessaire pour s'en sortir, surtout quand on découvre ce qu'il a vécu avant.
On découvre aussi d'autres personnages qui réagissent à leur face aux événements; la sœur de Lucy se terre dans son appartement, complètement défoncée. Dans un immeuble voisin, les membres d'un gang attendent que ça se passe, sous l’œil bienveillant de la mère du chef de gang. Dans une église, un prêtre offre l'asile aux rescapés; profondément choqué par un tel déferlement de violence, il perd la tête, se plongeant dans la prière et le déni de la réalité, jusqu'à l'issue tragique. Mention spéciale pour la scène finale et le chassé-croisé dans le parc pour rejoindre les hélicoptères d'évacuation, entre les tirs des milices indépendantistes, des rebelles et de l'armée US.

Point de vue jeu de rôle, on a un excellent scénario survival; on peut facilement prendre le plan du quartier de Bushwick sur Google Maps et c'est parti pour quelques heures de poursuite et de jeu du chat et de la souris avec les soldats, les gangs et ceux qui veulent simplement survivre.
Il faudra juste bien choisir les règles de jeu; il faut un système qui mette l'accent sur la gestion de la fatigue, les blessures et leurs conséquences ainsi que sur l'attrition en munitions et en fournitures de soins. L'aspect psychologique est également important; un bon système de gestion du stress peut aider à poser l'ambiance adéquate.

mardi 29 août 2017

2d6+Cool : Spada Rossa

2d6+Cool lance la diffusion d'une nouvelle série intitulée Spada Rossa.
Le cadre de jeu est le Consulat, un monde de capes et d'épées issu du Dodécaèdre, le monde à 12 faces imaginé par Nicolas "Snorri" Dessaux

Quatre épéistes de l'école de la Spada Rossa vivent des aventures trépidantes dans le cité-état de Braccio.

Un premier épisode plein de fougue, de passes d'armes extravagantes et de gants jetés au visage avec dédain. A écouter sans modération !

lundi 28 août 2017

Kill Switch

Un physicien fait face aux conséquences apocalyptiques d’une expérience ayant pour but de rechercher une source d’énergie illimitée. Il se lance dans une course contre la montre pour sauver l’humanité.

Fan de Half Life 2, Kill Switch est fait pour vous.
Dans un futur proche, la société Alterplex annonce la découverte d'une nouvelle source d'énergie propre et illimitée.
Cette production énergétique révolutionnaire s'appuie sur la création d'une copie de notre monde mais sans vie, un écho stérile d'où l'énergie serait littéralement pompée par une tour énergétique. Bien entendu, lors du lancement de sa tour énergétique, rien ne va se passer comme prévu. Le monde écho présente des anomalies, notamment des êtres vivants, copies de ceux du monde réel.
Will Porter, le héros, va devoir passer dans ce monde parallèle et accéder à la tour énergétique pour y déposer un étrange boîtier.

On est clairement dans une intrigue à la Half Life 2, Will Porter assumant le rôle de Gordon Freeman. Hormis les séquences de flashback qui permettent d'un peu comprendre l'intrigue, le film est tourné en mode FPS, ce qui ajoute encore au sentiment d'immersion propre au jeu vidéo.
Clairement, ce n'est pas l'intrigue qui est à retenir: elle tient la route mais n'est pas d'une grande originalité. On retiendra plutôt la vision à la première personne et l'ambiance générale assez oppressante puisqu'on ne voit le monde que par les yeux du héros, vision qui devient floue et instable lorsque ce dernier prend des coups et subit des blessures.
Au final un assez bon film à voir si vous avez aimé Harcore Henry (c'est nettement moins déjanté; Hardcore Henry m'avait foutu la gerbe) et si vous êtes fan de la licence Half Life.
Côté jeu de rôle, l'histoire est un scénario prêt à jouer.

jeudi 24 août 2017

La Cellule fait sa rentrée


Face au Dragon

Face au Dragon est une expérience narrative pour 4 joueurs sur le thème de la quête épique et du prix à payer pour accomplir la dite quête.
Chaque participant incarne le Héros ou un de ses compagnons d'aventure.
L'histoire débute alors que les valeureux aventuriers sont à l’affût près de l'antre du Dragon. Chacun a son rôle à jouer et du succès ou de l'échec de chacun dépendra l'issue de la quête.
Au cours de 4 actes successifs, chaque joueur va être invité à jouer son rôle et accomplir une action dont l'issue pourra s'avérer décisive. Cet accomplissement sera aussi l'occasion de jouer la rencontre entre les membres de la compagnie et comment ils en sont arrivés à s'unir autour d'une même cause.
Les règles sont simples, proches des mécaniques du jeu Ghost/Echo
Le jeu lui-même et son format court (2 pages) s'inspirent du module The Mustang de John Harper. Un jeu pour permettre à chaque participant de construire l'histoire, avec les autres joueurs/euses, autour d'un thème imposé (ici la quête du Dragon). Un jeu petit format pour des parties courtes (une heure environ)

mercredi 23 août 2017

Les Aventureux

Petit coup de projecteur sur le podcast québecquois des Aventureux : de joyeux lurons et des discussions à bâtons rompus autour du jeu de rôle.
A l'heure où j'écris ce billet, ils ont déjà cumulés 95 podcasts (ils sont en activité depuis 2015); bref, une foultitude de sujets abordés et débatus, à écouter très attentivement !
Les Aventureux, c'est aussi une chaîne Youtube avec des enregistrements de partie, actuellement Blades in the Dark et Burning Wheel.

vendredi 18 août 2017

2d6+Cool : Monster of the Week saison 2

J'en ai déjà maintes fois parlé sur ce blog: 2d6+Cool propose des enregistrements de sessions de jeu de rôle et notamment des Formats Courts autour du jeu Monster of the Week.
Après une première saison où on suivait les aventures de Sarah Mornigstar, voici une nouvelle saison qui débute sur les chapeaux de roue. Deux épisodes sont déjà en ligne: Ester Joice, la Lugubre, se retrouve confrontée à un loup-garou. C'est du très lourd. A écouter de toute urgence !

jeudi 17 août 2017

Les Chevaliers de la Table Ronde (1953)

Pour conclure mon marathon fantasy movies, un dixième film et non des moindres puisqu'il s'agit des Chevaliers de la Table Ronde, sorti en 1953.
Un monument du cinéma avec Robert Taylor dans le rôle de Lancelot et Eva Gardner dans celui de la reine Guenièvre.
Encore un film qui a le goût de l'enfance et des après-midi de Pâques passés dans la famille à s'ennuyer gentiment devant la télévision.
C'est aussi un grand classique des films de chevaliers avec ses armures clinquantes, les armoiries colorées et ses grandes batailles épiques.
On suit l'histoire du roi Arthur, de son accession au trône à sa chute. Tous les éléments de la légende arthurienne sont réunis: l'épée Excalibur, Merlin, Lancelot et Guenièvre, Perceval et la quête du Graal, Mordred et la malfaisante Morgane, le tout s'inspirant de La Mort d'Arthur de Thomas Malory.
Les Chevaliers de la Table Ronde est un de ces films emblématiques, à revoir avec nostalgie et indulgence.

Voilà qui termine en beauté cette revue de dix fantasy movies choisis parmi une liste bien plus importante. J'ai délibérément opté pour des films moins connus, que je n'avais jamais vus ou qui ne m'avaient laissé qu'un vague souvenir.
J'ai donc volontairement laissé de côté des productions plus connues ou plus mainstream comme Conan le Barbare, Willow, Labyrinth, Ladyhawke, Excalibur, Legend, Dragon Heart, Dark Crystal, Le Seigneur des Anneaux (les films mais aussi le dessin animé moins connu), le Dragon du Lac de Feu, L'Histoire sans fin, Dar l'Invincible, Barbarians...
Qu'à cela ne tienne, ce sont autant de films fantasy cultes ou série B, souvent les deux à la fois, que je vous invite fortement à voir ou à revoir.

mercredi 16 août 2017

Krull

Pour ce neuvième film de mon fantasy movies, j'ai choisi de revoir Krull de Peter Yates, sorti en 1983.
Difficile de faire un critique objective d'un film devenu culte. Je n'en avais gardé que de vagues impressions, aussi revoir ce film a-t-il réveillé en moi de lointains et agréables souvenirs, ceux d'une aventure épique, mélange de fantasy et de science-fiction, et cela dès les premiers notes du générique; à noter que la musique est signée James Horner, donc pas n'importe qui.
En faisant un petit effort d'objectivité, je pourrais dire que Krull est assez kitsch, tant au niveau des effets spéciaux que des maquillages (je pense à Rell le cyclope), des décors et des costumes.
Le mélange bizarre d'épopée fantastique teintée de science-fiction est plutôt casse gueule mais l'ensemble possède un certain charme étrange.
Mais c'est peut-être le melting-pot de tous ces éléments qui ont fait que Krull est aujourd'hui un film culte au même titre que Conan le Barbare, Willow ou Labyrinth.

Côté histoire:
Le monde de Krull est asservi par la Bête et ses Tueurs. Deux royaumes rivaux décident de s'unir pour affronter l'ennemi commun. Cette alliance doit être scellée par le mariage du prince Colwyn et de la princesse Lyssa. Hélas cette dernière est enlevée par la Bête. Dans l'affrontement, toute la cour royale est massacrée. Seul le prince Colwyn en réchappe miraculeusement. Il vole alors au secours de la princesse, avec l'aide d'un cyclope, d'un vieux sage, d'un magicien raté et d'une bande de brigands. Armé du légendaire Glaive, il va affronter la Bête et délivrer sa belle.

On est dans du classique de chez classique. Les héros sont des héros et plusieurs membres du groupe se sacrifient pour la quête. On est dans du pur heroic fantasy.
On aime ou on n'aime pas. Krull n'en demeure pas moins un film culte et c'est à ce titre qu'il faut le (re)voir aujourd'hui.

mardi 15 août 2017

Mythica the Godslayer

The Godslayer est l'ultime volet de la saga Mythica.

Marek la nécromancienne et Dagen le voleur demi-elfe recherchent le Marteau de Tek afin de briser le cœur du Roi Liche et détruire le sorcier Szorlok. De leur côté, Teela la prêtresse et Thane le guerrier mènent la résistance humaine contre les armes de morts-vivants levées par Szorlok.

Ce cinquième et dernier épisode de Mythica est nettement plus sombre que les précédents, ce qui donne à ce chapitre un ton et une ambiance tout à fait d'à-propos, à un moment de l'histoire où Marek continue de douter d'elle-même et de ses pouvoirs et qu'elle en apprend plus sur son passé et ses origines. Teela et Thane se retrouvent dans une situation critique alors de la victoire de Szorlok semble inéluctable, allant jusqu'à douter de la loyauté de Marek
Dagen se sacrifie pour fournir à ses amis l'artefact capable de terrasser l'ennemi.
The Godslayer est véritablement l'apothéose finale de la saga; on dirait presque la fin d'une campagne épique de Donjons & Dragons.

Mon avis: cet épisode est de loin le meilleur de la saga, même si le film garde un arrière goût cheap (n'oublions pas que les cinq films de la série ont été financés via crowdfunding).
Malgré la relative sévérité de mes précédents billetsMythica s'avère au final être une série fort sympathique, formant un tout et une histoire épique autour de personnages archétypaux mais qui parlent à tout le monde. 
Le développement de l'histoire est parfois un peu confus (comme pourrait l'être une longue campagne de jeu de rôle) mais on sent derrière tout ça la volonté des producteurs d'Arrowstorm Entertainment de porter à l'écran cette saga, malgré un budget de production qu'on imagine assez limité, vu le mode de financement du film.

Mythica the Godslayer est le  huitième film de mon marathon fantasy movies.

lundi 14 août 2017

Mythica the Iron Crown

Mythica the Iron Crown est le quatrième opus de la série Mythica.
C'est aussi le septième film de mon petit parcours fantasy movies.
On retrouve les trois héros des précédents épisodes, à savoir Marek la nécromancienne, Thane le guerrier et Dagen le voleur demi-elfe, une fois de plus en quête d'une pierre de pouvoir convoitée par le sinistre sorcier Szorlok.
Au programme, une roulotte à vapeur, des mercenaires rivaux, un vaisseau-ballon plein de pirates, des combats épiques ou pas, un peu d'humour qui tombe à plat (mais c'est pas grave), quelques effets spéciaux bien kitsch et un scénario quelque peu décousu et difficile à suivre. J'avoue avoir été déçu par ce nouvel épisode de la saga.
Certes il y a quelques bonnes idées à reprendre mais l'ensemble m'a semblé maladroitement mis en scène et scénaristiquement assez pauvre.
La suite, Mythica The Godslayer, semble déjà disponible et faire l'objet d'un prochain billet.