jeudi 1 septembre 2016

High-Rise

1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour à peine achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix.
Bientôt, il se prend à leur jeu. Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale; ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui.

High-Rise est une plongée dans la folie et la décadence, une farandole cynique de violences psychologiques aussi bien que physiques qui mènent pas à pas les protagonistes de ce film à un état de démence et d'hystérie sans précédent.
Tous les repères de notre société policée volent en éclats, laissant la place aux plus bas instincts de l'être (à peine) humain.
J'avais rarement vu un film pareil, véritable procession de scènes de violence où se mêlent affrontements entre habitants des différents étages de la tour et fêtes orgiaques où l'alcool coule à flots.
C'est à la fois choquant et fascinant.
De la folie à l'état pur.

Adapter High-Rise en jeu de rôle ? Pourquoi pas mais il faudra un public plus qu'averti, peut-être à l'occasion d'un scénario de Unknown Armies, à moins que la tour ne soit un immeuble d'Al Amarja. Meneur de jeu et joueurs, accrochez-vous !

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