Affichage des articles dont le libellé est investigateur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est investigateur. Afficher tous les articles

mardi 22 novembre 2016

Stuart H. West, docteur

Je continue ma galerie d'investigateurs pour Cthulhu Dark avec Stuart H. West, un docteur à la passion morbide, largement inspiré d'Herbert West.

Stuart H. West est docteur (en médecine) à Providence. Diplômé de l'université de Miskatonic, il partage son temps entre son cabinet de consultation et la morgue municipale où il officie en tant que légiste à titre gracieux. 
En fait, le docteur S.H. West est obsédé par la mort; il ne peut se résoudre à cette issue fatale, aussi cherche-t-il un remède contre la faucheuse. Ces recherches l'ont conduit à consulter certains livres occultes tel que le sinistre Nécronomicon dont l'université possède un exemplaire de la traduction allemande hélas incomplète. 
Après plusieurs années d'expérimentation (et de tombes profanées), il n'a pas encore réussi à mettre au point une formule satisfaisante. Bien entendu, ses recherches impies ont eu un impact certain sur l'équilibre mental du docteur: il fait montre d'un certain cynisme à l'égard de la vie et n'envisage la mort que sous l'angle de l'expérimentation.
Jusqu'ici, il a réussi à garder le secret sur ses infâmes travaux. Hormis son contact dans les bas-fonds (un certain Jack Maddux) qui lui fournit les spécimens, personne n'est au courant des expériences contre-natures du docteur West.

dimanche 20 novembre 2016

Eleonore Driscoll, voyante

Eleonore Driscoll est une voyante. Elle préfère se qualifier de "psychiquement hypersensible". 
Depuis l'enfance, elle voit des choses que les autres ne voient pas. Elle pressent des choses qui demeurent inconnues au commun des mortels. Très tôt, ce don a été synonyme de méfiance voire de crainte de la part des autres, enfants comme adultes. Des visions de plus en plus violentes contraignirent ses parents à la faire interner dans une institution spécialisée: l'asile psychiatrique de Providence, Rhode Island. Au terme de plusieurs années de traitement, les médecins l'estimèrent "guérie"; elle a 19 ans quand elle quitte le sanatorium.
Hélas, après quelques années, les visions revinrent la hanter.
Craignant d'être à nouveau enfermée, elle quitta le foyer familial et vécut un temps à New York où elle bénéficia de la protection d'un certain Stephen Alzis, mécène renommé et grand amateur de spiritisme.
Eleonore vit aujourd'hui à Boston où elle a ouvert un cabinet de voyance. Depuis son séjour à New York, elle maîtrise mieux son don (serait-ce grâce aux enseignements de son mentor Stephen Alzis?) et a su l'exploiter habilement pour en vivre.
On la connait jusque dans la haute société et elle est régulièrement invitée pour animer des séances de spiritisme, très à la mode en ce moment. C'est au cours d'une de ces soirées "spirit" qu'elle a rencontré Archibald Saint André, un élégant gentleman, riche de surcroît. Celui-ci partage son goût pour l'occultisme et lui a montré ces trouvailles étranges rapportées de ces nombreuses expéditions. Parmi celle-ci, une singulière idole ramenée d'Afrique a jeté la jeune femme dans un état de trouble inquiétant.

Cinquième investigatrice de ma série d'investigateurs pour Cthulhu Dark, Eleonore Driscoll est une voyante touchée par le Mythe et qui entretient avec les Grands Anciens un lien tout à fait particulier. Son mentor New-Yorkais, Stephen Alzis, n'y est peut-être pas inconnu.

lundi 14 novembre 2016

Jack Maddux, investigateur aux méthodes musclées

Pour compléter le groupe d'investigateurs proposés dans un précédent billet, voici Jack Maddux, gangster plein de ressources.

Jack Maddux est dans l'import-export, certains diront "trafic". Pour lui, ça ne fait pas vraiment de différence. Il achète des marchandises à ceux qui veulent les vendre, et il revend ces marchandises à ceux qui veulent les acheter. C'est le business. 
Jack Maddux s'occupe aussi de quelques bars dans l'est de la ville; les esprits chagrins diront que ce sont des tripots clandestins et des bars malfamés. Pour Jack, c'est aussi du business. "Y a pas de mal à boire un truc fort en jouant aux cartes avec des amis", commente-t-il.
Jack n'hésite pas à employer la manière forte; lui, il préfère dire qu'il a du caractère et que le monde n'est pas fait pour les lopettes; "Saint Thompson, bénissez-nous", a-t-il l'habitude de dire.
Comment s'est-il retrouvé mêlé à cette histoire de statuette? Un gars de la haute société a mis un paquet de fric sur la table, tout simplement. Ca aussi, c'est du business.
Jack Maddux est impulsif, irascible et peut se montrer sans scrupule quand il s'agit des affaires. "On ne fait pas de business avec des sentiments'", se justifie-t-il souvent. C'est aussi un homme plein de ressources: il peut se procurer presque tout même si c'est illégal; il a des contacts partout en ville et disposent de plusieurs planques en cas de pépin.
Il a servi en Europe au cours du conflit mondial (1914-1918): c'est un dur à cuire et il sait se battre; les armes à feu et les explosifs n'ont pas de secret pour lui.

Histoire de poser l'ambiance lors de vos parties de Cthulhu Dark (ou d'un autre jeu dans les univers de Lovecraft), je vous conseille l'écoute des trois albums suivants: Cthulhu, Nyarlathotep et Azathoth de Cryo Chamber, label spécialisé dans les musiques d'ambiance sombre.

mercredi 9 novembre 2016

Trois investigateurs

L'univers de H.P. Lovecraft, sa cosmologie horrifique et ses entités hors normes ont toujours exercé sur moi un fascination particulière. Et malgré de nombreuses infidélités fantasy, science-fiction ou space opera, je reviens toujours aux écrits du maître de Providence; je ne pourrais dire combien de fois j'ai lu et relu Dagon (court mais terriblement évocateur), l'Affaire Charles Dexter Ward (de mon point de vue une des meilleures nouvelles de HPL), l'Appel de Cthulhu (oeuvre ô combien fondatrice) ou encore Celui qui chuchotait dans les ténèbres (glaçante perspective).
Ainsi je me replonge une fois encore dans les fantasmes du maître de l'horreur en publiant la description de trois investigateurs que j'avais initialement imaginés pour le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu mais que je vais très certainement proposer dans le cadre d'intrigues motorisées par Cthulhu Dark.

Le professeur Harvey Walters enseigne à l'université Miskatonic d'Arkham depuis plus de vingt ans. Sa renommée en matière de religions et langues anciennes a depuis longtemps dépassé l'enceinte de l'établissement. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence et entretient une correspondance avec de nombreux autres experts de par le monde. Issu d'une famille modeste mais de bonne éducation, il porte le costume avec une élégance toute académique.
Il est membre du Club des Historiens de Boston. Outre sa chaire universitaire, le professeur mène des recherches sur les ouvrages occultes tels que le De Vermiis Mysteriis, les Manuscrits Pnakotiques ou encore le funeste Nécronomicon dont la bibliothèque de l'université possède un exemplaire de la traduction allemande, malheureusement incomplète. L'étude de ces livres impies a fait du professeur une sommité en ce qui concerne les cultes anciens et l'occultisme mais certaines choses devraient rester ignorées des hommes. Ses découvertes occultes ont gravement affecté la santé psychique du professeur. Il ne parle que rarement de son séjour au sanatorium d'Arkham et des traitements qu'il y a subis.
A ce jour, le professeur reste un homme mentalement fragile. Il poursuit néanmoins ses travaux, malgré l'avis contraire de son médecin et l'inquiétude de ses proches. La récente découverte d'une statuette par l'explorateur fortuné Archibald Saint André en Afrique semble prouver l'existence d'un culte ancien et innommable.

Miranda Davenport est une charmante jeune femme de 26 ans, aux traits fins et à la démarche souple et élégante. Mais cette apparente fragilité cache une aventurière qui n'a pas froid aux yeux. Son père, ancien colonel dans l'armée de sa Majesté (Miranda est anglaise), lui a enseigné le maniement des armes (son arme favorite: un Luger 9mm); elle a hérité de lui un esprit vif et une opiniâtreté sans limite. Il est difficile de lui résister ; ce qu'elle n'obtient pas par la séduction, elle n'hésite pas à s'en emparer par la force.
Arrivée en Amérique il y a trois ans, elle s'est installée à Boston et y a ouvert une agence de détective privé. Malgré son jeune âge et le fait qu'elle soit du sexe dit faible, elle a élucidé plusieurs affaires et s'est fait un nom dans le milieu. Elle a à maintes reprises prêté son aide aux forces de l'ordre et, du coup, a ses entrées au commissariat central de Boston où on la surnomme «le Sherlock Holmes en jupon».
Miranda a la tête sur les épaules. Elle ne croyait pas au spiritisme ou aux choses de l'occulte jusqu'à cette dernière affaire où elle a été confrontée à d'étranges événements qui l'ont poussée à remettre en question ses convictions rationnelles et à envisager l'existence de choses inconnues de l'esprit humain, des choses sombres et impies. Cette même affaire l'a mise en relation avec deux personnages pour le moins surprenant : Harvey Walters, éminent professeur de l'Université de Miskatonic, et Archibald Saint André, aventurier et milliardaire dandi.


Archibald Saint André n'a jamais eu de problème d'argent. Unique héritier et dernier descendant d'une illustre famille, il mène une vie faite d'aventures et de mystères, parcourant le monde et allant souvent au devant du danger et de l'inconnu. Ses ressources financières lui permettent d'organiser des expéditions et des voyages à travers le monde. Il a une passion pour les antiquités rarissimes et n'hésitent pas à s'investir personnellement pour obtenir ce qu'il veut.
Archibald Saint André est un homme grand, au visage sec et à la fine moustache élégante. Ses gestes sont souples et précis. Il pratique l'escrime et s'y connaît en armes à feu.
Son allure distinguée ne passe jamais inaperçue dans les réunions mondaines. C'est un homme plein de ressources et on le dit beau parleur. Il n'est pas marié mais il a un certain succès avec la gente féminine.
Son intérêt pour les antiquités est à l'origine de sa rencontre avec le professeur Harvey Walters.
A l'issue d'une expédition fort hasardeuse en Afrique, Archibald rapporta une étrange statuette dont la seule vue plongea le professeur dans une profonde stupeur. Le scientifique venait de reconnaître dans cette sculpture primitive les traits du Grand Cthulhu dont il est fait mention dans le sinistre Nécronomicon. Pour les deux hommes, cette antique statuette était la preuve de la survivance d'un culte hideux plus ancien que l'humanité elle-même. Depuis lors, ils n'ont de cesse de rechercher d'autres preuves, espérant éradiquer à jamais les traces impies de cette religion sans âge.