mardi 16 février 2021

Le bon, la brute et le cinglé

Les années 30 en Mandchourie. Le Cinglé vole une carte aux trésors à un haut dignitaire japonais. La Brute, tueur à gages réputé, est payé pour récupérer cette carte. Le Bon veut retrouver le détenteur de la carte pour empocher la prime. Un seul parviendra à ses fins, s'il réussit à anéantir l'armée japonaise, les voyous chinois, les gangsters coréens et ses deux adversaires.

Le bon, la brute et le cinglé revisite les codes du Western, le tout transposé dans la Mandchourie des années 30. C'est épique et trépidant. Deux heures de poursuites délirantes, de fusillades et de chassés-croisés, le tout servi par une bande son digne des meilleurs westerns. On reconnaît très vite les scènes typiques du genre avec notamment l'attaque de train ou la fusillade dans le marché. Le final est digne du film presque éponyme le bon, la brute et le truand dont il s'inspire largement. Loin du pastiche, le bon, la brute et le cinglé a ses propres atouts et son propre caractère.

Côté jeu de rôle, on est sur une mine d'inspirations pour vos aventures de Deadlands ou de tout autre jeu mettant l'accès sur l'action, pourvu que ça canarde, que ça galope et que ça cabotine un maximum.

Pour info, j'ai découvert ce film en regardant cette vidéo.

mercredi 10 février 2021

Bois Dormant, un actual play Belonging Outside Belonging sur 2d6plusCool

2d6plusCool a diffusé dernièrement un actual play sur Bois Dormant, un jeu de rôle de Melville, dans la mouvance Belonging Outside Belonging, inspiré de Dream Askew d'Avery Alder.

Un très beau moment de jeu de rôle poétique et contemplatif dans un univers radicalement non violent plein d'émotions. C'était aussi l'occasion pour moi de voir comment pouvait s'articuler une partie d'un jeu Belonging Outside Belonging et à quoi ça avait l'air concrètement autour d'une table, même si cette table est virtuelle.

jeudi 4 février 2021

The Expanse (saison 5)

Fin de la cinquième et avant-dernière saison de The Expanse, en tout cas c'est ce qui est annoncé un peu partout. Encore une fois une excellente saison qui cette fois explore un peu plus le passé de certains personnages. L'équipage du Rocinante affronte un nouvelle ennemi: Marco Inaros, un terroriste ceinturien qui tente de provoquer une guerre entre la Ceinture et la Terre. Une saison où les personnages évoluent un peu plus en ordre dispersé, chacun suivant un axe narratif spécifique et pour certain.e.s tragique.

J'étais un peu dubitatif en début de saison mais finalement je n'ai pas été déçu. A voir certainement et évidemment un max d'inspiration pour le jeu de rôle The Expanse.

lundi 1 février 2021

The Mandalorian (saison 2)

Je viens de terminer hier soir la seconde saison de la série Starwars du moment. Une excellente saison pleine de péripéties, d'actions et de rebondissements. On en apprend un peu plus sur le Mandalorien et sur l'Enfant; on a droit à l'apparition de plusieurs autres personnages emblématiques de l'univers de Starwars. Bref que du bon, de l'excellent Starwars. On attend la suite avec impatience. Côté jeu de rôle, cette seconde saison regorge d'inspirations, de planètes exotiques, de races étranges et de situations à reprendre dans vos parties quel que soit le jeu de rôle Starwars que vous pratiquez.

dimanche 31 janvier 2021

Système de progression en jeu de rôle ET comment partager la vedette autour de la table

Deux nouvelles vidéos dans le cadre du RPGaWEEK sur le système de progression en jeu de rôle ET comment partager la vedette autour de la table.


samedi 30 janvier 2021

L'empire de l'imaginaire (Michael Witwer)

Je vous en parlais il y a peu et je viens d'en terminer la lecture. L'empire de l'imaginaire de Michael Witner est la biographie romancée de Ernest Gary Gygax, le co-créateur avec Dave Arneson de Donjons & Dragons. En un peu plus de 300 pages, l'auteur nous raconte l'histoire de cet agent d'assurance du Wisconsin qui va révolutionner le monde du jeu et dont l'oeuvre marquera durablement et marque encore aujourd'hui non seulement l'univers du jeu de rôle dont il est l'origine mais aussi les jeux vidéo, le cinéma, la littérature et la société en général. On nous propose une biographie romancée, mise en scène de manière très vivante, une histoire qui débute de la naissance de Gary en 1938 à sa mort en mars 2008.

Une lecture passionnante qui nous fait découvrir la source et les premiers pas du jeu de rôle, les essais, les erreurs et les réussites, la naissance de la Gen Con, les premières éditions de D&D fabriquées dans le salon de la famille Gygax, les parties nocturnes dans le sous-sol de la maison familiale, la fondation de la la maison d'édition TSR, les difficultés financières, les procès, le départ forcée de Gary, ses projets hors D&D, sa vie de famille aussi. On est véritablement plongé au cœur de la vie de Gary Gygax bien au-delà des quelques articles de vulgarisation que j'avais pu lire jusqu'ici sur le créateur de D&D.

A la lecture de cet empire de l'imaginaire, je me suis rendu compte qu'à l'époque où j'achetais mes premiers bouquins de jeu de rôle, en l’occurrence AD&D2, Gary Gygax ne faisait déjà plus partie de TSR et que la maison d'édition elle-même était déjà sur une pente descendante, chose que j'ignorais complètement à l'époque. On se rend compte aussi des grandes difficultés internes à TSR alors même que D&D crevait les plafonds des ventes au début des années 80. Je savais qu'il y avait eu des procès et des tiraillements au sein de TSR mais j'étais loin d'imaginer à quel point ces luttes pouvaient être violentes. Vraiment une lecture à la fois fascinante et édifiante.

Le seul regret que j'ai après lecture, c'est que l'ouvrage ne détaille pas énormément le processus créatif de Gygax et ses amis et leurs discussions autour de tel ou tel concept ludique ou des règles du jeu. On retrace la vie de l'auteur et les péripéties de D&D mais pas le contenu du jeu, hormis quelques passages ça et là. Par contre, on explique clairement pourquoi le jeu de rôle se démarquait du jeu de société et du wargame de part ses qualités intrinsèques: aventure partagée, collaboration entre joueur.euse.s, imagination, univers sans limite, récits héroïques et épopées, rôle social du jeu, etc.

Comme je l'ai dit plus haut: une lecture fascinante, une histoire édifiante, à lire si comme moi vous êtes curieux des origines du hobby et de la vie de Gary Gygax, un personnage singulier et père du jeu de rôle. Tout ça m'a donné furieusement envie de me replonger dans mes manuels de Donjons & Dragons.

jeudi 28 janvier 2021

Le dieu caché (J-F Dubeau)

Été 1873, province de Québec. Des enfants découvrent dans une grotte une créature étrange, à la peau de porcelaine et aux membres tordus. Elle veut simplement jouer avec eux. Jusqu'à ce que l'un des enfants ne respecte pas les règles du jeu... Bien des années plus tard, Saint-Ferdinand est un village tranquille... si on ne prête pas attention à son cimetière, trop grand et trop rempli. Car une puissance sans nom règne sur ces lieux. Quand elle se révèle à Venus McKenzie, une adolescente, et à ses amis, ils découvrent que le pouvoir de cette créature est lié de langue date à Saint-Ferdinand et que les meurtres qui défraient sa chronique ne font qu'effleurer la surface d'un passé chargé de terribles secrets.

Le dieu caché de J-F Dubeau nous entraîne dans une ville maudite, sous l'emprise d'une étrange entité, un dieu de haine et de mort mais qui exerce une non moins étrange fascination sur les habitants de la petite ville.

L'histoire débute sur une singulière trouvaille par des enfants en 1873 puis reprend bien des années plus tard sur une affaire de tueur en série, jusqu'à une révélation mélangeant occultisme, magie noire, malédiction et monstre sanguinaire. L'auteur nous présente une bourgade rurale et ses habitants puis nous plonge lentement mais sûrement dans un marécage nauséabond dont on sort pas indemne. Certains passages sont assez gores, exposant clairement l'étrangeté du monstre et sa nature inhumaine. On découvre l'histoire petit à petit par le regard des différents protagonistes: le chef de la police, le médecin légiste, une psychologue, des adolescents, des notables, d'anciens habitants revenant à Saint-Ferdinand après plusieurs années d'absence, le tout s'agitant sur une scène de théâtre tragique et cruelle.

Je ne suis pas un aficionados des romans d'horreur contemporaine ni de thriller mais je dois reconnaître que j'ai apprécié cette lecture. La couverture annonce Entre Stephen King et Stranger Things a sans doute joué sur mon choix de lecture mais ça tient ses promesses. Une inspiration certaine pour de l'Appel de Cthulhu ou même du Tales from the Loop en montant le cran horreur de quelques points.