lundi 6 mars 2017

Les Derniers Jours du Paradis (Robert Charles Wilson)

Alors que l’Amérique se prépare à fêter les cent ans de l’Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d’avancées sociales et de prospérité, Cassie n’arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l’observe longtemps, traverse la chaussée… et se fait écraser par un chauffard. L’état du cadavre confirme ses craintes : la victime n’est pas un homme mais un des simulacres de l’Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l’assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n’a pas d’autre solution que fuir. L’Hypercolonie est repartie en guerre contre tous ceux qui savent que la Terre de 2014 est un paradis truqué.

Robert Charles Wilson nous dépeint un monde fort proche du nôtre à la différence près qu'il n'a plus connu de conflit majeur depuis 1914. Pour les membres de la Correspondence Society, c'est l'oeuvre de l'Hypercolonie, une super-intelligence extraterrestre contrôlant le monde à son insu, lui assurant une paix perpétuelle mais à quel prix. Il y a sept ans, les Simulacres, incarnations de l'Hypercolonie au sein de l'humanité, ont massacré ceux qui en savaient trop, plongeant les rescapés dans la peur et le désarroi. Aujourd'hui, une nouvelle agression semble annoncer une reprise des hostilités. Une poignée de survivants de la Correspondence Society décident alors de lancer une ultime riposte; leur but: détruire l'Hypercolonie et libérer l'humanité du joug extraterrestre, peu importe les conséquences.

Tout au long des presque 400 pages de ce roman, on navigue dans une ambiance de paranoïa et de suspicion, un combat opposant un petit groupe d'humains à une entité qui n'a rien d'humain mais qui poursuit ses propres desseins, implacablement.
Certains passages m'ont rappelé les quelques épisodes des Envahisseurs que j'ai vus tout gamin, car bien entendu, seuls les membres de la Correspondence Society connaissent la terrible vérité sur l'Hypercolonie. Le reste de l'humanité vit dans un bonheur béat, ignorant des manoeuvres et de l'influence extraterrestre. Et à bien y réfléchir, la liberté est-elle mieux que la paix imposée par les extraterrestres. Telle est l'une des questions soulevées  par Les Derniers Jours du Paradis.
La destruction de l'Hypercolonie pourrait bien être la fin de ce paradis.

Un roman à lire si vous êtes fan d'extraterrestres cachés sous une apparence humain, si vous êtes du genre paranoïaque et conspirationniste, si vous avez aimé les épisodes d'X-Files parlant d'extraterrestres. Parfaitement adaptable à un scénario Delta Green ou Conspiracy X.

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