mardi 30 juin 2020

Infectés

Quatre jeunes gens foncent sur l’autoroute en direction de l’océan, mais ils ne sont pas en route pour des vacances : ils tentent d’échapper à la fin du monde. L’espèce humaine est menacée par un virus mortel. Plus personne n’est à l’abri. Pour tenter d’échapper à la pandémie, Danny, son frère Brian, sa petite amie Bobby et une amie d’école, Kate, font route vers le sud-ouest des États-Unis. S’appuyant sur un souvenir d’enfance, Danny est convaincu qu’ils trouveront un refuge sur une plage de surfeurs isolée du golfe du Mexique. Là, ils pourront vivre à l’abri en attendant de revenir au monde. Leurs règles sont simples : prendre uniquement des chemins détournés ; éviter à tout prix les contacts avec d’autres humains. Pourtant, au fur et à mesure, leur rêve de survie va se heurter à des choix qu’aucun d’eux n’est prêt à assumer. Ils vont vite découvrir qu’aucun virus n’est plus dangereux que la part d’ombre qui sommeille en chacun de nous.
Tout ou presque est dit dans le résumé ci-dessus; Infectés est un film dur et confrontant l'humanité à sa propre mortalité. Un film de 2009 ô combien prophétique quand on voit la situation sanitaire dans certaines régions du monde suite à la pandémie de COVID-19. Et même si l'Europe a plus ou moins bien géré la pandémie, on ne peut pas en dire autant des Etats-Unis ou de certains pays d'Amérique du Sud où les décès se comptent par milliers.
Un film qui fait réfléchir, au-delà de la simple vision post-apocalyptique. J'ai beaucoup hésité avant de partager mon retour sur ce film, surtout vu la situation actuelle. Comme je le dis plus haut, au-delà de l'aspect post-apocalyptique de l'intrigue, certaines situations de ce film me rappellent hélas les scènes de quasi-pillage de certains super-marchés au début de la pandémie, et la très fameuse pénurie de papier toilette, de pâtes et de riz. Les faits narrés dans ce film sont certes bien plus dramatiques mais l'idée est là. On se rend très vite compte que la fiction rejoint la réalité, le chacun pour soi prenant le pas sur l'intérêt général, avec les conséquences qu'on sait.
Côté jeux de rôle, si vous avez le cœur bien accroché, Infectés propose une pléthore d'inspirations pour un road-movie post-apo sans retour et où rien ne se passe comme prévu. Une lente et inéluctable descente aux enfers.

samedi 27 juin 2020

The Letter for the King (Netflix)


Un jeune chevalier en formation nommé Tiuri se lance dans une quête épique afin de livrer une lettre secrète au Roi. En chemin, il se retrouve au centre d'une prophétie magique qui prédit l'arrivée prochaine d'un héros. Lui seul pourra vaincre le prince impitoyable, ennemi du Roi, et rétablir la paix dans le royaume.

The Letter for the King, maladroitement traduit par L’Écuyer du Roi, est une série Netflix de 6 épisodes narrant une quête épique dans un monde médiéval low fantasyTiuri, jeune noble pas très doué pour le combat à l'épée, se retrouve malgré lui au centre d'une conspiration et devra faire preuve de bravoure face à un ennemi implacable, le tout sur fond de prophétie de fin du monde.
L'intrigue est assez classique, construite sur le modèle du voyage du héros de Joseph Campbell. Pourtant ça se laisse regarder sans déplaisir. La réalisation est parfaite: la photo et les paysages sont grandioses; costumes, décors et accessoires sont de qualité; les combats sont bien réglés; la magie quand elle est présente est bien intégrée. Même si l'histoire est sans réelle surprise, j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder cette série familiale, accessible à tou.te.s.

dimanche 21 juin 2020

La ferme de Moson

Je vous en parlais dans un précédent article: la ferme dont il est question dans La peste de Moson existe vraiment. Je suis passé à proximité plusieurs fois lors de mes joggings dominicaux. Et donc, ce dimanche, j'ai fait un crochet par les hauteurs de Fumal, histoire de prendre quelques clichés de la fameuse ferme.
Le premier cliché est une vue similaire à celle reprise sur la couverture du roman. La seconde vue est un panorama de la ferme, avec son portail, ses granges et le corps de logis.
C'est toujours assez troublant de se rendre compte qu'un lieu décrit dans un roman existe dans la vraie vie.
Si vous habitez le coin ou que vous êtes de passage à Fumal, je vous recommande la promenade sur les hauteurs du village et le hameau de Moson. L'endroit est délicieusement isolé et tranquille.

vendredi 19 juin 2020

La peste de Moson, retour de lecture

Je vous en parlais dernièrement, ma sœur a sorti son second roman, un polar historique intitulé La peste de Moson. Je viens d'en terminer la lecture.

Décembre 1799, Fumal en Hesbaye. Un mal étrange vient de se déclarer. S’agit-il de la peste ? Quels sombres secrets ce village coupé du monde par la neige peut-il receler ?

L'intrigue se passe à Moson, dans une ferme isolée par l'hiver où un étrange mal vient de se déclarer. Le docteur Martin Honlet se rend sur place, accompagné par son ami, le capitaine Grégoire Lefèbvre.
A la différence du premier roman, le Serment de Haine, le premier rôle est ici partagé entre deux protagonistes, le docteur Honlet et le capitaine Lefèbvre, un peu à la manière du docteur Watson et de Sherlock Holmes, ce qui rend ce second tome nettement plus dynamique que le premier. 
Le fait que toute l'historie se passe à huis-clos (à cause de la peste, la ferme de Moson a été placée en quarantaine) ajoute encore à l'intensité du récit.
Au fil des pages, on découvre une fois de plus un morceau d'Histoire; on sent le gros travail documentaire derrière l'écriture; pas étonnant puisque l'auteure est historienne de formation. 
En un peu plus de 200 pages, le peste de Moson nous propose une pelote de plusieurs intrigues entremêlées que le.la lecteur.trice aura plaisir à démêler. Difficile d'en dire plus sans risque de spoiler.

Personnellement, et même si j'avais apprécié la lecture du premier roman des enquêtes de Grégoire Lefèbvre, j'ai trouvé ce second opus un niveau au-dessus. Comme je l'ai dit plus haut, l'écriture est plus dynamique. Les intrigues sont bien ficelées, l'ambiance posée avec efficacité, sans oublier le lieu de l'intrigue, particulièrement bien choisi, une ferme loin de tout, sinistre à souhait, au cœur de l'hiver.
En observant attentivement la couverture, je me suis rendu compte que je connaissais l'endroit: il s'agit effectivement d'une ferme qui existe encore de nos jours, un endroit assez isolé à l'orée d'un bois et à proximité duquel je suis passé plusieurs fois lors de mes joggings dominicaux, une bâtisse presque abandonnée dont on se dit tout de suite que si ces crimes y étaient commis, ils passeraient aisément inaperçus. L'endroit idéal en fait. On sait que le huis-clos se prête bien au genre policier; ce roman en est une preuve supplémentaire.

Si vous êtes amateur.trice de polar historique bien documenté et ancré dans le terroir, ou que vous avez déjà lu le Serment de Haine, je pense que vous ne serez pas déçu.e par la peste de Moson, une nouvelle enquête du capitaine Grégoire Lefèbvre.

jeudi 18 juin 2020

Omniscience, retour de lecture

Comme promis, voici un petit retour de lecture d'Omniscience, le jeu de rôle post-apocalyptico-science-fictionnel de Christophe Breysse.
Avant toute chose, je tiens à préciser que je n'ai fait que lire le livre de jeu; je n'ai pas encore eu l'occasion de le tester, ce qui explique peut-être certaines lacunes ou imprécisions de compréhension suite à cette première lecture.
L'action du jeu se passe dans un futur post-apocalyptique où la Terre a été envahie par une race extraterrestre inconnue qu'on nomme les Envahisseurs. Les joueur.euse.s incarnent des Connectés, des personnes ayant développé un don de prescience et d'anticipation des actions de fameux Envahisseurs. A noter que si l'humanité s'est faite défoncée aussi facilement, c'est en partie parce que les Envahisseurs eux-mêmes disposaient de ce pouvoir étrange. Ici, certains humains commencent à développer eux aussi ce pouvoir surprenant, ce qui constitue un espoir pour la Résistance
Voilà pour le cadre de jeu général et on n'en sait pas plus à ce stade. C'est d'ailleurs un des axes principaux du jeu puisque les joueur.euse.s et le.la meneur.euse appelé.e l'Omniscient.e détermineront les détails du contexte de jeu de manière collaborative et collégiale.
L'autre force du jeu, c'est la narration partagée entre l'Omniscient.e et les joueur.euse.s sur base de procédures expliquées et détaillées dans le livre de règles et de cartes représentant les scènes, moments clés d'une histoire construite ensemble. Ici, point de liste de matériel, point de combat détaillé, point d'optimisation, uniquement de la narration. L'histoire est au cœur du jeu et les règles sont là pour soutenir l'histoire et permettre sa construction de manière harmonieuse.
En jetant un œil à la bibliographie, on n'est pas surpris de trouver des références en matière de jeux de rôle à narration/autorité partagée comme Frédéric Sintes ou Fabien Hildwein, ou les podcasts de la Cellule. On sent aussi l'influence d'Apocalypse World dans la mise en avant de la conversation autour de la table. Des jeux comme Sens et Monostatos sont cités, ainsi que le système FU qu'on reconnait dans la résolution des nœuds/conflits. Tout ça pour dire qu'Omniscience baigne dans une pléthore d'influences qui en font un jeu original dans ses mécaniques mais aussi assez déstabilisant. J'ai eu un peu de mal avec certains concepts que j'ai dû relire plusieurs fois (un glossaire à la fin de l'ouvrage aide pas mal à la compréhension et au rappel de la signification de chaque terme); pour autant, l'auteur a fait un véritable effort pédagogique pour rendre tout ça accessible, avec des exemples qui tombent très bien. Cette approche pas à pas fait aussi partie des points saillants du jeu. J'ai rarement vu un jeu prendre autant le temps d'expliquer les procédures de jeu.
Omniscience est très certainement un jeu qui vaut le détour, non pas pour son contexte qui est relativement classique du genre post-apo, mais par ses règles et ses mécaniques narratives très fines, l'emprise des joueur.euse.s sur l'histoire simulant parfaitement la progression de leur pouvoir de Connectés, puisque rappelons-le, les Personnages possèdent un pouvoir d'anticipation qui ira grandissant, ce pouvoir se matérialisant côté système par la narration partagée entre les participants; rien que pour ce concept, le jeu est une perle.
Vais-je y jouer ou le maîtriser? C'est une question délicate. Je pense qu'avant de le proposer à mes joueur.euse.s, une partie en tant que joueur me permettrait de fixer les règles par la pratique.

lundi 15 juin 2020

RPGaWEEK S2 EP39: la clé pour du jeu de rôle qui dure sur le long terme

Une vidéo réponse au sujet proposé par Bruno d'Atomic FUzION: la clé pour du jeu de rôle qui dure sur le long terme.

Omniscience, un jeu de Christophe Breysse

Christophe Breysse alias Pilule Rouge propose son jeu Omniscience à prix libre sur itch.io. L'occasion pour moi de découvrir un singulier jeu de rôle aux accents post-apocalyptiques et science-fiction.

Les Envahisseurs... Ils sont venus et ont vaincu l’humanité. Aujourd’hui la population survivante est parquée dans les quelques grandes villes qui subsistent transformées en ghettos. L’homme est devenu l’esclave des Envahisseurs et avance lentement vers l’extinction. Mais un espoir subsiste. Une nouvelle Résistance se dresse depuis peu. Ses membres sont peu nombreux, mal équipés, et manquent d’expérience. Pourtant chaque jour ils remportent des victoires et défient la toute puissance des Envahisseurs car ils ont un secret, ils ont les Connectés Ce sont des gens, très rares, qui ont développé un étrange pouvoir d’anticipation des actions des Envahisseurs. Grâce à cela ils peuvent agir efficacement et, peut être, finir par remporter la victoire.

Téléchargé aujourd'hui, je viens à peine d'en entamer la lecture. Je vous promets un retour très bientôt sous la forme d'une lecture commentée.