jeudi 5 octobre 2017

End of Watch

Chaque jour, Brian Taylor et Mike Zavala, jeunes officiers de police, patrouillent dans les rues les plus dangereuses de Los Angeles. À travers les images filmées sur le vif, on découvre leur quotidien: les patrouilles et les poursuites, les confrontations souvent violentes avec les malfrats, les membres des gangs, les trafiquants de drogue, la dureté de la rue, la peur et le danger omniprésent. On y découvre aussi une part de leur vie privée: famille, épouses et enfants, projets d'avenir; et le décalage saisissant entre ces deux mondes. Certaines images sont très dures (âmes sensibles s'abstenir) car la vie dans les rues de L.A. ne fait pas de cadeau. 
Un film que je rapprocherais (même thème et même angle d'approche) de l'excellente série Southland.
Une formidable inspiration pour des jeux de flics tels que COPS ou D3 (paru dans les Casus Belli 13, 14 et 15)

mardi 3 octobre 2017

Perceval ou le conte du Graal

Perceval ou le conte du Graal, d'Anne-Marie Cadot-Colin, d'après Chrétien de Troyes, nous narre l'édifiante épopée d'un des plus célèbres chevaliers des légendes arthuriennes, j'ai nommé Perceval le Gallois.

Un jeune Gallois naïf, ignorant jusqu'à son nom, élevé dans la profonde Forêt Déserte, devient un vaillant chevalier et prend place autour de la Table Ronde, parmi les compagnons du roi Arthur. Il a pour nom Perceval. Mais outre ses aventures périlleuses et ses exploits chevaleresques, son vrai destin est celui de la quête du Graal.

Oui, je sais, j'ai encore piqué dans les lectures scolaires de mes enfants :-)

Cet ouvrage est une interprétation moderne du légendaire roman de Chrétien de Troyes (c'est de la littérature médiévale). Chevaliers en armures, nobles dames en détresse, sorcières, magiciens et prophéties, souverains énigmatiques, dragons, Graal et lance magique, épée légendaire, tournois et duels, forêts sombres et châteaux mystérieux, nobles quêtes et félonies, tels sont les ingrédients de ce conte-épopée. Au fil des pages, on y découvre un jeune Gallois un peu naïf qui va maladroitement faire ses premiers pas dans le monde et devenir le fameux chevalier que l'on connaît. Mais nombreuses sont les épreuves sur la quête du Graal. Au terme de plusieurs années d'errance, Perceval se montrera-t-il digne du Graal ? Vous le découvrirez en lisant ce roman assez court (moins de 200 pages); mais ne vous laissez pas abuser par le petit format du livre. Les tournures de phrases empruntent énormément au français médiéval et le style très "conte" n'est pas toujours aisé à lire. A ce titre, la dernière quinzaine de pages intitulée Pour mieux comprendre Perceval est très utile et vous aidera à mieux appréhender l'ouvrage.

Perceval ou le conte du Graal, ou du moins le roman original de Chrétien de Troyes, est une oeuvre fondatrice, à l'origine de maintes adaptations en littérature mais aussi au cinéma et dans les jeux de rôle. On peut citer le très célèbre Pendragon mais aussi Knight, au cœur des ténèbres qui n'hésite pas à transposer l'épopée arthurienne dans un futur lointain.

2d6+Cool : MonsterHearts FuckYouVeryMuch, le final

2d6+Cool nous gratifie cette semaine du final de sa campagne MonsterHearts FuckYouVeryMuch. Et quel final, c'est une véritable apothéose.
Au menu de ce 5ième et dernier épisode, une fête étudiante dans une mine désaffectée, un Boogie Man de pacotille qui devient un véritable tueur, du sang et des larmes, de la sorcellerie et un peu de sexe aussi; bref tous les ingrédients essentiels à une bonne session de MonsterHearts.
Un vrai régal pour les oreilles et une formidable source d'inspiration pour vos futures parties.

lundi 2 octobre 2017

Equals

Dans un monde utopique futuriste, les émotions ont été génétiquement éradiquées et tout le monde vit en paix au sein du Collectif. Les émotions y sont considérées comme une maladie incurable et dégénérescente. Nia et Silas vont tomber amoureux mais doivent cacher leur relation hors-la-loi. Avec l'aide d'un petit groupe de résistants "malades", ils vont tenter de rejoindre la Péninsule, une terre sauvage loin du Collectif où ils espèrent pouvoir vivre librement leur humanité retrouvée.

Je n'ai pas regardé ce film pour le formidable jeu d'acteur de Kristen Stewart quoique pour le coup, vu que les protagonistes n'ont aucune émotion au début du film ou doivent les cacher, elle joue plutôt bien (ok, là, je suis un peu méchant).
J'ai choisi de regarder ce film parce que j'aime les dystopies et que je suis toujours avide d'en découvrir une nouvelle.
Equals, c'est un peu Roméo et Juliette au pays de Big Brother. Les émotions y sont non seulement interdites mais elles sont vécues par les protagonistes comme quelque chose de dangereux et d'étrange, une malade mortelle et irréversible. Ils ne vivent pas leur état initial de robot-humain comme une sanction ou une contrainte. C'est tout le contraire. Pour eux, l'émotionnel est contre-nature. Et ce n'est que petit à petit qu'ils se rendent compte qu'en fait, les émotions sont dans la nature humaine. Et c'est là tout le piquant de cette dystopie.
Visuellement, le monde du Collectif est épuré et sans relief, à l'image de sa doctrine. Les émotions ayant été génétiquement éliminées, les cités sont fonctionnelles, les gens normalisés, les habits uniformisés. Les habitants du Collectif vivent côte à côte sans échange véritablement en dehors de conversations fonctionnelles strictement nécessaires.
Dans un tel monde, Nia et Silas sont obligés de vivre leur relation en secret au risque d'être internés puis éliminés.
Equals n'est peut-être pas un chef d'oeuvre du cinéma, loin s'en faut, mais il a le mérite de présenter une dystopie intéressante et une esthétique inspirante, à recycler dans vos parties de jeu de rôle.

mercredi 27 septembre 2017

Room 104

Room 104 est une série en 9 épisodes dont l'action se déroule exclusivement dans la chambre n°104 d'un motel aux Etats-Unis. Chaque épisode, d'une durée de 25 minutes environ, nous pose une histoire originale, étrange, insolite, parfois dérangeante. Tout se joue en une vingtaine de minutes.
Le format m'a rappelé celui de la série mythique The Twilight Zone.
Chaque épisode était l'occasion de découvrir une intrigue à la manière d'une courte nouvelle; les personnages présentés sont assez typés: le joueur de tennis déchu, la babysitter et l'enfant bizarre qu'elle doit garder pour une soirée, les deux mormons tentés par le péché, la femme de chambre un peu barrée, l'écrivain en crise, le couple bizarre et le livreur de pizza, la rescapée d'un accident d'avion, etc.
Room 104 se regarde rapidement et ne demande pas un gros investissement en temps ou en suivi puisque chaque épisode est court et se suffit à lui-même. Idéal si vous avez une petite demie heure à tuer et que vous ne voulez pas vous lancer dans le visionnage exigeant d'une longue série.
Room 104 est également une bonne source d'inspiration pour des jeux de rôle surfant sur l'étrange et l'onirisme comme Dragonfly Motel. Chaque épisode de Room 104 pourrait être une partie de ce jeu aux rouages surprenants.

mardi 26 septembre 2017

Les Ombres de Wielstadt (Pierre Pevel)

Hiver 1620. Les premiers feux de la guerre de Trente Ans dévorent le Saint empire romain germanique mais épargnent Wielstadt. Protégée depuis toujours par un dragon, cette ville allemande est le théâtre d'une autre bataille qu'un exorciste en armes, le chevalier Kantz, mène seul contre le Mal.

Wielstadt est une cité fictive, un concentré de l'Europe du début du XVIIième siècle, à l'aube de la guerre de Trente Ans. On y retrouve toutes les factions, les tensions et les luttes qui animent l'Europe de cette époque; on y trouve aussi de la magie (kabbale, exorcisme et sorcellerie)  et les races féeriques telles que les fées, les nains, des demi-ogres, les faunes, les centaures et bien entendu un dragon, protecteur de la cité.
Le héros, le chevalier Kantz, est un homme d'armes, ancien prêtre, pratiquant la magie et luttant contre les forces de l'Ombre.
Ce premier tome de la trilogie de Wielstadt nous dépeint la cité et ses différentes factions; l'auteur déploie les fils de son intrigue, plaçant les personnages comme autant de Personnages Non Joueurs d'un scénario complexe. C'est d'ailleurs ce qui m'a frappé à la lecture: le nombre impressionnant de personnages et les relations multiples qu'ils entretiennent entre eux et avec le héros. Cela fait de Wielstadt une ville d'aventures possibles pour tout jeu de rôle médiéval fantastique, pour autant que vous puissiez jongler avec autant d'éléments narratifs, figurants mais aussi lieux intrigants et timeline.
Le style littéraire de Pierre Pevel est fluide et d'une lecture agréable et divertissante. Une mine d'or d'inspirations rôlistes.

lundi 18 septembre 2017

Tu es un Sorcier

Tu es un Sorcier est un jeu de rôle vous proposant d'incarner un jeune élève de la plus célèbre école de sorciers; à l'heure où j'écris ces lignes, le jeu en est à sa troisième version. En une grosse trentaine de pages, Tu es un Sorcier comprend les règles de création des personnages ainsi que les règles de jeu, une magnifique feuille de personnage et du matériel additionnel, des fiches pour décrire sa baguette magique, dessiner la carte de Poudlard façon carte du maraudeur, noter les figurants et prendre diverses notes.
La création d'un personnage est déjà un mini jeu en soi. Après avoir déterminer l'époque de jeu, les joueurs doivent choisir les origines du personnage (moldu, sang-pur, sang-mêlé); vient ensuite la description de la baguette dans le magasin d'Ollivander. Le choix de la baguette est déterminant et conditionne déjà un peu le caractère du personnage.
Le joueur/euse est ensuite invité(e) à compléter sa fiche de personnage (appelé Grimoire) en répartissant des points entre différentes caractéristiques (Corps, Cœur, Esprit) et compétences. Le personnage est complété par des Traits, sa maîtrise des différents cours, quelques sortilèges simples et ses possessions au début de l'aventure. Des cartes d'Amitié permettent de noter les Figurants avec lesquels les personnages entretiennent des relations; ces amis pourront les aider le cas échéant.
Tout est expliqué pas à pas, de manière fort didactique. Ça donne vraiment envie de jouer, ce que je ne tarderai sans doute pas à faire dans les prochaines semaines.
A noter que le jeu est encore incomplet; l'auteur le complète au fur et à mesure. Du bel ouvrage !