jeudi 14 octobre 2021

Atropa (série DUST)

Le détective Cole Freeman est envoyé dans une zone reculée de l'espace pour retrouver l'Atropa, un vaisseau de recherche dont on n'a plus de nouvelles.

Atropa est une mini-série de 7 épisodes de plus ou moins 10 minutes proposée par DUST sur sa chaîne Youtube. C'est assez bien réalisé, avec un scénario original et vraiment prenant; la série s'offre même le luxe d'avoir Michael Ironside pour une séquence. Une belle découverte et une inspiration pour vos histoires horrifiques dans l'espace où on ne vous entend pas crier.

mardi 12 octobre 2021

Kit de démarrage Le Signe du Ver pour Dune disponible en français

Un petit post pour vous signaler que, comme annoncé, le kit de démarrage Le Signe du Ver pour Dune est disponible en français chez Arkhane Asylum Publishing; L'occasion de découvrir en douceur l'univers et les règles de jeu de Dune Aventures dans l'Imperium.

Je n'ai pas encore lu ce livret mais pour avoir déjà chroniqué la VO, ça semble être une belle traduction, fidèle à l'originale, des règles suffisantes pour jouer mon petit scénario Les derniers jours d'Argos. A noter également l'actual play des Aventureux sur Twitch qui donne une bonne idée des règles de jeu et de comment peut s'articuler un scénario de Dune.

dimanche 10 octobre 2021

A la découverte du Petit Peuple des Bois

Ce dimanche, lors de mon jogging matinal, je suis tombé sur cette étonnante découverte: les restes d'un campement du Petit Peuple des Bois, non loin de l'entrée d'une cache au pied d'un arbre.

samedi 9 octobre 2021

Mes séries SF du moment

Avec la sortie en septembre dernier de Dune, on assiste à un retour en force de la science-fiction mais le phénomène ne se limite pas au grand écran. En ce moment, je regarde deux séries de science-fiction tout à fait remarquable. La première c'est Foundation: une vrai gageure puisqu'il s'agit ni plus ni moins de l'adaptation du cycle éponyme d'Isaac Asimov. Pour l'instant j'en suis au quatrième épisode. On est clairement dans de la high science-fiction avec des hyper-croiseurs, du clonage humain, des champs de force personnels et un empire de plusieurs milliers d'années. L'histoire est prenante mais vu l'ampleur du récit, il faut se montrer patient pour voir se développer les histoires des différents intervenants.

Quand l'éminent professeur Hari Seldon prédit la chute imminente de l’Empire galactique, les Cléons - une longue lignée de clones d’empereur au pouvoir - craignent que leur règne jusqu'ici inégalé soit compromis. Ils sont forcés dès lors de prendre en compte la potentielle réalité de la perte de leur puissant héritage pour toujours et prennent leurs dispositions pour limiter les dégâts. Le Docteur Seldon et quelques-uns de ses fidèles sont envoyés aux confins de la galaxie pour bâtir la Fondation, un lieu spécial destiné à préserver le savoir de la civilisation, dans l'espoir de sa reconstruction.


Autre série de science-fiction: Y le Dernier Homme. Série en cours, avec 5 épisodes disponibles à l'heure où j'écris cet article.

Une épidémie mystérieuse a décimé toute la population mâle de la Terre ! Toute sauf un jeune homme, appelé Yorick Brown, et son singe capucin, Esperluette. Pourchassés par des groupements de femmes aux intérêts divers, Yorick et son singe partent sur les routes dévastées des États-Unis, sous la protection de la mystérieuse et mortelle Agent 355.

On est clairement ici sur du post-apocalyptique où se mélangent lutte de pouvoir, lutte pour la survie et fin du monde ; une série qui prend une autre résonance alors que le vrai monde n'a pas encore surmonté la pandémie mondiale.

mercredi 29 septembre 2021

Les derniers jours d'Argos (scénario pour Dune)

Les derniers jours d'Argos est un scénario se déroulant dans l'univers de Dune.

Nous sommes en l'an 10186 après la fondation de la Guilde Spatiale, soit cinq ans avant l'arrivée des Atréides sur Arrakis et les tragiques événements que l'on sait. Arrakis est sous la domination de la Maison Harkonnen depuis de nombreuses années. Les PJ, tous membres de la Maison Argos, une maison mineure inféodée à la Maison Atréides, ont été envoyés sur place pour reprendre en main l'exploitation de l’Épice. Les derniers relevés indiquent une très nette baisse de production, justifiant l'envoi sur place d'intendants de la Maison Argos chargés de restaurer une production nominale.

Initialement prévu pour Dune, Aventures dans l'Impérium, ce scénario ne contient finalement aucune mention de règles spécifiques et peut être joué avec le jeu de rôle de votre choix, moyennant un peu de préparation.

L'histoire, assez classique je dois bien le reconnaître, reprend des éléments emblématiques de Dune - récolte de l’Épice, ver des sables, Fremens, rivalité entre grandes maisons, Harkonnens agressifs - et permettra à vos joueur.euse.s de se familiariser avec l'univers. Ce scénario peut être joué comme un one-shot ou être le premier chapitre d'une grande saga.

En écrivant ce scénario, je me suis rendu compte qu'inconsciemment, je réécrivais des séquences du film ou du roman en les insérant dans mon aventure pour finalement obtenir un résultat sans doute acceptable mais au final peu original. Du coup, j'ai ressenti le besoin de parler de cette recherche d'originalité sur ma chaîne. Est-ce qu'on est obligé de toujours sortir des histoires originales? Est-ce seulement possible? Peut-on s'affranchir totalement de l'influence de nos lectures, des films et séries qu'on a vus, des parties de jeu de rôle qu'on a jouées? Sérieusement, c'est une question qui me travaille depuis... longtemps. Et vous?

lundi 27 septembre 2021

Daitoshi Underground Jäger

Pour fêter les deux ans du gratuit du mois sur son patreon, Le Grumph nous offre le PDF de son jeu de rôle manga violent Daitoshi Underground Jäger.

Pour rappel, DUJ est un jeu violent et très adulte, où on incarne des chasseurs de tueurs en série dans un Tokyo semi-futuriste déglingué. Si vous voulez vous faire une idée du jeu, 2d6+Cool propose une série de 3 actual plays à voir ou à revoir.

Dune

Voilà, c'est fait. J'ai enfin vu le Dune de Denis Villeneuve, l'adaptation tant attendue de l'oeuvre de Frank Herbert, du moins de la première partie puisqu'on aura très certainement droit à une suite.
Dans ce premier volet, on suit l'histoire de Paul Atréides jusqu'au moment où, avec sa mère, il rejoint les Fremens après l'attaque dévastatrice des Harkonnen.
Difficile pour moi de faire une critique vraiment objective de ce film tant l'attente était longue et les espérances plus grandes encore. Fan de Dune depuis longtemps, ayant vu le film de David Lynch de très nombreuses fois, écouté la BO de Toto en boucle et lu une partie de l'oeuvre écrite (il faudra que je pense à relire tout ça d'ici la sortie du second volet), j'ai dû faire un effort conscient pour tenter de vous partager à la fois mon ressenti et malgré tout les quelques défauts du film, selon moi.


Je savais que j'allais adorer ce film avant même de m'asseoir dans la salle. Les bandes annonces et le teasing des derniers mois étaient tels qu'on savait déjà que ce film allait être une véritable révélation esthétique, une claque visuelle qui allait balayer les précédentes tentatives d'adaptation au cinéma de cette oeuvre réputée impossible à adapter.
Et, pour moi, c'est clairement le cas; l'approche visuelle est grandiose. Les paysages et décors naturels sont somptueux. L'esthétique des costumes, des vaisseaux, des bâtiments laissent sans voix. La bande sonore est terriblement efficace et immersive. L'histoire est strictement respectée, avec quand même quelques choix douloureux comme la mise en avant de certains personnages, Duncan Idaho et Gurney Halleck, au détriment d'autres; on voit peu Thufir Hawat et Piter De Vries et on n'explique pas du tout la place des mentats dans la société de Dune.
Pour rester sur les personnages, il faut souligner la prestation de Rebecca Ferguson qui campe une Dame Jessica tiraillée entre son devoir d'épouse, son amour maternelle et sa soumission à l'ordre Bene Gesserit. C'est clairement pour moi le second rôle le plus important du film et il va encore prendre de l'ampleur dans le second volet.
Sur le choix de Timothée Chalamet dans le rôle de Paul, je suis plus mitigé; il est jeune, comme le Paul des livres. Il est à la fois vulnérable et fort d'un enseignement et d'un entraînement qui l'aident à surmonter les épreuves. C'est assurément un rôle compliqué car central dans la saga. Tout tourne autour de lui, du personnage de Paul, qui est tour à tour fragile, hésitant puis fort et déterminé l'instant d'après. Le choix de Timothée Chalamet me laisse dubitatif mais en même temps je ne vois pas quel autre acteur aurait pu faire le taf.
On voit aussi trop peu le Baron Vladimir Harkonnen mais ce qu'on en voit est suffisant pour se faire une idée de la cruauté du personnage. Même chose pour Rabban qu'on sent prêt à exploser. On sent la violence à fleur de peau même si son temps d'image est très réduit.
Petit regret sur le peu de cas qui est fait du Docteur Yueh dont on évoque à peine les motivations alors que son rôle est primordial.
Rôle honorablement tenu aussi par Oscar Isaac qui nous offre un Duc Leto Atréides tout en noblesse et en droiture. Pour les autres personnages, Stilgar et Chani, on les voit tellement peu qu'il est difficile d'avoir un avis. J'attends le second volet pour ça.
Donc un casting énorme, sans réel grand défaut si ce n'est un traitement parfois inégal des personnages.

Le défaut principal du film, si on doit lui en trouver un, c'est la position de spectateur qu'on garde tout au long du film. Généralement, quand je regarde un film, j'arrive assez vite à m'identifier à certains personnages, à ressentir de l'empathie pour eux. Ici, Villeneuse nous brosse un tableau très complet et très compréhensible de Dune, et ça c'est déjà un sacré défi, mais il reste, selon moi, sur une position de narrateur externe sans jamais voir l'histoire par les yeux de Paul ou d'un autre personnage. Il y a toujours cette distance, presque cette froideur ou cette neutralité par rapport à l'intrigue. Même si on reste sans voix devant l'ampleur de l'oeuvre et la beauté des images qui nous sont présentées, on ne s'imprègne pas vraiment tout à fait de l'histoire, on ne ressent pas le désert et la chaleur d'Arrakis, l'oppression des Harkonnen, les dilemmes de Paul ou de Jessica, ou seulement à de courts instants. Si on devait trouver un défaut à ce film, ça serait celui-là.

Autre petit défaut plus mineur: certaines transitions entre certaines scènes sont parfois un peu brutales. On passe d'une scène dans le palais de Caladan à une scène sur les falaises dans le cimetière familiale des Atréides trop abruptement. Idem pour le voyage entre Caladan et Arrakis. On aurait aimé un plan sur les vaisseaux de la Guilde Spatiale et une explication sur leur rôle.
D'ailleurs certains aspects politiques du monde de Dune sont passés sous silence: l'Empereur et sa fille Irulan, le Landsraad, la Guilde Spatiale, la CHOM. On suppose, on espère que ces éléments seront abordés plus explicitement dans la suite.
Après, Denis Villeneuve expliquait en interview avoir voulu faire un film pour les fans mais aussi pour les personnes n'ayant aucune connaissance de l'univers de Dune; là, le but est atteint. J'ai été voir le film avec mes trois enfants qui n'avaient que peu de connaissances de l'univers du film hormis ce que je leur en avait dit et ils ont beaucoup aimé. Ils n'ont pas ressenti les manques et les petits défauts que j'ai mentionnés plus haut pour la simple et bonne raison qu'ils n'avaient pas d'autres références.

Donc, clairement, pour moi, c'est la meilleure adaptation de Dune au cinéma à ce jour. On a vraiment ici un chef d'oeuvre et une vraie nouvelle référence visuelle pour cet univers. Mieux, quand on feuillette le jeu de rôle Dune, on retrouve les visuels du film, pas les photos mais bien les concept art, de vrais dessins. On a donc un tout cohérent entre film et jeu de rôle, sans compter la BO qui est immersive et inspirante. L'ensemble forme un tout à exploiter en jeu autour d'une table, pour les initiés comme pour les novices. 
Mon avis final: un très très bon film, pas exempt de quelques défauts, mais une belle réussite. J'attends la suite avec impatience. En attendant, je vais revoir ce premier volet, c'est sûr.