mercredi 7 février 2018

Les Huit Salopards (Quentin Tarantino)

Gros rattrapage cinéma avec Les Huit Salopards de Quentin Tarantino.
J'avais des envies de western crapuleux et j'ai été servi. En gros, sans en dévoiler trop, l'intrigue tourne autour d'un groupe de huit salopards qui se retrouvent coincés dans un refuge dans le Wyoming en plein blizzard, au lendemain de la Guerre de Sécession. Et quand je dis "salopards", j'exagère à peine: ces sept types et cette bonne femme sont des ordures de la pire espèce, chacun dans son genre. On devine très vite qu'il y a anguille sous roche et que certains d'entre eux ne sont pas qui ils prétendent être et l'histoire tourne vite au règlement de compte façon Reservoir Dogs (tiens, encore un autre film de Tarantino). D'ailleurs, ces Huit Salopards ont pas mal de points communs avec les gangsters de Reservoir Dogs, à commencer par quelques acteurs.
Je ne peux pas dire que le film m'ait déplu mais j'avoue que je l'ai trouvé un peu long, malgré une division en chapitres classiques des films de Tarantino. Après, vu l'intrigue, je comprends qu'il fallait prendre son temps pour faire monter la tension.
Les dialogues et les confrontations entre les protagonistes sont percutants même si j'ai parfois trouvé certains échanges un peu lourds et répétitifs mais je suppose que c'était l'effet voulu. Chaque personnage est bien pourri et bien amené, rien de manichéen. Ce sont vraiment tous des salopards.
Et comme dans d'autres Tarantino, une fois que la poudre parle, c'est le bain de sang. Ce n'est pas le final de Django Unchained mais on n'est pas loin côté quantité d'hémoglobine.

Côté jeu de rôle, on a une pléthore de personnages prêts à jouer, ou de PNJ bien dégueulasses pour le MJ. Le style western n'est qu'un prétexte pour une confrontation et du drama mais donne un petit cachet et une esthétique particulière. Un film à jouer avec Dust Devils, ou Deadlands mais sans le côté weird. Après, vu qu'on joue du drama, n'importe quel système mettant en avant ce style de jeu pourrait convenir je pense.

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