mercredi 6 mars 2019

Mortal Engines

Dans un futur d'après l'apocalypse, l'humanité vit dans de gigantesques villes mobiles, parmi lesquelles Londres fait figure de grande prédatrice. Parcourant les terres ravagées, elle fagocite les autres cités comme autant de proies ne pouvant assouvir sa faim. La hors-la-loi Hester Shaw dont la mère fut jadis assassinée par Thaddeus Valentine, un haut dignitaire londonien, réussit à entrer clandestinement dans Londres et compte bien aller jusqu'au bout de sa vengeance.
Mortal Engines nous propose un monde baroque, à l'esthétique steam-punk assumée. Et c'est ce que je retiendrai de ce film. L'histoire en elle-même passe au second plan. L'intrigue ne présente que peu d'intérêt. Les différents protagonistes sont très archétypaux et les rebondissements trop prévisibles. Les scènes d'action manquent d'originalité et ne suffisent pas à combler la vacuité du scénario.
Pour moi, l'unique mérite de ce film est à chercher dans le monde proposé, les décors, les costumes et l'exposition d'un univers steam-punk décalé. Certains éléments comme la cité au-dessus des nuages et les engins volants m'ont tout de suite fait penser au monde à peine esquissé de Lady Blackbird, de John Harper.
Ce film semble être l'adaptation d'une série de romans éponymes de Philip Reeve. Je n'ai pas lu ce livres. Je ne peux donc pas comparer l'oeuvre écrite et le portage sur grand écran. Je laisse donc aux éventuels lecteur.trice.s le soin d'évaluer le bien-fondé de cette adaptation cinématographique.

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