vendredi 2 mars 2018

The Bad Batch (Le Clan Maudit)

Une histoire d'amour bizarre dans un coin perdu du Texas au sein d'une communauté de cannibales.

Difficile de parler de The Bad Batch tant l'histoire est étrange et tordue.
Dans un coin perdu, quelque part au-delà de la frontière du Texas, dans le désert, Arlen est capturée par des cannibales; amputée du bras et de la jambe droite, elle réussit néanmoins à s'enfuir et rejoint la communauté de Comfort, une ville de hippies un lieu atypique, mélange de Burning Man et de décharge où ont trouvé refuge les paumés et les laissé-pour-compte de la société.
La ville est dirigée par The Dream, un guru (et trafiquant de drogues) qui vit retranché dans une bâtisse, entouré d'un harem de jeunes femmes armées et enceintes.

The Bad Batch est vraiment un film halluciné; on est plongé dans un monde alternatif où la civilisation n'existe plus. Elle a été remplacée par des règles de survie simples et un mode de vie au jour le jour, ponctué par des fêtes nocturnes et d'une consommation immodérée de drogues en tout genre.
On nous propose une panoplie de personnages hors normes: une survivante amputée et désabusée, un cannibale tout en muscles mais sensible, un ermite errant dans le désert, un guru moustachu et cynique, bref des personnages tout droit sortis d'une partie d'Apocalypse World. C'est d'ailleurs le jeu auquel j'ai tout de suite pensé en visionnant ce film et en imaginant comment on pourrait s'en inspirer en jeu de rôle.

Que dire de plus? The Bad Batch est un film étrange et dérangeant, une inspiration bizarre digne d'Apocalypse World, des images crues et choquantes (âmes sensibles s'abstenir), un Objet Cinématographique Non Identifié à regarder avec précaution.

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